lundi 23 février 2026

AU SALON DE L' AGRICULTURE , MACRON ET SES SBIRES NE SONT PAS LES BIENVENUS !

 

[POINT DE VUE] 

 

Salon de l’agriculture : ambiance crépusculaire pour E. Macron

 
Nos agriculteurs sont exténués, exsangues et Emmanuel Macron n'y fera rien.
Capture d'écran
Capture d'écran

« Il n’est pas le bienvenu ici » ou encore « Il ne sert plus à rien », a-t-on pu entendre lors de la visite inaugurale d'Emmanuel Macron au Salon de l'Agriculture, ce samedi 21 février. 

 

Mediapart a même relevé cette réaction d'un agriculteur, moins nuancée que les précédentes : « Je n’attends plus rien de ce monsieur, c’est une pompe à vélo, de la merde ». 

 

En tous les cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce Salon International de l’Agriculture 2026 a quelque chose de crépusculaire. 

Ce n’est peut-être pas uniquement dû au président lui-même, mais c’est lors de son passage que cette triste nuit de la paysannerie s’est incarnée de la manière la plus triste.

La lassitude est la plus forte

Pas de vaches, dans les allées de ce salon : elles sont mortes, abattues par les services vétérinaires. 

Pas de huées ni de triomphe non plus : la lassitude est la plus forte. 

Nos agriculteurs sont exténués, exsangues.

 Ils ont bien compris que tout le monde politique se foutait éperdument de savoir ce qu’ils allaient devenir.

 

 L’accord de libre-échange signé avec le MERCOSUR entrera en vigueur quoi qu’il arrive, même si la France, avec une sorte de scrupule tard-venu, essaie de jouer la montre. 

La paysannerie française fait l’objet d’une sorte de culte nostalgique, mais personne ne bougera pour l’empêcher de mourir : on dirait ces bobos qui s’installent à la campagne mais portent plainte contre les poules qui chantent ou l’odeur de lisier. 

À ceux-là, on ne peut que conseiller En rade, du grand Huysmans, qui disait déjà tout (en 1887 !) de ces Parisiens qui rêvent de campagne, mais emportent avec eux leurs chichis et leur mal-être.

Macron a pourtant fait comme d'habitude

Macron ne sert-il plus à rien ?

 Il a pourtant fait, comme d’habitude, son petit numéro de marathonien narcissique : douze heures de présence dans les allées, des déplacements sur les stands, des gueuletons qui se succèdent, des propos distillés avec un art de la petite phrase quasiment alchimique. 

Pourtant, c’est vrai : rien n’y fait.

 

Dans le même week-end, celui qui se voudrait son challenger, Gabriel Attal, s’est également essayé à la flânerie champêtre.

 Il se voudrait meilleur que Macron, mais, ce faisant, il joue avec les règles que le Président lui-même a édictées. 

Être contre, c’est encore se définir avec. Attal, lui aussi, a serré des louches et a essayé de surjouer la proximité. 

Là non plus, ça ne passe pas. 

Ce n’est donc pas uniquement avec Macron que le divorce est consommé. 

 

D’ailleurs, c’est également ce que dit un jeune agriculteur dans cet article de Mediapart : « Personne aujourd’hui, de Mélenchon à Le Pen, n’a un projet sérieux pour nous. » 

C’est sans doute vrai pour Mélenchon : la paysannerie est plutôt à droite, et puis elle ne trimballe pas, sous nos latitudes, le même paysage mental que la classe ouvrière. 

La peinture soviétique, avec ses gerbes de blé sous des ciels rouges, n’a pas réussi à faire changer la gauche française. 

 

Pour Marine Le Pen, c’est moins évident.

Il n’empêche : la crise entre la classe politique et ses paysans a pris la forme d’une plaie béante. Jordan Bardella, le grand favori des sondages, n’est pas encore venu dans les allées du parc des expositions.

 Sera-t-il, face à cette tendance lourde, l’exception qui confirme la règle ? 

On verra bien. 

En attendant, peut-être que tout le monde déteste Macron, mais les agriculteurs, eux, se sentent méprisés et oubliés de tous les hommes politiques…

 

Picture of Arnaud Florac

Arnaud Florac
Chroniqueur à BV
 

[VOS COMMENTAIRES] 

 

« Une agonie exceptionnellement longue… »

« En dix ans, il aura achevé la souveraineté de la France, quasiment doublé la dette...»
Capture d'écran présidence de la République
Capture d'écran présidence de la République

Cette semaine, alors que la France est encore sous le choc du meurtre de Quentin, la gauche arrange déjà le récit de sa mort. 

 Pour RV, c’est tout simplement « un pas de plus dans l’ignominie et l’abject. C’est sans limite. » et Saint-Guiral ne lui donne pas tort puisqu’ « après un crime ignoble [voici] une interprétation odieuse. »

Macron prend-il les Français pour des moutons ?

François Hollande a lui aussi développé l’art de réécrire l’histoire des dernières législatives, Il faut dire, comme le remarque Warfoo, que « la gauche dans son ensemble (mais pas que…) s’est fait une spécialité de réécrire son passé en fonction de l’actualité. 

Et par là même nous prendre pour des poissons rouges. Elle aurait tort de se gêner puisque la France jusqu’à présent, a été peuplée d’une majorité de poissons rouges. » De poissons rouges ou de moutons ? 

Pour Macron le choix est fait comme il le montrait en répondant grossièrement à Giorgia Meloni qui exprimait son empathie envers les Français. 

Ainsi, « donc Macron compare les Français à des moutons, ironise Thierry22, sûrement ceux de Panurge, surtout ceux qui se sont précipités derrière lui dans le vide », ajoute-t-il sarcastique. 

Pour Archicomte, « cette éloquente formule trahit bien une pensée pernicieuse : le freluquet traite donc ses propres citoyens comme des moutons !

 En Italie, Meloni respecte ses citoyens comme des hommes libres et dignes de respect. » Mais pourquoi une telle vulgarité, un tel mépris ?

Une chèvre plutôt qu'un RN

C’est que, analyse Frabougaronnus, « on sent que le monopole du narratif lui échappe, il ne contrôle plus l’information autant qu’il le souhaiterait, nos indicateurs économiques se dégradent inéluctablement, ses alliés de gauche font tout pour se faire détester, le RN et Reconquête montent, montent dans les sondages, pendant ce temps-là, la réussite économique et sur le plan de la politique étrangère de Meloni lui donne des boutons, bref il se sent de plus en plus esseulé et impuissant, il enrage. »

 Jeanpainbeurre, lui, « aurai[t] aimé qu’il réagisse avec la même vigueur au message de la mosquée de Paris remerciant l’Algérie de l’envoi de centaines d’imams pour le ramadan. 

Sa nouvelle devise : « Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés » devrait s’appliquer à Alger. »

 Il faut reconnaitre que Macron n’est pas le seul à avoir ouvert un bestiaire cette semaine : Aurore Lalucq verrait bien une chèvre à l’Élysée pourvu que ce ne soit pas un élu RN… «

 Pauvre France, où va-t-on avec des tels esprits éclairés ? » se demande Akanlafin.

 

Diplomatie de la serpillière

Pas bien loin, ou alors dans le mur manifestement : encore une fois un ministre français est parti à Alger appliquer la diplomatie de la serpillière

Pour Schmitt, « il y a longtemps que ces politiques ont perdu le sens de l’honneur, de la dignité, ils sont les "Judas" du peuple français » juge-t-il avec sévérité. 

Quant à MFGA, ce sont des simagrées inutiles et « [il se] rappelle d’une émission télévisée Au théâtre ce soir. 

Avec notre Occupant élyséen se serait plutôt Du théâtre tous les jours. 

Le public était nettement plus nombreux à l’émission du soir ! » C’est vrai que vu de l’étranger, la France n’est pas brillante. 

 Rubio, après Vance, tente d’alerter celle qui était le pays des Lumières. 

Pour Syclams, « il est nécessaire que certaines vérités soient dites par l’étranger pour que nos politiques s’émeuvent. C’est dire leur niveau. 

C’est constater, entre les lignes, toute la considération portée à notre chef de l'État, le pilote de ce déclin évident. Une vue du monde entier sur son efficience. 

Trump sait le souligner avec finesse. Macron le comprend-il ? 

Pas sûr. Trop ébloui par son narcissisme. »

Il faut dire, que pour notre classe politique, c’est le commencement de la fin, enfin, cela reste une « agonie exceptionnellement longue » pour Jack Chevalier.

 

Did29 est du même avis :« Quand la tête de gondole, Macron, a détruit la France, que voulez-vous qu’il advienne ? 

En dix ans, il aura achevé la souveraineté de la France, quasiment doublé la dette, rendu l’immigration à des sommets inouïs, la délinquance au plus haut, l’agriculture déficitaire, vendu des joyaux industriels et divisé la société en clans irréconciliables. 

Et tout cela avec l’aide de la droite et de la gauche. 

Comment peut-on encore avoir confiance dans la classe politique ? »

 

Comment peut-on encore avoir confiance dans la classe politique et confiance dans les médias aussi… 

Mercredi, qui était celui des Cendres, nos médias ont préféré l’effacer au profit du Ramadan. Peut-être que Duriez a raison et que « ce mercredi, les Cendres sont celles de notre civilisation démocratique et laïque en cours de remplacement. »

 

 https://www.bvoltaire.fr/auteur/boulevardvoltaire/

 


 

 

 

 

 

 

 

BRETAGNE : LA VILLE DE PONTIVY , UN SYMBOLE DU GRAND REMPLACEMENT !

 REVUE DE PRESSE !

Pontivy : Ville symbole du Grand Remplacement 

en Bretagne [L’Agora]

Même Ouest-France commence à ouvrir timidement les yeux sur le sujet, c’est dire !

L’ancienne tranquille ville de Pontivy, bourgeoise et coquette, est devenu une ville pauvre, peu sûre dès la nuit tombée, mais aussi une ville à forte immigration.

 Une simple promenade dans les rues de Pontivy ou sur les bords du canal suffisent à se rendre compte de la substitution de population. 

Pontivy n’est plus une ville bretonne, 

Pontivy est une ville en voie de tiers mondisation.

 

En cause : une alliance de fait entre le Grand Patronat, la gauche moraline, la mairie et l’Etat.

Le Grand Patronat a besoin d’esclaves pour ses usines de l’agro-alimentaire. 

Au lieu d’augmenter massivement ses salaires et de miser sur la formation, le long terme et l’amélioration des conditions de travail, il a misé, en Bretagne, sur le court-terme, les agences d’intérim et les intermédiaires spécialisés qui importent des immigrés roumains, mahorais, africains en flux tendu. 

Avec toujours le même slogan culpabilisant : « ils font le travail que les Français ne veulent pas faire ».

 

A la population bretonne de supporter les conséquences d’un tel choix par contre, du moment qu’il y a des panés de poulets produits pour l’exportation !

La gauche, quant à elle, suit le calcul Mélenchon (qui compte gagner la présidentielle avec les voix des « quartchiers ») et déploie son habituelle moraline dès qu’il s’agit de réguler l’immigration. 

A Pontivy, quand la LR Soizic Perrault dénonçait en 2019 la scolarisation d’enfants en situation irrégulière, Marie-Madeleine Doré Lucas la chef de file de LFI dans le secteur en faisait des tonnes sur « l’accueil » et « les droits ». 

La CGT locale, pour sa part, ne manque pas une occasion de se faire la championne de la défense de l’immigration-invasion qui tire les salaires à la baisse et affaibli le taux de syndicalisation des travailleurs. 

Peu importe, pour la CGT, que ses militants soient ultra-majoritairement des (vieux) blancs et qu’elle n’arrive absolument pas à syndiquer les populations immigrées, seule compte la théorie, la moraline, la doctrine Mélenchon, l’aveuglement. 

Le Grand Patronat fait venir des esclaves qu’elle confie ensuite aux bons soins de la CGT et de LFI qui pensent en faire de futurs électeurs syndiqués captifs.

 Aux côtés de Zaza Napoli la transgenre, de surcroît !

 

La mairie a également sa part de responsabilité dans le Grand Remplacement de la population de Pontivy en cédant aux injonctions de la Gauche Moraline.

 L’insécurité ? Selon Christine Le Strat, ce n’est qu’un « sentiment« .

 L’immigration ? La Modem tempère, chipote, euphémise dans ce style mollasson Bayrou qui ne convient plus du tout à la situation. 

Christine Le Strat ne se représente pas à la prochaine élection municipale et cela vaut mieux ainsi. 

Son bilan sur l’immigration et la sécurité est désastreux et ce n’est pas de la faute des autres.

 Elle avait pourtant un adjoint à la sécurité, Paul Le Guernic, conscient du problème mais cela n’aura pas suffit à inverser son tropisme centriste bisounours sur le sujet

 

Dernier responsable de la catastrophe : l’Etat français.

 En multipliant les centres d’asile pour migrants et en les ventilant de plus en plus dans les « territoires », l’Etat élargit le champ de l’envahissement. 

A Pontivy, il existe l’AMISEP, sorte de CADA local mais les migrants sont également logés dans les HLM de la ville, dans certaines familles. 

Même la chef de file des autonomistes bretons de l’UDB Lydie Massard est une passionaria de l’immigration et en a accueilli chez elle 

Grâce à UTOPIA 56 de surcroît, un comble pour une personne censée défendre la Bretagne et les Bretons !

Pontivy est un laboratoire.

 Aux dernières élections européennes, Jordan Bardella y a fait 28,73% des voix (+4,22% pour Marion Maréchal). 

Il n’y aura pas de listes RN aux prochaines législatives et c’est une faute de la part du parti mariniste.

 La candidate LR Soizic Perrault est cependant sur une ligne plutôt ferme concernant l’immigration. 

Ensuite, Soizic Perrault est une LR, elle ne sera donc jamais plus motivée sur la question migratoire que dans l’opposition.

 

Ville-symbole de l’explosion migratoire des petites villes de la France rurale, Pontivy est à la croisée des eaux et des chemins. 

Si un coup de balai n’est pas donné lors de cette élection municipale, si la Gauche ou la liste Jarnigon, dans le sillage de Christine Le Strat, réussissent à passer, Pontivy ne résistera pas à un nouveau mandat et à de nouvelles vagues migratoires. 

La coupe est pleine et déborde largement !

Par
Jean-Pierre Trédia

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

 

 



SAMEDI , NOUS AVONS ENTENDU CE CHANT HISTORIQUE LYONNAIS " LA LIGUE NOIRE " !

 

Qu’est ce que La ligue noire, ce chant entonné lors

 de la marche en mémoire de Quentin ?

Ce samedi 21 février, lors de la marche en hommage à Quentin Deranque, les participants ont chanté l’hymne de Lyon « La Ligue noire » sur les lieux où le jeune homme a été lynché par des nervis d’ultragauche le 12 février avant de succomber à ses blessures le 14 février.

 

Ce chant commémore le massacre des contre-révolutionnaires lyonnais de 1793 par la Convention, massacre qui fit plus de 1800 victimes. 

 

Explications.

Lyon 1793 : quand la Convention écrase une ville rebelle

Lyon n’a pas seulement été un grand théâtre de la Révolution : en 1793, la ville devient un champ de bataille politique, social et symbolique. 

Entre juin et octobre, elle se soulève contre la Convention nationale dominée par les Montagnards, renverse ses autorités « chaliéristes », se met en état de résistance, puis subit un siège et une répression d’une dureté qui marquera durablement la mémoire française. 

Ce moment n’est pas un simple épisode local : il dit quelque chose d’un pouvoir central prêt à frapper une grande cité pour l’exemple, et d’une société urbaine fracturée où la crise économique nourrit la guerre civile.

Tout commence avant même 1793.

 À la fin des années 1780, Lyon est une métropole industrielle et marchande, une ville de banque, de négoce et surtout de soierie. 

Or la soie s’effondre. La misère s’installe, le chômage explose, la charité devient une nécessité massive.

 Les chiffres évoqués sont vertigineux : des dizaines de milliers de personnes vivent de secours, des ateliers ferment, des ouvriers quittent la ville. 

À cette crise sociale s’ajoutent des tensions autour des barrières d’octroi, ces droits perçus aux entrées de la ville, que le peuple espère voir disparaître avec les États généraux. 

À plusieurs reprises, la contestation tourne à l’émeute, au pillage, à l’exigence de taxer les denrées.

 La Révolution, ici, n’est pas d’abord une idée : c’est une lutte pour survivre.

Dans ce terreau se forme une opposition politique structurée. D’un côté, des clubs populaires issus des sections, de l’autre, des sociétés plus bourgeoises, plus sélectives.

 Le « Club central » finit par devenir l’instrument des éléments les plus radicaux autour de Joseph Chalier, proche de la Montagne. 

À mesure que Paris bascule – journée du 10 août 1792, radicalisation générale, violences de septembre – Lyon s’embrase à son tour. 

La ville connaît des tensions croissantes entre modérés, girondins, jacobins, royalistes constitutionnels, sans-culottes. Le tout sur fond d’économie sinistrée.

Au début de 1793, le conflit se cristallise. Les chaliéristes réclament un tribunal révolutionnaire ; la municipalité hésite, la rue s’agite. Les maires se succèdent dans la confusion : démissions, réélections, rivalités de clubs. 

Finalement, Chalier et ses alliés parviennent à la mairie en mars 1793.

 Leur pouvoir durera environ 80 jours, mais ces 80 jours suffisent à enflammer la ville.

 

Les mesures prises sont extraordinairement ambitieuses et coercitives : boulangerie municipale, taxation des vivres (qui entraîne des pénuries et la disparition de produits des boutiques), enrôlement, comité de salut public local, projet de guillotine permanente, tribunal révolutionnaire, comité de surveillance, armée révolutionnaire destinée à remplacer la garde nationale, contribution forcée des riches. 

L’idée centrale est claire : faire plier les élites, forcer l’approvisionnement, discipliner la société au nom du salut public.

 Mais Lyon n’est pas Paris. 

Et dans une ville où les intérêts économiques sont puissants et où la crise rend tout explosif, la contre-offensive s’organise.

À partir de la mi-mai 1793, la majorité des sections se retourne contre les arrêtés municipaux. 

L’opposition se coordonne.

 Une assemblée des sections réunie à l’Arsenal décide de renverser la municipalité le 29 mai : Chalier et ses partisans sont arrêtés, les représentants envoyés de Paris sont mis à l’écart. 

Le pouvoir passe aux modérés, puis glisse progressivement vers un bloc où se mêlent girondins et royalistes, avec une rhétorique républicaine maintenue officiellement.

 Lyon affirme encore son attachement à la République, mais elle refuse la Convention montagnarde : la fracture est consommée.

 

À Paris, l’insurrection lyonnaise s’inscrit dans la vague des mouvements dits « fédéralistes » qui éclatent après l’élimination des Girondins à la Convention.

 La lecture montagnarde est simple : Lyon se révolte, donc Lyon trahit. 

La Convention ne veut pas seulement rétablir l’ordre ; elle veut empêcher que la dissidence provinciale devienne un précédent. 

Les autorités lyonnaises, elles, cherchent des appuis, nouent des contacts avec d’autres villes insurgées, réclament la réunion de conventionnels suppléants à Bourges et constituent une armée d’environ 10 000 hommes.

 Mais le commandement est confié à des figures royalistes, au premier rang desquelles le comte de Précy.

 Ce détail compte : il permettra à la Convention de présenter la résistance lyonnaise comme une entreprise contre-révolutionnaire.

Dans ce contexte, Joseph Chalier est jugé et condamné à mort. Il est guillotiné le 17 juillet 1793.

 Ce n’est pas un simple procès : c’est un signal.

 À partir de là, le conflit devient irréversible.

 La ville se prépare au siège.

 La Convention, de son côté, enclenche la logique de guerre intérieure.

Le siège commence réellement à l’été 1793.

 L’armée des Alpes, mobilisée ailleurs, ne peut agir immédiatement.

 Mais dès la fin août et surtout en septembre, Lyon est encerclée.

 Le bombardement s’abat sur la ville : des dizaines de milliers de projectiles sont tirés.

 Les forts tombent les uns après les autres.

Le 3 octobre, la reddition est exigée.

 Une trêve s’ouvre, les sections délibèrent, une délégation tente de négocier. 

Précy s’y oppose, puis finit par s’échapper dans la nuit du 8 au 9 octobre. Le 9 octobre, la ville capitule.

 

Et c’est là que commence l’autre histoire : celle de la punition.

La Convention veut frapper. Lyon est symboliquement déchue : elle perd son nom et devient « Ville-Affranchie ».

 Le discours officiel annonce une destruction exemplaire, une volonté d’effacer la cité rebelle.

 Dans les faits, la démolition est limitée, mais la mise en scène politique est totale : quartiers rebaptisés, toponymie révolutionnaire imposée, ordre nouveau proclamé.

 

Surtout, des commissions de justice se mettent en place. Une commission militaire fusille des dizaines de personnes, une commission de justice guillotine d’autres condamnés.

 Puis vient la commission extraordinaire qui introduit les « mitraillades » : des exécutions collectives à la mitraille, aux Brotteaux, en décembre 1793, avec plusieurs centaines de morts en quelques jours.

 Les chiffres globaux restent difficiles à établir, tant les procédures, les relais judiciaires et les morts indirectes du siège brouillent le décompte.

 Mais on parle d’environ 1 600 à 2 000 exécutions sur la période, selon les estimations, et de milliers d’autres victimes possibles liées au siège (famine, misère, combats).

 Le nom de Fouché et celui de Collot d’Herbois seront durablement associés à cette répression.

 

La fin de l’épisode ne répare rien : elle déplace la violence. 

Après le rappel de certains représentants, après Thermidor et la chute de Robespierre, la ville est épurée à nouveau, cette fois contre les jacobins.

 Puis, au printemps 1795, la « Terreur blanche » s’abat sur Lyon. 

Le balancier se retourne : ce qui avait été présenté comme un retour à l’ordre devient une autre vengeance.

Il reste enfin la mémoire, lourde, disputée, inscrite dans la ville.

 Les Brotteaux, les listes de victimes, les ossuaires, les chapelles expiatoires, les associations de descendants fondées plus tard : Lyon n’a pas oublié.

 Ce soulèvement et sa répression rappellent que la Révolution française ne fut pas seulement un changement de régime.

 Elle fut aussi, par moments, une guerre civile menée au nom de la vertu, du peuple, ou de la patrie — et parfois contre une ville entière, rendue coupable d’avoir voulu échapper au centre.

 

Ce moment lyonnais éclaire une constante : quand le pouvoir central se sent menacé, il ne discute plus, il écrase. 

Et il le fait en transformant l’adversaire en catégorie infâme — « rebelles », « contre-révolutionnaires », « criminels » — afin de rendre acceptable ce qui ne l’est jamais tout à fait : punir une cité, et faire de sa souffrance un message politique.

 

Illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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