lundi 6 avril 2026

RÉSISTANCE A L' ISLAMISME : LES FRANÇAIS SE RÉVEILLE-T-ILS ?

 TRIBUNES LIBRES !

Damien Rieu va-t-il gâcher la fête des musulmans ?

 

ISLAM EN MODE CONQUÊTE

Le Bourget, islamisé de force, qui vit partir des Français vers les grandes aventures de l’aviation…

https://www.bvoltaire.fr/qui-se-cache-derriere-la-rencontre-annuelle-des-musulmans-de-france/

https://www.frontieresmedia.fr/societe/la-rencontre-annuelle-des-musulmans-de-france-liee-aux-freres-musulmans-interdite-par-la-prefectur—17392

https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/on-essaye-toujours-de-nous-effacer-au-congres-des-musulmans-du-bourget-le-soulagement-apres-l-injustice-04-04-2026-2KMH42M4XBAQBPZXNECANBJ2XI.php

Mais un redoutable islamophobe, Damien Rieu, paraît vouloir gâcher la fête. Voilà ses propos et une vidéo…

Vous saviez qu’il existe un « Salon de l’Auto » mais… pour l’Islam ?

Vous saviez qu’il rassemble jusqu’à 170 000 participants tous les ans au Bourget ?

Et que cet événement était le plus grand rassemblement de musulmans en Occident chaque année ?

Ce n’est pas une blague.

On y trouve des stands, des conférences, une foire…

Comme je vous le disais, c’est comme le Salon de l’Auto, mais avec un peu plus d’appels au meurtre (vous allez voir de quoi je veux parler).

Ça existe depuis 1984 et ça s’appelle le RAMF (Rencontre Annuelle des Musulmans de France).

C’est un événement sponsorisé par Musulmans de France (ex-UOIF), l’antenne française des Frères Musulmans, organisation classée terroriste dans plusieurs pays.

Du coup, ce n’est pas étonnant si derrière la façade acceptable, on y trouve des horreurs, comme de l’appel à l’ultraviolence.

Je vais bientôt sortir un reportage complet sur cet événement hallucinant pour le média Frontières.

Mais en attendant, si vous souhaitez voir un avant-goût du discours d’ultraviolence religieuse qui règne au RAMF, allez voir ma dernière vidéo sur Twitter !

 

NARCO-PARTI

Rima Hassan : voilà qui commence à bien faire. Après Loulou la Came, Rima la Came, même si les LFI cherchent à brouiller les cartes… 

 On a droit à tout : la garde à vue serait illégale, on lui a vendu autre chose que ce qu’elle avait commandé, et il faut juger les policiers et les juges qui auraient fait fuiter les infos… 
https://www.epochtimes.fr/rima-hassan-ce-quil-faut-savoir-sur-la-cathinone-la-drogue-interdite-qui-aurait-ete-retrouvee-dans-son-sac-3225690.html?

https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/eurodeputee-lfi-france-insoumise-rima-hassan-et-son-avocat-contestent-son-placement-en-garde-a-vue-et-denoncent-un-harcelement-judiciaire-et-politique-2434088.

htmlhttps://www.epochtimes.fr/rima-hassan-ce-quil-faut-savoir-sur-la-cathinone-la-drogue-interdite-qui-aurait-ete-retrouvee-dans-son-sac-3225690.html?

https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/eurodeputee-lfi-france-insoumise-rima-hassan-et-son-avocat-contestent-son-placement-en-garde-a-vue-et-denoncent-un-harcelement-judiciaire-et-politique-2434088.html

Elle s’est trompée de civilisation. Perpète.

https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/retraites-assassines-dans-les-ardennes-ce-que-l-on-sait-de-leur-petite-fille-et-de-son-petit-ami-passes-aux-aveux-2433962.html

Youssef et Ahmed, 16 ans. Puisqu’on ne les a pas arrêtés, forcément, ils recommencent… Les juges ont du mal à comprendre cette évidence.

https://www.fdesouche.com/2026/04/04/youssef-16-ans-et-ahmed-16-ans-deja-mis-en-cause-dans-lattaque-de-la-mairie-de-fresnes-94-interpelle-hier-soir-apres-avoir-jete-des-projectiles-sur-des-policiers/

 

La CGT en mode supplétifs :  

https://www.bvoltaire.fr/a-lassemblee-la-cgt-claque-la-porte-dune-reunion-presidee-par-un-depute-rn/

 

COLLABORATIONS ET PRÉDATIONS SCOLAIRES

Le grand rendez-vous de la bien-pensance :

https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/saint-denis-un-rassemblement-contre-le-racisme-a-linitiative-du-maire-lfi-bally-bagayoko-04-04-2026-WS3N5AJLLNF23KHVX46MLYXC7Y.php

Le Monde dans ses œuvres subventionnées :

https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/04/04/avec-le-rassemblement-de-saint-denis-a-l-appel-de-bally-bagayoko-l-espoir-d-un-retour-de-la-lutte-antiraciste-dans-le-debat-public_6676621_3224.html

Intercommunalité : dans la discrétion des magouilles, le front républicain, de LR aux LFI, se met en place pour virer le RN de tous les postes, comme en 2024 :

 https://www.bvoltaire.fr/une-derive-sans-precedent-le-troisieme-tour-des-municipales-ravive-le-front-republicain/

Le juge Tony Skurtys, suspendu par les gauchos pour ses verdicts trop sévères, visé par un attentat à la bombe. Silence du Syndicat de la Magistrature.

https://www.lejdd.fr/Societe/info-jdd-un-colis-suspect-decouvert-devant-le-domicile-dun-juge-les-demineurs-mobilises-170130

https://petition.institutpourlajustice.org/soutien-juge-skurtys?utm_campaign=skurtys&utm_medium=em&utm_source=optin&utm_content=skurtysEm02

Xavier Niel. Fin de partie :

https://lemediaen442.fr/la-prestation-hallucinante-de-xavier-niel-a-lassemblee-nationale-une-lecon-de-condescendance-venue-den-haut/

L’essence, c’est typiquement la vision socialiste de l’économie. Au lieu de baisser les taxes, on multiplie les commissions et les aides, et bientôt de nouveaux impôts.

https://www.tf1info.fr/economie/le-gouvernement-annonce-un-pret-flash-carburant-hausse-prix-essence-diesel-pour-les-petites-entreprises-2434123.html

Périscolaire à Paris. Formidable, on sent que tout va s’améliorer avec 20 briques de bureaucratie !

https://www.leparisien.fr/paris-75/violences-dans-le-periscolaire-a-paris-ce-quil-faut-retenir-des-premieres-annonces-demmanuel-gregoire-03-04-2026-2CEIKWOWJJE2DELA3HK73K5ADI.php

Paris VIe : deux élèves du lycée Montaigne échappent à une tentative de racket et d’enlèvement. Les agresseurs menacent des enseignants venus à leur secours de les « fracasser à coups de machette » – Fdesouche

 

RÉSISTANCES

A propos du lèche-babouches Nunez, Ferghane Azihari en grande forme !

 À propos de l’esclavage arabo-musulman, quelques chiffres :

La fille de Robert Ménard est chez LFI. La France est clairement mal partie, sauf vers sa fin. 

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-du-jeudi-02-avril-2026-7189110?

« Je m’ennuie un peu ces jours-ci. C’est quand, le prochain Ramadan ? » (Allah)

Par Danielle Moulins et Jean Sobieski

 

ET AUSSI

 

 SAUVONS NOTRE CIVILISATION , NOTRE PATRIMOINE RELIGIEUX  !

SINON LA BASILIQUE SAINT -DENIS OÙ REPOSENT LES ROIS DE FRANCE , RISQUE DE DEVENIR UNE GRANDE MOSQUÉE !

A ce sujet que deviens l' enquête sur l' incendie de Notre-Dame ?


Saint-Denis, ville française !

Avr 2026

Samedi 11 avril à 14h, sur le Parvis de la Basilique Saint-Denis, nécropole des rois de France, le Parti de la France organise un rassemblement pour rappeler que Saint-Denis reste une ville française, qu’elle ne doit pas devenir le laboratoire de l’islamo-gauchisme et de l’anti-France.

 

Différentes personnalités de la droite nationale prendront la parole pour rappeler que nous ne céderons pas un pouce du territoire national, malgré la colonisation migratoire organisée méthodiquement par l’ensemble de nos gouvernants depuis près de 50 ans.

Plus de précisions très bientôt !

 

Venez nombreux !   




dimanche 5 avril 2026

FOOTBALL : L' ÉQUIPE DE FRANCE NE SÉDUIT PLUS ..........;

 TRIBUNES LIBRES !

Football : déconnectée, l’équipe de France ne séduit plus

Grande favorite du Mondial américain à venir, l'équipe de France composée de joueurs hors-sol ne fédère plus.
Didier Deschamp. Capture d'écran Fédération Française de Football
Didier Deschamp. Capture d'écran Fédération Française de Football

Dans un peu plus de deux mois, le 11 juin prochain, le coup d’envoi de la vingt-troisième Coupe du monde de football sera donné aux États-Unis. 

Les joueurs de Didier Deschamps sont qualifiés pour la compétition et le niveau de jeu des Bleus est tel que les Français peuvent espérer un bon résultat. E

ncore faut-il qu’ils s’intéressent à ce Mondial et, plus particulièrement, à l’équipe de France.

 

En effet, il y a, depuis quelque temps, un désamour du public français pour les tricolores. 

En témoignent les audiences des matchs amicaux qui ont eu lieu la semaine passée.

 Le jeudi 26 mars, les Bleus étaient opposés à l’équipe du Brésil sur la pelouse du Gillette Stadium de Foxborough, près de Boston.

 Lors de cette rencontre, à peine plus de 5 millions de téléspectateurs étaient devant leurs écrans. 

Trois jours plus tard, le dimanche 29, ils affrontaient la Colombie au Northwest Stadium de Washington devant 4,7 millions d’amateurs de football.

 

 Depuis deux ans, la France n’a pas séduit plus de 6 millions de personnes et, au cours de la dernière année, elle a peiné à en réunir plus de 5 millions.

 

Audiences en berne

Les Français ne s’intéressent pas moins au football, puisqu’ils étaient 11,8 millions devant la finale de la Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et l’Inter Milan, en mai dernier, mais ils s’éloignent peu à peu de l’équipe de France.

Pourquoi ? Ce n’est évidemment pas à cause du jeu, puisque, comme évoqué précédemment, tous les spécialistes s’accordent à dire que les Bleus forment une équipe de très haut niveau et qu’ils sont les favoris pour la victoire, lors de la prochaine Coupe du monde. 

Si les Français boudent l’équipe de France, c’est parce qu’ils ne parviennent plus à s’identifier à elle. 

Un fossé s’est creusé entre les joueurs et le public.

Les Bleus ne sont plus des Français comme les autres - avec, en plus, un talent pour pousser un ballon au fond des filets -, ils sont aujourd’hui des stars, ou plutôt des divas. Pour preuve, à chacune de leur arrivée à Clairefontaine pour un rassemblement, ils participent à un véritable défilé de mode.

 Ces messieurs sont habillés de pied en cap par Vuitton, Hermès et autres Kenzo, et le prix de leurs tenues dépasse parfois les 10.000 euros, sans compter les montres. 

À l’heure où la plupart des Français peinent à boucler leurs fins de mois, cet étalage est très mal vu. 

D’autant plus qu’il est fait de manière très ostentatoire par beaucoup (pas tous) de joueurs.

Dans un entretien accordé à L’Équipe, Nicolas de Tavernost, le directeur démissionnaire de LFP Media, voit dans ce désamour « possiblement un phénomène sociologique »

Il ajoute : « Le sentiment d'appartenance au XV de France gagne du terrain, il suffit de voir comment la Marseillaise est chantée dans les stades de rugby, par rapport à un phénomène parfois de désaffection du foot lié à des crises de différents ordres. »

 

Joueurs hors-sol

L’équipe de France de football souffre en effet de la comparaison avec le XV de France. 

Lors du tournoi des Six-Nations, les rugbymen ont attiré plus de 7 millions de téléspectateurs à chacun de leurs matchs et la dernière rencontre qui les opposait à l’Angleterre a même connu un pic à 9,5 millions.

Bien qu’ils gagnent aussi beaucoup d’argent, les joueurs de rugby semblent être restés plus simples, plus faciles à aborder. 

Ils ne se pavanent pas. 

Pour le commun des mortels, il est de fait plus facile de s’identifier à un Thomas Ramos ou à un Charles Ollivon qu’à un Marcus Thuram ou à un Théo Hernandez.

Cela pourrait néanmoins ne pas durer. 

Les joueurs de rugby sont de plus en plus starisés. 

Antoine Dupont en est le parfait exemple.

 Il tourne des publicités, fait la une de magazines, a créé une collection capsule en partenariat avec la marque AMI, assiste à des défilés de mode, est invité au festival de Cannes…

 Pour le moment, tout cela est contrebalancé par un ancrage très terroir qu’il partage avec un grand nombre de ses coéquipiers, mais à force, les rugbymen pourraient bien être les footballeurs de demain.

Le monde de l’ovalie, si fier de ses valeurs, pourrait lui aussi se laisser envoûter par les sirènes de l’argent et se perdre, puis perdre en popularité.

Pour ce qui est du football, pour renouer avec le public à moins de deux mois du Mondial, il n’y a pas trente-six solutions : l’amour du maillot et du pays, prôné récemment par Kylian Mbappé, est un prérequis.

 L’humilité et la sobriété sont sans doute d’autres clefs. N’Golo Kanté et Olivier Giroud les ont, et comme par hasard, ce sont des joueurs très appréciés. À bon entendeur, salut !

 

ET AUSSI

 

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Conversation


@ThomasJoly732
 
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Dans un peu plus de deux mois, le 11 juin prochain, le coup d’envoi de la vingt-troisième Coupe du monde de football sera donné aux États-Unis. 
 
Les joueurs de Didier Deschamps sont qualifiés pour la compétition et le niveau de jeu des Bleus est tel que les Français peuvent espérer un bon résultat.
 
 Encore faut-il qu’ils s’intéressent à ce Mondial et, plus particulièrement, à l’équipe de France.
 
 En effet, il y a, depuis quelque temps, un désamour du public français pour les tricolores. 
 
En témoignent les audiences des matchs amicaux qui ont eu lieu la semaine passée. 
 
 Les Français ne s’intéressent pas moins au football, puisqu’ils étaient 11,8 millions devant la finale de la Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et l’Inter Milan, en mai dernier, mais ils s’éloignent peu à peu de l’équipe de France.
 
 
 Pourquoi ? Ce n’est évidemment pas à cause du jeu, puisque tous les spécialistes s’accordent à dire que les Bleus forment une équipe de très haut niveau et qu’ils sont les favoris pour la victoire lors de la prochaine Coupe du monde. 
 
Si les Français boudent l’équipe de France, c’est parce qu’ils ne parviennent plus à s’identifier à elle.
 
 Un fossé s’est creusé entre les joueurs et le public.
 
 
 Lire l'article de Sarah-Louis Guille : Ci-dessus !
 
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LA GRANDE CONFUSION , CITOYENNETÉ ET NATIONALITÉ ! ( BALBINO KATZ )

 REVUE DE PRESSE !

Citoyenneté sans peuple, la fiction politique du droit du sol

Droit du sol en France : conditions, démarches et exceptions

Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées

 

Le débat nord-américain sur le droit du sol met au jour une rupture fondamentale, la dissociation croissante entre citoyenneté et appartenance, au cœur de la crise politique des nations de culture européenne.

 

Une querelle juridique qui masque une question vitale

L’audience portée devant la Cour suprême des États-Unis à propos du droit du sol est présentée comme une controverse constitutionnelle. 

Elle est en réalité d’une tout autre nature. 

Ce qui s’y joue n’est pas seulement l’interprétation d’un amendement, mais la définition même du corps politique.

Le discours dominant s’efforce de ramener cette question à une opposition morale, ouverture contre fermeture, universalité contre exclusion. 

Cette rhétorique dispense de penser. 

Elle évite surtout de poser la question décisive, qu’est-ce qu’un citoyen lorsque le peuple auquel il appartient cesse d’être défini ?

Comme le pensait Pierre Manent, « il n’y a pas de démocratie sans peuple, et il n’y a pas de peuple sans limites ». 

Or toute extension indéfinie de la citoyenneté tend précisément à abolir ces limites.

 

La grande confusion, citoyenneté et nationalité

L’un des traits majeurs de la modernité tardive réside dans la confusion entretenue entre citoyenneté et nationalité. Cette confusion n’est pas innocente, elle permet de substituer un statut juridique à une réalité historique.

La citoyenneté, entendue comme participation aux droits politiques, tend à absorber la nationalité, qui désigne pourtant une appartenance plus profonde, culturelle, historique, parfois même anthropologique. 

Cette substitution permet de faire croire que l’appartenance peut être produite par le droit.

Or l’expérience historique montre l’inverse. 

Même les régimes les plus universalistes ont été contraints de reconnaître cette distinction. 

L’Union soviétique elle-même distinguait la citoyenneté, soviétique, de la nationalité, ethnique. 

Cette reconnaissance implicite d’une pluralité irréductible des appartenances traduisait une réalité que l’idéologie ne pouvait abolir.

 

La citoyenneté libérale, une construction sans mémoire

La conception libérale de la citoyenneté repose sur une abstraction fondatrice.

 Elle suppose que l’individu peut être détaché de ses origines, de son histoire, de ses appartenances, pour être reconnu comme sujet de droit.

Cette vision trouve son expression classique chez Ernest Renan. Mais l’interprétation contemporaine en trahit profondément l’esprit.

 Car Renan lui-même insistait sur le « riche legs de souvenirs » sans lequel aucun plébiscite n’est possible. 

La volonté ne suffit pas, elle suppose une mémoire.

La modernité tardive, décrite par Marcel Gauchet, tend à dissoudre cette mémoire dans l’universalisme des droits. 

La citoyenneté devient un attribut, un label, une qualité attribuée indépendamment de toute continuité.

Le droit du sol constitue l’aboutissement de cette logique. 

Il transforme la naissance en fait générateur d’appartenance, indépendamment de toute inscription dans une histoire commune.

 Le territoire devient un support administratif, non plus un espace vécu.

 

L’illusion de la citoyenneté universelle

Cette extension indéfinie de la citoyenneté repose sur une illusion, celle d’une communauté politique sans fondement substantiel. 

Elle suppose que des individus peuvent partager des droits sans partager un monde.

Dominique Schnapper a montré que la citoyenneté moderne repose sur une tension entre universel et particulier.

 Lorsque cette tension disparaît au profit du seul universel, la citoyenneté perd sa consistance.

Le résultat n’est pas l’unité, mais la juxtaposition.

 Des individus juridiquement égaux coexistent sans nécessairement former un peuple. 

Le droit produit une fiction d’unité que la réalité sociale dément.

 

La conception organique, la citoyenneté comme destin partagé

Face à cette abstraction, une autre conception subsiste, plus ancienne, plus enracinée.

 Elle considère la citoyenneté comme l’expression d’une continuité historique.

Alexis de Tocqueville soulignait que les institutions démocratiques reposent sur des mœurs. 

Ces mœurs, produit d’une histoire longue, constituent le socle invisible de la citoyenneté.

Dans une perspective proche, Alain de Benoist rappelle que « toute identité est héritée avant d’être choisie ».

 Cette formule dit l’essentiel, la citoyenneté ne se décrète pas, elle se reçoit et se transmet.

Le juriste Carl Schmitt apporte une clé décisive. 

Le politique suppose une distinction, une capacité à dire qui appartient et qui n’appartient pas. Une citoyenneté indifférenciée tend à abolir cette distinction, et avec elle, la possibilité même du politique.

 

Le droit du sol, moteur de la déliaison

Le débat américain met en lumière une transformation du droit du sol lui-même. 

Ce qui fut un instrument d’intégration devient un mécanisme de déliaison.

Les critiques soulignent ses effets concrets, attraction migratoire, stratégies d’ancrage par la naissance, transformation de la citoyenneté en moyen d’accès indirect au territoire. 

La figure des « anchor babies » illustre cette mutation, la citoyenneté cesse d’être un aboutissement pour devenir un levier.

Plus profondément, elle tend à produire ce que l’on pourrait appeler une citoyenneté de circonstance.

 Elle ne procède plus d’une appartenance, mais d’un événement, la naissance sur un sol.

Cette évolution correspond à ce que Oswald Spengler décrivait comme le destin des civilisations tardives, la survie des formes au prix de la disparition de leur contenu.

 

Dissocier pour restaurer

Face à cette crise, une piste consiste à rétablir la distinction entre nationalité et citoyenneté.

 La première relèverait de l’appartenance historique, la seconde de la participation politique.

Une telle dissociation permettrait de reconnaître la réalité des sociétés contemporaines tout en préservant l’existence du corps politique. 

Elle introduirait une hiérarchie là où règne aujourd’hui la confusion.

Elle suppose toutefois de rompre avec l’illusion selon laquelle le droit peut produire de l’appartenance. 

Comme le rappelait Guillaume Faye, une société qui ne se définit plus finit toujours par être définie par d’autres.

 

Une question européenne décisive

L’Europe est désormais confrontée à cette question dans toute son ampleur. 

Le droit du sol, dans ses différentes déclinaisons, participe à une transformation silencieuse du corps civique.

Cette transformation ne se limite pas à des statistiques ou à des flux. 

Elle affecte la perception même de l’appartenance, et donc la cohésion politique.

Le débat américain ne fait qu’anticiper des interrogations qui s’imposeront, tôt ou tard, aux nations européennes.

 

Un révélateur

Le droit du sol n’est pas un simple mécanisme juridique. Il est un révélateur.

Il révèle une mutation profonde, le passage d’une citoyenneté enracinée dans une histoire à une citoyenneté produite par le droit. Entre ces deux conceptions, le choix n’est pas technique, il est existentiel.

Car au terme de cette évolution, une question demeure à laquelle il faudra bien un jour donner une réponse : une communauté politique peut-elle survivre lorsque la citoyenneté n’exprime plus une appartenance, mais seulement une procédure ?

 

Article paru sur Polémia (cliquez ici)

09:08 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse |