mercredi 5 août 2026

CAP-FERRET , INCENDIES : CES STARS DE GAUCHE SECOURUE PAR LES AGRICULTEURS ! REMERCIEMENTS ?

 LU, VU ET ENTENDU !

Cap-Ferret : Marion Cotillard, soutien des Soulèvements de la Terre, secourue par les agriculteurs


Ce ne sont pas les Soulèvements de la Terre mais les retournements de la terre - ceux qui la bêchent, la piochent, la labourent, la désherbent, l'ensemencent tous les jours (entendez : les agriculteurs) - qui ont sauvé le Ferret. 

Il s'agirait de les remercier.
©shutterstock_252648106
©shutterstock_252648106

Pas moins de 87.500 euros : c’est le montant, on vient de l’apprendre, que viennent de débloquer les départements de la Seine-et-Marne et de l'Essonne pour indemniser la centaine d’agriculteurs venus à la rescousse des pompiers lors de l'incendie, mi-juillet, dans la forêt de Fontainebleau.


Quid du département de la Gironde ? 

Et surtout des stars - innombrables -, avec leur bonne conscience de gauche en guise de maillot de bain sur les plages de sable fin du bassin ? 

Apeurées, elles ont été évacuées. 


Pendant ce temps, les agriculteurs luttaient pour que les flammes ne viennent pas lécher les terrasses de leurs cabane en bois - signées Arcas ou Bartherotte - passées à la postérité avec le film Les Petits Mouchoirs.


Dimanche 2 août, Guillaume Canet a appelé à la solidarité pour les sinistrés de Gironde, un beau geste soutenu par Laura Smet ou encore Julien Courbet.

 Il a également fait allusion aux agriculteurs.

 Oui, mais, concrètement, que fait-on, maintenant ? 

À présent que la vie est revenue au « Ferret » - comme disent les gens chics -, tout va être oublié ?


Croquignolet

Il est assez croquignolet que des stars comme Marion Cotillard - fervent soutien des Soulèvements de la Terre et opposante à l’extrême droite - ou encore Calogero - qui s’était dit « scandalisé » de la diffusion d’une de ses chansons lors d’un meeting du RN - aient vu leur précieux bijou de bord de mer tiré d’affaire grâce à la prompte action de la Coordination rurale du Lot-et-Garonne et de la Dordogne.


 Foin de la supposée « proximité idéologique et accointances locales », pour reprendre un titre du Monde, entre Coordination rurale et RN, elle n’a pas « scandalisé » Calogero quand il s’est agi de sauver sa jolie bicoque.

 Aucun des deux n’a dit « non merci », ni « ¡No pasarán! »

Il y aurait beaucoup à dire, de ces nouveaux Ferretcapiens richissimes - comment ne pas citer Niel ou encore Obispo, en passant ? 

 J’ai déjà longuement écrit sur ce sujet dans ces colonnes

 Quand mes arrière-grands-parents maternels bordelais venaient en villégiature sur la presqu'île, celle-ci n’était qu’un lieu sauvage, à peine carrossable. 


À la faveur de quelques émissions de Thalassa et des relations qu’y a fait venir le Tapie local (les démêlés judiciaires en moins) Benoît Bartherotte - auquel il faut reconnaître le courage d’être resté, ces derniers jours, pour se battre et construire envers et contre tout un pare-feu -, le Cap-Ferret est devenu célèbre.

 Quand ils ont débarqué, ils n’ont rien eu de plus pressé que mettre leur marque sur la ville et effacer toute trace des populations passées.

 Il en va ainsi de tous les envahisseurs, fussent-ils en pantalon en lin et en Birkenstock™.

 Tel Otto Back, le Haussmann allemand qui a bâti la Neustadt de Strasbourg, ils ont rasé les maisons des années 50-60 (pas forcément, il est vrai, l'âge d’or de l’architecture) pour y construire leurs pagodes exotiques en bois aux allures… coloniales.

 Ce qui, pour des électeurs de gauche, ne manque pas de sel.

 Aujourd’hui, toute la presqu’île, ou presque, ressemble à un lotissement de luxe en Kapla™. 

On imagine que l’incendie, s’il était arrivé jusque-là, n’en aurait fait qu’une bouchée.


Sus à la tartufferie

Je ne suis pas richophobe. Je ne suis même pas persuadée, comme l’avancent certains ayant vu des pompiers quitter le Var pour rejoindre Cap-Ferret, que quelques coups de fil en haut lieu par des personnalités ayant le bras long aient été la cause du soin particulier dont cet endroit a fait l’objet : la presqu’île en forme d’aiguille étroite est difficilement évacuable et - peu l’ont souligné - possède des puits de pétrole qui auraient fait, avec les flammes, un cocktail tragique.


Mais sus à la tartufferie ! 

Ce que cherchent ces stars, au Cap-Ferret, c'est un entre-soi tranquille, avec une cote immobilière prohibitive leur servant de barrière infranchissable. 

Aujourd'hui, si ce côté-ci du bassin est plus coté qu'Arcachon, c'est notamment parce qu'il n'est pas desservi par le train - simplement par le car, et la pinasse pour ceux qui ne sont pas motorisés. Il est donc bien mieux fréquenté.

Il s'agirait de l'avouer.


Et ce ne sont pas les Soulèvements de la Terre mais les retournements de la terre, ceux qui la travaillent, la bêchent, la piochent, la labourent tous les jours (entendez : les agriculteurs) qui ont sauvé le Ferret.


 Il s'agirait, aussi, de les remercier et de les aider.


Picture of Gabrielle Cluzel


Directrice de la rédaction de BV, éditorialiste        https://www.bvoltaire.fr/

ILS VEULENT CENSURER LE DÉBAT PUBLIC .........LA LIBERTÉ D' EXPRESSION EN DANGER !

 



 Il faut stopper ce plan sidérant qui vise à censurer le débat public





Chère Madame, cher Monsieur,

 

Peut-être avez-vous connaissance du rapport du Sénat révélé il y a quelques jours, et des mesures radicales qui y sont inscrites pour verrouiller le débat avant l'élection présidentielle1.

 

Objectif affiché : combattre les… "ingérences intérieures" (sic).

 

Il faut écouter le rapporteur Laurent Lafon pour savoir ce qu'il entend par là, car c'est absolument sidérant.

 

D'après lui, "si une personnalité, un courant de pensée, un parti politique disposant de moyens financiers conséquents décidait de le mettre au service d’un projet politique en utilisant les réseaux sociaux comme une arme", ce serait forcément un problème à combattre.


 

Qu'est-ce que ça veut dire ?

 

Qu'il faudrait réserver l'usage des réseaux sociaux aux partis bien-pensants qui sont aux commandes ?

 Interdire les dons à ceux qui sont dans l'opposition ? Réduire au silence les médias qui refusent le diktat de la pensée unique ?

 

Parler comme ça d'"ingérences intérieures", ériger ainsi en menace toute tentative de convaincre l'opinion pour infléchir la politique du pays, c'est extrêmement grave.

 

C'est remettre en cause, au fond, le fonctionnement normal d'une démocratie !

 

Qu'un sénateur puisse tenir des propos pareils, dans un pays comme la France, est à peine croyable.

 

Si le plan des sénateurs détaillé ci-dessous est mis à exécution comme prévu, une vague de censure d'une violence inouïe pourra s'abattre sur notre pays.



 

Ne les laissez pas faire sans réagir : signez la pétition, transférez le message à vos contacts, aidez-nous à susciter à une réaction à la mesure des enjeux, pour stopper net ce projet scandaleux tant qu'il est encore temps !


Contrôle de l’information et des opinions

Halte aux dérives liberticides !

 

JE SIGNE LA PÉTITION


Au cœur de ce plan, il y a la création, avant l’élection présidentielle, d'un "observatoire" officiel censé évaluer la qualité des informations diffusées à travers le pays, et décréter lesquelles seraient des "fake news" mises à l'index.

 

Rien de moins qu'une sorte d'agence d'État chargée d'édicter la vérité !

 

C'est insensé.

 

Quand on se souvient, par exemple, que votre média Boulevard Voltaire a été accusé, par les journalistes autorisés du "service public", de contribuer à la "fabrique du mensonge" simplement pour avoir fait savoir que la meurtrière de la petite Lola était une Algérienne sous OQTF2, ça donne une idée des sentences à venir…

 

Et ensuite ?

 

Sans autre forme de procès, une fois rendu le verdict de l'observatoire en question, tout "fautif" accusé de menacer "la qualité de l’information" se retrouvera littéralement effacé des fils d'actualité où les Français s'informent tous les jours.

 

Car les plates-formes en ligne, où BV compte des abonnés par centaines de milliers, seront alors sommées d'"invisibiliser" quiconque se rendrait ainsi coupable de contrevenir aux vérités officielles.

 

On se croirait dans un cauchemar orwellien !

 

Et pourtant, aussi choquant soit-il, ce plan est bien celui du Sénat.

 

C'est aussi celui du président de la République, qui prévoit depuis longtemps d'imposer la "labellisation" des médias3, et il n'a jamais été aussi près d'aboutir.

 

C'est maintenant qu'il faut faire barrage, avant qu'une loi ne soit adoptée pour renforcer définitivement l'arsenal de la censure, et que les voix contestataires soient étouffées les unes après les autres.

 

S'il vous plaît, signez la pétition avant qu'il soit trop tard !

 

Contrôle de l’information et des opinions

Halte aux dérives liberticides !

 

JE SIGNE LA PÉTITION

 

Ensemble, nous devons absolument faire bloc, et montrer combien nous sommes déterminés à sauvegarder la liberté d’information et d'opinion dans notre pays.

 

Ces dérives liberticides sont absolument inacceptables.

 

Vous qui avez conscience des attaques gravissimes qui menacent la liberté d'expression et d'information dans notre pays, vous pouvez nous aider à résister :

 

> Pour cela, s’il vous plaît, signez la pétition sans perdre un instant.

 

> Et ensuite, c’est très important, transférez ce message à vos contacts, pour les informer, les alerter, et leur permettre de signer eux aussi.

 

Votre action sera essentielle pour contrer la censure bien-pensante qui se renforce si dangereusement, et empêcher que le plan du Sénat visant à confisquer le débat avant l'élection présidentielle soit entériné dans la loi.

 

D'avance, un grand merci pour votre participation.



 

Bien cordialement,

 

L’équipe de Boulevard Voltaire

 

JE SIGNE LA PÉTITION

SOCIÉTÉ : LE SCANDALE DE L' AIDE SOCIALE À L' ENFANCE ! L' ÉTAT PROXÉNÈTE MALGRÉ LUI ???

 REVUE DE PRESSE !


Cinq ans ferme pour le cogneur, cinq ans avec sursis pour le violeur d'enfant : anatomie d'une justice qui a choisi son camp — Image de synthèse - tous droits réservés medias-presse.info
Tribunal Montargis, silhouette grave — Image de synthèse — tous droits réservés medias-presse.info

Il y a des jours où la justice de ce pays offre, sans même s’en rendre compte, le tableau exact de sa décomposition morale. 


Le 22 mai 2026, le tribunal correctionnel de Montargis condamnait le youtubeur GabMorrison — Gabriel Facerias — à cinq ans de prison ferme, mandat de dépôt claqué à l’audience.

 Il a été condamné pour des guets-apens organisés via le site Coco, des tabassages à la barre de fer et des vols, avec une quarantaine de victimes.

 On se demande d’ailleurs pourquoi l’enquête ne s’est pas concentrée sur le fameux site coco mais plutôt sur le justicier…cherchez l’erreur…

Car voilà une machine judiciaire qui sait, quand elle le veut, frapper vite, fort et ferme. 

Retenons bien la démonstration : cinq ans fermes, incarcération immédiate.

 Souvenons-nous-en à chaque ligne de ce qui suit.

 Parce que cette même machine, dès qu’il s’agit de violeurs d’enfants, se découvre soudain des trésors de mansuétude, une inventivité juridique sans limites, une tendresse de bon aloi. 

Ce n’est plus de la légende : ce sont des dates, des jugements, des sources.


Cinq ans — mais avec sursis, pour le viol d’une fillette de quatre ans

Le 12 décembre 2023, la cour d’assises des mineurs de l’Aude jugeait un homme de vingt et un ans pour le viol et l’agression sexuelle d’une fillette de quatre ans.

 Reconnu coupable.

Condamné à cinq années de prison — avec sursis. 

 Pas un jour ferme. 

Un suivi socio-judiciaire, et rentrez chez vous.

 Que le lecteur pose côte à côte les deux plateaux : cinq ans fermes pour des rendez-vous piégés sur un site de rencontres ; cinq ans de sursis pour le viol d’une enfant de quatre ans. 

Voilà la balance de la République. 

Voilà son idée de la proportion.

Isolé, l’exemple ? Que nenni. 


Devant le tribunal d’Évry, une femme prénommée Karine racontait sa détresse après la condamnation de son violeur : jugé pour deux viols et une agression sexuelle en récidive, l’homme avait écopé de six ans dont quatre de sursis probatoire, et ressortait libre.

 Motif retenu par la cour : sa « situation familiale » et son « insertion professionnelle ».

Traduisons : il a un emploi et un enfant, donc dehors. 

La respectabilité sociale du violeur pèse, sur cette balance, plus lourd que la chair déchirée de ses victimes.


Sept ans pour viol — et pourtant libre le soir même

Le 24 mai 2025, en Saône-et-Loire, la cour criminelle départementale condamnait un homme à sept ans de prison pour viol.

 Sept ans : le chiffre sonne ferme.

 Sauf que la cour s’est bien gardée de prononcer le moindre mandat de dépôt. 

L’intéressé, de nationalité étrangère, est donc rentré dormir chez lui, libre, dans l’attente de son appel — laissant la société exposée, comme le releva une question écrite déposée au Palais-Bourbon, au double risque de la récidive et de la fuite. 

Sept ans pour viol et l’on garde ses clés de maison ; cinq ans pour des guets-apens et l’on part les poignets liés. 

Cherchez encore la cohérence : vous ne la trouverez pas, car il n’y en a pas.


L’art consommé de rouvrir les portes

Le 12 mai 2026, le centre pénitentiaire de Caen relâchait un pédocriminel récidiviste après vingt et un ans de détention.

 L’homme, soixante-treize ans, avait été condamné une première fois en 2007 à dix-huit ans de réclusion pour viols et agressions sexuelles aggravées, puis une seconde fois en 2018 à trente ans, assortis d’une peine de sûreté de vingt ans, pour les mêmes faits en récidive. 


Sur le papier, la société était protégée jusqu’en 2038. 

Sur le papier seulement.


 Car il existe une invention merveilleuse, la confusion des peines, qui permet à un homme condamné deux fois de ne purger qu’une seule addition — et le voilà libre avec neuf ans d’avance.

 Détail exquis : l’une de ses victimes, violée entre cinq et sept ans, vit à Rennes, là précisément où l’administration a jugé bon de le domicilier.

 « J’ai l’honneur de vous annoncer que votre violeur sort.

 C’est quoi la justice de mon pays ? », résumait-elle.

 La question mérite d’être gravée au fronton des tribunaux.

Et ce ne sont pas des cas de laboratoire. 

À Arras, un délinquant sexuel déjà condamné quatre fois pour agression sexuelle, libéré du centre de détention de Bapaume en décembre après douze ans, était de nouveau interpellé dès février pour l’agression d’un mineur de quatorze ans — un enfant qu’il avait, selon les enquêteurs, déjà violé des années plus tôt, quand il n’était qu’un petit garçon. 

Voilà l’œuvre concrète d’une justice qui libère avant de protéger, qui compte les années de détention comme un boutiquier ses centimes, et qui découvre les récidives dans les faits divers.


Le laxisme érigé en doctrine

Que l’on ne s’y trompe pas : ce déséquilibre n’a rien du hasard. 

Il est le fruit d’un climat, d’une idéologie. 

Le 17 juillet 2025, quand l’Assemblée nationale examina l’instauration de la réclusion à perpétuité pour les auteurs de viols en série sur mineurs de quinze ans, les députés commencèrent par la rejeter — obligeant le gouvernement à réclamer une seconde délibération pour sauver la face. 

Sur les bancs, on entendit doctement qu’aggraver les peines « ne sert strictement à rien », qu’il s’agissait d’une « mesure symbolique », qu’il valait mieux « casser la culture du patriarcat ». 

 Pendant que l’on disserte sur les structures sociales, on relâche les prédateurs bien concrets. 

Et l’on s’étonnera ensuite que les victimes de violences sexuelles ne portent plainte que dans un cas sur quatre : elles ont simplement compris à quoi rime cette justice.


L’État proxénète malgré lui : le scandale de l’Aide sociale à l’enfance

Il est un domaine où l’abandon des enfants par la puissance publique dépasse l’entendement. 

L’avocat marseillais Michel Amas, que La Croix elle-même place en première ligne du combat, a lancé des procédures contre sept départements et martèle un chiffre : environ quinze mille mineurs placés à l’Aide sociale à l’enfance, essentiellement des jeunes filles, seraient happés par la prostitution. 

 Son constat, formulé sur France Inter en décembre 2025, est d’une brutalité clinique : « Depuis deux ans, il y a une pandémie pure et simple de prostitution. 

» Les proxénètes, dit-il, ont trouvé la faille : des foyers ouverts, sans encadrement, « des viviers à prostituées » où l’on entre et sort à sa guise.

 Onze milliards d’euros de budget, et soixante-deux postes seulement dédiés au contrôle.


Amas résume l’infamie d’une phrase que l’on devrait faire lire à chaque magistrat, à chaque président de département : l’État « protège parfois moins bien certains enfants que les familles dont il les a retirés ». Voilà le mot lâché.

 On arrache des enfants à leurs parents au nom de leur protection, pour les livrer aux réseaux.

 Et le ministère de la Justice, l’avocat l’affirme, a été alerté, a reçu les dossiers, connaît les plateformes utilisées pour prostituer ces mineurs — et n’a rien fait.

 « Pas de son, pas d’image. »

 L’inertie, ici, n’est plus une négligence : c’est une complicité passive, celle d’un appareil d’État qui sait et qui laisse faire.


Karl Zéro et la thèse de l’omerta

Faut-il aller plus loin et parler d’une véritable collusion ?

 Nous ne le ferons pas de notre propre autorité, car la justice serait là aussi implacable – il nous faut donc nous taire… – et car nous n’avons entre les mains que des jugements, des libérations et des inerties — un faisceau accablant, mais qui prouve le laxisme, non l’entente concertée.

 En revanche, un homme le soutient, depuis des années, dossiers à l’appui : le journaliste Karl Zéro.

 Reconverti de longue date dans l’enquête sur la pédocriminalité, ancienne figure de Nulle part ailleurs et du Vrai Journal, il préside aujourd’hui l’association Justice pour les enfants et affirme sans détour que les réseaux pédocriminels bénéficient d’une protection venue d’en haut.

 Son documentaire 1 sur 5, sorti en octobre 2021 et vu par un large public, met en cause l’institution judiciaire à travers les témoignages de victimes assurant avoir été discréditées par des magistrats.

 Sa thèse tient en une phrase : dans un monde tout petit où les élites « se connaissent et se soutiennent », les affaires s’étouffent, et le changement ne viendra jamais que du peuple.

Zéro pointe des faits que nul ne conteste sérieusement : les non-lieux accordés à des agresseurs présumés, le sort réservé aux mères lanceuses d’alerte, l’insuffisance chronique des peines, et les dérives des foyers de l’ASE — ce dernier point rejoignant très exactement le réquisitoire de Me Amas. Sur ce terrain-là, il documente ce que ce présent article documente aussi.

Retenons ceci : quand un journaliste chevronné consacre une décennie de sa vie à répéter que la justice protège les prédateurs plutôt que les enfants, et qu’à ses côtés un avocat pénaliste attaque sept départements pour les mêmes raisons, il devient difficile de tout balayer d’un revers de main en criant au fantasme.


L’affaire Epstein, ou l’impunité des puissants

Levons enfin les yeux vers le sommet, là où l’indulgence atteint des altitudes vertigineuses. Jeffrey Epstein est mort en prison en 2019, un mois après son arrestation pour trafic sexuel. 

Sa complice, Ghislaine Maxwell, purge vingt ans. 

Et ensuite ?

 Ensuite, plus rien.

 Le ministère de la Justice américain a déversé, en 2025 et 2026, plus de trois millions de pages, deux mille vidéos, cent quatre-vingt mille images — et, à ce jour, aucune nouvelle inculpation sur le volet des abus sexuels aux États-Unis.

 Aucun associé d’Epstein, hors Maxwell, n’a été mis en cause. 

Mieux : le ministère a retenu deux millions et demi de pages supplémentaires, invoquant la protection des victimes — pendant que les victimes, précisément, dénoncent la protection des puissants.

 On rappellera qu’en 2007, les procureurs fédéraux disposaient déjà d’un projet d’inculpation de soixante chefs, qu’ils échangèrent contre un accord de non-poursuite offrant à Epstein treize petits mois dans une prison d’État.

 Treize mois, pour un homme dont l’administration américaine reconnaît elle-même qu’il « a fait plus de mille victimes ».

Et c’est ici que la France retrouve sa place dans le tableau.

 Car parmi les correspondants d’Epstein figure un nom bien de chez nous : Jack Lang.

 Les documents publiés par la justice américaine ont révélé des échanges entre l’ancien ministre de la Culture de Mitterrand et le financier, de manière intermittente entre 2012 et 2019. 

Une enquête préliminaire a été ouverte en France ; Lang a démissionné de la présidence de l’Institut du monde arabe ; il nie tout, dit accueillir l’enquête « avec sérénité et même soulagement », et proclame les accusations « sans fondement ».

 Nous prenons acte de ses dénégations, car la présomption d’innocence n’est pas un vain mot — même pour ceux qui n’en ont guère fait bénéficier les autres.

Mais l’on nous permettra une mémoire longue. 

Ce même Jack Lang fut, en janvier 1977, l’un des signataires de la fameuse tribune publiée dans Le Monde aux côtés de Sartre, Beauvoir, Barthes, Aragon, Deleuze, Matzneff et quelques autres gloires — un texte réclamant l’indulgence pour trois hommes jugés pour attentats à la pudeur sur des enfants de douze et treize ans, et prônant l’allègement du dispositif pénal encadrant les rapports « entre adultes et enfants ».

 Le même se retrouve, un demi-siècle plus tard, à devoir s’expliquer sur ses courriers à Jeffrey Epstein.

Et concernant Jack Lang, nous n’oubions pas les accusations de pédophilie portées contre lui par le vaillant et courageux Roher Holeindre, qui ne fut jamais poursuivi.


Une balance qui penche toujours du même côté

Voici donc le bilan. D’un côté, une justice capable de frapper net — cinq ans fermes, mandat de dépôt — dès qu’il s’agit d’un youtubeur des quartiers. 

De l’autre, la même justice qui multiplie les sursis pour les violeurs d’enfants, les non-mandats de dépôt, les confusions de peines qui vident les condamnations de leur substance, les accords de non-poursuite pour les puissants ; un État qui livre à la prostitution les mineurs qu’il prétend protéger, et qui reçoit les dossiers sans jamais agir.

Nous affirmons ceci, qui se passe de toute théorie parce qu’il est prouvé pièce par pièce : notre justice a établi une hiérarchie des indignations.

 Elle protège la respectabilité des grands mieux que l’innocence des petits. Elle a le bras long pour le faible et la main tendre pour le fort. 

La balance de Thémis a un fléau, dit-on ; encore faudrait-il qu’il cessât de pencher, avec cette constance qui n’est plus de la négligence, toujours du même côté.

Et pour ma part je crie : « félicitation GabMorrison, tu mérites les honneurs du pays ! »

Par Xavier Celtillos

Sources

  • « GabMorrison condamné à cinq ans de prison : sa « chasse aux pédophiles » cachait de violents guets-apens », Revolution Magazine (condamnation du 22 mai 2026, tribunal correctionnel de Montargis).
  • « GabMorrison condamné : chasse aux pédophiles ou vols et lynchages organisés ? », Breizh-Info, 4 août 2026.
  • « De la prison avec sursis pour le viol d’une enfant de 4 ans », Révolution Permanente (cour d’assises des mineurs de l’Aude, 12 décembre 2023).
  • Proposition de loi n° 429, Assemblée nationale, 2 novembre 2022 (affaire « Karine », tribunal d’Évry / cour d’assises de l’Essonne).
  • Question écrite n° 8568, Assemblée nationale, 17ᵉ législature (viol jugé le 24 mai 2025 en Saône-et-Loire, sans mandat de dépôt).
  • « À Caen, la remise en liberté d’un pédocriminel récidiviste, 9 ans avant le terme de sa peine de 30 ans de réclusion », ICI (ex-France Bleu), 12 mai 2026.
  • « Un pédocriminel multirécidiviste, libéré 8 ans après sa condamnation, sera logé près de sa victime », Europe 1, 12 mai 2026.
  • « Arras : un pédophile récidive à peine sorti de prison » (agression de décembre / interpellation de février, d’après La Voix du Nord).
  • « Viols sériels sur mineurs : la perpétuité rejetée lors d’un vote à l’Assemblée », LCP – Assemblée nationale, 17 juillet 2025.
  • « Aide sociale à l’enfance : « Il y a une pandémie pure et simple de prostitution », dénonce l’avocat Michel Amas », franceinfo, 11 décembre 2025.
  • « Contre le scandale de la prostitution des mineures, Michel Amas, un avocat en première ligne », La Croix, 2 mai 2026.
  • « Michel Amas, avocat : « L’Aide sociale à l’enfance ne protège plus les enfants » », Le JDD, 1er juillet 2026.
  • « Why have there been no arrests from the Epstein files? », NPR, 3 avril 2026.
  • « DOJ defends decision to withhold millions of Epstein documents », The Spokesman-Review, 2 juillet 2026.
  • « January 30, 2026 — DOJ releases millions of pages of documents in Epstein investigation », CNN Politics (projet d’inculpation de 2007, accord de non-poursuite).
  • « Former French minister Lang resigns from Arab World Institute over Epstein ties » (correspondance 2012-2019, enquête préliminaire, dénégations de Jack Lang).
  • « Jack Lang à propos d’une tribune pour décriminaliser la pédophilie : « C’était une connerie » », Europe 1, janvier 2021.
  • « Ces intellectuels français qui cosignaient une pétition pro-pédophilie », Tribune de Genève, 2 janvier 2020 (tribune du 26 janvier 1977, Le Monde).
  • « In Memoriam – Roger Holeindre au sujet des pédophiles », medias-presse.info, 30 janvier 2020.
  • « On a regardé « 1 sur 5 », le docu de Karl Zéro qui agite la thèse des élites pédocriminelles », Marianne (présentation de la thèse et de ses critiques).

  • « VRAI OU FAKE. Les enquêtes douteuses de Karl Zéro sur la pédocriminalité », franceinfo, 15 mai 2023 (théories non prouvées sur les réseaux des hautes sphères).
  • « Pédocriminalité : « Leur terreur, c’est que les gens descendent dans les rues pour ça » », FranceSoir, 2 novembre 2021 (entretien : élites qui « se connaissent et se soutiennent », association Justice pour les enfants, documentaire 1 sur 5).

LES VÉRITABLES ENJEUX DE 2027 ! ( JACQUES SAPIR ET YVES ROUGEYRON )

 REVUE DE PRESSE !

Jacques Sapir et Pierre-Yves Rougeyron – Les véritables enjeux de 2027

L’économiste Jacques Sapir et Pierre-Yves Rougeyron, président du Cercle Aristote, dressent un bilan sans concession de l’état de la France à l’approche de l’échéance présidentielle de 2027.


De la dérive incontrôlée des finances publiques à la dévitalisation de la Constitution, en passant par le discrédit profond des médias et l’épuisement de nos forces de sécurité, ils décryptent les failles béantes d’un pays poussé « à l’os ». 

Face aux bouleversements géopolitiques mondiaux, comment la France peut-elle surmonter les chocs qui s’annoncent et comment repenser notre avenir sur le temps long, au-delà du seul horizon électoral ?


Au programme de cet entretien :

  • L’héritage d’Emmanuel Macron : Pourquoi la fin de règne laisse place à un paysage politique et institutionnel fragmenté.
  • La bombe à retardement budgétaire : L’analyse de la dérive des comptes publics et du poids réel des intérêts de la dette.
  • Le discrédit de la machine médiatique : Comment la perte de confiance envers la presse et l’effondrement des grands journaux télévisés redessinent l’opinion.
  • Une France vulnérable face aux crises : De la crise de la sécurité quotidienne à la fragilité de nos infrastructures face aux cyberattaques et aux tensions internationales.
  • Reconstruire par génération plutôt que par élection : Pourquoi le redressement du pays exigera un renouvellement profond de la circulation de nos élites.

Présentateur : Bertrand Guyot

Pierre Vermeren : « Avec l’Algérie, Emmanuel Macron a décidé de faire des concessions unilatérales face à un régime inflexible ». 

Oui, et depuis au moins 10 ans, cette politique a toujours raté !

Cet entretien est paru le 17 juillet dans Le Figaro.

 Il n’est pas dit que la France doive renoncer pour toujours à instaurer avec l’Algérie des relations qui pourraient être profitables aux deux parties.

 Il est, en revanche, très clair qu’on n’a aucune chance d’y parvenir avec des hommes de la trempe d’Emmanuel Macron et des siens, ni avec le régime politique que nous subissons. 

Certes, la souveraineté d’un pays ne signifie pas qu’il ne doive pas composer avec les forces et les puissances auxquelles il est confronté. 

Mais, quand on s’obstine dans l’erreur et dans l’échec, comme le font nos dirigeants ; quand on est, comme eux, à ce point sous l’emprise des peurs — peur de « la rue arabe », peur des attentats, peur d’une rupture de la coopération franco-algérienne en matière de renseignement antiterroriste, peur d’une rupture de nos approvisionnements en gaz et en pétrole, etc., etc. ; quand toutes ces peurs paralysantes se cumulent, que reste-t-il alors de la souveraineté d’un pays comme le nôtre ? 

Nos dirigeants ne sont, par nature et par formation, ni des hommes de courage, ni des hommes de culture historique et politique, ni des hommes de volonté et de détermination.

 Et, qui plus est, comme l’avait vu jadis l’un des prétendants au trône de France — le duc d’Orléans —, « les institutions corrompent les hommes ».

 Les nôtres, en tout cas, qui sont marquées par l’électoralisme, la démagogie et l’habitude des combinaisons. 

Pourquoi faut-il encore, après tant d’années d’infortune, devoir répéter ces vieilles vérités ? o

  Je Suis Français

*Normalien et agrégé, Pierre Vermeren est professeur d’histoire contemporaine du Maghreb et du Moyen-Orient à la Sorbonne. Il a publié en mars « France-Algérie. De 1962 à nos jours. Histoire d’une relation pathologique » (Tallandier).

Lors d’un entretien avec le média algérien TSA, publié le 15 juillet, l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, a dit vouloir accélérer la délivrance de visas aux Algériens.

 Comment expliquer ce choix ?

 Doit-on y voir un aveu de faiblesse face à un pays qui emprisonne aujourd’hui un journaliste français ?

Oui, parmi d’autres choses. Je pense qu’il faut y voir la décision du président Macron qui fait office de donneur d’ordre dans ce domaine.

 L’ambassadeur n’est que l’interprète de la volonté du président. 

Cette décision est l’inverse de celle qui a été prise en 2021, puisque à l’époque, le nombre de visas avait été divisé par deux pour les Algériens. 

Après cinq ans d’atermoiements, cette mesure vise à revenir au nombre de visas d’avant la crise, voire à l’augmenter, alors même que les autorités algériennes ont considérablement durci leur position vis-à-vis de la France depuis ces années.

Du côté français, cette décision est motivée par le désir de sauver notre relation avec l’Algérie avant la fin de la décennie d’Emmanuel Macron. 

Je crois que c’est la principale grille de lecture à avoir. Le président de la République ne veut pas partir – dans ce domaine comme dans d’autres – sur un échec.

 Il est convaincu qu’il faut faire des concessions de manière unilatérale pour obtenir des gains à long ou à moyen terme.

 Puisque l’Algérie ne tend pas la main, la France le fait à sa place.

 Cela nous conduit tout de même à passer sous silence les pratiques du régime algérien, aussi bien à l’intérieur que ses menées diverses en France, ses pressions ou ingérences, ou évidemment sa politique vis-à-vis de Christophe Gleizes, qui est, semble-t-il, inflexible.


Je crois aussi que cette posture est en quelque sorte un moyen de compenser la manière dont la France se positionne auprès du Maroc.

 Le premier ministre vient en effet d’effectuer une visite de courtoisie au Maroc pour préparer le voyage du roi à Paris. 

La France s’essaye à maintenir de bonnes relations avec les deux pays qui ne se parlent plus.


D’un côté, les visas devraient repartir à la hausse et de l’autre, l’Algérie refuse toujours massivement de reprendre ses ressortissants sous OQTF. 

N’est-ce pas paradoxal ? Et est-ce que cela traduit une incohérence de notre diplomatie ?

Le vrai point de comparaison, c’est 2021. 

Cette année-là, les autorités françaises, à la demande du président de la République, avaient réduit de 50 % les visas algériens, accusant l’Algérie de ne pas accepter les OQTF.

 Depuis lors, la France a reculé alors même que l’Algérie a pratiquement bloqué le dossier des OQTF

 C’est pour cela qu’aujourd’hui, on compte des dizaines de milliers d’OQTF de citoyens algériens en cours de validité (100 000 dit-on). 

 L’Algérie a refusé de recevoir sur son sol certains de ses ressortissants qui avaient eu des conduites de type criminel en France.

 Le raisonnement du président Macron paraît être le suivant : puisque la méthode forte qu’il a initiée n’a pas marché, il faut tendre la main. 

 Au-delà des détails de la relation franco-algérienne, il y a la volonté de partir en ayant mis de l’ordre dans un dossier qui, comme souligné plus haut, était majeur pour lui.

 En effet, il faut se rappeler que la relation franco-algérienne avait été mise en haut de la pile des affaires étrangères par le président lui-même pendant sa campagne de 2017.

 Il a du mal à accepter cet échec personnel et essaye donc par tous les moyens, y compris une forme de faiblesse, de parvenir à une forme de normalisation de ses rapports avec l’Algérie.

 Rappelons que les visas ne sont utilisés que par l’étroite clientèle du régime.


Est-ce que la volonté de la diplomatie française d’assouplir ses relations avec l’Algérie est dictée par le nombre de ressortissants algériens sur notre sol ?

La politique intérieure dicte-t-elle notre politique étrangère ?

Elle la dicte parce que ce lien existe dans l’imaginaire de certains dirigeants français.

 Mais en réalité, c’est une très mauvaise analyse. 

Il vient d’y avoir les élections législatives en Algérie et on voit que les autorités algériennes sont coupées de leur peuple, puisque 20 % seulement des Algériens sont allés voter.

 Dans la diaspora, et notamment dans la diaspora en France, ce chiffre est encore plus faible.

 Le lien entre Alger et l’immigration d’origine algérienne en France est donc avant tout fantasmé.

 La plupart des Algériens qui sont venus en France ont fui le régime algérien et la situation qu’il impose à son peuple, que ce soit au moment de la guerre civile ou même plus récemment.

Il ne faudrait toutefois pas négliger la volonté incontestable des autorités algériennes de peser de tout leur poids sur ce qu’elles appellent la communauté algérienne de France ou la communauté franco-algérienne, à la fois pour la présidentielle française et pour y faire taire les voix dissidentes.

 Il existe en ce sens des relais institutionnels très puissants comme la tentaculaire mosquée de Paris et la présence de 20 consulats algériens en France.


Pensez-vous que des relations plus apaisées avec l’Algérie faciliteraient la libération de Christophe Gleizes ?

Non, je pense que l’emprisonnement de Christophe Gleizes est le fait du prince.

 Les autorités algériennes ont des choses très précises à lui reprocher et elles pensent que pour l’instant, sa libération leur causerait plus de troubles que son maintien en prison.

 Elles font un calcul cynique qui a peu à voir avec les gesticulations françaises.

 C’est une affaire très sérieuse pour les autorités algériennes. 

Il ne s’agit pas seulement de maintenir un prisonnier, mais de faire taire certaines vérités. 

Ce que dit ou fait la France a peu d’importance en l’espèce. 

Du jour au lendemain, évidemment, il peut être libéré parce que les autorités algériennes considéreront que c’est leur intérêt.o