lundi 20 avril 2026

1er MAI : LIBERTÉ, ÉGALITÉ , FRATERNITÉ ! AU BOULOT ???

 


Au Premier mai, fais ce qu’il te plaît!

Fête du travail: repos obligatoire, débat permanent


Au Premier mai, fais ce qu’il te plaît!
DR.

Les libéraux le répètent à l’envi : la Fête du travail du 1er mai est un anachronisme. 

Et pourtant, au moment de trancher, le gouvernement recule, comme toujours: seuls les boulangers et les fleuristes indépendants seront autorisés à travailler cette année. 

De leur côté, les syndicats craignent que toute dérogation n’en appelle d’autres dans d’autres secteurs. 

Quant à la gauche, elle dénonce avec vigueur, sur toutes les tribunes et sur tous les plateaux, que le 1er mai n’est pas un jour « donné », mais un jour « arraché » par les travailleurs au capital, feignant encore d’y croire vraiment.


Alors que la proposition de loi soutenue par le gouvernement d’élargir le travail le 1er mai avait créé une levée de boucliers dans les rangs de la gauche, l’obligeant à mettre en pause son examen, ce dernier a trouvé la parade : il autorise uniquement les boulangeries et les fleuristes artisanaux à ouvrir et à faire travailler leurs salariés sur la base du volontariat, en ce jour habituellement férié et chômé. 

La boîte de Pandore est-elle ouverte ?

Il n’y a pas de plus habile cheval de Troie. 

Depuis des années, le gouvernement cherche à pénétrer dans la cité imprenable des jours fériés et s’est toujours heurté à des remparts infranchissables. 

Qui ne se souvient pas de François Bayrou, alors Premier ministre, l’air faussement grave, expliquant urbi et orbiqu’il était du devoir des Français de faire « un effort » pour contribuer au redressement de la France en supprimant deux jours fériés : le 8-Mai et le lundi de Pâques. 

Son propos avait provoqué des remous et fut perçu comme punitif. Il avait dû, hélas, reculer. 

 

Grande largesse de cœur

Cette fois-ci, le gouvernement a réussi un magnifique tour de passe-passe. 

Dans son grand cheval en bois, harnaché d’or, il y a caché les fleuristes et les boulangers artisanaux, autorisés à faire travailler leurs salariés lors du 1er mai, Fête du travail, sur la base du volontariat et payés double. 

 Cette grande largesse de cœur de nos chères ouailles ministérielles, prétendant jouer aux aumôniers d’un peuple français souffrant et incapable de vivre décemment, pourrait presque nous faire croire aux discours de ces âmes charitables. 

Ils peuvent compter, en tout cas, lors de leur procession, sur un large cortège de prêtres libéraux, largement acquis à la cause: « libérons le travail de cette France qui souffre », entend-on partout. 

Au XVIIIe siècle déjà, l’abbé de Saint-Pierre, dans son écrit intitulé Liberté aux pauvres de travailler les dimanches après-midi, considérait que l’interdiction stricte du travail dominical constituait une perte de revenus considérable pour les familles pauvres: « Ce serait une grande charité et une bonne œuvre, plus agréable à Dieu qu’une pure cérémonie, que de donner aux pauvres familles le moyen de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants, par sept ou huit heures de travail, et les moyens de s’instruire eux et leurs enfants à l’église, durant trois ou quatre heures du matin ». 

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Mais sous cette commisération de façade et cet acte de bienfaisance, se cache aussi une philosophie moins reluisante: celle de l’individualisme libéral. 

En considérant chaque individu comme indépendant par nature et n’ayant de compte à rendre qu’à lui-même dès lors qu’il ne nuit pas à autrui, chacun peut alors exercer librement le choix de travailler, y compris les jours fériés. 

Au nom de quoi m’interdirait-on d’user librement de mon temps, de mon corps, de mon choix, et de mon argent? « C’est vrai dans certaines limites parce que sinon on est dans un système totalitaire. 

Mais à partir de quel moment l’usage que je veux faire de mon corps, de mon temps, de mon argent va détruire la vie commune? », interroge le philosophe Jean-Claude Michéa. 

Populicide

Pour les libéraux, cette question n’a aucune importance. Ils ne se la posent d’ailleurs jamais. 

Pour eux, les jours fériés sont simplement une entrave à la compétitivité, un archaïsme insupportable dans une époque où l’économie de marché fait la loi. 

Leur seul credo est : « individu, liberté, marché ». 

 Cette cécité de la pensée et cette courte vue sont les œillères de tous les libéraux. 

« L’idéal libéral de la liberté » se résume « à une soumission aux forces impersonnelles du marché » pour reprendre les propos du néolibéral Friedrich Hayekdans La Route de la servitude. 

 En réalité, il s’agit d’offrir à court terme un prétendu supplément de pouvoir d’achat pour mieux imposer la dynamique de l’économie de marché à la totalité de l’existence. 

Contrairement aux sociétés passées où l’économie était immergée dans les religions sociales (coutumes, traditions), le marché moderne s’est désencastré de la société et a pu imposer ses lois. 

Mais ce mouvement n’est pas une libération mais une destruction sociale entière. « Notre thèse est que l’idée d’un marché s’ajustant lui-même impliquait une utopie radicale.

 Une telle institution ne pourrait exister de façon suivie sans anéantir la substance naturelle de la société, sans détruire physiquement l’homme et sans transformer son milieu en désert », alertait l’économiste Karl Polanyi dans son brillant ouvrage La Grande Transformation. 

Ainsi ce qui s’apparente au départ à un gain de pouvoir d’achat et au libre-choix de travailler lors des jours fériés deviendra progressivement une perte de liberté effective, une perte d’argent et un accroissement de l’isolement. 

Tout le tissu social qui fonde la société s’en trouve chamboulé ; tous les rythmes collectifs s’en trouvent désynchronisés. 

Plus grand monde pour faire garder son enfant ; plus grand monde pour organiser les préparatifs d’un mariage ; plus grand monde pour participer à toutes les activités associatives et sportives. 

Il faudra en retour confier ses enfants ou organiser les préparatifs d’une fête non plus grâce au soutien de son voisinage ou de sa communauté, mais bien par l’intermédiaire de multiples services payants.

 Sans compter que ce qui était un travail payé double deviendra à terme un travail payé simple, où dimanche deviendra peu à peu « manchedi » pour reprendre Jean-Claude Michéa.

 C’est la vie hors pouvoir d’achat qui se réduit alors comme peau de chagrin. 

 

Mémoricide

En 1839, le philosophe Pierre-Joseph Proudhon publia un livre intitulé  De la célébration du dimanche. 

 Son propos consistait à analyser pourquoi l’instauration du Sabbat chez les juifs par Moïse, exposé dans le Décalogue – ou celle de la « fériation du dimanche » comme il l’appellechez les chrétiens – constituait un élément indispensable de la cohésion sociale et nationale : « comment le Sabbat devint-il, dans la pensée de Moïse, le pivot et le signe de ralliement de la société juive ? » s’interroge-t-il.

 « Ce qu’il désirait créer dans son peuple, c’était une communion d’amour et de foi, une fusion des intelligences et des cœurs, si je puis ainsi dire ; c’était ce lien invisible, plus fort que tous les intérêts matériels, qui forment entre les âmes l’amour de la même patrie, le culte du même Dieu, les mêmes conditions de bonheur domestique, les solidarités des destinées ; les mêmes souvenirs, les mêmes espérances. 

Il voulait, en un mot, non pas une agglomération d’individus, mais une société vraiment fraternelle. »

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Nos libéraux, ayant subi une véritable vivisection de la mémoire collective, ne voient même pas que la suppression des jours fériés constitue une ablation de leur histoire.

 Ces jours ne sont pas seulement un frein au travail mais constituent un lien à notre passé, à nos ancêtres, à notre histoire et à nos origines communes. 

S’en défaire au nom du sacro-saint travail libéré constitue une attaque contre tout ce que nous sommes, réduisant chaque être à une monade isolée et écervelée ; condamnée à errer dans les marécages d’un nihilisme mortifère. 

Un homme sans Histoire, sans trace, hors-sol est un homme mort. 

Et comment ne pas voir qu’en supprimant toute la charge symbolique et historique des jours fériés par la possibilité de travailler viendra un jour où chaque Français, ayant perdu toute mémoire, pourra se voir imposer de travailler librement et volontairement y compris le jour de Noël ?

 De belles étrennes des orphelins en perspective pour reprendre le titre d’un des poèmes d’Arthur Rimbaud.

 Il serait grand temps et urgent qu’au lieu de déclamer benoîtement les Tables de la loi venues du Mont-Pèlerin, lieu de réunion des néolibéraux dès 1947, les libéraux se rappellent aussi que du Mont Sinaï, on déclara : « Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. 

Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage… »

 

Socialicide

Mais que l’on n’aille pas croire que les colères feintes de la gauche soient aussi philosophiquement cohérentes. 

Ce sont ces mêmes hommes et femmes qui éructent aujourd’hui contre la mise à mort des jours fériés qui sont prêts demain à étendre le plus loin possible tous les droits individuels permettant au marché de fracturer et d’atomiser la société. 

Autant dire de futurs permis de construire au libéralisme pour mieux reformater le monde à son image…

Car, à tous ceux à gauche qui poussent des cris d’orfraie et s’enflamment à chaque fois que l’on touche « au travail », n’oublions jamais que c’est cette même gauche française qui participa à la libération internationale des capitaux.

 Le fameux et embarrassant consensus de Paris décidé dans les années 1980 —de Camdessus à Jacques Delors en passant par Chavranski— sous la férule de tous les mitterrandiens patentés. 

Prenant cause et fait pour le libéralisme économique, il ne restait qu’à la gauche la défense des droits sociétaux ; un libéralisme culturel à rebours de toute la France populaire et des mouvements socialistes originels d’antan. 

 

Il est aujourd’hui clair que sa « défense » de la Fête du travail n’est plus qu’une posture électorale qui ne trompe d’ailleurs personne.

 La gauche a viré sa cuti. 

Elle est aujourd’hui plus à son aise quand il s’agit de promouvoir « la Nouvelle France » ou d’organiser la prochaine marche des fiertés LGBTQIA+. 

 


 Source et Publication ::  https://www.causeur.fr/au-premier-mai-fais-ce-quil-te-plait-325862?utm_ U


 


C' EST EN BRETAGNE , IL FAUT SAUVER LE CHÂTEAU DE CHATEAUBRIAND À COMBOURG (35) !

 MESSAGE !

Combourg rongé de l’intérieur : le château de

 Chateaubriand engage la bataille contre la

 mérule..et a besoin de vous !

Au cœur de l’Ille-et-Vilaine, l’une des plus illustres forteresses bretonnes vacille. 

 Derrière ses murs de granit, un champignon xylophage ronge depuis des années les charpentes du château de Combourg, demeure d’enfance de François-René de Chateaubriand. 

Son propriétaire, Guy de La Tour du Pin, lance un appel aux donateurs pour sauver ce qui reste l’un des hauts lieux de la mémoire bretonne.

 

Vue de la route de Rennes, la silhouette massive paraît indestructible. 

Quatre tours, des courtines, mille ans d’histoire : le château de Combourg a tout de la forteresse que rien ne doit entamer. 

Sauf que l’ennemi, cette fois, ne vient pas de l’extérieur.

 Il a poussé dans l’ombre, dans les bois mêmes de l’édifice, là où le jeune Chateaubriand, selon ses propres mots, est devenu ce qu’il est devenu.

 Un champignon. 

Plus précisément : la mérule, cette pourriture sèche réputée pour dévorer les charpentes les plus solides sans bruit, jusqu’à l’effondrement.

 

Une découverte in extremis

C’est un diagnostic général du bâti, suggéré par la Direction régionale des affaires culturelles, qui a permis de lever le voile. 

L’édifice était plus atteint qu’on ne le soupçonnait : un faux-grenier menaçait littéralement de s’effondrer, et deux tours se sont révélées largement infestées. 

« Il était temps », reconnaît Guy de La Tour du Pin, descendant direct de la famille Chateaubriand, dans les colonnes du Mensuel de Rennes.  

Car la mérule, une fois installée, ne recule que sous la pression d’une intervention lourde : dépose des plâtres du XIXᵉ siècle, traitement fongique, reprise des joints, des menuiseries, des charpentes. 

Coût estimé : environ un million d’euros par tour.

Pour le propriétaire, qui s’apprêtait, après vingt-cinq ans de chantiers successifs et 2,5 millions d’euros déjà investis, à souffler un peu, c’est la douche froide.

 La moitié du château serait aujourd’hui à reprendre. 

Et personne ne peut garantir qu’un nouveau foyer ne surgira pas d’une poutre jusque-là épargnée.

 

Des finances publiques à sec, le privé en première ligne

Le château est classé Monument Historique et peut, à ce titre, prétendre à des aides publiques.

 Mais les caisses se vident. Le Département ne suivra pas. 

La Région Bretagne a apporté 50 000 euros sur les 512 362 € TTC que représente la tranche 2026 des travaux.

 La DRAC, qui a soutenu les chantiers précédents, est sollicitée pour 2027.

 Une fondation rennaise a débloqué 50 000 euros supplémentaires.

 Au total, 65 000 euros ont été réunis via une convention de mécénat passée avec La Demeure Historique — une goutte d’eau face à une facture globale estimée à au moins 5 millions d’euros.

 

Les 60 000 visiteurs annuels qui franchissent le pont-levis assurent le quotidien du lieu, mais pas les restaurations d’ampleur. 

Le propriétaire multiplie donc les candidatures à des fondations, des prix, des réseaux de mécènes. 

Les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt de 66 % pour les particuliers, 60 % pour les entreprises — un levier rarement rappelé aux Bretons attachés à leur patrimoine.

 

Trois zones critiques, un calendrier serré

Les études ont ciblé trois chantiers prioritaires pour 2026 : le faux-grenier du Grand Escalier (charpente, couverture, traitement fongique, cheminées), le chemin de ronde Est (étanchéité à reprendre intégralement, infiltrations actives) et la courtine Sud, où un risque d’affaissement pèse sur le plafond de la chambre dite La Rochetaillée. 

En attendant, les visites continuent, mais la célèbre « tour du Chat » — fermée non pour son fantôme mais pour cause d’étais — reste inaccessible.

 Les guides ont intégré à leur parcours un volet pédagogique sur la lutte contre la mérule, en dessous d’un parapluie d’échafaudage.

 

Un château breton avant d’être un musée Chateaubriand

On l’oublie volontiers : avant d’abriter l’imaginaire du plus grand romantique français, Combourg fut bâti pour défendre la Bretagne.

 Forteresse dressée pour protéger la cathédrale de Dol, les terres alentour et, plus largement, le duché, il a traversé les pillages révolutionnaires, le quasi-abandon du XIXᵉ siècle, la restauration conduite dans le sillage de Viollet-le-Duc, son réquisition en hôpital militaire en 1914, puis l’occupation allemande durant trois années.

 Il est resté debout.

Le voir aujourd’hui menacé par un champignon, alors que les budgets publics se resserrent et que la mémoire nationale se dilue dans d’autres priorités, dit quelque chose de notre rapport au patrimoine.

 Guy de La Tour du Pin parle d’une « longue croisade ». Le mot est juste.

 À ceux qui tiennent à ce que les pierres de Bretagne parlent encore à leurs petits-enfants, il reste à juger si la cause vaut d’ouvrir leur porte-monnaie — ou leur impôt.

 

Pour soutenir les travaux : cagnotte hébergée par La Demeure Historique, association de propriétaires de monuments historiques privés. 

 

Réduction d’impôt de 66 % pour les particuliers, 60 % pour les entreprises.

Photo : Wikipedia (cc)

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LA CROIX ROUGE FRANÇAISE VIENT DE LANCER UN SAC D' URGENCE PRÊT À L' EMPLOI !

 SURVIVALISME !    LU, VU ET ENTENDU !

Quand la Croix-Rouge vend des kits de survie 

à 80 euros : la France entre dans l’ère du 

débrouillez-vous

Ce qui passait hier pour une lubie de survivaliste devient aujourd’hui une recommandation officielle. 

La Croix-Rouge française vient de lancer son « CatakitⓇ », un sac d’urgence prêt à l’emploi vendu entre 79,90 euros (pour une personne) et 149,90 euros (pour quatre).

 Un signe des temps pour une France qui, manifestement, ne peut plus compter que sur elle-même en cas de coup dur.

 

Un aveu institutionnel : l’État ne suffit plus

Il fut un temps où évoquer la nécessité de stocker chez soi de l’eau potable, des pastilles de purification, une radio à manivelle ou un sifflet de détresse vous classait immédiatement dans la catégorie des « complotistes » ou des « survivalistes ». 

Ce temps est révolu. C’est désormais la Croix-Rouge française — institution respectée s’il en est — qui invite chaque foyer à se doter d’un équipement autonome pour tenir les premières 24 à 72 heures d’une catastrophe, avant l’arrivée hypothétique des secours.

L’aveu est lourd de sens. 

Il signifie, en creux, que les services publics ne sont plus en mesure de garantir une réponse immédiate aux populations touchées par une crise. 

Et que la première ligne de défense du citoyen, désormais, c’est… le citoyen lui-même.

 

Cinq besoins vitaux à couvrir

Le CatakitⓇ est conçu pour répondre à cinq besoins vitaux : se soigner, se protéger, se signaler, se nourrir et s’hydrater. 

On y trouve pêle-mêle une lampe torche-radio rechargeable, une bougie de 40 heures, un couteau multifonction, un panneau SOS, un récipient à eau de 3 litres, des pastilles de purification, un sifflet métallique, un sac de couchage de survie en Mylar, un masque anti-particules, des allumettes, des gants en nitrile, de la corde parachute, ainsi qu’une trousse de premiers secours complète (pansements, compresses, garrot tourniquet, ciseaux coupe-vêtements, etc.).

La Croix-Rouge précise par ailleurs que ce kit ne constitue qu’une base : il conviendra d’y ajouter médicaments quotidiens, copies des papiers d’identité, argent liquide, clés USB contenant les données essentielles de la famille, lunettes de secours, et même de quoi s’occuper les enfants (livres, jeux). 

Pour l’eau, il faut compter six litres par jour et par personne ; pour la nourriture, de quoi tenir 72 heures avec des aliments longue conservation ne nécessitant ni eau ni cuisson.

 

Des crises multiples et croissantes

L’argumentaire avancé par la Croix-Rouge ne relève pas du fantasme : inondations soudaines, tempêtes, incendies, séismes, accidents industriels, pandémies… 

Les motifs de vigilance ne manquent pas. 

L’institution avance quatre événements naturels très graves par an en moyenne, contre un seul entre 1950 et 2000. Près d’un Français sur quatre vivrait en zone exposée au risque d’inondation.

Et pourtant, 81 % des Français se déclarent mal préparés face à une tempête ou un cyclone, 75 % face à une inondation, 74 % face à un feu de forêt. 

Un décalage qui inquiète la présidente de la Croix-Rouge française, le Dr Caroline Cross, citée dans le communiqué : être prêt ne serait « plus une option », et il faudrait désormais « pouvoir agir quand tout bascule ».

 

Une nouvelle normalité

Au-delà du produit lui-même — dont on pourra discuter le rapport qualité-prix ou la pertinence du conditionnement commercial d’un tel dispositif par une association historiquement adossée à l’aide humanitaire bénévole — c’est bien la banalisation du discours préparationniste qui frappe.

De la circulaire du SGDSN invitant les préfets à planifier des scénarios de haute intensité, aux brochures suédoises ou allemandes adressées à chaque foyer pour anticiper crises et conflits, en passant désormais par le CatakitⓇ de la Croix-Rouge française, les pouvoirs publics et para-publics européens semblent avoir acté une évidence : l’ère de la tranquillité d’après-guerre est bel et bien terminée.

Reste à chacun, en conscience, à tirer les conclusions qui s’imposent pour sa famille et son foyer. Car lorsque la Croix-Rouge elle-même vend des sacs de survie, c’est que les signaux d’alarme sont passés à l’orange vif.

Infos pratiques : CatakitⓇ disponible sur www.croix-rouge.fr (redirection vers la plateforme Genuine First Aid). Tarifs : 79,90 € pour une personne, 149,90 € pour quatre.

 

Photo ; DR

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