dimanche 23 août 2026

LA CRAINTE DU THERMOMÈTRE LORSQU'IL DÉPASSERA LES 22 DEGRÉS CET AUTOMNE ???

 

[SATIRE À VUE] 


Une tiédicule attendue pour l’automne




Le Parisien aborde une phobie appelée à devenir tendance : la crainte du thermomètre lorsqu'il dépasse les 22°.
Vi..Cult..., CC BY-SA 3.0 , via Wikimedia Commons
Vi..Cult..., CC BY-SA 3.0 , via Wikimedia Commons

Le Parisien aborde une phobie appelée à devenir tendance : la crainte du thermomètre lorsqu'il dépasse les 22 °C.

 Les professionnels de la panique à bord parlent alors de thermophobie.


 La barre du réchauffement climatique pourrait ainsi s'abaisser jusqu'aux tiédeurs de l'automne. Un rayon de soleil en octobre et Marine Tondelier hurle à la mort.

Le quotidien nous expose le cas d'un spécimen touché par ce mal qui nous fait déjà froid dans le dos. 

Une certaine Caroline, auteur de bandes dessinées, a narré par le menu les graves inconvénients de cette phobie nouvelle qui manquait à l'inventaire en vigueur. 

À l'inverse du phobique habituel, le thermophobe est choyé par le média en recherche d'éco-anxiété.

 Excepté la Ligue de défense des thermomètres qui voit dans cette pathologie une stigmatisation du mercure, l'ensemble de la bien-pensance se réjouit de cette allergie allant jusqu'aux températures moyennes.

 Les spécialistes appelés en urgence sur le plateau de BFM sont formels : une tiédicule menace de perturber la rentrée.

 Des pointes à 23 °C, des rafales de vent dépassant les 15 km/heure... 

L'heure est à la prévention de ces extravagances météorologiques.

 Le journal de France 2 alerte son auditoire sur la pandémie de chair de poule qui pourrait frapper les Français situés au-dessus d'une ligne allant de Perpignan à Menton.


Le Parisien déroule les troubles qui frappent le sujet dès les 21 °C dépassés : « Sa peau rougit, ses yeux gonflent, son menton sue, ses cheveux frisent. »

« Les dents se déchaussent et les doigts se tordent », a précisé un tiédologue de Météo France. 

Au faîte de la crise, un zombie effrayant se forme. Selon cet expert, le docteur Jekyll présente le premier cas de thermophobie recensé dans les manuels.

Au rayon de l'adaptation mise au point par la patiente, celle-ci déclare ne « rien trouver d'agréable dans la chaleur » mais précise « adorer la plage et le soleil ». Pour Caroline, la minute et demie passée sur la plage de Saint-Tropez durant l'éclipse restera le souvenir marquant de cet été 2026.


Soumise à la chaleur torride de ces mois fatals, la vacancière fut victime de souffrances intenables, mais ne céda par à la tentation de la climatisation. 

Droite dans son bac à glaçons, la pétrie d'écologie se refuse à user de la machine infernale, mais « concède tout de même », raconte Le Parisien, que « dans certaines circonstances, une telle technologue peut s'avérer géniale »... 

Lorsqu'il fait chaud, par exemple : eh bien, soit...

 Mais à aucun autre moment ! 

Sur ce point, Caroline est intraitable. 

Au-dessous de 21 °C, elle ne mettrait en marche la climatisation sous aucun prétexte.


Dans un prochain article, Le Parisien s’intéressera à ce Français qui se les gèle par 35 °C à l'ombre. 

On en frémit d'avance.



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Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)




PÉLÉRINAGE À LOURDES: LA FERVEUR DES PÉLERINS ........

 

[REPORTAGE] 

 

À Lourdes, la ferveur sans cesse renouvelée des pèlerins

 
 
Entre recueillement, espérance et dévotion, une atmosphère unique perdure au toujours très populaire sanctuaire marial.
Photo de Nick Castellisur Unsplash
Photo de Nick Castellisur Unsplash

Face aux très médiatiques pèlerinages de Chartres et de Saint-Jacques-de-Compostelle, Lourdes pourrait sembler jouer dans une autre catégorie.

 

Pourtant, derrière des images parfois moins impressionnantes, le sanctuaire marial des Pyrénées conserve une singularité que peu de lieux peuvent revendiquer.

 Ici, ce ne sont pas les kilomètres parcourus qui comptent, mais l'intensité des rencontres, l'attention portée aux plus fragiles et une expérience spirituelle qui continue d'attirer des milliers de fidèles chaque année.

 C’est ce que nous avons pu constater en nous y rendant en reportage, début juin.

 

Une ambiance à nulle autre pareille

À Lourdes, chacun avance à son propre rythme. 

Certains pèlerins arpentent les allées du sanctuaire dès l’aube, au pas de course, d’autres préfèrent s’attarder dans une chapelle, s’asseoir au bord du Gave ou simplement profiter du calme impressionnant qui émane des lieux. 

C’est tout d’abord cette sérénité propice au recueillement qui attire tant de visiteurs.

Beaucoup nous ont également confié leur émerveillement devant l’entretien soigné des édifices religieux et la qualité de l’accueil proposé.

 Derrière cette organisation bien huilée se cachent des milliers de bénévoles qui, tout au long de l’année, orientent les pèlerins, assurent le bon déroulement des célébrations et veillent à ce que chacun trouve sa place.

 Parmi eux, Hélène, bénévole originaire d’une région voisine. 

 « Depuis que je suis à la retraite, je consacre plusieurs semaines au bénévolat dans un couvent pour accueillir les pèlerins, nous a-t-elle expliqué. J’aime partager du temps avec eux, discuter autour d’un repas, écouter leurs histoires et leurs intentions de prière. »

  Très pieuse, Hélène ne manquerait la messe quotidienne pour rien au monde : « Je viens à Lourdes chaque année parce que c’est un lieu où ma foi se renouvelle profondément. »

 

@Jean Kast

 

Le pèlerinage est aussi rythmé par différents rites. 

Si certains assistent aux processions ou se recueillent devant la grotte des apparitions, beaucoup participent au « geste de l’eau ». 

 « Ce geste de l’eau avait été mis en place pendant la pandémie lorsque les bains n’étaient plus accessibles et est resté depuis comme un signe simple mais très fort », explique Hélène.

 Un geste discret, mais chargé de sens pour de nombreux pèlerins.

 

La ferveur des pèlerins

À Lourdes, la ferveur des pèlerins se manifeste dès les offices.

 Les basiliques et les lieux de culte se remplissent à chaque messe, rassemblant des fidèles venus de tous horizons. 

Dans les rangs, les regards échangés, les chants et les prières témoignent d’une foi profonde et sincère. 
 

Cette piété est aussi ce qui marque le plus Hélène.  

« Ce qui me touche le plus chez les pèlerins, c’est la force de leur espérance : beaucoup arrivent avec des souffrances, des inquiétudes ou des épreuves, mais ils gardent une confiance remarquable.

 En les accueillant et en partageant un peu de leur chemin, je réalise que je reçois souvent autant qu’eux ; leur foi nourrit la mienne et me fait grandir spirituellement », confie-t-elle.

 

Chaque soir, cette ferveur trouve une expression particulièrement saisissante lors de la procession aux flambeaux.

 À la nuit tombée, des centaines de pèlerins se rassemblent sur l’esplanade du sanctuaire.

 Une bougie à la main, protégée par un simple cornet de papier, ils avancent lentement dans l’obscurité, accompagnés par les chants et les prières.

 Le spectacle est impressionnant : une longue rivière de lumière qui serpente dans la nuit, portée par des femmes, des hommes et des enfants venus du monde entier.

 

@Jean Kast

 

Au cours de notre séjour, nous avons également rencontré Louise, une jeune étudiante originaire de l’ouest de la France. 

Débarrassée de ses examens de fin d’année, elle a profité de ce début de vacances scolaires pour revenir à Lourdes. 

 « C’est déjà mon sixième pèlerinage, mais c’est la première fois que je fais le voyage seule, nous a-t-elle confié, rayonnante. Au début, je venais avec mes parents, puis avec des groupes de jeunes de mon diocèse, et au fil des années, je suis tombée amoureuse de ce lieu.

 Il y a ici quelque chose de très particulier, une atmosphère que j’ai du mal à décrire avec des mots, mais qui me fait toujours revenir… »

À la rencontre de la Vierge

C’est souvent le lien intime qui unit les croyants à la Vierge qui marque le plus profondément leur passage à Lourdes.

 Bénévole dans un couvent, Hélène s’en remet à Marie pour l’aider dans certains choix de vie majeurs. 

 « J’ai plusieurs fois envisagé d’entrer dans les ordres et ce désir est toujours présent en moi, mais je sens que mon chemin n’est pas encore complètement éclairci. 

J’ai connu des hésitations et des moments de doute, et aujourd’hui encore, je crois qu’il me faut avancer avec patience avant de savoir si cette vocation est réellement la mienne. » 

 

 Dans cette période d’interrogations, Hélène trouve à Lourdes un point d’ancrage.  

« Marie a toujours eu une place très importante dans ma vie, et je me sens particulièrement proche d’elle ici. »

 

@Jean Kast

 

De son côté, la jeune Louise partage ce même attachement. « J’ai toujours eu une affection particulière pour la Vierge Marie ; à Lourdes, sa présence me paraît plus proche et plus concrète, comme une invitation à lui confier simplement ce que je porte dans mon cœur. J’ai, aussi, été très émue en découvrant l’histoire de sainte Thérèse, dont la confiance et l’abandon m’inspirent beaucoup. » 

 Au moment du départ, son émotion est intacte : « Je repars aujourd’hui, mais je sais déjà que je reviendrai dès que possible. »  

Comme tant d’autres avant elle, Louise quitte Lourdes avec le sentiment d’y laisser une part d’elle-même, mais aussi d’y avoir trouvé quelque chose d’essentiel.

 

Picture of Jean Kast

Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société
 
Source et Publication :  https://www.bvoltaire.fr/reportage-a-lourdes-l

 

GÉOPOLITIQUE : UKRAINE UN PROBLÈME DE STRATÉGIE OU DE COMMANDEMENT ? LA RUSSIE AFFICHE SA STRATÉGIE ÀLONG TERME ........

 REVUE DE PRESSE !

Guerre en Ukraine : l’été meurtrier et de tous les dangers

Que pourrait alors faire d’autre l’Otan que d'entrer en « guerre défensive » 
contre la Russie ?
Capture d'écran France 24
Capture d'écran France 24

Cet été est incontestablement le pire été pour les Ukrainiens depuis 2022 en terme de mortalité dans la population civile, notamment à Kyiv. 

Toutefois, rien ne semble perdu pour le Président Zelensky, dans la mesure où dès ce lundi 24 août aura lieu un « sommet hybride » des volontaires coprésidé par le président français, le chancelier allemand et le tout nouveau Premier ministre britannique.

Un été de tous les dangers pour l'Ukraine

Même si les Ukrainiens, depuis plus d’un mois, réussissent à infliger à l’économie russe des dommages considérables, et ce, grâce un emploi intensif de leurs drones de bombardement dans toute la profondeur de l’espace de la fédération de Russie, il n’en demeure pas moins vrai qu'en retour, l’intensité des frappes russes sur l’Ukraine a redoublé.

 Bien sûr, les frappes ukrainiennes occasionnent également des victimes dans la population civile russe, mais le déséquilibre des victimes civiles des bombardements des deux côtés semble bien incomber à la Russie qui ne se prive pas d’utiliser des missiles balistiques pour frapper des objectifs civils comme par exemple des zones résidentielles. 

Les missiles balistiques russes contre lesquels la défense antiaérienne ukrainienne est impuissante faute de missiles Patriot américains ou leur équivalent franco-italien Mamba, réussissent à chaque fois à susciter une telle terreur dans la population ukrainienne que celle-ci choisit souvent de passer ses nuits dans les stations de métro ou d’autres abris de fortune plutôt que d’attendre chez elle le déclenchement de l’alerte.

Cet emploi de missiles balistiques sur la population de Kyiv rappelle les frappes des zones urbanisées et très peuplées des villes britanniques durant la Seconde Guerre mondiale avec les sinistres V1 et V2 (V comme Vergeltungen : en français, représailles). 

Ou encore aux bombardements massifs alliés sur les villes allemandes durant cette même guerre.

La stratégie russe résolument anti-cités vise donc à influencer la population ukrainienne pour que cette dernière pousse son gouvernement à demander à Moscou la cessation des combats.

 

En outre, cet été à Kyiv a été également très difficile pour la stabilité du gouvernement ukrainien où il n’y avait plus de ministre de la défense depuis le renvoi à la mi-juillet du très jeune et très efficace ministre de la défense Mykhaïlo Fedorov qui néanmoins a demandé cette semaine à la fois l’organisation d’élections en Ukraine et une lutte contre la corruption au plus haut niveau de l’État.

 Sur ce dernier point, au-moins, il a obtenu raison, dans la mesure où les agences anti-corruption ukrainiennes ont arrêtè entre autres, la directrice-adjointe de cabinet du Président Zelensky.

 Quant à la tenue d’élections en temps de guerre en Ukraine, elles semblent pour le moment impossibles, tant juridiquement que pour des raisons de sécurité et de logistique dans un pays en guerre. 

Actuellement sans mandat électif depuis le 20 mai 2024, le Président Zelensky se trouve donc « condamné » à exercer le pouvoir tant qu’aucun cessez-le-feu durable n’aura été conclu avec la Russie. 

Enfin le moral des militaires ukrainiens ne semble pas au beau fixe comme le montrent les désertions de soldats à l’entraînement en Allemagne, dont certains ont demandé l’asile au gouvernement fédéral allemand.

 

La stratégie à long terme de la Russie

Face aux difficultés économiques générées par les bombardements ukrainiens, le gouvernement russe maintient le cap sur la « libération » des 20 % qui leur manquent des territoires du Donbass.

 Malgré la reprise par l’armée ukrainienne de 750 km² de territoires, notamment dans les régions de Dnipropetrovsk, Donetsk et Zaporijia, dans le sud, l’armée russe, pour sa part, continue à progresser dans le nord en direction de Kramatorsk où la population civile a été évacuée sur ordre des autorités ukrainiennes au début du mois d’août. 

 

Toutefois, face à une très forte mortalité sur le front, l’armée russe ne semble pas avoir d’autre choix que de procéder à une mobilisation partielle cet automne et ce, de manière à alimenter simplement le champ de bataille. 

Cette rumeur n’a toutefois pas encore été confirmée ou infirmée par les autorités russes, et elle ne le sera probablement pas avant la tenue en septembre des élections législatives, et ce, même si leurs résultats semblent connus d’avance.

En attendant, sans que beaucoup de médias en aient parlé, le président russe a transmis à son homologue américain une proposition de cessez-le-feu avec l’Ukraine pourvu que ce dernier fasse pression sur le gouvernement ukrainien, mais aussi et surtout sur les Européens, pour que ces derniers ne puissent pas s’obstiner sur une « défaite stratégique de la Russie ». 

 

Toutefois, compte tenu de l’engagement des États-Unis dans le conflit en Iran et dans la réouverture du détroit d’Ormuz, il est peu probable que la diplomatie américaine s’empare de ces propositions russes qui s’appuieraient sur « la réalité de la situation du terrain ».

 Une telle tentative de médiation faite il y a un an par le président américain s’était soldée par un échec. 

Rien en tout cas ne semble témoigner d’une volonté du gouvernement russe d’arrêter unilatéralement les hostilités sans que les Ukrainiens et les Européens ne se plient à leurs conditions : la reconnaissance de la souveraineté russe sur les oblast du Donbass et sur la Crimée, le désarmement et la neutralité de l’Ukraine et enfin la non-présence de troupes européennes ou de l’Otan aux frontières de la Russie.

 

Réveil de la coalition des volontaires… Pour quoi faire ?


 

Le 13 juillet dernier à Paris, la coalition des volontaires, sous l’impulsion du président Macron, avait déclaré la naissance d’un nouveau projet appelé Freyja dont le but était d’élaborer autour d’une dizaine de pays européens, dont l’Ukraine, une force antibalistique européenne, qui ne serait opérationnelle qu’à l’été 2027 et regroupant la fine fleur de l’industrie spécialisée de ces dix pays.

Toutefois, il va falloir que les Ukrainiens tiennent encore pendant un an, notamment durant le prochain hiver et contre les missiles balistiques russes. 

Cela étant dit, les dirigeants des trente-cinq pays partenaires de cette coalition vont devoir trouver une solution, sans les États-Unis, pour faire en sorte de renforcer le moral mais surtout les moyens des Ukrainiens en vue de résister encore un an aux attaques russes.

 Le président Macron a déjà déclaré que la France enverra des missiles antibalistiques à l’Ukraine.

 Ce seront probablement des missiles Aster 30 qui compléteront les deux batteries Sol-Air Moyenne Portée -Terre/ Mamba déjà livrées. 

Combien ? On ne sait pas et c’est d’ailleurs confidentiel.

 

Le risque de devenir co-belligérant

Mais c’est là aussi que cette fin d’été pourrait être risquée, voire dangereuse, notamment pour les Européens concernés, tant serait forte la tentation d’envoyer des hommes et des matériels antiaériens sur le terrain en Ukraine, même loin du front. 

Cela aurait des avantages en termes de crédibilité internationale, mais aussi l'inconvénient de fournir aux Russes l’argument qui leur manquait pour déclarer que les pays de la coalition des volontaires seraient ouvertement en co-belligérance avec l’Ukraine.

 Ces fameux missiles balistiques russes qui terrorisent actuellement la population ukrainienne pourraient alors terroriser d’autres populations...

 

Que pourrait alors faire d’autre l’Otan que d'entrer en « guerre défensive » contre la Russie ?

 En attendant son comité militaire prévoit de visiter l’Ukraine en octobre prochain, soit la première fois depuis huit ans.

 Dimitri Medvedev, pour sa part, aurait annoncé à des soldats russes partant pour le front que la victoire russe aurait lieu cet été … L’été n’étant pas encore fini, attendons de voir …

 

Mais restons calmes et n’oublions pas qu’à la différence des guerres de l’information, les guerres dites « kinétiques », celles que l'on fait avec des missiles, des canons et des fusils, font, elles, des vrais morts que l’on pleure, et nécessitent une force d’âme collective que nos sociétés occidentales ont peut-être un peu oubliée depuis longtemps.

 

 

Picture of Vincent Arbarétier
Vincent Arbarétier
Ancien officier, docteur en sciences politiques, expert géopolitique et militaire

 Source et Publication :   https://www.bvoltaire.fr/guerre-en-ukraine-