samedi 28 février 2026

AVEC MATHILDE PANOT ( LFI ) ! LA DÉMOCRATIE SOUS TUTELLE GAUCHISTE ,EN QUELQUES SORTE !

 

Mathilde Panot (LFI): la démocratie sous condition suspensive

Suffrage universel : LFI a une clause secrète


Mathilde Panot (LFI): la démocratie sous condition suspensive
La députée d'extrême gauche Mathilde Panot sur sa chaine YouTube, le 20 février 2026. Capture.

Après avoir estimé qu’en lui demandant de faire « le ménage dans ses rangs » après le meurtre de Quentin Deranque, l’exécutif se rendait coupable de misogynie, et indiqué qu’elle était « fière » de compter le très controversé Raphaël Arnault parmi les membres de son groupe parlementaire, la chef des LFistes à l’Assemblée a indiqué qu’elle n’accepterait « jamais » que le RN « prenne le pouvoir par les urnes ».

 La démocratie sous tutelle gauchiste, en quelque sorte.


Il faut toujours écouter attentivement ceux qui prétendent parler au nom du Bien. Ils finissent par dire la vérité, la leur.

Lorsque l’excellente Mathilde Panot explique, références savantes à l’appui, qu’il faudrait empêcher « l’extrême-droite » d’accéder au pouvoir, même si elle devenait majoritaire dans les urnes, elle ne dérape pas. 

Elle expose une doctrine : la souveraineté populaire, oui, mais sous condition suspensive, naturellement. 

À charge pour le peuple de voter correctement.

 

Sachants

Cette idée n’est pas une simple outrance militante.

 Elle a été pensée, formulée, théorisée. Dans L’Âme noire de la démocratie, Geoffroy de Lagasnerie conteste le fétichisme du suffrage universel et interroge la légitimité d’un système qui laisserait gouverner ceux qui ne « savent pas ». 

Derrière la critique des institutions, on entend une vieille musique : substituer à la souveraineté du nombre la souveraineté du savoir.

Rien de nouveau sous le soleil. 

Platon soutenait déjà, il y a plus de deux millénaires, que la Cité juste devait être dirigée par les philosophes, seuls capables d’accéder à la vérité.

 Le peuple, livré à ses passions, était réputé versatile, inconstant, influençable, dangereux. 

La démocratie athénienne était pour lui un régime instable, prélude au désordre.

 Les gardiens du peuple ont désormais changé de costume : on parle d’experts, d’avant-garde éclairée, de vigilance citoyenne. Le principe demeure : tous votent, mais certains comprennent plus et mieux que d’autres.

A lire aussi: La Jeune Garde est-elle la milice de la France insoumise?

 

Dans le sillage de Jean-Luc Mélenchon – dont certaines saillies récentes, notamment sur la manière de prononcer le nom d’Epstein à la manière des antisémites d’antan, entretiennent un climat trouble – s’installe l’idée qu’il existerait une légitimité supérieure à celle des urnes.

 Une légitimité morale, historique, intellectuelle.

 On connaît pourtant cette pente. 

À ses débuts, le Front national de Jean-Marie Le Pen contestait déjà la légitimité du « système » au nom d’une vérité supérieure.

 On y voyait une tentation illibérale, et on avait raison.

 

Classes dangereuses

Aujourd’hui, le mécanisme est simplement inversé. 

Ce n’est plus le système qui trahit le peuple, c’est le peuple qui trahit le camp du Bien. 

S’il persiste dans l’erreur, il faudra donc le corriger.

 « Barrage », « vigilance », « autodéfense populaire » : les mots sont polis, mais la logique est d’une brutalité toute léniniste.

 Quand les urnes se trompent, la rue rectifie.

La démocratie est pourtant d’une simplicité désarmante. 

On accepte de perdre, on accepte que la majorité puisse se tromper, comme nous-mêmes nous pouvons nous tromper.

Si l’on estime vraiment qu’une majorité serait dangereuse, la solution n’est pas de suspendre le suffrage universel par l’effet d’une clause implicite. 

Elle est plus exigeante : convaincre davantage, travailler plus, argumenter mieux, élargir son audience. 

Ou bien assumons franchement la réforme : remplaçons le vote par un concours d’entrée. 

Épreuve écrite de conscience politique, dissertation de morale civique, oral devant un jury d’experts certifiés. 

Les recalés rentreront chez eux, soulagés d’avoir été protégés contre leur propre ignorance. 

Ce serait au moins cohérent.

Mais tant que nous conservons le suffrage universel, il faut l’accepter sans astérisque, et sans clause suspensive.

 La démocratie n’a pas besoin de gardiens. 

Elle a besoin d’adversaires capables de gagner sans tricher, et de perdre sans délégitimer.

(ici à la 23e minute)

 VIDÉO:  https://www.youtube.com/watch?v=Pzrbu_dgOKU&t=1390s

 

Source et Publication :   https://www.causeur.fr/mathilde-panot-lfi-

 





 

 

MEETING DE LYON ! JEAN-LUC MÉLENCHON DROIT DANS SES BOTTES ......

 

Jean-Luc Mélenchon le 26 février au soir lors d'un meeting à Lyon.
Jean-Luc Mélenchon le 26 février au soir lors d'un meeting à Lyon.
Jean-Luc Mélenchon le 26 février au soir lors d'un meeting à Lyon.
Olivier CHASSIGNOLE / AFP

"Un délire complotiste" : Jean-Luc Mélenchon accusé d’antisémitisme en ironisant sur la prononciation d’"Epstein"

Indignation générale

Par 

Publié le 

Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon a suscité l'indignation et déclenché de nouvelles accusations d'antisémitisme après avoir ironisé le 26 février au soir à Lyon sur la prononciation du nom « Epstein ».

 

L’affaire Epstein, dont les ramifications tentaculaires se développent en France, a atteint le débat politique hexagonal de manière inattendue ce 26 février au soir. 

 

Au moment même où, sur la scène de l’Olympia, Alison Wheeler faisait hurler de rire le public des César en s’en prenant à Jack Lang, un autre humoriste, bien plus douteux, a aussi provoqué l’hilarité d’une salle comble à Lyon.

 

En plein meeting, Jean-Luc Mélenchon a évoqué l’affaire Epstein avant d’ironiser sur la prononciation du nom du criminel sexuel américain : « Je voulais dire ‘Epstine’ pardon, ça fait plus russe ‘Epstine’. 

Alors maintenant, vous direz ‘Epstine’ au lieu d'‘Epstein’, ‘Franckenstine’ au lieu de ‘Frankenstein’. »

 

UN DÉRAPAGE UNANIMEMENT CONDAMNÉ

Le leader de La France insoumise a aussitôt suscité l'indignation et déclenché de nouvelles accusations d'antisémitisme. « N'en déplaise à Jean-Luc Mélenchon, un élève de 5e sait qu'en anglais, ‘Epstein’ se prononce ‘Epstine’. 

Les journalistes ne font donc que prononcer un nom américain... à l'américaine », a rappelé sur X le président du Crif Yonathan Arfi, qui ajoute : « Voir dans cette prononciation une manipulation est un délire complotiste aux vrais relents antisémites. »

 

Les adversaires politiques de l’Insoumis en chef, de tous bords politiques, ont aussitôt condamné le dérapage. 

 

Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, a ainsi qualifié des « propos abjects ».

  « C'est évidemment les codes de l'antisémitisme, c'est inadmissible », a par exemple estimé l'ancien ministre des Finances Éric Lombard sur France 2. 

 

Sur X (ex-Twitter), Aurore Bergé, la ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, a directement lié antisémitisme et LFI :

À gauche, le socialiste Olivier Faure a, lui, asséné qu’« est antifasciste celui qui combat le fascisme, pas celui qui en réutilise les ressorts les plus dangereux », tandis que l’écologiste Marine Tondelier a condamné très rapidement sur X :

Sur le même réseau social, parmi les nombreuses réactions, l’ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve a mis en lumière le fait que « Mélenchon se rêvait Mitterrand il finit comme Soral ».  

 

L’idéologue multicondamné Alain Soral a récemment dénoncé une « mafia juive » à travers l'affaire Epstein.

 

MÉLENCHON DROIT DANS SES BOTTES

 

Le meeting de Lyon devait être, pour Jean-Luc Mélenchon, un moment de clarification après deux semaines de polémique à la suite de la mort de Quentin Deranque. 

 

Le leader de La France insoumise était notamment attendu sur son soutien ou non au député de son parti Raphaël Arnault, fondateur du groupe antifa La Jeune Garde impliqué dans le lynchage à mort du jeune militant d'extrême droite radicale.

 

Jean-Luc Mélenchon a maintenu sa position, demandant même la dissolution du groupe d’extrême droite Nemesis

 

Il a toutefois condamné l’agression sans évoquer une simple « bataille de rue » comme il l’avait fait jusqu’alors, tout en continuant à défendre La Jeune Garde et en s'en prenant aux groupuscules d'extrême droite.

 

À LIRE AUSSI : Mort de Quentin 

Deranque : Damien Rieu, lanceur de fatwa numérique

Ce petit élément de langage a toutefois été balayé par sa blague sur Jeffrey Epstein. 

 

Et, le 27 février au matin, il s’est fendu d’un communiqué dénonçant la « consternante réaction » de « ceux qui voient de l'antisémitisme » dans sa sortie. 

 « La brutalisation de la vie politique est du côté de ceux qui veulent nous faire taire à force de menaces et d'insultes à tous propos, a-t-il martelé. 

 Ils suscitent délibérément la violence contre LFI. »

 

 

QUI EST " GOLDEN BOY " LE YOUTUBEUR PATRIOTE ...........

 REVUE DE PRESSE !

Qui est « Goldenboy », le youtubeur patriote qui prend la défense de Quentin ?

Le jeune homme avait confronté à ses incohérences une femme qui
 arrachait des affiches à l'effigie de la victime.
Capture d'écran.
Capture d'écran.

Baskets et joggings à la mode, bouclettes soigneusement entretenues : derrière ses airs d’influenceur, Goldenboy, de son vrai nom Quentin Hive, dévoile une tout autre facette de la plate-forme YouTube, dont il a fait son principal terrain de jeu.

 

Ces derniers jours, ce sont ses vidéos consacrées à la mort de Quentin Deranque qui ont particulièrement fait parler de lui. 

Adepte des micros-trottoirs, il est allé en « immersion avec les 2 camps (sic) » afin de prendre le pouls, d’un côté, des soutiens du jeune homme lynché à mort à Lyon le 12 février dernier par des antifas, de l’autre, des défenseurs de ces derniers. 

Dans l’une de ses séquences les plus relayées, il filme une jeune femme surprise en train d’arracher des affiches à l’effigie de Quentin Deranque. 

 

Face caméra, il la confronte, lui demande de justifier son geste, ce qu’elle tentera de faire avec peine et sans succès, expliquant que le lynchage de la victime n’est qu’une question de « point de vue ». 

Une scène qui vaudra de nombreuses indignations en ligne.

 

Si la vidéo a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux, où le youtubeur est suivi par plus de 180 mille followers, ses reportages de rue collectionnent plus de deux millions de likes, sur TikTok

Un succès grandissant depuis ses premières vidéos YouTube postées au printemps 2024 et dont les thèmes divers se resserrent autour de questions qui ont su conquérir son public : sécurité, militantisme politique, tensions idéologiques dans l’espace public...

 

L’insolence des titres de ses vidéos et la provocation parfois frontale de ses accroches pourraient laisser croire à une posture agressive. 

Il n’en est rien. 

Face caméra, Goldenboy adopte un ton posé et détaché, en laissant son interlocuteur parler. Toujours calme et détendu, son but est avant tout de mettre la gauche face à ses contradictions, à ouvrir le débat et à révéler que chez certaines personnes, certains sujets sont impossibles à aborder sans qu’une avalanche d’insultes ne nous tombent dessus.

La rue, terrain de débat sur YouTube

Auto-revendiqué « masculiniste professionnel » sur Instagram, le jeune métis joue délibérément avec ce qualificatif polémique. 

Rien, dans ses vidéos, ne correspond toutefois à l’image du dangereux activiste que certains responsables politiques associent au terme.

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait évoqué, cet été, la menace que représenteraient certains milieux « mascu ». Goldenboy, lui, en détourne l’étiquette.

L’expression semble empruntée, sur un mode ironique, à l’insulte régulièrement adressée par des militantes féministes à des influenceurs classés à droite.

 

 Julien Rochedy avait d’ailleurs lui aussi, à une époque, repris le terme à son compte.

 

 Et tout comme lui, chez Goldenboy, le « masculinisme » revendiqué tient davantage d’un rejet du féminisme et du « délire woke » qu’il engendre, explique-t-il dans l'une de ses vidéos.

 

Ce dernier thème, on le retrouve souvent dans ses vidéos. 

Sur YouTube comme sur TikTok, il confronte régulièrement des passants sur les questions LGBT, interroge la notion de virilité, questionne le rapport à la police ou à l’autorité et revient sur les débats liés au genre.

Une tendance qui accompagne une dynamique qui prend de l'ampleur sur les réseaux sociaux : la confrontation directe, dans l’espace public, attire un public jeune en quête de contradiction et de débat, dans un environnement numérique où beaucoup estiment que certaines positions dominent sans être réellement contestées.

 

Picture of Alienor de Pompignan

 ET AUSSI


Le compte X de Pierre Sautarel verrouillé

Dans un message adressé à Elon Musk, le propriétaire du compte demande un examen de la situation.
Brève 1

Ce vendredi 27 février 2026, le compte X de Pierre Sautarel a été verrouillé. 

Selon lui, il s'agirait d'une mesure de vérification d’âge prise au nom du DSA (Digital Services Act), règlement européen entré en vigueur en 2024 et qui contraint les plates-formes à restreindre l’accès à certains contenus.

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix dénoncent une mesure liberticide.


Pierre Sautarel a de son côté utilisé un autre compte pour s'adresser directement à Elon Musk, propriétaire du réseau X, afin de l'informer de la situation :

« Salut @elonmusk. Je suis Pierre Sautarel. Mon compte @frdesouche a été bloqué pour vérification d'âge, apparemment en vertu de la nouvelle réglementation européenne (DSA). 

Dans le contexte actuel de vives inquiétudes concernant la censure en France, cette situation suscite, à juste titre, une certaine anxiété de notre côté. 

 

Pourriez-vous faire examiner ma situation ? Merci d'avance. 

Un fan français », lui a-t-il écrit.


Source et Publications :   https://www.bvoltaire.fr/auteur/boulevardvoltaire/