
Comme on pouvait s’y attendre, la riposte d’Elon Musk, qui, faut-il le rappeler, compte 234 millions d’abonnés sur son compte X, n’a pas traîné, et il n’a pas fait dans la dentelle.
Il a d’abord contesté les raisons de la perquisition ordonnée par le Parquet de Paris, suite à un signalement d’un mouchard macroniste, le député Eric Botherel, vaillant élu des Côtes-d’Armor.
Puis il a signalé la présence d’Europol, marquant ainsi la caution de l’Union européenne.
Enfin, il a contesté – comme l’a fait Riposte Laïque ce jour – l’indépendance du Parquet de Paris, l’accusant d’être le bras armé de la dictature de Macron.
Il a ensuite fait savoir que X a respecté toutes les normes légales et que, sur ce plan là, son entreprise est inattaquable.
Pavel Durov, le fondateur de Telegram, qui a fait 96 heures de garde à vue à Paris et a été assigné à résidence pendant dix-huit mois, a rappelé que la France est le seul pays au monde à se comporter ainsi avec les opérateurs et les réseaux sociaux, démontrant que notre pays n’est plus une démocratie.
Puis l’Etat américain s’en est mêlé.
Ils ont sorti deux dossiers capitaux, repris par Elon Musk immédiatement.
Ils ont d’abord dévoilé que l’Union européenne était intervenue dans six pays, et à huit reprises, dont la France en 2024.
Fait accablant, ils sont intervenus pour censurer les opposants à la politique covidiste, ceux qui contestent la pertinence de l’immigration, ceux qui sont taxés d’islamophobie, les opposants à la propagande LGBT et du climat.
Pour la France, ils ont demandé la suppression des comptes, pour les législatives de 2024, des sites et des partis jugés dangereux pour la démocratie.
Un scandale d’Etat qui devrait valoir l’interpellation du gouvernement, au minimum, et des demandes de représailles de la part de la France contre l’UE.
Ils ont d’autre part confirmé les arguments mensongers de l’UE, sous le fallacieux prétexte d’une ingérence de la Russie, pour justifier l’annulation du 2e tour des élections roumaines, où le candidat patriote Georgescu allait gagner et avait annoncé sa volonté de sortir de l’UE et de l’Otan.
Mais c’est surtout le dossier Epstein qui doit retenir notre attention.
Dans ce dossier, les rapports entre Epstein et Macron sont révélés, et il est probable que si Musk a envoyé cette torpille, c’est qu’il y a des billes pour continuer sur ce terrain-là. Il demande à la France d’enquêter sur ces liens, alors que les médias restent silencieux.
Bref, comme le dit Florian Philippot, c’est la guerre totale, et il est inenvisageable que les Etats-Unis ne prennent pas de sanctions contre l’Union européenne et la France, et que Macron ne soit pas directement ciblé.
ET AUSSI

Jack Lang, figure emblématique de la gauche française et ancien ministre de la Culture sous François Mitterrand, se retrouve au cœur d’une polémique après la publication, vendredi dernier, de 3 millions de documents des Epstein Files par le ministère américain de la Justice.
Son nom y apparaît plus de 600 fois, révélant une correspondance régulière et étroite avec Jeffrey Epstein, l’homme d’affaires condamné pour trafic sexuel impliquant des mineures.
Les échanges entre les deux hommes, datés entre 2013 et 2017, soulèvent des questions troublantes.
Dans un e-mail du 28 janvier 2013, Epstein interroge Lang sur des sujets sensibles : « L’enfant devrait-il être initié à la religion ? À de nouvelles sexualités ? Testé ? À quelle fréquence ?
Des tests standardisés ? », avant de proposer un appel téléphonique.
Comment s’étonner de ces propos plus qu’ambigus quand on sait que Jack Lang a cosigné avec 68 autres intellectuels de gauche – parmi lesquels Jean-Paul Sartre, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Gilles et Fanny Deleuze, Francis Ponge, Philippe Sollers, Jack Lang, Bernard Kouchner, Louis Aragon, André Glucksmann, François Châtelet, Félix Guattari, Patrice Chéreau, Daniel Guérin, Gabriel Matzneff, Danièle Sallenave, Guy Hocquengheim – fondateur du Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) – une tribune publiée le 26 janvier 1977, d’abord dans Le Monde puis dans Libération, pour défendre trois hommes incarcérés depuis plus de trois ans pour avoir abusé sexuellement de mineurs de moins de 15 ans.
Les documents montrent également des voyages communs.
Le 2 septembre 2013, Lang écrit à Epstein : « Cher Jeffrey, merci pour ton e-mail. Je serais très heureux de venir avec toi au Maroc. »
Un échange qui confirme leur proximité, tout comme un message de Fabrice Parsy, assistant de Lang, en avril 2017, concernant un vol à Marrakech.
Après une journée passée ensemble, Lang exprime sa gratitude dans un e-mail du 7 avril 2017 : « Cher Jeffrey, c’était une journée fabuleuse hier, un moment merveilleux avec toi.
Ton amitié, cet avion fantastique, et ton extraordinaire générosité nous ont vraiment touchés. »
Face aux accusations, Jack Lang se défend avec véhémence.
Interrogé sur RTL le 4 février, il affirme ne « pas avoir connu [Epstein] en tant que prédateur sexuel » et se déclare « blanc comme neige ».
Il qualifie les soupçons de « supputations à dormir debout » et refuse catégoriquement de démissionner de son poste à la tête de l’Institut du monde arabe (Ima).
La veille, dans un communiqué, il avait déjà nié toute complicité, arguant que « rien ne laissait supposer que Jeffrey Epstein pouvait être au cœur d’un réseau de criminalité » à l’époque de leurs échanges.
Pourtant, dès 2008, Epstein avait plaidé coupable dans une affaire de « sollicitation de prostitution de mineures », écopant d’une peine de dix-huit mois de prison.
Cette condamnation, largement médiatisée, rend inaudible l’argument de Lang selon lequel il ignorait la nature criminelle des activités de son « ami ».
Donald Trump avait pour sa part rompu tout lien avec Epstein plusieurs années avant la condamnation de ce dernier en 2008.
Trump a lui-même déclaré en 2019 qu’il n’avait « pas parlé à Epstein depuis 15 ans », ce qui situerait la fin de leur relation vers 2004.
Par Henri Dubost
Source : https://ripostelaique.com/affaire-epstein-jack-lang
ET ENCORE

Jack Lang , l’homme qui survit à tout, même à Epstein
Jack Lang a 86 ans et il est toujours là.
Toujours debout, toujours président de quelque chose, toujours invité, toujours décoré, toujours intouchable.
Et maintenant, en 2026, les nouvelles décharges Epstein retombent sur lui comme une bruine tiède : à peine de quoi salir le revers de sa veste en cachemire.
C’est que le socialiste Lang aime le confort, aime les bonnes choses, aime le luxe…
Tout le monde s’est précipité sur les « révélations Epstein, persuadé de trouver des tonnes de dossiers particulièrement glauques, voire mêmes perverses et criminelles…
Bof ! Tout ça pour ça ?
On redécouvre :
– des invitations à dîner chez le pire pédocriminel recensé du XXIe siècle,
– des trajets en jet privé,
– des faveurs demandées et obtenues,
– une fille actionnaire à 50 % d’une coquille offshore montée avec Epstein lui-même en 2016,
– des photos souriantes datant de l’époque où tout le monde ne savait pas encore (comprendre : où tout le monde faisait semblant).
Et sa ligne de défense, inchangée depuis sept ans, est d’une insolence presque artistique :
J’étais choqué. Complètement choqué.
Choqué, mais pas assez pour arrêter de fréquenter l’homme dès que l’odeur devenait vraiment nauséabonde.
Choqué, mais pas assez pour refuser l’avion, la limousine, le petit coup de pouce financier quand ça arrangeait.
Caroline Lang, elle, a déjà sauté du navire : démission express du SPI (syndicat des producteurs indépendants ) dès que le nom Epstein est passé au rouge clignotant…
Réflexe de survie familiale impeccable.
Le père, lui, reste planté au milieu du salon, sourire mondain vissé aux lèvres, et répète qu’il n’a rien à se reprocher .
Rien à se reprocher, vraiment ?
Non, messieurs-dames, rien à se reprocher, rien de rien.
Juste d’avoir été l’ami d’un monstre.
Juste d’avoir profité de son carnet d’adresses, de son argent sale, de son réseau de prédateurs.
Juste d’avoir continué à le voir quand les premières alertes étaient déjà publiques depuis des années.
Il a raison, autant dire « rien ». En France, ça ne suffit pas. En France c’est du pipi de chat…
Il faut des menottes filmées en direct, des vidéos sous le lit, un aveu signé devant huissier.
Sinon, c’est des proximités, des erreurs de casting, du passé qui resurgit, du « il y a prescription ».
Et hop, on passe à autre chose.
Jack Lang est le parfait produit d’une caste qui ne tombe jamais : trop de dîners, trop de décorations, trop de Présidents qui lui doivent un souvenir flatteur, trop d’années à incarner « la culture » pour qu’on ose vraiment le pousser dans la fosse…
Alors oui, il va encore s’en tirer.
Encore une fois.
Comme pour le Coral.
Comme pour les pétitions des années 70.
Comme pour toutes les fois où son nom a frôlé la pourriture sans jamais y plonger vraiment.
Le vrai verdict n’est pas judiciaire.
Il est moral, et il est déjà rendu :
Jack Lang est l’illustration vivante, souriante et décorée, que dans ce pays certains hommes peuvent côtoyer le diable, lui serrer la main, lui emprunter son avion, encaisser son argent… et ressortir de l’autre côté avec la même Légion d’honneur et le même air de dignité offensée.
Il s’en tirera.
Parce que le système est conçu pour ça.
Et la prochaine fois qu’il montera sur une estrade pour parler de civilisation, rappelez-vous juste une chose : il a partagé des repas avec Jeffrey Epstein bien après que le monde entier eut compris qui il était.
Et il n’a toujours pas honte.
Par Christine Tasin
https://resistancerepublicaine.com/