vendredi 29 août 2025

DANS LES PAS DE SARAH KNAFO " RECONQUÊTE " !

 

 

Découvrez mon entretien exclusif contre l'audiovisuel public

Chère amie, Cher ami,

J'ai accordé un entretien exclusif à l'Observatoire du journalisme, pour dénoncer l'audiovisuel public.

Je vous invite à le découvrir en cliquant ici.

Vous le trouverez également ci-dessous en intégralité.

 

Vive vous et surtout vive la France !

Sarah Knafo
Députée française de Reconquête au Parlement européen
Vice-Présidente du Groupe ENS

 

Vous avez récemment affirmé au micro de Sud Radio que les Français paient 83 euros/mois chaque année à France TV. 

L’ancienne ministre Olivia Grégoire vous a répondu, affirmant que cela était faux puisque la redevance a été supprimée. 

Comment êtes-vous arrivée à ce chiffre-là et que lui répondez-vous ?

Nous avons des ministres qui ne savent pas compter. 

La loi de finances 2024 indique une dotation publique de 2,57 milliards d’euros pour France Télévisions. 

Selon l’INSEE, il y a 31 millions de ménages en France. 

2,57 milliards d’euros divisés par 31 millions de ménages font 83 euros, en moyenne, par ménage. 

Si vous comptez la totalité de l’audiovisuel public, et pas seulement France Télévisions, c’est 4 milliards d’euros, soit 130 euros par an et par ménage.

 C’est plus cher qu’un abonnement à Netflix, qui lui est volontaire et résiliable.

Donc je réponds à madame Grégoire que l’audiovisuel public reste à ce jour, en l’absence de tout bon sens, un service public et qu’à ce titre il est toujours financé par l’argent des Français.

 Elle croit sans doute que les administrations sont financées par de l’argent magique qui pousse dans les arbres ? 

Ce qui était hier financé par la redevance est aujourd’hui financé par tous nos impôts. 

La seule différence, c’est que, désormais, même ceux qui n’ont pas de télévision payent pour France Télévisions. Beau progrès !

Vous déclarez être pour la privatisation de l’audiovisuel public. 

Mais s’il n’y a plus que des chaînes de télévision privées, n’y a‑t-il pas un risque justement de n’avoir qu’une offre orientée politiquement ?

 Quelle serait, selon vous, la TV idéale ?

Parce que vous trouvez que France Télévisions n’est pas politiquement orientée ?

 Le paradoxe, c’est que, précisément, les chaînes du service public sont les plus orientées de toutes.

 France 2 et France 5 sont beaucoup plus marquées politiquement que ses concurrentes directes TF1, Canal+ ou M6 par exemple.

France Télévisions a démontré que le service public n’est pas un gage de neutralité, ni de pluralisme. 

Dès lors, ce service public n’a plus lieu d’être. 

Que fait France Télévisions que ne font pas les chaînes privées ? 

Qu’est-ce qui manquera au paysage audiovisuel français si, demain, France Télévisions devient un groupe privé ? 

À mon avis, rien.

Je pense que ce n’est plus à l’État de s’occuper des programmes de télévision. 

La télévision idéale ? 

Je suis pour la liberté, il faut beaucoup plus de liberté dans l’audiovisuel, notamment assouplir les règles sur les temps de parole pour que les chaînes puissent inviter qui elles veulent.

Cela ne me dérange pas qu’il y ait des chaînes très à gauche, d’autres très à droite ou de toute tendance d’ailleurs. 

Tant qu’elles trouvent leur public, leurs revenus et qu’elles respectent la loi, l’État ne doit rien avoir à redire.

 

Ne trouvez-vous pas cela normal que les Français participent financièrement au financement de leur audiovisuel public ?

Absolument pas !

 En fait, je ne trouve même pas normal qu’il existe encore un service public de l’audiovisuel. 

De surcroît, il est tout à fait anormal qu’il ait besoin de 4 milliards d’euros d’argent public par an pour fonctionner, alors que ses concurrents font des bénéfices avec des grilles de programmes très similaires.

 Vous trouvez des jeux, du divertissement, du sport, de l’information aux mêmes horaires sur TF1 et sur France 2 par exemple. 

Mais l’un est rentable, l’autre est un gouffre à argent public. 

C’est indéfendable.

Sur les réseaux sociaux et dans certains médias de droite, nombreux sont ceux qui se plaignent de ne pas vous voir, vous ou Eric Zemmour, fréquemment invités sur le service public. 

Avez-vous également ce sentiment ? 

Si oui, comment l’expliquez-vous ?

En effet, l’étude des temps de parole sur le service public montre une très nette surreprésentation des responsables politiques de gauche par rapport à leur poids électoral et une nette sous-représentation de la droite.

 Sans doute simplement parce que les salles de rédaction sont de gauche.

Si une émission se mettait à nous inviter plus régulièrement, peut-être aurait-elle une grève de journalistes sur les bras qui demanderaient sa démission ? 

Par ailleurs, le peu de fois où nous sommes invités, c’est toujours en terrain hostile. 

J’en sais quelque chose !

 En réalité, cela ne me gêne pas du tout de répondre à des interviews musclées : je pourrais sans problème aller me confronter à des journalistes d’extrême gauche. 

Ce n’est un problème que parce que ces émissions sont financées par les impôts des Français.

 

Que pensez-vous de la reconduction de Delphine Ernotte ? Ainsi que du projet de holding de Rachida Dati ?

Je pense que cette reconduction est un scandale. 

Madame Ernotte a continuellement fait grimper la facture de l’audiovisuel public depuis 10 ans. 

Elle a mis en place une politique ouvertement discriminatoire contre les hommes blancs hétérosexuels de plus de 50 ans.

 C’est elle qui le dit en ces termes. 

Elle a marqué un virage woke, qu’elle assume fièrement alors que les Français rejettent massivement cette idéologie.

 L’arrivée d’une ministre de la Culture, soi-disant de droite, aurait dû permettre un changement de ligne.

 Finalement, nous sommes restés sur la ligne de Rima Abdul Malak

. C’est très décevant.

Je pense que le projet de holding de Rachida Dati n’a aucun intérêt.

 La seule différence, c’est qu’il y aura un grand patron pour tout l’audiovisuel public en plus de celui de France Télévisions, de Radio France et de France Médias Monde. 

Madame Ernotte est déjà payée 400 000 euros par an, je n’ose imaginer le salaire de ce futur grand patron, payé avec nos impôts évidemment. 

Sans parler de son équipe, de ses locaux, etc.

Comme toujours avec les projets de regroupement de structures publiques, on rajoute une couche sans rien supprimer.

 On nous explique que c’est pour faire des économies, et à la fin cela coûte toujours plus cher.

 

Vous reprochez le biais idéologique de l’audiovisuel public. 

Pensez-vous qu’il a fondamentalement un impact sur l’opinion des Français ?

Je pense que, par le passé, il a eu un impact énorme.

 Pas forcément dans les émissions politiques d’ailleurs – car dans ce genre d’émissions, le sens critique des Français est aux aguets –, je pense plutôt au traitement de l’actualité, aux mots employés pour décrire ou occulter le réel.

Avec le développement des chaînes de la TNT et l’émergence de médias alternatifs, je pense que le pouvoir de l’audiovisuel public a considérablement diminué.

La preuve : le service public nous explique à longueur d’émissions que l’immigration est une chance pour la France et que le grand remplacement n’existe pas.

 Pourtant nous sommes une large majorité à rejeter l’immigration et à redouter le grand remplacement.

 

Pensez-vous réellement que la privatisation de l’audiovisuel public est une priorité ?

Oui, dans la mesure où le redressement des comptes publics est une priorité, une urgence vitale même. 

Aucun effort de redressement sérieux ne peut faire l’impasse sur un gisement de 4 milliards d’euros d’économies qui ne pénalisera aucun Français ni la compétitivité des entreprises. 

Si l’on ne fait pas cette économie-là, laquelle ferons-nous ?

 

ET AUSSI

 

Je réponds à la ministre (et elle ne va pas aimer)

Chère amie, Cher ami,

La ministre de la ville Juliette Méadel a réagi avec mépris sur X (ex Twitter) à ma proposition de supprimer le budget politique de la ville.

 
 

Madame la Ministre,

Merci pour ce charabia sentimental. 

Maintenant, je vais vous répondre point par point.

 

1) Commençons par ce qui fera rire tous nos concitoyens : « la politique de la ville lutte contre l’insécurité, la déscolarisation, la saleté et le trafic de drogue. »
Alors, là, chapeau !

 Vous venez imprudemment de dresser la liste de tous les domaines dans lesquels vous avez lamentablement échoué. 

Vous êtes ce cambrioleur qui laisse sa carte de visite sur les lieux de son crime. 

Depuis 1981, le trafic a explosé, la saleté a explosé, l’insécurité a explosé, la déscolarisation et l’analphabétisation ont explosé. 

Pourtant, les crédits de votre politique de la Ville ont, eux aussi, explosé. 117 milliards d’euros depuis 2010.

Un exemple : depuis 2014, 150 millions d’euros ont été injectés dans la réhabilitation du quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère, un quartier de 2 300 personnes à peine (soit 65 000 euros par habitant !). 

Pour comparer, c’est la même somme qui fut promise par Gabriel Attal à la totalité des agriculteurs après leur légitime révolte. 

Et finalement ? 

Le quartier de la Monnaie est celui dont furent issus les assassins de Thomas…

 

2) Votre budget, parlons-en. Vous évoquez à dessein un chiffre de « 609 millions de crédits » à peine. 

Je dois vous avouer que je suis très étonnée : vous semblez n'avoir jamais lu le document de politique transversale (annexe loi de finances 2025) qui liste tous les crédits fléchés vers « les quartiers urbains défavorisés »

. Vous êtes pourtant Ministre de la Ville…

Ce document vous aurait appris que nous payons non seulement 549 millions pour le P147, mais encore 550 millions pour les infrastructures de transport, 573 millions pour l'accès et le retour à l'emploi, etc. etc. 

Le tout listé sur trois pages entières de crédits payés par notre argent, nous conduisant bien à 7,871 milliards d'euros par an pour la politique de la Ville.

Donc soit vous ne lisez pas vos propres documents budgétaires, soit vous mentez à nos concitoyens.

 Dans tous les cas, grâce à vous, Juliette Méadel, ils découvrent qu’en sélectionnant une seule ligne comptable floue, les politiciens essaient toujours de leur mentir sur l’emploi véritable de leur argent.

La vérité, c’est que la politique de la ville nous a coûté a minima 117 milliards d’euros de 2010 à 2023 d'après l’IFRAP, que ces crédits sont en augmentation constante, d’après la Cour des comptes, avec des résultats critiqués par l’ensemble de la classe politique.

Permettez-moi aussi de signaler un petit problème de logique dans votre raisonnement : si la politique de la ville coûtait vraiment 609 millions, et qu’en la supprimant, 6 millions de citoyens seraient « condamnés », cela signifierait qu’aujourd’hui, ils sont « sauvés » par 101,5 € chacun par an ?

 Soit la défaillance en mathématiques d’une ministre est alarmante, soit sa mauvaise foi est scandaleuse.

 

3) Les habitants de ces quartiers ne sont aucunement abandonnés, ils sont chouchoutés, choyés par l’Etat. Ils bénéficient d’avantages fiscaux, d’aides à l’embauche, de priorités diverses et variées, de contrats aidés, d’accès facilités aux prêts et aux financements publics, de subventions en tous genres, de programmes de formation spécifiques, d’un taux de logement social record, de milliards investis dans la rénovation urbaine, d’un meilleur accès à l’école et à la santé que les départements ruraux, d’installations culturelles flambant neuves, qui finissent parfois détruites en quelques mois, et j’en passe.

 

4) Pour ma part, je ne propose pas d’abandonner ces quartiers, je viens moi-même de Seine-Saint-Denis, je propose simplement de les traiter comme le reste de la France : nous avons une politique scolaire nationale, une politique de santé nationale, une politique de sécurité nationale. 

Pas d’exception, pas de privilèges. 

On replace la banlieue dans le droit commun.

 La République est censée être universelle : mêmes droits, mêmes devoirs, mêmes politiques pour tous. 

La politique de la ville crée l’inverse : un régime d’exception, une discrimination positive assumée, et des habitants qui n’ont aucun devoir, mais tous les droits.

 Cela ne peut pas fonctionner.

 

5) Madame la Ministre, si nous avons dépensé des milliards en pure perte et que la situation de ces quartiers ne cesse de se dégrader, c’est qu’il faut changer de logiciel.

 Même si vous êtes socialiste, vous devez comprendre que dépenser toujours plus ne sera jamais un gage de succès. 

Il faut donc opter pour une nouvelle politique, s’attaquant aux causes (l'immigration), davantage qu'aux effets.

Qui a fait de nos quartiers populaires des zones de non-droit ? 

Votre socialisme.
Qui a plongé le pays dans un marasme dont il désespère de sortir un jour ?

Votre socialisme.

 C’est-à-dire vous, Madame la Ministre.

 Vous êtes personnellement comptable de toutes les erreurs, les fautes, les mensonges, commis par votre formation depuis quarante ans.

Vous m’accusez d’ignorance, de dogmatisme, de stigmatisation.

 Votre logorrhée n'a aucune prise : le réel est le réel, les faits sont les faits, et le peuple constate, et il note les noms de ceux qui l’ont trompé. Vous étiez inconnue au bataillon. Vous vous rêvez désormais célèbre.

Voilà les réflexions que vous auriez si vous pensiez vraiment à l’avenir de ces quartiers.

 Il semble, au contraire, que tout ce qui sort de votre bouche n’a qu’un but : protéger votre poste que vous allez perdre quand même dans dix jours.

Vive vous et surtout vive la France !

Sarah Knafo
Députée française de Reconquête au Parlement européen
Vice-Présidente du Groupe ENS

 

 PS  REÇU PAR MAILS

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