dimanche 5 juillet 2026

BONNE IDÉE ! ROYAUME-UNIS : LES RÉFUGIÉS DEVRONT REMBOURSÉS 10.000 LIVRES POUR LEUR ACCUEIL ! SINON .......

 

Royaume-Uni : les réfugiés devront rembourser 10.000 livres pour leur accueil

Cette réforme intervient alors que le parti nationaliste UK Reform 
est en tête des sondages.
photo BV
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Le gouvernement britannique souhaite que les réfugiés disposant de revenus suffisants remboursent désormais une partie des frais liés à leur accueil.

 Ce projet de loi s’applique aux personnes ayant obtenu le statut de réfugié au Royaume-Uni.

 

 Ils devront ainsi rembourser l’équivalent de 11.600 euros afin de participer au coût de leur hébergement et de l’allocation versée pendant la procédure d’asile. 

Ce prélèvement ne s’appliquera qu’aux immigrés ayant intégré le marché du travail et dont les revenus dépassent un seuil qui, pour le moment, n’a pas encore été défini. 

 

Comme l’a déclaré le gouvernement travailliste, cette mesure fait partie de l'Immigration and Asylum Bill, un projet de loi sur l’immigration et l’asile présenté au Parlement.

Un coût financier non négligeable

« Le coût de l’hébergement des demandeurs d’asile est trop élevé pour le contribuable britannique », a expliqué la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, dans un communiqué. « 

Les demandeurs d'asile seront désormais tenus de contribuer aux frais liés à leur prise en charge et à leur hébergement.

 Il est tout à fait juste que ceux qui en ont les moyens rendent la pareille à la générosité de ce pays. 

C'est ainsi que nous rétablissons l'équité, l'ordre et la maîtrise au sein de notre système d'asile », a-t-elle également déclaré au média Politics UK.

 

 

Selon le ministère de l’Intérieur, le coût de l’hébergement et des aides allouées aux demandeurs d’asile s'élevait à 23,25 livres par personne et par nuit dans les centres d’accueil et à 144 livres dans les hôtels. 

Les allocations versées, quant à elles, seraient de l’ordre de 9,95 à 49,18 livres par personne et par semaine.

 Soit un coût total de 4 milliards de livres, l’année dernière (environ 4,6 milliards d’euros). 

 

Le Parti travailliste au pouvoir indique avoir déjà réduit un tant soit peu ce coût, avec une réduction de près d’un milliard de livres depuis son arrivée au pouvoir, en juillet 2024. 

En effet, il a par exemple transféré des demandeurs d’asile logés dans des hôtels vers des hébergements sur d’anciens sites militaires.

 

 Joint par BV, le directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, Nicolas Pouvreau-Monti, analyse la situation et insiste sur la « volonté d'envoyer un signal sur le plan migratoire. [...] 

 Le gouvernement travailliste qui a été élu en 2024 sur une promesse globale de réduire l'immigration a fait du traitement de l'asile une forme de priorité.

 » Avant d’ajouter : « L'enjeu budgétaire et l'enjeu migratoire sont entremêlés, parce que la hausse du coût est liée à la hausse du nombre de demandeurs. 

Et la meilleure façon de faire baisser le coût, c'est de faire baisser le nombre de demandeurs. »

 

Un signal politique fort pour l’Europe

Pour arriver à ses fins, le gouvernement travailliste compte reprendre le même système que pour celui des prêts étudiants en vigueur dans le pays.

 De fait, les remboursements prendront la forme de déductions mensuelles directement prélevées sur les salaires. 

« La logique de cette mesure, c'est moins de faciliter ou de rendre plus difficile l'intégration des demandeurs d'asile que de faire baisser le nombre de demandeurs en devenant moins attractif que son voisin sur un certain nombre d'aspects juridiques et matériels de l'accueil », estime Nicolas Pouvreau-Monti. 

S’ajoute à cela un levier de contrainte très puissant.

 En effet, le fait de solder cette dette serait une condition obligatoire pour prétendre à un permis de séjour permanent ou à la naturalisation.

 Cette disposition permettrait ainsi un engagement plus profond des nouveaux arrivants envers la société britannique. 

 « Le coût de l'hébergement des demandeurs d'asile est trop élevé pour le contribuable britannique », a poursuivi le ministre.

 

En outre, le projet de loi anticipe les éventuels départs du territoire britannique.

 Le texte stipule que tout individu quittant le Royaume-Uni sans avoir épongé sa dette vis-à-vis de l’État devra régler la totalité de ladite somme s’il souhaite revenir de façon légale sur le sol britannique à l’avenir.

Selon les données du Home Office publiées en mai, 94.000 personnes ont déposé une demande d’asile au Royaume-Uni, entre avril 2025 et mars 2026.

 

 C’est 12 % de moins que sur la même période l’année précédente. 

 Une immigration qui ne cesse de chuter, outre-Manche. 

 « Au fur et à mesure que nos voisins travaillent à devenir moins attractifs, nous le sommes de plus en plus par effet miroir », souligne Nicolas Pouvreau-Monti, à propos de la situation en France.

 

 Par Thomas Bertin

Source et Publication :   https://www.bvoltaire.fr/royaume-uni-




ENVIRONNEMENT (1) : PFAS DANS L'EAU ! LA CAMPAGNE DE PRÉLÈVENT DE SURFRIDER ........

REVUE DE PRESSE !

PFAS dans l’eau : de Saint-Brieuc à Biarritz, 

ce que révèle la campagne de prélèvements 

de Surfrider

Jusqu’ici, on savait les PFAS présents dans les sols, l’air, l’eau potable et l’alimentation. 

On ignorait presque tout de leur présence dans les eaux où l’on se baigne, où l’on surfe, où l’on rame. 

C’est ce vide que Surfrider Foundation Europe, associée au laboratoire Eurofins, entend combler avec une étude publiée le 3 juillet 2026, présentée comme la première campagne d’envergure consacrée aux PFAS dans les eaux récréatives.

 

Le dispositif repose sur une science participative : 80 bénévoles de l’ONG, formés aux techniques d’échantillonnage, ont réalisé 107 prélèvements entre juin et juillet 2025 sur 80 sites littoraux et 27 sites lacustres ou fluviaux, en métropole comme en outre-mer. 

Le laboratoire a recherché 58 molécules de la famille des PFAS dans chaque échantillon, pour un jeu de données de plus de 6 200 résultats. 

Ces substances per- et polyfluoroalkylées, surnommées « polluants éternels », désignent plusieurs milliers de composés synthétiques d’une persistance extrême dans l’environnement.

 

Une précision de méthode s’impose d’emblée, que le rapport lui-même met en avant : les données reposent sur des prélèvements citoyens et n’engagent que Surfrider et les auteurs de l’étude. 

Les conclusions, souligne l’ONG, sont susceptibles d’évoluer avec l’avancée des connaissances scientifiques et des cadres réglementaires.

 

Le PFOS au-dessus des seuils sur une majorité de sites continentaux

Pour juger de l’état chimique des eaux, Surfrider s’est appuyé sur la Directive-Cadre européenne sur l’Eau (DCE) et ses normes de qualité environnementale. 

Au moment de l’étude, le PFOS était le seul PFAS disposant d’un seuil réglementaire sous cette directive : 0,65 ng/L pour les eaux continentales, 0,13 ng/L pour les eaux côtières.

 

Résultat : 78 % des sites continentaux et 44 % des sites littoraux dépassent ces valeurs maximales, et pourraient donc être considérés « en mauvais état chimique » selon ces standards.

 

 Le PFOS a été détecté dans 62 % des échantillons, malgré son interdiction ancienne au titre du règlement européen REACH et de la Convention de Stockholm. 

Les concentrations mesurées s’échelonnent de 0,1 à 26 ng/L, ce record étant relevé au Lac de Bordeaux.

 

Le TFA, présent dans 100 % des échantillons

L’autre enseignement, plus inquiétant encore, tient à la diversité de la contamination. 

Sur les 58 molécules recherchées, 23 ont pu être quantifiées, tous sites confondus, avec jusqu’à 19 substances différentes relevées sur un même site.

Une molécule ressort particulièrement : le TFA, détecté dans la totalité des échantillons, à des concentrations très supérieures aux autres PFAS. 

Sa moyenne atteint 707 ng/L, avec des valeurs allant de 180 ng/L sur un site côtier à 5 800 ng/L sur un site continental. 

Or ce composé a récemment été classé « toxique pour la reproduction » (catégorie 1B) par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Son omniprésence donne à l’étude une portée sanitaire directe.

 

La Bretagne relativement préservée, la façade méditerranéenne et 

l’Île-de-France plus touchées

Le détail des relevés dessine une géographie contrastée.

 Sur la façade bretonne, une majorité de sites côtiers affichent des concentrations de PFOS sous la limite de quantification.

 En Côtes-d’Armor, plusieurs plages d’Erquy, de Lancieux ou de Fréhel ressortent conformes ; dans le Finistère, la quasi-totalité des points testés (Lanvéoc, Landunvez, Bénodet, la Torche) le sont également. 

 

Quelques exceptions apparaissent toutefois : la plage Les Nouelles à Plérin (0,14 ng/L), la plage du Valais à Saint-Brieuc (0,42 ng/L), Sainte-Anne-du-Portzic à Brest (0,16 ng/L) ou la plage des Barges à Billiers, dans le Morbihan (0,62 ng/L), figurent parmi les sites non conformes au seuil côtier.

À l’inverse, les sites les plus dégradés se concentrent en eau douce et en région parisienne : le Lac de Bordeaux (26 ng/L), la Plage de la Baraka à Neyron (13 ng/L), la base nautique Bédane en Seine-Maritime (12 ng/L), ou encore l’étang d’Apigné à Rennes (5,9 ng/L). 

Sur le littoral méditerranéen et landais, plusieurs plages dépassent aussi nettement le seuil, comme la plage du Courant à Mimizan (4,1 ng/L) ou Jaï Nord à Marignane (2,7 ng/L).

 

Un seul site au-dessus du seuil sanitaire néerlandais

Reste la question la plus concrète pour le baigneur : ces niveaux présentent-ils un risque ?

 Faute de cadre européen dédié aux eaux de baignade, Surfrider a mobilisé un outil développé en 2024 par l’Institut national néerlandais de la santé publique et de l’environnement (RIVM), qui fixe une valeur guide de 280 ng PEQ/L (un équivalent toxique cumulé, pondéré par la toxicité de chaque molécule).

À cette aune, les résultats sont plus rassurants : tous les sites côtiers testés restent conformes, et un seul site sur l’ensemble des 107 dépasse la valeur guide néerlandaise, la base nautique Bédane en Seine-Maritime, avec 450 ng PEQ/L. Vingt et un sites affichent des concentrations comprises entre 10 et 105 ng PEQ/L, dont 80 % en eau douce.

 Autrement dit, si la contamination est générale, elle demeure, à ce stade et selon ce référentiel, sous le seuil d’alerte sanitaire sur la quasi-totalité des sites.

 

L’appel de Surfrider : couper la pollution à la source

Pour l’ONG, le constat justifie une réponse politique. 

Lucille Labayle, chargée de plaidoyer qualité de l’eau et santé, résume la position de Surfrider : la seule solution viable pour protéger durablement la santé humaine et les écosystèmes serait la prévention à la source. 

 

L’association formule trois demandes à la Commission européenne : l’adoption rapide d’une restriction universelle des PFAS couvrant tous les usages, y compris industriels, sur la base des conclusions attendues de l’ECHA ; le renforcement des réseaux de surveillance, en particulier en milieu marin, assorti du principe pollueur-payeur ; et l’établissement de protocoles harmonisés de suivi des PFAS dans les eaux de baignade à l’échelle des États membres.

 

L’étude a été menée dans le cadre de la campagne « Healthy Water » de Surfrider, soutenue par le programme européen LIFE.

 Le rapport complet est attendu dans le courant de l’été 2026.

Photo d’illustration : DR

 

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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ENVIRONNEMENT ( 2 ) : PAVER LES CÔTES BRETONNES D' ÉOLIENNES EN MER ? LES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES RESTE TROUÉ !!!

 


 


 REVUE DE PRESSE !

Avant de paver les côtes bretonnes d’éoliennes 

en mer : l’état des connaissances scientifiques 

reste troué

Deux tonnes de moules accrochées à un seul mât d’éolienne dans la mer du Nord : c’est l’une des images concrètes que livre l’expertise scientifique collective (ESCo) conduite par l’Ifremer et le CNRS, dont les résultats ont été rendus publics fin juin 2026. 

Mandatée par les ministères chargés de l’énergie, de l’écologie et de la mer, cette synthèse se présente comme l’état de l’art le plus complet disponible à ce jour sur les effets des parcs éoliens en mer sur la biodiversité. 

Conduite entre janvier 2024 et juin 2026 par un collectif de chercheurs issus de treize établissements publics français et belges, elle a passé au crible plus de 4 500 publications scientifiques, dont 411 retenues pour une analyse détaillée.

 Pour la Bretagne, dont les côtes sont parmi les plus convoitées par les promoteurs de l’éolien offshore, ses conclusions méritent d’être lues attentivement.

 

Dix pressions, des certitudes inégales

L’expertise analyse dix types de pressions exercées par les parcs sur les écosystèmes, de la construction au démantèlement : effet barrière et collisions, introduction de substrats artificiels, modification des habitats benthiques et pélagiques, émissions chimiques et sonores, champs électromagnétiques, lumière et chaleur, pressions à l’échelle des paysages marins, espèces non indigènes et modification des activités de pêche.

 Trois d’entre elles ressortent comme relativement bien documentées. 

Pour le reste, l’ESCo reconnaît avancer en terrain incertain.

 

Un obstacle pour les oiseaux, un récif pour les poissons

 

Le premier effet établi concerne les espèces volantes. 

Les éoliennes constituent un obstacle physique au déplacement des oiseaux marins, des oiseaux migrateurs terrestres et de certaines chauves-souris.

 Deux mécanismes sont en jeu : un effet barrière, qui pousse certaines espèces à contourner les parcs, allongeant leurs trajets et réduisant l’accès à des zones d’alimentation ou de repos ; et un risque de collision avec les pales, qui peut tuer oiseaux et chauves-souris.

 Les espèces les plus exposées sont celles qui volent à hauteur des rotors, en particulier lors des migrations nocturnes.

 L’expertise précise que ces effets sont bien documentés chez les oiseaux, mais que les connaissances restent limitées concernant les chauves-souris et les éventuels effets d’obstacle sous-marins pour les mammifères marins, les tortues ou les poissons.

 

Le deuxième effet établi est plus ambivalent.

 Les fondations et les enrochements créent de nouveaux habitats sous-marins : c’est l’« effet récif ». 

Moules, balanes et petits crustacés colonisent en forte densité ces surfaces dures, d’où les deux tonnes de moules par mât observées en mer du Nord. 

Cette colonisation augmente localement la biomasse et modifie les communautés présentes. 

Chez certains poissons, comme le cabillaud ou la plie, plusieurs études rapportent une abondance locale accrue, voire une taille moyenne supérieure à proximité des structures. 

Certaines espèces modifient même leur régime alimentaire, ce qui peut perturber les chaînes alimentaires locales. 

L’effet n’est donc ni purement négatif ni purement positif : il transforme.

 

Le bruit, mesuré surtout sur une seule espèce

Le troisième effet documenté concerne les émissions sonores.

 Lors de la construction, le battage des pieux destiné à enfoncer les fondations produit des sons intenses qui se propagent sur plusieurs dizaines de kilomètres sous l’eau. 

Les conséquences observées portent surtout sur le comportement des mammifères marins : fuites, changements de trajectoire, perturbations de fonctions biologiques liées au son.

Mais l’ESCo apporte ici une nuance de taille : l’essentiel des connaissances repose sur le marsouin commun, espèce particulièrement étudiée en Atlantique Nord-Est. 

Chez ce cétacé, des comportements d’évitement à grande distance des chantiers ont été constatés, ainsi que des phénomènes de masquage acoustique et des pertes auditives temporaires, les effets permanents apparaissant plus rares. 

Chez les poissons, les études décrivent surtout du stress et des modifications temporaires de comportement. 

Quant au bruit généré pendant l’exploitation des parcs — moins intense mais plus durable que celui de la construction — il reste, de l’aveu même des experts, insuffisamment documenté.

 

Des mesures d’atténuation, mais rarement testées en conditions réelles

L’expertise recense aussi les mesures étudiées pour limiter ces effets, dans le cadre de la séquence « Éviter – Réduire – Compenser ». 

L’évitement passe d’abord par le choix des zones d’implantation, en écartant les principales zones de migration ou de reproduction.

 

 La réduction, qui concentre 85 % des études analysées, vise surtout le bruit et les collisions : rideaux de bulles pour atténuer la propagation sonore lors du battage, montée progressive de la puissance acoustique pour éloigner les mammifères, arrêt temporaire des turbines pendant certaines périodes de migration, amélioration de la visibilité des pales.

 La compensation, en revanche, reste peu documentée.

Surtout, l’ESCo formule un avertissement que les promoteurs feraient bien de ne pas occulter : une grande partie des mesures recensées n’a pas encore été évaluée en conditions réelles. 

Leur efficacité reste donc, à ce stade, largement théorique.

 

L’aveu central : on ne sait pas grand-chose du long terme

C’est peut-être le point le plus important de cette synthèse, et il tranche avec le discours habituel sur l’éolien « propre ».

 Malgré la masse de travaux, des lacunes persistent. 

Plusieurs pressions restent peu étudiées : émissions chimiques, lumière artificielle, conséquences de l’introduction d’espèces non indigènes, effets au-delà du parc lui-même.

 Les connaissances sur les effets à long terme demeurent limitées : les études portent majoritairement sur des réponses locales ou individuelles, tandis que les conséquences sur les réseaux trophiques, la connectivité écologique, la dynamique des populations et le fonctionnement global des écosystèmes restent insuffisamment caractérisées.

 

 Les scientifiques pointent également le peu de recherches sur le cumul des différentes pressions et sur leurs interactions avec d’autres activités humaines déjà présentes en mer, comme la pêche, le transport maritime ou le changement climatique.

Un dernier point appelle la vigilance bretonne.

 La majorité des connaissances disponibles provient de parcs posés en mer du Nord, sur des fonds meubles, sableux ou vaseux.

 L’expertise précise que les résultats doivent être transposés avec prudence à d’autres contextes écologiques et technologiques, notamment ceux de la France hexagonale. 

Autrement dit : ce que l’on croit savoir des éoliennes danoises ou néerlandaises ne vaut pas mécaniquement pour les fonds rocheux de l’Atlantique, ni pour l’éolien flottant et le contexte méditerranéen, encore mal connus, ni pour la phase de démantèlement.

 

Une honnêteté méthodologique à saluer

Il faut reconnaître à cette expertise sa rigueur affichée. 

Pilotée par Cédric Bacher (Ifremer) et Nathalie Niquil (CNRS), conduite indépendamment de l’Observatoire national de l’éolien en mer auquel elle est destinée, elle ne masque pas ses zones d’ombre et appelle à poursuivre la recherche, à harmoniser les protocoles de suivi et à ouvrir l’accès aux données collectées par les opérateurs eux-mêmes. 

C’est précisément cette franchise sur l’étendue de l’ignorance qui en fait un document utile.

Reste une question que l’ESCo, par sa nature, ne tranche pas : faut-il déployer massivement une technologie dont les effets à long terme et à grande échelle sur les écosystèmes marins restent, de l’aveu des meilleurs spécialistes français, insuffisamment connus ?

 La décision est politique. 

 

Mais elle ne pourra plus se réfugier derrière l’argument d’un savoir établi.

 

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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