mercredi 27 mai 2026

LA GAUCHE PRÉFÈRE LES RAVES PARTIES AUX FÊTES DU COCHON ! LA RÉACTION DE PIERRE CASSEN !

 TRIBUNE LIBRE !

Ils préfèrent les rave parties aux fêtes du Cochon


C’est curieux cette gauche qui défend les rave parties illégales aux fêtes du cochon légales, dont ils demandent l’interdiction.

 La gauche a fait son choix : les épaves droguées et dégénérées contre le peuple.

 

Ce dimanche, j’étais à la fête du Cochon, si contestée par les gauchistes, près de Pontivy, en Bretagne.

 Elle était organisée par Place d’Armes.

 Voilà ce que j’ai dit, en 4 minutes, à partir de 7’30.

 

Vidéo :  https://www.youtube.com/watch?v=e95ayWBHoIE 


https://youtu.be/E56E_k7sER4

 

 Source et Publication :  https://pierrecassen.ripostelaique.com/2026/05/27/




LE QATAR LA CINQUIÈME COLONNE OCCIDENTAL : QUAND UN DISSIDENT ACCUSE .......

 REVUE DE PRESSE !

Le Qatar, ses milliards et la cinquième colonne

 occidentale : quand un dissident accuse

Le débat sur l’influence qatarie en Europe vient de connaître une nouvelle inflexion. Khalid Al-Hail, opposant en exil au Royaume-Uni et président du Parti national démocratique du Qatar, s’est exprimé cette semaine pour dénoncer ce qu’il qualifie d’opération systématique de captation des élites occidentales par l’émirat gazier

 

Une voix d’autant plus dérangeante qu’elle vient de l’intérieur même du système qu’elle dénonce, et qu’elle ne peut être balayée d’un revers de main comme une simple posture xénophobe.

 

Cet homme d’affaires, contraint à l’exil pour avoir critiqué le régime de Doha, présente la particularité de ne correspondre à aucun des stéréotypes habituels du réfugié politique.

 Il n’a pas traversé la Méditerranée à fond de cale, ne sollicite aucune aide sociale et n’attend rien de la charité européenne. 

C’est précisément ce qui rend son témoignage politiquement embarrassant pour les bonnes consciences progressistes : il révèle l’angle mort du regard occidental sur certaines tyrannies arabes.

 

Le miroir aux alouettes d’une vertu sélective

L’opposant qatari prend appui sur un roman très commenté outre-Atlantique, A Better Life de l’écrivaine Lionel Shriver — déjà connue pour Il faut qu’on parle de Kevin —, pour décortiquer une mécanique culturelle occidentale. 

 

Le livre raconte l’histoire d’une divorcée new-yorkaise aisée qui multiplie les protestations vertueuses en faveur des opprimés du monde entier, tout en se montrant impitoyable avec sa propre famille à laquelle elle impose l’éthique protestante du travail. 

Cette héroïne finit par accueillir chez elle un prétendu réfugié hondurien, avec les conséquences que les esprits non aveuglés pouvaient anticiper.

 

L’accueil critique du roman aux États-Unis — The New York Times et la presse progressiste américaine ont tenté de le disqualifier comme « raciste » et « sectaire » — confirme selon Al-Hail le diagnostic même posé par Shriver : les sociétés occidentales sont devenues incapables de défendre un héritage qu’elles ressentent comme illégitime, distribuant ce qu’elles n’ont pas elles-mêmes construit à des cultures importées qui n’ont aucune intention de prolonger l’œuvre

Quand le réfugié riche révèle l’hypocrisie occidentale

L’argument central développé par Al-Hail tient en une démonstration par l’absurde particulièrement efficace. Lui-même est un réfugié politique. Lui-même a fui une persécution réelle.

 Mais comme il n’a pas besoin de l’aide sociale Britannique, qu’il ne représente aucune cause photogénique, et surtout parce que le régime qui l’opprime arrose généreusement les institutions occidentales de pétrodollars, son cas n’intéresse personne.

 

Le Qatar, rappelle-t-il, est sans doute le pays le plus riche au monde par habitant. Son fonds souverain investit des centaines de milliards dans la culture, le sport et le monde universitaire européen et nord-américain. 

Pendant ce temps, à Doha, le régime emprisonne les opposants politiques, prohibe toute religion autre que sa propre version radicale de l’islam wahhabite, abrite les Frères musulmans et diverses organisations classées terroristes par plusieurs pays occidentaux, et incarcère les homosexuels.

 

Cette dissymétrie spectaculaire entre la générosité financière déployée à l’extérieur et la brutalité maintenue à l’intérieur n’est pas un accident. 

Elle constitue selon Al-Hail une stratégie délibérée.

 Acheter le silence, la complaisance et finalement l’alignement des opinions publiques occidentales sur les intérêts de Doha permet de poursuivre tranquillement les politiques internes les plus liberticides tout en bénéficiant d’une image internationale soigneusement entretenue.

 

Une cinquième colonne aux ramifications profondes

L’opposant qatari emploie sans détour l’expression de « cinquième colonne » pour désigner les relais occidentaux de cette influence.

 Universités, médias, classe politique, monde sportif : aucun secteur ne semble épargné par la pénétration méthodique des intérêts qataris.

 La récente affaire du Qatargate, qui a éclaboussé plusieurs élus européens accusés d’avoir touché des espèces en échange de leur silence sur la situation des droits de l’homme dans l’émirat, n’est selon lui que la pointe émergée d’un iceberg considérable.

La chaîne Al Jazeera, propriété de l’État qatari, fait également l’objet d’une dénonciation particulièrement directe : Al-Hail l’accuse de servir de relais médiatique à des organisations terroristes et de contribuer activement à façonner les narratifs sur le Moyen-Orient au profit des intérêts wahhabites. 

Une campagne récente d’affichage à Bruxelles, dénonçant la corruption des élites européennes par l’argent qatari, a tenté de briser l’omerta sur ce dossier.

 

Le paradoxe de la générosité mal placée

L’analyse d’Al-Hail aboutit à un constat saisissant : les démocraties occidentales financent indirectement, par leur complaisance envers Doha, la perpétuation des régimes qui génèrent à leur tour les flux migratoires qu’elles s’épuisent à accueillir. 

 

Les guerres entretenues par les soutiens qataris à divers mouvements islamistes, l’instabilité chronique du Moyen-Orient alimentée par certains acteurs régionaux, produisent des vagues de réfugiés vers lesquelles l’Occident déploie sa « compassion télescopique » — pour reprendre une expression que l’on doit à Dickens.

 

Pendant ce temps, les véritables opposants politiques de ces régimes, ceux qui pourraient porter une réforme démocratique authentique, sont ignorés parce qu’ils dérangent le confort moral occidental. 

Soutenir un dissident qatari obligerait à reconnaître la nature du régime qui sponsorise tant d’institutions occidentales prestigieuses. 

Plus simple de continuer à organiser des Coupes du monde, à racheter des clubs de football, à financer des chaires universitaires et à entretenir des partenariats culturels avec le bailleur de fonds.

 

Un avertissement aux Européens

Le message adressé aux opinions publiques occidentales est sans ambages. L’Europe et l’Amérique du Nord héritent d’un patrimoine civilisationnel construit par des générations d’efforts patients, accumulés sur plusieurs siècles.

 Ce patrimoine ne se transmettra pas automatiquement aux suivants. 

Personne d’autre ne viendra le sauver à la place de ceux qui l’ont reçu.

L’opposant qatari ne demande pas la fin de l’accueil des persécutés authentiques. Il pointe au contraire un risque inverse : si l’Occident dilapide imprudemment son héritage en accueillant sans discernement ceux qui n’ont aucune intention de bâtir des sociétés pacifiques et inclusives, il n’y aura bientôt plus aucun refuge pour les véritables persécutés du monde. 

La défense du patrimoine occidental n’est pas l’opposé de l’hospitalité — elle en est la condition.

 

Une parole rare et précieuse

Le témoignage de Khalid Al-Hail présente une valeur particulière en cela qu’il vient briser un tabou idéologique solidement installé.

 Quand un Européen ou un Américain dénonce l’influence qatarie, l’extrémisme wahhabite ou les contradictions du discours migratoire dominant, il est immédiatement rangé dans la catégorie infamante des « réactionnaires » ou des « xénophobes ».

 Quand un dissident arabe, musulman, exilé pour ses opinions, formule exactement les mêmes critiques, l’opération de disqualification devient nettement plus difficile.

 

Reste à savoir si les responsables politiques européens auront le courage d’entendre ces avertissements ou s’ils continueront à dérouler le tapis rouge à un régime dont les pratiques internes seraient unanimement dénoncées s’il s’appelait autrement.

 Pour l’heure, les chefs d’État européens continuent leurs visites diplomatiques à Doha, les universités leurs partenariats, les médias leur prudence — et les opposants authentiques leur exil silencieux.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)

 

ET AUSSI

 

Rencontre Annuelle des Musulmans de 

l’Ouest interdite.

 La liberté d’expression : ou bien pour tous, 

ou bien pour personne

Disons-le sans détour : il n’y a aucune sympathie particulière à éprouver pour les Frères musulmans, pour l’association des Musulmans de France, ou pour les cadres qui devaient prendre la parole ce week-end à la mosquée Assalam de Nantes lors de la Rencontre Annuelle des Musulmans de l’Ouest.

 

 Leur projet idéologique est connu, documenté, parfaitement étranger aux fondements anthropologiques de la civilisation européenne et bretonne dans laquelle nous nous inscrivons.

 Leur stratégie d’entrisme dans la société française est, depuis trente ans, méthodiquement décortiquée par les meilleurs spécialistes — de Florence Bergeaud-Blackler à Gilles Kepel en passant par les rapports successifs des services de renseignement.

Et pourtant.

 Et pourtant l’interdiction préfectorale prononcée vendredi 22 mai 2026 par le préfet de Loire-Atlantique Fabrice Rigoulet-Roze, sur instruction du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, validée samedi matin par le tribunal administratif et saluée le soir même par le Premier ministre Sébastien Lecornu, doit nous inquiéter — nous, hommes et femmes attachés à la liberté d’expression, attachés à la cohérence intellectuelle minimale qui devrait présider à tout débat public.

Car le mécanisme déployé contre ce rassemblement est précisément celui qui sera, demain, déployé contre nous. 

Et nous serions bien naïfs de l’ignorer.

 

La mécanique du préventif

Observons attentivement la motivation officielle. 

Le préfet n’interdit pas la tenue d’un rassemblement à raison de propos effectivement tenus, qu’il faudrait alors poursuivre devant les tribunaux selon les voies normales du droit pénal.

 Il interdit la tenue d’un rassemblement à raison de propos susceptibles d’être tenus par des intervenants susceptibles d’être présents.

 C’est l’introduction officielle, dans le droit administratif français, du principe d’interdiction préventive sur la base d’une simple probabilité d’infraction.

 

Que cela soit clair : si demain un préfet considère qu’un rassemblement identitaire, royaliste, traditionaliste catholique, ou simplement souverainiste-conservateur risque d’accueillir des intervenants susceptibles de tenir des propos susceptibles de constituer des infractions — par exemple en matière de provocation à la discrimination, de contestation de tel ou tel dogme historique, ou plus simplement de critique d’une politique migratoire qualifiée d’inadaptée —, le même outil sera mobilisé. 

La même validation par le tribunal administratif suivra.

 Le même Premier ministre saluera la fermeté de l’État face à un nouvel ennemi de la République.

Toute personne qui croit que cet arsenal sera utilisé exclusivement contre les organisations qu’elle réprouve fait preuve d’un aveuglement coupable. 

 

L’histoire récente du droit français — Pleven 1972, Gayssot 1990, Lellouche 2003, Perben II 2004, lois mémorielles successives — démontre une vérité élémentaire : les outils répressifs créés contre une cible particulière finissent toujours, et sans exception, par s’étendre à toutes les autres cibles que le pouvoir juge inopportunes.

 

L’avocat Éric Delcroix, dans son dernier essai Droit, race et chaos ethnique, le rappelle avec une lucidité tranchante : un demi-siècle de lois liberticides en France a été voté par la droite parlementaire, par crainte d’être diabolisée par une gauche dont elle a fini par adopter intégralement la vulgate. 

Sébastien Lecornu et Laurent Nuñez, en saluant l’interdiction de Nantes, ne sont que les énièmes héritiers de cette tradition de capitulation morale.

 

Le double piège

Il y a, dans cette interdiction, un double piège tendu aux esprits français.

Le premier piège consiste à confondre approbation et tolérance. 

Approuver le contenu d’un discours et tolérer qu’il soit prononcé sont deux opérations radicalement différentes.

 

 L’État libéral classique, hérité des Lumières — ce qui en reste —, distinguait soigneusement ces deux registres : on peut combattre intellectuellement, politiquement, médiatiquement, des positions qu’on désapprouve, sans recourir au monopole de la violence légitime pour les empêcher d’exister dans l’espace public. 

C’est précisément cette distinction qui s’efface aujourd’hui.

 La République, devenue moralisatrice et procédurière, n’accepte plus de cohabiter avec ce qu’elle réprouve. 

Elle interdit.

Le second piège, plus sournois, consiste à se laisser convaincre que la machine répressive ainsi mise en marche s’arrêtera après avoir traité ses cibles désignées. 

Elle ne s’arrêtera pas. 

Elle ne s’arrête jamais.

 

 Les Britanniques l’apprennent en ce moment même : à Londres, samedi 16 mai dernier, le rassemblement Unite The Kingdom organisé par Tommy Robinson a été surveillé par reconnaissance faciale en direct, plusieurs orateurs européens se sont vu refuser l’entrée sur le territoire britannique, des milliers de policiers ont été déployés, des véhicules blindés menacés d’être engagés pour la première fois sur le sol national. 

La marche pro-palestinienne du Nakba Day, qui se déroulait le même jour, n’a fait l’objet d’aucune de ces mesures — alors même qu’elle charriait selon les observateurs présents la rhétorique la plus haineuse.

Le scénario britannique sera le scénario français.

Il l’est déjà en partie. 

Lorsque l’État français aura achevé de muscler son arsenal répressif sur le dos des Frères musulmans, il s’en prendra aux patriotes, aux écrivains dissidents, aux identitaires, aux conservateurs, aux nationalistes — bref à tous ceux que la doxa gouvernementale du moment estimera susceptibles de troubler la cohésion nationale et la dignité humaine.

 

L’hypocrisie monumentale du pouvoir

Mais il y a, dans cette interdiction, un élément plus scandaleux encore — et qui révèle l’imposture totale de la posture gouvernementale.

 Si les autorités françaises considèrent réellement que des cadres des Frères musulmans représentent une menace pour la République et ses valeurs, qu’elles aient le courage politique élémentaire d’en tirer les conclusions logiques : l’expulsion des étrangers concernés, la déchéance de nationalité pour les binationaux compromis, l’interdiction administrative durable des structures concernées.

Or, c’est précisément ce que l’État français ne fait pas.

 Il ne le fait pas parce qu’il n’en a ni le courage, ni la volonté, ni les outils — son arsenal juridique, ses traités internationaux, sa Cour européenne des droits de l’homme, sa Cour de justice de l’Union européenne, le lui interdisent. 

 

Alors faute de pouvoir traiter le problème à sa racine, il opte pour la solution lâche : interdire ponctuellement un rassemblement à Nantes, faire de belles déclarations de fermeté sur les réseaux sociaux, et passer à autre chose jusqu’à la prochaine manifestation publique de ce que la République entend pourtant combattre quotidiennement.

 

C’est exactement le syndrome diagnostiqué par Guillaume Faye il y a déjà vingt ans : une République qui prétend lutter contre l’islamisation tout en favorisant chaque jour, par sa politique migratoire, le remplacement de population qui la rend mathématiquement inévitable.

 Une République qui interdit un rassemblement aujourd’hui tout en accueillant des dizaines de milliers de nouveaux ressortissants des mêmes aires civilisationnelles l’année suivante. 

Une République qui pleure les conséquences en finançant les causes.

Sébastien Lecornu nous explique que cette interdiction marque une étape importante dans la lutte contre l’entrisme des Frères musulmans

Soit. 

Et combien de membres de cette confrérie internationale ont été expulsés du territoire français au cours du mois de mai 2026 ? 

Combien d’imams radicaux ont fait l’objet d’une procédure de déchéance de nationalité ? 

Combien de mosquées ont été fermées définitivement, et non simplement suspendues quelques semaines pour la galerie ?

 Le silence assourdissant qui suit ces questions vaut réponse.

 

Le choix qui s’impose

Soyons cohérents. 

Une seule de ces deux positions est tenable, et il faut avoir le courage de la prendre frontalement.

 

Première position : la France est une terre de liberté d’expression, héritée des Lumières et garantie par sa tradition juridique. 

Tous les rassemblements politiques, religieux, idéologiques, culturels y sont autorisés tant qu’ils ne basculent pas dans l’appel direct à la violence ou la commission effective d’infractions.

 Les Musulmans de l’Ouest peuvent tenir leur rencontre, comme les identitaires peuvent tenir leurs colloques, comme les royalistes peuvent défiler, comme les patriotes peuvent se réunir, comme les militants palestiniens peuvent manifester. 

La République ne distingue pas entre dissidences fréquentables et dissidences interdites.

 Elle juge les actes après coup, par voie pénale, dans le respect du contradictoire.

 

Seconde position : la France considère que certaines idéologies, certaines structures, certaines populations constituent un danger objectif pour son existence civilisationnelle. 

Elle tire alors les conséquences logiques de ce constat : refus d’installation, expulsion des indésirables, fermeture définitive des structures concernées, contrôle strict des frontières, hiérarchisation assumée entre les apports civilisationnels compatibles et incompatibles avec son héritage. 

Cette position-là — qui était grosso modo celle des nations européennes jusqu’au milieu du XXᵉ siècle — assume sa cohérence : si un projet est jugé incompatible, on ne se contente pas d’interdire ses manifestations, on interdit la présence de ses porteurs sur le territoire.

 

L’inacceptable est la position actuelle, qui combine la pire lâcheté des deux options.

 On accepte la présence massive et continue des populations porteuses du projet qu’on prétend combattre. 

On finance, par les impôts des Français, leurs structures associatives, cultuelles et sociales. 

On les rend électoralement décisives dans des dizaines de communes.

 Mais on interdit ponctuellement leurs rassemblements publics, par crainte des images qu’ils pourraient produire dans les journaux télévisés.

Ce mélange de tolérance migratoire totale et de répression symbolique ciblée est le pire des deux mondes. 

Il garantit l’arrivée du conflit sans avoir le courage de l’assumer.

 

Le moment de la lucidité

Que les défenseurs sincères de l’identité française et bretonne le comprennent une bonne fois pour toutes : chaque interdiction de rassemblement musulman aujourd’hui prépare l’interdiction d’un rassemblement identitaire, traditionaliste ou souverainiste demain.

 La machine ne fait pas de tri idéologique : elle traite ses ennemis désignés successivement, et elle élargit constamment la liste de ces ennemis désignés.

 

Quant à ceux qui pavoisent ce week-end devant le succès procédural obtenu à Nantes — Lecornu, Nuñez, Rigoulet-Roze —, ils auraient tort de se réjouir trop vite. 

Le pouvoir politique qui se contente de réprimer les symptômes sans traiter les causes structurelles signe son propre arrêt de mort. 

Les Français ne se laisseront pas indéfiniment payer en interdictions symboliques alors que la transformation démographique et civilisationnelle de leur pays se poursuit à plein régime, financée par leurs propres impôts.

Il faudra, un jour, choisir entre la cohérence et la lâcheté. Nous n’en sommes pas encore là. Mais le moment approche.

D’ici là, défendons la liberté de tous — y compris celle qui nous déplaît. 

Car le jour où elle ne sera plus défendue que pour les autres, elle aura déjà cessé d’exister pour nous.

Julien DIr

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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LECTURE : " SPÉCIMEN " UN ÉCHO PUISSANT ET GLACIAL ! UN ROMAN DE PAULINE CLAVIERE..........

 

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Pauline Claviere: écrire l’indicible

« Spécimen », Grasset, 2026


Pauline Claviere: écrire l’indicible
Pauline Claviere © JF PAGA

La procureure de Paris, Laure Beccuau, a annoncé cette semaine que « 84 établissements scolaires » de la capitale sont ciblés par une enquête du parquet suite à des plaintes pour viols, violences, agressions ou exhibitions sexuelles… 

Dans ce climat inquiétant, le dernier roman de Pauline Claviere, Spécimen, acquiert un écho puissant et glacial.


Ça commence comme une histoire tranquille. 

La narratrice dépose son jeune fils, Lucas, chez la nourrice, Carmina Costa, surnommée Mina, qui elle-même à un fils, Rafael, âgé de 18 ans, qu’elle élève seule.

 Nous sommes à Marseille, la ville à la réputation sulfureuse, qui « se déforme, se tord, se contorsionne mais ne se brise pas », résume l’auteure, Pauline Claviere. Spécimen est son quatrième roman.

 

Situation glauque

Rafael disparaît. Il est recherché par la police.

 On retrouve son carnet intime. Mina le confie à la narratrice. 

L’intrigue se met en place, le lecteur est vite confronté à une situation glauque et encore taboue en France : les déviances sexuelles d’un jeune homme à peine majeur sur des enfants. 

Pourquoi Mina a-t-elle confié le carnet à la narratrice ? 

Cette dernière écrit et elle pourrait raconter l’histoire de son fils. 

Le deal est malsain. La suite l’est tout autant. 

La lecture du carnet glace d’effroi l’écrivaine. 

Elle s’interroge : « Quel genre de jeune homme faut-il être pour écrire une chose pareille ?

 L’écriture est soignée, la calligraphie appliquée. 

Tout cela rend le texte plus dérangeant encore.

 Comme si l’auteur savait qu’il serait lu. Qu’il m’attendait. »

A lire aussi: Etty Hillesum sur Arte: l’éclat d’«Une vie bouleversée» à l’écran

 

La trajectoire de Rafael va réveiller en la narratrice des souvenirs lointains.

 Le traumatisme de la disparition, voilà 25 ans, de sa meilleure amie, Laura, ressurgit. 

Elle aussi a été abusée durant l’adolescence par une personne proche. 

La superposition d’images anciennes et actuelles lui donne le vertige. 

L’enquête qu’elle décide de mener va la conduire aux confins de la folie. 

Rien n’est simple, ni blanc, ni noir. 

Rafael a été abusé par son père qu’il a défenestré. 

La police finit par le retrouver. 

Interrogatoire, procès, confrontation avec les petites victimes. 

Le père, en fauteuil roulant, charge le rejeton indigne et pas désiré. 

C’est la vase au fond de la rivière qu’on remue avec un bâton. Tout se trouble. 

Les certitudes s’effritent. La narratrice rencontre Walter Albardier, un psychiatre qui existe réellement. 

Les spécialistes sont dépassés et les moyens manquent pour le suivi des prédateurs sexuels mineurs. 

Les récidivistes sont légion.

 

Maxime Chattam séduit

Les rebondissements se multiplient. La vérité se dilue dans des retours en arrière, des hypothèses, des impasses, elle finit par se heurter à l’inconscient.

 Les descriptions restent pudiques et les témoignages des très jeunes victimes, fragiles.

 Il peut même y avoir un risque d’empathie pour Rafael, pédocriminel condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis.

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La fin est machiavélique.

 Le bandeau accrocheur apposé sur la couverture ne ment pas. 

Maxime Chattam, un des rois du polar, déclare : « Je vous promets que vous vous souviendrez longtemps de ce roman. 

Et de sa fin. » Je confirme.

La mise en abyme – l’auteure écrivant l’histoire de cette narratrice racontant à la fois celle de son amie disparue et celle de Rafael – offre une chute spectaculaire.
 

Et, au-delà, c’est la question de la littérature qui est en jeu. 

La narratrice – et Claviere donc – cite la phrase de Romain Gary, extraite de La Promesse de l’aube : « La littérature est le dernier refuge, sur cette terre, de tous ceux qui ne savent pas où se fourrer. »

 « Dernier refuge », qu’il faut sanctuariser face aux prédateurs financiers de tout bord, en particulier le roman, qui doit être exempt de jugement moral.

Pauline Claviere, Spécimen, Grasset, 416 pages.

Spécimen

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