mercredi 12 août 2026

L' UNION EUROPÉENE : UN FÉDÉRALISME DEVENU COMPLÉTEMENT OBSOLÈTE ? ( JEAN GOYCHMAN )

 

Union Européenne : un fédéralisme obsolète ?

 [L’Agora]

Plus que jamais, à l’approche des élections présidentielles de 2027, nous sommes soumis à un véritable « matraquage » afin de canaliser notre pensée vers cette Europe supranationale que certains veulent imposer aux peuples, et en particulier au nôtre, depuis des décennies.

 Faute d’avoir pu, comme le disait Bertholt Brecht, « dissoudre le peuple », nos euro-fédéralistes patentés ont préféré l’ignorer après leur cuisante défaite du référendum du 29 mai 2005.

Depuis près de trente-cinq ans, 1992 pour être précis, l’adoption de l’euro, monnaie unique de la zone qui porte son nom, nos « zélites » ont considéré que cette courte victoire (51 % contre 49 % avec 70 % de votants) était une sorte de chèque en blanc signé par le peuple français qui acceptait ainsi de perdre cet attribut essentiel de sa souveraineté qui est le droit de « battre monnaie ».

 La question que nous devons nous poser est : Pourquoi ?


La tactique des « petits pas » de Jean Monnet

La réponse nécessite un retour aux derniers mois de la seconde guerre mondiale. 

Contrairement à ce qu’il est souvent dit, les États-Unis ne furent pas les seuls vainqueurs.

 Par contre, ils étaient les seuls à posséder l’arme nucléaire.


 Durant la guerre, un évènement entouré du plus grand secret a permis de voir émerger une nouvelle forme de pouvoir, qu’Eisenhower désignait par « le complexe militaro-industriel ». 

Roosevelt s’était trouvé face à un problème pour financer le projet Manhattan (bombe nucléaire) car la Constitution de 1787 ne permettait pas la moindre dissimulation et, pour obtenir un financement public, le projet aurait dû être dévoilé aux membres du Congrès, ce qui était impensable.


 Ce sont donc des sociétés privées qui l’ont entièrement pris en charge et qui sont à la base de ce complexe militaro-industriel. Et elles entendaient bien toucher les dividendes de ces sommes engagées sans contre-partie.

 C’est ainsi qu’est né l’empire américain et son objectif était de diriger le monde et à la base duquel on trouve ce complexe financiaro-militaro industriel.

Jean Monnet, français d’origine mais devenu de facto un citoyen du monde, avait compris que les deux premières guerres mondiales avaient fait disparaître les empires monarchiques pour la première et les empires coloniaux pour la seconde, et cela ne devait rien au hasard.

 Seules les nations restaient en tant que puissances souveraines et il fallait les faire disparaître.

 La création de l’ONU en 1946 aurait pu paraître « antinomique » mais cette organisation poursuivait le même but mondialiste.

 Jean Monnet s’était fait le promoteur du « libre-échange » car il pensait que c’était le meilleur moyen d’abolir les frontières et de « mélanger » les populations pour faire disparaître l’identité des peuples.

 Évidemment, il fallait passer par de nombreuses étapes intermédiaires sans jamais avouer le but final.

 C’est ce que Monnet appelait « la politique des petits pas ».


L’Europe occidentale, un territoire idéal pour donner l’exemple au reste du monde.

La guerre s’est terminée en laissant un monde divisé en deux entre «  l’empire du mal » (bloc communiste) et « le monde libre » (tout le reste).

 La « guerre froide » a permis de continuer avec l’OTAN le projet que l’AMGOT avait initié dès 1944 en faisant de l’Europe occidentale un terrain d’expérimentation au service du projet mondial. 

 Tous les prétextes ont été les bons pour faire croire que la vocation de cette Europe était de devenir un territoire sans frontières ouvert à tous les vents du libéralisme le plus échevelé.

Le projet initial mis en place par l’ACUE dés le début des années 1950 allait promouvoir différents projets dont le point commun était de réunir plusieurs pays européens dans les mêmes structures afin de fusionner des domaines d’activités sous l’étiquette mal définie d’une « communauté européenne ». 

Puis ce fut en 1957 la signature du « traité de Rome » consacrant le « marché commun » souvent désigné sous le nom « d’Europe des six ».


Le retour aux affaires de de Gaulle en 1958 marqua un coup d’arrêt à cette politique d’intégration progressive et le discours des « bons de cabri » de 1965 a marqué les esprits.

En 1966, la France quittait le commandement intégré de l’OTAN et retrouvait son indépendance militaire. Après le départ du général, le temps perdu fut vite rattrapé.

 La fiction du « couple franco-allemand » servit d’argument pour ne plus rien entreprendre par nous-mêmes. 

Tout projet industriel ne pouvait qu’être « européen » et la mécanique du fédéralisme à tout prix se relançait

. L’absence de frontières permettant un élargissement du marché commun, c’est bientôt toute l’Europe de l’Ouest qui allait s’y retrouver. Mais un autre axe fédéral allait encore accélérer les choses, celui de la monnaie.


Le fameux SME, (Serpent Monétaire Européen) apparut dès 1972 avant de se transformer en 1977 en Système Monétaire Européen, ancêtre de l’Euro, obéissait encore à la règle des petits pas qui allait mener d’une façon progressive à l’adoption du Traité de Maastricht en 1992 et consacrer la perte pour le peuple français de son droit de « battre monnaie », attribut essentiel de sa souveraineté. 

Visiblement, l’écroulement de l’Union Soviétique en 1991 avait « donné des ailes » aux euro-fédéralistes qui, en réalité, révaient d’établir un gouvernement mondial dont la voie était dorénavant ouverte.

Les propos tenus par David Rockefeller lors de la conférence du Bilderberg de 1991 de vont dans ce sens :“We are grateful to the Washington Post, the New York Times, Time Magazine and other great publications whose directors have attended our meetings and respected their promises of discretion for almost 40 years……It would have been impossible for us to develop our plan for the world if we had been subjected to the lights of publicity during those years.

But, the world is more sophisticated and prepared to march towards a world government.

 The supernational sovereignty of an intellectual elite and world bankers is surely preferable to the national autodetermination practiced in past centuries.”


Dont la traduction est : « Nous sommes reconnaissants envers le Washington Post, le New York Times, le magazine Time et d’autres grandes publications dont les dirigeants ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis près de 40 ans… 

Il nous aurait été impossible d’élaborer notre plan pour le monde si nous avions été exposés à la lumière de la publicité durant ces années.

 Mais le monde est désormais plus averti et prêt à marcher vers un gouvernement mondial.

 La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée au cours des siècles passés. »


Une prise de conscience en 2005

Avec le recul, les « mondialistes » ont quitté la méthode des petits pas pour aller droit au but tant ils avaient la certitude d’avoir gagné.

 Pour les dirigeants de l’Union Européenne, la mise en œuvre d’un « traité constitutionnel » apparaissait désormais comme une formalité.

 La mise en circulation de l’euro avait de facto institué le fédéralisme européen et on allait pouvoir passer à la phase suivante du plan qui était « la mondialisation heureuse ».

Mais le résultat du référendum de 2005 risquait de tout remettre en question et c’était impensable.

L’enjeu était tellement important que tous les moyens furent mis en œuvre afin de le contourner et c’est là que l’Union Européenne a montré son véritable visage.

 Finie la démocratie de bon aloi, place à l’autoritarisme bureaucratique d’un pouvoir non-élu.

 Plus de référendum, place au traité de Lisbonne et le tour est joué. 

Du moins le pensaient-ils.

 Mais le peuple s’est réveillé en même temps qu’éclatait la crise financières des « subprimes » où tout le système financier mondialisé à tremblé.

Cela s’est traduit par une forte montée du vote FN à partir de 2012 qui s’est concrétisée en 2015 aux élections régionales puis 2017 et surtout 2019 aux élections européennes dans lesquelles le RN a eu le plus grand nombre d’élus, et confirmé en 2024.

Entre-temps, le monde non occidental, représentant plus de 80 % de la population mondiale, a commencer à s’organiser pour s’opposer à la domination de cet occident dont il percevait les effets néfastes.

 Les BRICS se sont constitués à partir de 2001 mais ont connus une expansion importante à partir de 2011. 

Leur influence n’a cessé de croître ils posent aujourd’hui un véritable problème au G7.

Leur premier objectif a été de diminuer la part du dollar dans le commerce international et c’est une atteinte directe à la suprématie américaine dont les deux piliers de la puissance sont le dollar et l’armée américaine.


La mondialisation n’a plus d’avenir.

On peut dire aujourd’hui que le projet de gouvernement mondial n’est plus d’actualité. 

Tout porte à croire que nous nous dirigeons vers un monde multipolaire aux antipodes de celui auquel Jean Monnet aspirait. 

Ce retour en force des souverainetés nationales, qui a par ailleurs été souhaité par Donald Trump devant l’Assemblée Générale des Nations Unies en 2017, rend définitivement caduque le projet fédéraliste de l’Union Européenne.

 Plutôt que de tirer une conséquence logique de cette situation, les dirigeants de l’UE lui ayant lié leur sort d’une manière irréversible, ne peuvent se résoudre à l’accepter et tentent par tous les moyens de continuer à faire comme si de rien n’était.

Ces « conquérants de l’inutile », ne voulant accepter cette réalité, en s’accrochant à ce fédéralisme aujourd’hui dépassé, vont au contraire en précipiter la chute.

« Il n’est de politique qui vaille si elle n’est ancrée sur la réalité » disait de Gaulle.

L’aventure européenne, faussée dès le départ car avançant sous un faux nez, et que de Gaulle avait dénoncé, en parlant « d’un fédérateur qui ne serait pas européen mais qui aurait, lui, une politique »risque de se terminer dans une confusion totale alors que celle préconisée par le même de Gaulle prenait en compte l’existence des nations. 

Cette « Europe des Nations » lui aurait pourtant permis de trouver sa place naturelle en tant que continent autonome et indépendant dans ce nouveau monde qui naît sous nos yeux.


Par Jean Goychman, 

Cercle Patria



[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.


LA REVISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNELLE ! INTOUCHABLE ?

 REVUE DE PRESSE !


LU , VU ET ENTENDU !

Richard Ferrand oublie le référendum de 1962 et celui de 1969

La Constitution est ainsi rédigée que toute révision apparaît difficile, sauf si le Président peut s’appuyer sur une majorité à la fois à l’Assemblée nationale et au Sénat. 

En 1962, le général de Gaulle avait directement fait l’appel au peuple, surmontant ainsi tous les obstacles parlementaires et juridiques.

Dans un long entretien (treize questions) accordé à Ouest-France (vendredi 31 juillet 2026), Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel, explique que la mission de son institution est « claire et simple : assurer le respect de notre Constitution, tout le respect de notre Constitution et rien que le respect de notre Constitution, – et cela englobe notre bloc de constitutionnalité. » 


Tout naturellement, Baptiste Legrand l’interroge sur la prochaine élection présidentielle : « Des candidats comme Marine Le Pen (RN) ou Jean-Luc Mélenchon (LFI) portent un regard critique à votre égard. 

Ils voudraient changer la Constitution. »

L’ancien député macroniste de Carhaix fait une réponse de juriste : « Je le redis, nous ne sommes ni législateurs ni constituants.

 De plus, nous ne sommes pas juges d’un projet de modification constitutionnelle.

 Les évolutions constitutionnelles sont possibles si le peuple français et ses représentants le veulent dans le cadre de l’article 89 de la Constitution, qui a été utilisé vingt-trois fois depuis 1958. »


Pour comprendre la subtilité de l’affaire, il faut se reporter au titre XVI de la Constitution intitulé  “De la révision“ et à son unique article 89 : « L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement.

 Le projet ou la proposition de révision doit être (…) voté par les deux assemblées en termes identiques. La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum.

 Toutefois, le projet de révision n’est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre au Parlement réuni en Congrès ; dans ce cas, le projet de révision n’est approuvé que s’il réunit la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. »


 Un obstacle : « en termes identiques »

Ce qui signifie que le Rassemblement national et La France insoumise peuvent obtenir la majorité à l’Assemblée nationale sans que cela leur permette de réussir une révision constitutionnelle.

 En effet le texte doit être « voté par les deux assemblées en termes identiques »

 Or, le Sénat – dominé par la droite – n’acceptera jamais de donner le feu vert à une révision constitutionnelle initiée par le RN ou LFI ; on peut faire confiance à la commission des lois, solidement occupée par les francs-maçons, pour torpiller l’opération.

 Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont condamnés à échouer s’ils veulent passer par l’article 89.

 Et comme ils ne disposeront jamais de la majorité au Sénat, il est inutile d’insister.

Lorsque l’ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne rappelle que cet article 89 « a été utilisé vingt-trois fois depuis 1958 », il a bonne mémoire.
 Animé d’une volonté réformatrice et doté d’une majorité à l’Assemblée nationale et au Sénat, Nicolas Sarkozy avait fait fort avec la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 visant à moderniser les institutions de la Ve République : création de 9 articles et du titre XI bis, modification du titre XI et de 28 articles, tandis que 11 articles étaient complétés.
 Pour ce faire, “Sarko“ avait utilisé l’article 89 et le Congrès (« majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés »).

La démocratie s’oppose au juridisme

Mais il y a également des trous dans la mémoire de l’ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne. 

Il faut remonter en 1962 lorsque le général de Gaulle avait décidé de modifier le mode d’élection du président de la République.

 Sous la IIIe et sous la IVe Républiques, le président de la République était élu par le Parlement réuni en Congrès à Versailles – les députés et les sénateurs faisaient leur tambouille. 

 Selon la version initiale de l’article 6 de la Constitution de 1958, le président de la République est élu par un collège électoral composé d’élus (parlementaires, conseillers généraux, représentants des conseils municipaux), soit 81 764 électeurs.

 C’est dans ces conditions que le général de Gaulle est élu président de la République le 21 décembre 1958.

 Mais cette formule ne lui convient pas, elle ne correspond pas à ses conceptions institutionnelles. Et il ne veut pas dépendre des notables. 

Sa grande idée demeure le suffrage universel direct pour l’élection du Président.

« Pour une modification sérieuse de la Constitution, il faut le référendum », déclare-t-il (Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, Gallimard).

 Certes, mais l’utilisation de l’article 89 s’avère impossible puisque les sénateurs sont devenus farouchement anti-gaullistes. 

Reste l’article 11 qui n’est pas prévu pour les révisions constitutionnelles : « Le président de la République, sur proposition du Gouvernement (…) peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale de la nation, et aux services publics qui y concourent. »

 C’est ce que confirme le professeur de droit Guy Carcassonne : « Indubitablement, le texte de la Constitution n’autorise pas sa révision par le référendum de l’article 11.

 Mais, tout aussi indubitablement, l’esprit de la démocratie ne permet pas de se résigner à ce qu’une assemblée (…) qui ne représente pas le peuple puisse, pour l’éternité des temps, faire échec à des évolutions, que tout le reste de la Nation pourrait vouloir, de son pacte fondamental. » (La Constitution, Essais)


De Gaulle, seul contre tous

Charles de Gaulle utilise donc l’article 11 pour ce référendum destiné à obtenir l’élection du président de la République au suffrage universel direct.

 « Solution : l’article 11, le référendum direct, enjambant l’Assemblée nationale et le Sénat hostiles (forcément).

 Le président de la Haute Assemblée [Gaston Monnerville] évoque une « forfaiture », les députés adoptèrent une motion de censure.

 Hostiles, les juristes le furent : le Conseil d’Etat à la quasi-unanimité, on le sut ; le Conseil constitutionnel aussi, il se tut ; tous les professeurs de droit, à un ou deux près, ils l’écrivirent. 

Hostiles, les partis le furent, tous réunis hors le gaulliste ; les médias, tous sauf télévision et radios publiques, à l’époque aux ordres.

 Malgré ces armées toutes levées contre lui, de Gaulle l’emporte. 

Parce que c’était lui, parce que c’était ça. 

 Lui, encore populaire ; ça, un pouvoir donné au peuple. » (Julie Benetti-Olivier Duhamel, La Constitution et ses grands articles commentés, Dalloz)

La loi constitutionnelle du 6 novembre 1962 modifie les articles 6 et 7 de la Constitution, prévoyant ainsi l’élection du président de la République au suffrage universel direct.

 Cette révision de 1962 est la plus importante de la Ve République. 

Notons que le Conseil constitutionnel saisi se déclara incompétent, refusant de contrôler la constitutionnalité des lois adoptées par référendum (Conseil constitutionnel, 6 novembre 1962, décision n°62-20 DC)


L’échec de la régionalisation

Rebelote en1969. Le 2 avril, le Premier ministre Maurice Couve de Murville écrit au Président : « Conformément aux délibérations du conseil des ministres de ce jour, j’ai l’honneur de vous proposer, au nom du Gouvernement, de soumettre au référendum, en vertu de l’article 11 de la Constitution, le projet de loi relatif à la création des régions et à la rénovation du Sénat. »

 Mais la magie a disparu le 27 avril : le “non“ l’emporte avec 52,4 % des suffrages exprimés.

 Rappelons que le dimanche 2 février 1969, de Gaulle avait prononcé à Quimper un discours afin d’annoncer le référendum sur la régionalisation.

 Il n’y aura donc pas de création des régions et de Gaulle s’en va.


Marine Le Pen a déjà eu l’occasion d’indiquer que, si elle était élue présidente de la République, elle organiserait un référendum portant sur la question de l’immigration.

 Evidemment, cette opération exigerait une modification de la Constitution.

 Passer par l’article 89, c’est l’échec garanti. 

Elle annonce donc son intention d’utiliser l’article 11. 

Son argument : la révision de 1962 et la tentative de 1969 créent une « jurisprudence ».


 Quant à Jean-Luc Mélenchon, il vante les mérites d’ « assemblées citoyennes ».

 Que pense Richard Ferrand de tout cela ? 

On le sent ardent défenseur de l’articler 89, mais il est possible que le nouveau Président ne lui demande pas son avis pour se baser sur l’article 11.


Crédit photo : DR

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jmlb


  C' est comme un coup de poignard  !




MÉDIAS ET PROPAGANDES : LES MÉDIAS FRANÇAIS DU SERVICE PUBLIC MIS EN PLACE PAR LES OLIGARQUES ET VÉROUILLÉ PAR MACRON ..........

 REVUE DE PRESSE !

Cette fois-ci, la charge – cent fois justifiée – de Régis de Castelnau pointe le système médiatique « mainstream ». 

Il enfonce le clou du discrédit populaire profond qui frappe cette caste…  

Le système médiatique mainstream appartenant à la ploutocratie est par nature destiné à produire une image faussée du réel.

 L’objectif est bien sûr d’imposer une idéologie qui est celle de la classe dominante. Marx et Engels avec Gramsci et Lukacs à leur suite nous l’ont bien expliqué, l’idéologie étant un des enjeux de la lutte des classes.

 Le néolibéralisme autoritaire installé par les socialistes français dans notre pays depuis 40 ans a minutieusement détruit le système d’organisation de la presse nationale mis en place après la deuxième guerre mondiale. 


Les médias français sont désormais entièrement entre les mains d’un groupe limité d’oligarques, jusqu’au service public abâtardi, verrouillé par Macron, le fondé de pouvoir mis en place par ces oligarques.

 De mensonges en mensonges, de dévoiements en dévoiements, de propagandes ineptes en propagandes stupides, les médias français ont vu leur influence s’éroder et donnent actuellement le spectacle de son effondrement.

 La simple confiance dans ce qu’ils produisent est simplement anéantie.

 Le XXIe siècle nous a apporté Internet et surtout l’explosion des réseaux sociaux, où comme dans tout l’Occident la majorité des peuples va désormais s’informer. 

 Cette donnée incontournable que toutes les études reflètent a d’abord provoqué l’inquiétude qui s’est maintenant transformée en panique.

 Les oligarques dominants et leurs domestiques ont d’abord commencé à verrouiller leur propre système. 

Pour ne prendre qu’un exemple, le sort fait au magazine Marianne créé par Jean-François Kahn en est l’illustration.
L’oligarque étranger propriétaire, après avoir déployé tous ses efforts pour en modifier une ligne éditoriale vaguement populiste de gauche, a utilisé la manière forte. 

Tous les récalcitrants dehors, l’imposteur Frédéric Taddei au verrouillage, accompagné de la capitulation en rase campagne de Natacha Polony occupée paraît-il à préparer (sans rire ?) une candidature à la présidentielle 2027

. Marianne est désormais un torchon pro-génocide délivrant des opérations de lynchage médiatique à la commande.


Mais pendant ce temps, le tsunami numérique se poursuit.

 Et tout le monde sait bien que quoique chaotique, c’est bien le chemin qui permet l’accès au réel.

 Et là on parle non seulement de l’explosion des nouveaux médias, mais également et c’est essentiel, des réseaux sociaux par lesquels les citoyens se parlent.

 Alors, à l’inquiétude a succédé le désarroi, puis désormais la panique.

 Et l’on assiste au spectacle d’une caste affolée cherchant désespérément à stopper l’inondation qui la submerge, et ne voyant son salut que dans une censure finalement impraticable. 

Parce que s’imaginer que les brochettes d’incapables et d’ignorants qui tentent de construire des remparts de sable vont arriver à leurs fins, est une illusion.

 Même s’il faut combattre ces nuisibles sans merci pour ce qu’ils sont, c’

est-à-dire des ennemis de la Nation et de la démocratie, il ne faut pas non plus se laisser guider par la peur. La première raison étant que l’on a quand même affaire pour certains de ces « décideurs », c’est-à-dire ceux qui, temporairement, tiennent encore le manche, à de sombres nullités.

 Le spectacle d’une incompétence vertigineuse, récemment donné par un certain Laurent Lafon, adepte de la répression de « l’ingérence intérieure », auditionnant le patron français de YouTube, est quand même là pour le démontrer.


Les différentes séquences auxquelles on a assisté depuis quelques semaines sont là pour convaincre que si ces gens sont dangereux, ils ne maîtrisent plus grand-chose.

 Toutes les tentatives récentes de diversion, Butch, Fédorova, ingérences russes, tombent à plat malgré l’importance des moyens.

 Les glapissements de douleur des minuscules Glucksmann, Attal et autres Philippe, pour avoir été « ingérés » suscitent massivement quolibets et éclats de rire.

 Et on prévoit une course à l’échalote au sein de la trentaine de candidats (valeur du jour) de l’extrême centre qui ont des velléités de candidature à la présidentielle. « 


L’ingérence » russe fantasmée étant perçue comme critère de légitimité. 

Au point où on en est de la farce, vous allez voir que le Conseil constitutionnel va l’exiger pour la recevabilité des dossiers de candidature…

Mais on a quand même l’impression que cette histoire « d’ingérence », évidemment utilisée directement par Macron pour tenter de sauver son système, a provoqué un phénomène désormais extrême.

Non seulement la presse française dit absolument n’importe quoi sur tous les sujets, mais il ne s’agit plus de propagande, de réalités arrangées, de mensonges par omission plus ou moins subtils, mais carrément d’une prise de congé avec le réel. 

Même si celui-ci est évident, même si une recherche de quelques secondes sur Internet ou les réseaux permet d’y accéder, tous les journaux, toutes les émissions d’information télévisée, toutes les chaînes d’infos décrivent rigoureusement le contraire.


Que ce soit sur le plan interne ou sur le plan international, le bloc élitaire, la caste médiatico-politique et leur presse ont basculé dans une forme de folie. 

Car désormais il s’agit moins d’influencer ou de convaincre que de se rassurer en affirmant un monde qui n’existe pas.

Car comme le disait Jean Gabin dans « Les grandes familles » :

« Non mais ils y croient, ma parole ! » oo

RÉGIS DE CASTELNAU



LES CANDIDATS A LA PRÉSIDENTIELLE DE 2027 SE BOUSCULENT POUR REJOINDRE LES " MABOULS "

REVUE DE PRESSE !


[L’ÉTÉ BV] 

Pour Emmanuel Macron, plus de trois quarts des Français sont « mabouls » !

Pour plus de 76 % des Français, l’État devait arrêter momentanément d’accorder des visas aux Algériens (sondage CSA).
Capture d'écran Présidence de la République
Capture d'écran Présidence de la République
Cet article vous avait peut-être échappé. 

Nous vous proposons de le lire ou de le relire.

Cet article a été publié le 27/04/2026.


Ce 10 août, Édouard Philippe, candidat à la présidence de la République, vient de donner une tribune chez nos confrères du Figaro

Thème de cette tribune : l'immigration. 

L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron affirme vouloir assumer « le rapport de force avec les pays qui refusent de prendre leurs responsabilités.

 En commençant par l’Algérie. Je l’ai déjà dit, je le redis : la France doit mettre fin à l’accord de 1968. »

 Reviennent alors en mémoire les propos du président de la République, il y a trois mois, c'est-à-dire, il y a une éternité...

Sachez-le : Emmanuel Macron considère que plus des trois quarts des Français sont « mabouls » !

En octobre 2025, un sondage CSA pour CNews/Europe 1/le JDD révélait que, pour plus de 76 % des Français, l’État devait arrêter d’accorder des visas aux Algériens qui veulent venir en France tant que l’Algérie refuse de récupérer ses ressortissants.

Or, Emmanuel Macron, en déplacement dans l’Ariège a durement attaqué les partisans d’une ligne ferme à l’endroit de l’Algérie : pour lui, ceux qui « veulent se fâcher avec l’Algérie » sont des « mabouls ».

 Cette déclaration - la précision est d’importance - intervient alors que le Président passait de la pommade dans le dos d’un médecin formé à Oran : ce dernier se plaignait du système des PADHUE [praticien à diplôme hors Union européenne en France, NDLR], une vérification des connaissances imposée aux médecins étrangers en France, qu’Emmanuel Macron a qualifié aussi sec de « bordel » (sic). 

« On marche sur la tête », a-t-il rajouté, s’appropriant sans complexe la bonne formule de nos amis paysans à son endroit.

 Flatter les allochtones, cracher sur les autochtones. 

De la préférence étrangère dans le texte.


Comme si...

Comme si ce n’était pas l’Algérie, elle même, qui avait décidé de se fâcher. 

La France d’Emmanuel Macron ressemble à une épouse enamourée, accrochée au pantalon de son conjoint toxique qui vient de demander le divorce : « Ne me quitte paaaas ! »

Comme si les mamours, préférés aux mabouls par le matador Emmanuel Macron, avaient mieux fonctionné.

 Tout a été essayé : les visites officielles, les flatteries, les ruptures du jeûne du ministre des Affaires étrangères à la mosquée de Paris, les murmures à l’oreille du pape…

 Les OQTF sont toujours sur notre sol et Christophe Gleizes est encore dans les geôles algériennes. 

Quant à Boualem Sansal, il doit sa libération aux Allemands.


Comme si Emmanuel Macron avait le moindre mot à dire, s’agissant des contrôles des médecins étrangers, quand lui et son épouse sont soignés, dorlotés, assistés à chacun de leur déplacement par des médecins militaires de pointe et triés sur le volet. 

Les Français ont vu leurs enfants refusés à l’entrée des universités de médecine par des concours très sélectifs et ils devraient se voir imposer sans moufter, pour leur propre santé, des praticiens étrangers n’ayant pas fait l’objet d’un contrôle aussi exigeant ? 

Une politique médicale qui ressemblerait singulièrement à celles agricole et énergétique (en matière de gaz de schiste) : accepter à l’importation ce que l’on n’a pas le droit de produire chez soi. 

N'est-ce pas cela, plutôt, qui est complètement fou, dingue, dément ; bref… maboul ?


Gageons, en plus, que dans quelques années, l’Algérie fera grief à la France d’avoir aspiré ses praticiens quand elle en avait elle-même tant besoin.

Si l’on doit parler des PADHUE, il n’y a qu’une seule chose à dire : un Président n’aurait PADHUE dire ça. S’il y a du « bordel » dans le pays, les mabouls - et fiers de l’être - savent bien à qui on le doit.


ET AUSSI


Édouard Philippe rejoint le Camp des saints… ou des « mabouls » ?

Magnifique tribune d’Édouard Philippe dans "Le Figaro" du 10 août...
Capture d'écran Horizons
Capture d'écran Horizons


Nul n'est prophète...

Nous reviennent alors les mots d’un autre prophète, conspué en son temps par les ancêtres idéologiques du premier Premier ministre d’Emmanuel Macron : « La grande responsabilité dans cette affaire serait de ne pas dire la vérité […] sur la véritable vague déferlante de l’immigration en provenance du tiers-monde vers un pays comme le nôtre frappé par la dénatalité. 

Des pays qui sont à la fois pauvres et connaissent une explosion démographique. »


 Ce prophète, évidemment, c’était Jean-Marie Le Pen.

 C’était en 1984. Édouard Philippe avait alors quatorze ans. « Mais c’est pas tout, mais c’est pas tout », comme chantait Bourvil, un autre Normand. 

Le Havrais l'affirme : « Nous avons le droit de choisir qui entre sur notre territoire pour travailler, étudier ou demander légitimement l’asile. » 

C’est bien de le dire car, parfois, on a comme un doute.


Cap' ou pas cap' ?

Et puis, encore plus fort : « Assumons le rapport de force avec les pays qui refusent de prendre leurs responsabilités. En commençant par l’Algérie. Je l’ai déjà dit, je le redis : la France doit mettre fin à l’accord de 1968. Visas, aide au développement, accords commerciaux : nous utiliserons tous les instruments nationaux et européens pour défendre nos intérêts et nos frontières. » 


Ça y est, c’est fait : Édouard Philippe, macroniste de la période bleue du macronisme, vient de rejoindre le camp des cinglés. 

Vous savez, ces « mabouls » qui « veulent se fâcher avec l’Algérie », si l’on en croit Emmanuel Macron. La campagne présidentielle, qui a déjà pris un premier virage conspirationniste, pourrait engager un tournant psychiatrique !

 Cela promet d’être passionnant.

 Question à Édouard Philippe : cap' ou pas cap' ?


Course à la mer

On l’aura compris, entre un Gabriel Attal qui est parti en chasse contre les gens du voyage et un Édouard Philippe qui montre ses muscles de boxeur, l’extrême centre s’est lancé dans une course échevelée à la mer. 

Objectif : s'emparer des thématiques de « l’extrême droite », vu que le pays penche sérieusement à droite. Réussiront-ils cette audacieuse manœuvre de contournement ? 

Là est la question.

 Une question de crédibilité, d’autant qu’Édouard Philippe est comptable de son bilan comme chef de gouvernement. Sur X, Charles-Henri Gallois, en donnant quelques chiffres, est sans pitié.

 Selon le conseiller économique de Jordan Bardella, Édouard Philippe, lorsqu’il était Premier ministre, « a battu tous les records en matière d’immigration ». 

« En 2019, le niveau d’immigration était 2,5 fois supérieur à celui enregistré sous le socialiste Lionel Jospin en 2000 ».

 Encore en 2019, « il avait augmenté les flux migratoires de près de 25 % par rapport à 2017 ». 

Enfin, « il est à l’origine de l’explosion de l’immigration étudiante avec son programme "Bienvenue en France", qui visait à accueillir 500.000 étudiants étrangers à l’horizon 2027 ».

 


La t'naille

Course échevelée à la mer, mais avec ce « petit plus » qui est la marque du supposé « camp de la raison ». 

Ainsi, Édouard Philippe martèle : « Je ne céderai à aucune des deux impasses qui minent le débat sur l’immigration : nier le problème au nom du politiquement correct, ou prétendre retrouver le contrôle en nous isolant de nos voisins et en mettant fin aux instruments européens.

 Ces deux postures se répondent dans la démagogie. »


 Ce à quoi Marion Maréchal lui a répondu, sur X : « Il va falloir en finir avec cette vieille antienne : personne ne propose de "s’isoler de nos voisins européens".

 Tout le monde a conscience que c’est l’Europe entière qui fait face à la submersion migratoire ! 

Mais aujourd’hui, ce sont les centristes qui isolent la France. 

Je rappelle que 22 pays de l’Union ont appelé à davantage de fermeté après l’invasion de Ceuta, le gouvernement français s’est placé en chef de file des récalcitrants. »


Certes, Édouard Philippe répondra qu'il n'est plus au gouvernement depuis six ans. 

Mais la manœuvre d'évitement risque d'être déjouée par une autre manœuvre, celle-ci dite « de la t'naille » (les fans de la 7e compagnie comprendront...) : un Édouard Philippe pris en tenaille entre son passé d'ancien juppéiste et de premier macroniste de France d'une part, et son discours de rupture avec quarante ans de politique immigrationniste dont il est l'héritier, quoi qu'il en dise, d'autre part.

 On attend avec impatience et non sans une certaine gourmandise la prochaine surenchère de Gabriel Attal.

À ce sujet — [TRIBUNE] Ceuta : Le Camp des saints


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UN JOUR COMME LES AUTRES ! C' EST EN FRANCE ! PARLEZ-MOI ENCORE DU " VIVRE ENSEMBLE. " ???

 


REVUE DE PRESSE !

Il hurle « Allahou Akbar », sort trois couteaux et blesse deux policiers municipaux

Capture Youtube

Lundi 10 août 2026, vers 13 h 30, en plein cœur de Toulouse, rue d’Austerlitz, à deux pas de la place Wilson.

 Trois policiers municipaux sont en patrouille.

 Un homme s’approche de leur véhicule.

 Il prétend avoir « un renseignement » à transmettre.

 Les agents baissent la vitre. 

Ce qui suit n’a plus rien d’un simple échange.


L’individu se met à insulter et à menacer les policiers.

 Puis il sort un couteau. 

Selon plusieurs sources proches du dossier, citées par Le Figaro, il aurait prononcé à plusieurs reprises « Allahou Akbar ». 

Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a immédiatement évoqué sur ses réseaux des « propos à caractère terroriste ».

 Le parquet de Toulouse a confirmé cette information : « L’intéressé a tenu des propos faisant référence à une idéologie terroriste. »


La scène, filmée par des riverains et largement diffusée, montre un homme hors de contrôle.

 Les agents sortent du véhicule pour tenter de le contenir.

 L’endroit est en travaux, encombré, peu propice à une interpellation propre. 

L’homme est désarmé une première fois. 

Il ressort un deuxième couteau. Puis un troisième.

 Pendant de longues minutes, les policiers utilisent le gaz lacrymogène.

 Ils renoncent à dégainer leur arme de service : la densité des passants est trop importante.

Deux agents sont blessés.

 L’un d’eux présente plusieurs points de suture au niveau du cou.

 Selon les informations recueillies, l’assaillant a « visé la carotide sans parvenir à ses fins ».

 La policière, elle, a reçu trois coups de couteau stoppés par son gilet pare-balles. 

Elle a tout de même été blessée aux deux bras et a également nécessité des points de suture.

 Les deux fonctionnaires ont été conduits à l’hôpital Rangueil.

L’agresseur a été placé immédiatement en garde à vue. 

Il est décrit comme « a priori étranger » et « toujours non identifié ».

 Des recherches internationales ont été lancées pour établir son identité. 

Au moment des faits, il était « légèrement alcoolisé ».

 Des analyses toxicologiques sont en cours.

 Dans la nuit, le parquet a décidé de le transférer vers le service psychiatrique de l’hôpital Purpan. 

Son état a été jugé « incompatible » avec le maintien en garde à vue, pour des raisons relevant du secret médical.

Le parquet national antiterroriste (PNAT) a été informé.

 Il se dit « en observation » mais ne s’est pas saisi à ce stade

 Le parquet de Toulouse indique qu’il convient de vérifier précisément les propos tenus avant d’envisager un éventuel dessaisissement. 

Selon les informations disponibles, cette hypothèse resterait pour l’heure peu probable.


Voilà donc le bilan factuel d’une après-midi ordinaire dans une grande ville française : un individu non identifié, présumé étranger, légèrement alcoolisé, qui sort trois couteaux, crie « Allahou Akbar », vise la carotide d’un policier, blesse deux agents, et se retrouve en psychiatrie plutôt qu’en détention provisoire. 

Les images circulent.

 Les policiers municipaux, qui n’ont pas le même armement ni le même statut que leurs collègues nationaux, se retrouvent une fois de plus en première ligne face à une violence qui mêle alcool, idéologie et instabilité psychiatrique.


La question des motivations reste ouverte.

Les enquêteurs doivent encore confirmer la nature exacte des propos et l’identité de l’auteur. 

Mais les éléments déjà connus — les cris, les références à une idéologie terroriste, le choix de s’en prendre à des uniformes en plein centre-ville — suffisent à poser une évidence : ce type d’agression n’est plus un accident isolé.

 Il s’inscrit dans une série d’actes où le couteau, le slogan religieux et l’attaque contre les forces de l’ordre se conjuguent avec une régularité troublante.


En attendant l’identification de l’individu et les conclusions des analyses, deux policiers municipaux de Toulouse portent désormais des points de suture. 

L’un d’eux a frôlé la mort d’une artère près.

 L’autre a senti trois fois la lame s’arrêter sur son gilet.

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L'immigration plus ou moins incontrôlée, et sur laquelle aucun dirigeant européen n'a jamais demandé l'avis des peuples, a profondément modifié notre vie quotidienne, nos services publics, et tout notre environnement.

C'est sans conteste LE fait majeur de ces dernières décennies, et les conséquences de ces politiques irresponsables sont incalculables.

C'est ici que les médias LIBRES et INDÉPENDANTS jouent un rôle primordial : nous sommes les seuls à raconter la vérité, à décrire vraiment les conséquences multiformes de l'immigration, en France et en Europe.



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Source et Publication :  https://lejdf.fr/il-hurle-allahou-akbar-



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mardi 11 août 2026

GÉOPOLITIQUE : CONFLIT RUSSO/ UKRAINIEN. ! LA DURE RÉALITÉ NE PEUT PLUS ÊTRE NIÉE !

 

La dure réalité ne peut plus être niée

  • TRIBUNE !






Dans mon étude du 20 juillet 2022, ukraine-russie-du-fantasme-a-la-realite.pdf , présentée cinq mois après le début de l'intervention russe en Ukraine (24 février 2022) et intitulée « Du fantasme à la réalité », je rappelais que cette opération militaire était la suite logique d'une guerre par procuration préparée de longue date et provoquée par les Etats-Unis.

Quatre ans et demi plus tard, la guerre se poursuit avec son lot de destructions et de pertes humaines. On pouvait penser que l'élection de Donald Trump allait permettre d'aboutir, sous son impulsion, à une solution négociée.
C'était sans compter sur la détermination de Vladimir Poutine de « démilitariser et dénazifier » l'Ukraine pour empêcher définitivement la réalisation de son projet d'intégration dans l'OTAN, considéré comme un casus belli.```

C'était sans compter sur le jusqu'au-boutisme de Volodymyr Zelensky dénué de lucidité et aveuglé par un ego dont la démesure a été façonnée et confortée par le soutien inconditionnel de l'OTAN et de l'UE.
C'était, enfin, sans compter sur l'inconséquence de nombreux dirigeants de l'OTAN, de l'UE et notamment de la Coalition des volontaires qui ont plutôt cherché à contrarier la tâche des Etats-Unis dans la négociation engagée avec la Russie car se sentant écartés du processus, et c'était donc sans compter sur leur volonté manifeste d'entretenir cette guerre.
Cette dernière a pris cependant, depuis quelques semaines, une nouvelle dimension – avec des frappes ukrainiennes en profondeur sur le territoire russe – dont nos médias, biberonnés au narratif de l'OTAN, ne semblent pas saisir les conséquences.
Dirigeants et médias va-t-en-guerre, imbus de leurs certitudes, esclaves de leurs fantasmes et niant la réalité sur le terrain, n'imaginent même pas la stupeur, voire la honte qui sera la leur lorsque la réalité s'imposera à eux.
Une question se pose alors : l'accepteront-ils ?


En effet, la Russie serait désormais, selon eux, dans une phase d'incertitude et serait en grande difficulté. Vladimir Poutine subirait les plus fortes pressions depuis le début de la guerre.
Le président ukrainien, relayé par les dirigeants et les médias européens ne cesse d'enchaîner les déclarations triomphales, notamment sur des succès hypothétiques de frappes otano-kiéviennes sur le sol russe et sur le prétendu recul des armées russes.
La Russie ne serait plus en position de force dans cette guerre et n'aurait plus l'initiative. Interviewé sur le plateau de Fox News lors de son récent déplacement à Washington, Volodymyr Zelensky affirmait que la Russie perdait 30 000 de ses soldats chaque mois !
Notre ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, interviewée le 13 juillet dernier, adressait, de son côté, un message à la Russie sur la détermination de la France dans le contexte actuel où, sur le terrain, l'Ukraine serait en position favorable (sic).
Nos médias, télévision et presse écrite, semblent frappés de cécité et d'un manque évident de professionnalisme dans la recherche de l'information et dans sa présentation.
Curieusement, on y apprend qu'après ses présumés reculs du printemps, l'armée russe piétine sur le front alors qu'en réalité elle fait actuellement des percées importantes et avance méthodiquement suivant une stratégie d'attrition particulièrement efficace.
C'est pourquoi il est sidérant de constater un tel décalage entre l'information dispensée et la réalité sur le terrain.
Une guerre se gagne sur le terrain militaire et non grâce à une stratégie informationnelle.
La question qui vient donc naturellement à l'esprit : pourquoi ce traitement partial et orienté de l'information et pourquoi ces mensonges validés, sinon dictés par nos dirigeants pour des raisons non avouées ?
Au moment où précisément Xenia Fedorova, journaliste russe et ancienne directrice de RT France, est frappée d'un arrêté ministériel d'expulsion, on peut légitimement se demander de quel côté sévit la désinformation et la malinformation ?
Il nous faut donc rétablir un minimum de vérité pour comprendre le séisme qui accablera avec une pointe d'humiliation les dirigeants européens lorsque l'Ukraine devra finalement signer la paix aux conditions de la Russie.


Rappelons tout d'abord que cette guerre provoquée aurait pu et aurait dû être évitée et que la France, qui présidait l'UE au premier semestre 2022, aurait pu et aurait dû tout faire pour l'empêcher en organisant une conférence internationale pour la paix.
Cela aurait été plus profitable à l'Europe qu'une coalition des volontaires pour la guerre et la France en aurait tiré de grands bénéfices politiques en faisant, de plus, honneur à sa signature de garant des accords de Minsk.
Il ne faut pas se mentir, l'Ukraine a été sacrifiée, en toute connaissance de cause, sur l'autel d'intérêts qui ne sont pas les nôtres car la Russie, puissance nucléaire de premier plan, ne peut pas perdre cette guerre.
Nos dirigeants s'égarent sérieusement en contestant cette évidence et prennent, par des actions inconsidérées, d'énormes risques en adoptant une posture de cobelligérants.


Cela étant dit, la situation militaire sur le terrain doit être établie dans sa globalité à partir de faits – pas des idées, pas des chimères, pas des hypothèses, mais des faits – recueillis et recoupés par des sources diverses et fiables.
Ensuite, chacun est en mesure d'en tirer ses propres conclusions et d'élaborer une analyse pour éclairer les Français.
Ce n'est manifestement pas la démarche engagée par nos médias.
Quant à nos décideurs, ils disposent du renseignement élaboré par nos services qu'ils sont en mesure de confronter à celui des services alliés, notamment américains, et peuvent en tenir compte ou pas dans les décisions ou prises de position qu'ils sont amenés à prendre.
Dans le cas présent, nous ne sommes pas en guerre et le pouvoir peut vouloir imposer un narratif correspondant à ses intérêts du moment.
Cela est cependant risqué, surtout lorsque le décalage entre la situation réelle et celle dictée dans une stratégie de communication devient trop visible. Les faits sont têtus et on ne peut pas les nier impunément.


Comme évoqué plus haut, cette guerre entre l'Ukraine et la Russie a pris une nouvelle dimension depuis quelques semaines et est entrée dans une phase d'accélération et d'intensification des opérations et des bombardements russes, entraînant sur le terrain une évolution de la ligne de front très inquiétante pour les armées ukrainiennes.
Ce point de bascule est, en réalité, le résultat de l'ultimatum lancé par Zelensky à Poutine en annonçant, le 25 juin dernier, le lancement d'une opération de 40 jours visant à faire plier la Russie.
Encouragé par ses « protecteurs » otaniens, le président ukrainien a lancé une campagne de frappes massives (drones et missiles) dans la profondeur du territoire russe, y compris sur Moscou, visant des objectifs divers dont des installations pétrolières.
Ce que nos médias retiennent de cette campagne, ce sont les images impressionnantes de ces frappes otano-kiéviennes sur quelques-uns des objectifs visés, s'abstenant d'évoquer les frappes russes massives en représailles, notamment sur Kiev, qui occasionnent des dégâts considérables au complexe militaro-industriel ukrainien et aux dépôts otaniens, préférant mettre l'accent sur le fait que l'Ukraine a l'initiative et que l'armée russe essuie des pertes insupportables. Ce que nos dirigeants, eux, n'ont pas compris, c'est que cette campagne de frappes dans la profondeur du territoire russe, non seulement ne changera rien à l'issue de cette guerre, mais aura été une erreur stratégique majeure à laquelle ils seront fatalement associés.
Sous la pression des radicaux,
Poutine a été conduit à réagir brutalement à l'attaque de son pays.
Cette erreur de Zelensky pourrait précipiter le cours prévisible de ce conflit qui, d'ores et déjà, montre des bouleversements d'ampleur en particulier sur la ligne de front, car elle signe la fin de ce que les Russes qualifiaient d'opération militaire spéciale pour entrer véritablement dans un processus de guerre totale contre l'Ukraine.
Il nous faut donc évoquer concrètement les conséquences de ce changement de nature de ce conflit.


Dans un premier temps, si sur le plan médiatique cette campagne de frappes otano-kiéviennes dans la profondeur du territoire russe, conduite avec des drones et des missiles, dont des missiles de croisière otaniens, a pu contribuer – et les médias s'y sont employés – à donner l'impression que l'Ukraine a l'initiative et maîtrise la situation, il n'en est malheureusement rien.
En effet, sur le plan opérationnel et militaire, malgré la raffinerie de pétrole dans les environs de Moscou touchée et fortement endommagée, malgré les coups sévères subis par la Russie, la très grande partie des cibles frappées n'est absolument pas de nature militaire (par exemple, les entrepôts type « Amazon ») car moins bien, sinon pas protégées.

Le but est surtout de marquer les esprits dans la perspective de déstabiliser le pays et le résultat final n'est absolument pas décisif.
Alors que ces frappes ont pu compter plusieurs centaines d'engins volants (jusqu'à près d'un millier certaines nuits) dans le but de saturer les systèmes de défense adverses, très peu ont vraiment atteint des cibles sensibles d'un point de vue militaire.
Non seulement l'ultimatum du président ukrainien, qui a choisi l'escalade se révèle ici être un échec, mais il a permis de démontrer l'efficacité des systèmes de défense russes qui interceptent une très grande partie de ces engins, ce qui relativise l'efficacité de ces attaques au vu des moyens consommés par les Ukrainiens et qui pourraient bientôt manquer.
Les médias se gardent bien cependant d'aborder ces sujets dans tous leurs aspects pour ne pas nuire au narratif qui doit rester favorable à l'Ukraine. Jusqu'à quand ?


En revanche, c'est un déluge de feu qui s'abat dorénavant sur le territoire ukrainien, y compris sur Kiev, en réponse à ces frappes en profondeur sur le sol russe, et le taux de destruction ou d'endommagement des cibles visées est d'autant plus important que les moyens engagés (drones, missiles, missiles de croisière) ne sont désormais plus interceptés en raison d'une pénurie dans les moyens de défense aérienne et anti-aérienne largement consommés.
Les stocks comme ceux des missiles Patriot, par exemple, sont épuisés et ne seront pas réapprovisionnés avant longtemps, les capacités de production de ce missile par les Etats-Unis, sollicités sur un autre théâtre, n'étant pas en mesure, dans l'immédiat, de répondre au besoin.
Cette phase opérationnelle offensive par les airs en cours ne peut pas être considérée comme une opération combinant de simples frappes, mais désormais comme une opération d'envergure en réponse à l'ultimatum de 40 jours de Zelensky, visant l'effondrement de l'économie militaire ukrainienne.
L'effort est résolument porté sur tout ce qui touche le complexe militaro-industriel otano-kiévien avec des usines de production de l'aéronautique, de missiles et de drones, de matériels radars et instrumentation pour les armées, des sites de dépôts d'armes, des zones industrielles implantées dans les différents districts, des sites énergétiques, ce qui entraîne de fréquentes coupures d'électricité et d'eau.
Les autorités ukrainiennes sont abasourdies par le ciblage du réseau ferroviaire ainsi que du réseau des stations-service (plusieurs centaines détruites) et des camions-citernes de carburant, affaiblissant de fait tout ce qui contribue au fonctionnement de la logistique de l'armée ukrainienne.
Un ex-député de la Rada (assemblée nationale) a même évoqué un enfer dans la banlieue sud de Kiev lors de la destruction par un missile d'un puissant dépôt de munitions, entraînant la destruction d'une centaine de maisons et la mort de civils.
Nos médias n'ont évoqué dans cet épisode que le côté scandaleux d'une attaque tuant des civils, occultant le fait que les Ukrainiens avaient installé ce dépôt de munitions dans un secteur résidentiel, au milieu de civils !
De plus, Odessa est particulièrement ciblée avec la destruction d'importantes installations des ports sur la mer Noire et la destruction de nombreux navires assurant des échanges commerciaux, mais également la livraison d'armements et de munitions.
Le complexe portuaire d'Odessa est désormais inutilisable, tous les ports étant de fait fermés et inaccessibles.
Il faut rappeler que l'ensemble des ports d'Odessa représentait, à ce jour, plus de 85 % des exportations de marchandises et de ses approvisionnements militaires.
La situation devient donc catastrophique pour l'Ukraine et Zelensky, dans une tentative désespérée pour relancer ses exportations maritimes, demande à ses « protecteurs » occidentaux d'accentuer leur pression pour que la Russie ouvre un corridor maritime vers Odessa.
Un vœu pieux.
Les conséquences seront dramatiques et désastreuses pour l'Ukraine qui devient, dès à présent, un pays enclavé, privé d'accès à la mer.
La population ukrainienne risque, de ce fait, de souffrir bientôt de pénuries de toutes sortes, y compris alimentaires.
Cette ineptie d'ultimatum de Zelensky, ayant bombardé des raffineries à Moscou sur ordre de l'OTAN, l'aura conduit à commettre une erreur stratégique majeure et donc une faute historique, un suicide qui coûtera cher à l'Ukraine.


D'autant plus que cette erreur stratégique a des incidences directes sur le terrain, sur la ligne de front qui connaît depuis quelques semaines des bouleversements d'ampleur qui s'accélèrent ces derniers jours.
La stratégie d'attrition des forces russes appliquée depuis plusieurs mois pour affaiblir leur adversaire (expliquant leur progression lente, des retraits tactiques ponctuels laissant se développer des contre-attaques pour mieux les neutraliser) n'a été comprise ni par nos médias et leurs experts de plateaux, ni par nos dirigeants aveuglés par leurs certitudes.
D'où l'irresponsabilité des dirigeants de l'UE/OTAN à convaincre Zelensky de commettre l'irréparable.
En réalité, refusant de négocier puisqu'en position de force, Poutine a joué sur le temps. Il a su imposer une guerre d'usure dans la perspective d'affaiblir l'armée ukrainienne par des pertes humaines continues, grâce à ses capacités de feu (artillerie, drones, bombes planantes) et par, notamment, l'affaiblissement progressif de leurs stocks d'armements et de munitions.
Ces derniers ne pourront d'ailleurs plus être approvisionnés par la mer, l'accès par Odessa étant désormais impossible. Sur le plan terrestre, l'ultimatum de Zelensky, adressé à Poutine avec l'aval de l'UE et de l'OTAN pour amener la Russie à la table des négociations, aura également été le déclencheur du passage à une phase plus offensive avec des percées notables bousculant sérieusement, à présent, le dispositif ukrainien.
Avec la prise de Konstantinovka, forteresse réputée imprenable et porte d'entrée vers l'agglomération de Slaviansk-Kramatorsk, autres places fortes essentielles, c'est la colonne vertébrale de la défense de l'Ukraine à l'ouest du Donbass qui s'effondre.
L'emploi répété des bombes planantes FAB-500, FAB-1500 et FAB-3000 sur les positions de l'armée ukrainienne est particulièrement dévastateur et la bataille pour Slaviansk et Kramatorsk est maintenant engagée, les troupes russes en étant à environ 5 km.
Une percée entre ces deux places fortes semble se concrétiser pour, dans un premier temps, couper l'axe routier qui les relie et peut-être chercher à les encercler pour obtenir, à terme, leur reddition. D'ailleurs, une partie de la population de Kramatorsk est en cours d'évacuation.
D'autre part, le pont de Slaviansk au-dessus de la rivière Kazenni Torets a récemment été bombardé et est fortement endommagé, le rendant inutilisable pour les véhicules militaires lourds.
Cette situation est pénalisante sur le plan de la logistique, voire gravissime pour une partie des troupes ukrainiennes en cas de retrait des forces face à la poussée russe.
On observe, par ailleurs, de plus en plus l'engagement d'avions d'attaque russes tirant leurs munitions guidées à des distances inhabituellement courtes par rapport à la ligne de contact.
Cela confirme la quasi-absence de systèmes de défense aérienne, notamment à moyenne et longue portée, due à l'épuisement des stocks et donc la maîtrise du ciel du côté russe.
Les développements récents des opérations sur le terrain risquent donc d'être le prélude d'une défaite otano-kiévienne prévisible et annoncée dès le début de ce conflit.


En effet, les résultats de la très médiatisée opération des 40 jours de Zelensky pour faire plier la Russie ne sont pas ceux attendus.
Bien au contraire. Cette opération devait isoler la Crimée et paralyser le complexe énergétique russe. Or, aucun des objectifs n'a été atteint.
En revanche, en réaction, l'Ukraine subit un coup dévastateur qui se complique avec une crise politique intérieure.
Mais ce désastre qui n'aurait jamais dû se produire est également imputable à des dirigeants européens médiocres et va-t-en-guerre manifestement incompétents, sans vision géopolitique, qui ont voulu faire croire à un président ukrainien, marionnette de l'Etat profond américain et de l'OTAN, qu'il pouvait gagner une guerre contre la Russie, puissance nucléaire de premier plan.
La dure réalité s'impose brutalement à eux tous ainsi qu'à des médias russophobes aux ordres pour lesquels la Russie nous menacerait, alors que le commandant suprême de l'OTAN (SACEUR), le général américain Grynewich, a déclaré, en juin dernier, que « la Russie ne recherche pas le conflit ».
Ainsi cet embrigadement les fait tous hurler à la « propagande russe » dès qu'un argument s'écarte du récit officiel. Il va pourtant bien falloir accepter la dure réalité et répondre aux questions qui fâchent.


Tout d'abord, il faut rappeler que, depuis la fin de la guerre froide, la Russie est restée un ennemi pour l'Etat profond américain et que les promesses – conditions pour la réunification de l'Allemagne – n'ont pas été tenues.
Au contraire, l'OTAN n'a eu de cesse de s'étendre jusqu'aux frontières russes et sa pensée dominante dans ce conflit est que porter la guerre en Russie devait la forcer à renoncer ou à composer.
Cette pensée repose, en fait, sur une hypothèse totalement fantasque selon laquelle la Russie serait engagée dans une guerre impériale qui n'aurait pas été provoquée, alors que cette dernière considère qu'elle mène une guerre défensive contre une OTAN déterminée à utiliser l'Ukraine pour la détruire, y compris jusqu'au dernier Ukrainien !
Au final, c'est plutôt l'Ukraine qui s'achemine vers la capitulation et ses « protecteurs » de l'UE et de l'OTAN ont une immense responsabilité dans ce désastre.
Tout ce qu'ils ont fait, c'est sceller le destin tragique de l'Ukraine.



Après avoir dissuadé Zelensky de signer l'accord approuvé à Istanbul en avril 2022 en lui promettant d'aider l'Ukraine dans ce conflit dans le but de déstabiliser la Russie et de l'intégrer dans l'OTAN, il a fallu faire preuve d'une habile stratégie de communication pour masquer l'irrationnalité de cette décision.
Il fallait obligatoirement affirmer que l'Ukraine avait l'initiative pour justifier le bien-fondé de son soutien.
L'offensive ukrainienne de Koursk en 2023, par exemple, a été présentée de manière fallacieuse comme un succès alors que cet épisode hasardeux a provoqué la mort de dizaines de milliers d'Ukrainiens, son dispositif défensif ayant été parallèlement dégarni sur le secteur centre-est du Donbass.
Les propagandistes de la guerre de l'OTAN ont tout fait, relayés par des médias embrigadés, pour convaincre les cItoyens européens que l'Ukraine était en train de gagner.
Et ils continuent de le faire, niant l'évidence, dans cette opération/ultimatum de 40 jours qui tourne à la tragédie.
L'Ukraine ne s'en relèvera pas. Encore une fois, ils l'ont hypocritement et honteusement sacrifiée pour rien !


Cela dit, cette guerre est existentielle pour la Russie car cette dernière n'a pas le choix ; elle ne peut pas la perdre.
Poutine évoque toujours un accord de paix, mais cet accord doit se faire, selon lui, sur la base des accords conclus à Istanbul, des modalités discutées à Anchorage et des réalités sur le terrain.
Or, plus le temps passe et plus la réalité sur le terrain évolue en faveur de la Russie. Mais cette guerre est désormais devenue existentielle pour les Européens – en fait, pour leurs dirigeants et en particulier les trois principaux membres de la coalition des volontaires (Royaume-Uni, Allemagne et France) – qui n'ont pas d'autre projet que la guerre et ont promis la victoire à l'Ukraine en déversant des dizaines et des dizaines de milliards d'euros à fonds perdus.
Comment accepteront-ils ce dénouement tragique pour l'Ukraine et humiliant pour ses « protecteurs », d'autant plus qu'ils en arrivent à penser la guerre comme seul moyen pour se maintenir au pouvoir ? Cette génération de dirigeants, née alors que la paix régnait sur le continent européen, n'a, en effet, de la guerre qu'une vue intellectuelle, sans parler du risque nucléaire.
Contrairement à eux, les dirigeants du temps de la guerre froide avaient connu l'horreur de la guerre et aucun n'aurait osé tirer sur le territoire d'une puissance nucléaire, ce que fait Zelensky avec l'aval et le soutien de l'OTAN.
Nos dirigeants sont-ils prêts à continuer à jouer avec le feu ? La doctrine nucléaire russe, révisée en novembre 2024, reste fondamentalement défensive, mais elle a été adaptée pour répondre aux réalités de la guerre en Ukraine et aux soutiens occidentaux à Kiev. L'ignorer serait irresponsable.


Le 10 août 2026            

Par Antoine MARTINEZ
Source et Publication :