lundi 11 mai 2026

RENNES ( 35 ) AU PLURIEL ! RENCONTRE AUTOUR DE L' ÉGALITÉ ET LA DIVERSITÉ CULTURELLE !

COMMUNIQUÉ !


1 - Célébrer la diversité 🥳

La programmation est gratuite et ouverte à tous (Crédit : Julien Mignot / Rennes Ville et Métropole).

Jusqu'au 21 mai, la 11e édition de Rennes au Pluriel va transformer la ville en un laboratoire d’échanges, de créations et de rencontres autour de l’égalité et de la diversité culturelle.

 

LA TOILE DE FOND

  • « Cet événement vise à illustrer l’engagement de la Ville et de la Métropole pour une société plus inclusive, solidaire et créative », évoquent les 2 collectivités.
  • À travers l’art et la culture (expositions, ateliers, danse, théâtre, conférences, projection, déambulation, initiations aux langues), la programmation invite à l'ouverture, au partage et à la réflexion.
  • « Elle pointe ou interroge également les questions d'assignation, d'identités et de discriminations », soulignent les organisateurs.
  • L'événement, entièrement gratuit, rayonne dans tous les quartiers de Rennes. Il est l'occasion de découvrir des lieux, des histoires et des langues.

CE QUI SE PASSE

  • Rennes au Pluriel débute ce lundi avec une soirée d'ouverture organisée à l'Hôtel de Ville de 18h à 20h.
  •  Elle prendra la forme d'une table ronde (sur inscription) avec les associations R22 Tout-Monde et Bissai qui donnera la parole à Nour Bounaidja et Loriane Kunsendi.
  • « Ensemble, elles interrogeront la place des récits postcoloniaux dans l’histoire officielle et mettront en lumière des voix trop souvent invisibilisées, pour questionner les silences de l’Histoire et les enjeux de la production culturelle », détaillent les organisateurs.
  • Parmi les autres temps forts, le rendez-vous "La Bretagne autour du monde" organisé pendant 3 jours (du 15 au 17 mai) au Bâtiment à Modeler où se mêleront concerts, ateliers de broderie et de cuisine, initiations aux langues, et danses diasporiques.

EN COMPLÉMENT

  • Mercredi 20 mai, à partir de 15h, une déambulation partira de l'Hôtel de Ville pour découvrir le patrimoine et matrimoine du Maghreb dans les rues rennaises.
  • Le même jour, au Carrefour 18 (de 14h à 18h), des activités autour de la diversité des langues seront en accès libre (initiation à la danse, bal intergénérationnel en langue gallèse, concert).
  •  
  • Retrouvez le programme détaillé de Rennes au Pluriel ici.




CE TABOU ANGLAIS ! LE VOTE ETHNIQUE QUI ANNONCE L' EUROPE DE DEMAIN ! ( BALBINO KATZ )

 


REVUE DE PRESSE !

Le vote ethnique, ce tabou anglais qui annonce

 l’Europe de demain

Au retour de ma promenade sur le port, je me suis arrêté au bar des Brisants.

 

 Un petit groupe de jeunes angevines de passage, un vieux marin parlait météo avec un serveur, et dehors la lumière de mai glissait sur les coques comme une huile pâle. 

J’ai ouvert mon téléphone pour lire la chronique quotidienne de Richard North, sans doute un des commentateurs anglais que je lis avec le plus de fidélité, même si nous divergeons souvent dans nos conclusions. 

L’homme a le mérite rare de regarder les phénomènes politiques par leurs conséquences concrètes plutôt que par les abstractions morales dont raffole la presse continentale.

Cette fois, il s’intéressait aux élections locales dans le Yorkshire de l’Ouest, notamment à Bradford, et il abordait un sujet que presque toute la presse européenne évite soigneusement : la dimension ethnique du vote.

 

Et ce qu’il décrit est saisissant.

Bradford fut longtemps un bastion travailliste classique, une vieille cité industrielle du nord de l’Angleterre, transformée progressivement par l’immigration pakistano-kashmirie. 

Or les dernières élections locales ont provoqué un véritable séisme politique.

 Le Labour, qui dominait le conseil municipal depuis douze ans, s’est effondré. 

Reform UK, le parti de Nigel Farage, devient la première force politique municipale avec vingt-neuf sièges.

 Les conservateurs résistent mieux qu’au niveau national et obtiennent dix-huit sièges.

 Puis viennent les Verts et divers groupes indépendants composés presque exclusivement d’élus d’origine pakistanaise ou kashmirie.

 

C’est ici que l’analyse de North devient intéressante.

Il observe que dans les quartiers dominés démographiquement par les Pakistanais musulmans, le vote ethnique est désormais presque absolu, quelles que soient les étiquettes partisanes. 

Dans le ward de City, explique-t-il, quatorze des dix-huit candidats étaient d’origine pakistano-kashmirie. 

Les douze premiers au classement final appartenaient à ce même groupe.

 Les candidats blancs britanniques, y compris ceux de Reform, terminèrent autour de un pour cent des suffrages.

 Autrement dit, ils n’existaient plus politiquement.

Même phénomène à Manningham, que les habitants surnomment ironiquement « Mecca Central ». 

Sur seize candidats, neuf étaient issus du même groupe ethnique et huit d’entre eux occupèrent les premières places.

 Les candidats britanniques autochtones disparaissaient littéralement des résultats électoraux.

Little Horton reproduit exactement le même schéma. 

Dix candidats pakistano-kashmiris sur dix-huit, et les cinq premiers élus issus du même milieu.

 Les conservateurs musulmans eux-mêmes furent sanctionnés par leur propre électorat communautaire.

 Les musulmans de Bradford, note North avec ironie, détestent profondément les Tories.

 

Et c’est ici qu’apparaît le phénomène le plus important.

Richard North observe que le vote ethnique ne concerne plus seulement les populations immigrées.

 Les Britanniques autochtones commencent eux aussi à voter comme un bloc défensif.

 Reform UK prospère précisément dans les quartiers frontières, ces zones encore majoritairement anglaises mais situées au contact direct de l’expansion démographique musulmane.

Dans le ward de Wibsey and Odsal, Reform réalise ainsi un balayage complet avec trois élus blancs britanniques d’âge mûr, remplaçant notamment des travaillistes d’origine pakistanaise.

 

 North raconte même une scène presque irréelle.

 Le candidat conservateur Hassan Butt transforma le parking d’un pub local en rassemblement communautaire rempli d’hommes en longues tuniques blanches, coiffés de calottes musulmanes, scandant des slogans en ourdou au rythme des tambours traditionnels dholak. 

Résultat : deux pour cent des voix.

 

Ce que décrit North est capital parce qu’il détruit d’un coup toute la fiction du multiculturalisme harmonieux britannique.

 Il écrit d’ailleurs cette phrase remarquable : « Il n’y a plus de politique gauche-droite à Bradford.

 Il y a les Britanniques blancs contre la diaspora pakistanaise. »

Et il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que nous observons exactement les mêmes phénomènes en France.

Simplement, notre presse refuse encore de les nommer.

 

La France insoumise prospère dans certains quartiers selon des logiques très proches.

 Le vote musulman y devient progressivement un vote communautaire structuré. 

Les investitures, les discours sur Gaza, les ambiguïtés permanentes sur l’islamisme, les campagnes ciblées dans les banlieues ne relèvent plus du hasard. 

La gauche radicale française est devenue, dans plusieurs villes, la traduction électorale d’intérêts communautaires spécifiques.

Et mécaniquement, en réaction, un vote de défense identitaire apparaît chez les Français autochtones. 

Exactement comme en Angleterre.

La grande naïveté des élites européennes fut de croire qu’une société multiculturelle allait naturellement produire une démocratie post-ethnique où chacun voterait selon des abstractions économiques ou sociales. 

Or l’histoire humaine montre exactement l’inverse. 

Dès que plusieurs blocs civilisationnels coexistent durablement sur un même territoire, le réflexe communautaire réapparaît presque toujours.

Les Pakistanais de Bradford votent pour des Pakistanais.

 Les Anglais commencent à voter pour des partis perçus comme anglais.

 Et chacun feint ensuite de découvrir avec effroi la montée des tensions identitaires.

Le plus frappant, dans le texte de North, n’est peut-être même pas la victoire de Reform.

 C’est plutôt le vide politique qui apparaît derrière elle. 

Car Reform ne dispose pas d’une majorité suffisante pour gouverner Bradford.

 Les conservateurs hésitent à s’allier avec Farage.

 Les coalitions deviennent impossibles. Les conseils municipaux entrent dans une zone grise où plus personne ne contrôle réellement l’ensemble.

Autrement dit, la fragmentation ethnique produit mécaniquement une fragmentation institutionnelle.

L’Angleterre que décrit Richard North ressemble de plus en plus à une mosaïque de blocs démographiques négociant entre eux des équilibres précaires, très loin de l’ancien modèle national britannique.

 

Et je regardais le port de Lechiagat en refermant mon téléphone, avec cette pensée un peu mélancolique : les élites médiatico-politiques ont voulu que les sociétés européennes deviennent multiculturelles sans accepter que le multiculturalisme produit inévitablement des peuples parallèles.

 Elles découvrent maintenant que la coexistence n’abolit pas les appartenances.

 Elle les durcit.

 

Par Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
balbino.katz@pm.me

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

 

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À L' HEURE OÙ LES GUERRES AU PROCHE ET MOYEN- ORIENT CONTINUENT D' AGITER L' ACTUALITÉ INTERNATIONALE ..............

 REVUE DE PRESSE !

Régis Le Sommier : « Trump a-t-il encore le contrôle de la guerre au Proche-Orient ? »

À l’heure où les guerres au Proche et Moyen-Orient continuent d’agiter l’actualité internationale, TV Libertés a consacré son émission phare hebdomadaire « Le Samedi Politique » du 9 mai 2026 à un décryptage approfondi de la situation. 

 

Animée comme à son habitude par Elise Blaise, l’émission recevait cette semaine Régis Le Sommier, grand reporter et directeur de la rédaction du média d’investigation Omerta, tout juste rentré d’une mission de terrain au Liban.

L’enjeu central de l’émission est posé d’emblée : Donald Trump conserve-t-il encore réellement le contrôle de la guerre déclenchée au Moyen-Orient ?

La question se pose avec une acuité croissante, alors que les contradictions s’accumulent entre les déclarations de la Maison-Blanche et la réalité du terrain.

Iran, Liban : Le chaos de Trump et Netanyahou ? – Régis Le Sommier dans Le Samedi Politique

Un cessez-le-feu de façade au Liban

Le premier volet de l’émission est consacré à la situation libanaise, observée par Régis Le Sommier lors d’un reportage récent dans le pays du Cèdre.

 Le constat qu’il dresse est sans appel : le cessez-le-feu officiel entre Israël et le Hezbollah n’est qu’un cessez-le-feu de papier.

 Les frappes israéliennes contre les positions du Hezbollah se poursuivent quasi quotidiennement, particulièrement dans le sud du pays et dans la banlieue sud de Beyrouth (Dahieh).

Cette situation provoque des dégâts considérables sur la population civile libanaise, déjà éprouvée par des années de crise économique et politique.

 Les chrétiens du Liban, communauté historique du pays et longtemps considérée comme un point d’équilibre confessionnel, se retrouvent pris en étau entre les frappes israéliennes, les positions du Hezbollah et l’effondrement progressif des institutions étatiques libanaises.

 Régis Le Sommier rappelle que cette communauté, dont le journaliste a longuement documenté les épreuves dans ses reportages pour Omerta, paie un tribut particulièrement lourd à un conflit qui n’est pas le sien.

 

L’opération « Epic Fury » et les ambiguïtés américaines

Le deuxième axe d’analyse porte sur l’opération militaire américaine « Epic Fury » menée contre l’Iran. 

Officiellement, les États-Unis affirment avoir mis fin à cette opération. 

Officieusement, le blocus maritime et la pression militaire permanente sur l’Iran se maintiennent — voire s’intensifient.

 

Régis Le Sommier souligne le caractère contradictoire de la posture Trumpienne. 

D’un côté, le 47e président des États-Unis communique sur sa volonté de mettre fin aux conflits et de rapatrier les boys à la maison ; de l’autre, l’appareil militaire américain reste pleinement engagé sur trois théâtres simultanés : Liban, Iran, et présence militaire renforcée dans le Golfe.

 

Cette schizophrénie diplomatico-militaire pose une question stratégique majeure : qui décide réellement de la politique américaine au Moyen-Orient ? 

Le président élu en novembre 2024, ou un complexe militaro-industriel et un État profond qui imposent leur agenda à la Maison-Blanche, comme cela a été le cas sous plusieurs administrations précédentes ?

 

Le détroit d’Ormuz et la crise pétrolière mondiale

L’émission consacre également un long passage au blocus du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du commerce mondial de pétrole. 

Les tensions militaires entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés régionaux ont déjà provoqué une explosion des prix de l’énergie, dont les effets se font sentir bien au-delà de la région.

Ce point a d’ailleurs fait l’objet d’une analyse spécifique par l’économiste Jacques Sapir dans la dernière émission « Zone Rouge » d’Omerta, qui décortiquait l’impact direct du conflit en Iran sur le portefeuille des Français : explosion des prix de l’énergie, retour de l’inflation, tensions sur les carburants. 

 

Régis Le Sommier reprend ces analyses dans sa discussion avec Elise Blaise, soulignant que la guerre au Moyen-Orient n’est pas seulement une question géopolitique abstraite : elle se traduit concrètement à la pompe, dans les factures d’électricité, et dans le pouvoir d’achat des classes populaires européennes.

 

Les marchés financiers internationaux, déjà fragilisés par les tensions commerciales sino-américaines et par la hausse des taux d’intérêt sur la dette publique, encaissent un nouveau choc dont les conséquences à moyen terme restent imprévisibles. 

Plusieurs économistes redoutent désormais un scénario de stagflation comparable à celui qui a frappé les économies occidentales après les chocs pétroliers de 1973 et 1979.

 

Netanyahou, le grand stratège ou le grand pyromane ?

Une question récurrente traverse l’émission : Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, mène-t-il une stratégie cohérente, ou bien est-il prisonnier d’une fuite en avant militaire qui menace désormais la stabilité de toute la région ?

 Régis Le Sommier rappelle que le chef du gouvernement israélien, confronté à de multiples procédures judiciaires et à une opposition intérieure croissante, a un intérêt personnel à maintenir le pays en état de guerre permanente.

 

L’objectif officiel — éliminer la menace que représente le Hezbollah pour le nord d’Israël et empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire — peut sembler légitime du point de vue israélien.

 Mais les moyens utilisés, et notamment l’extension du conflit au Liban, en Syrie et désormais à l’Iran, posent la question des objectifs réels poursuivis par le gouvernement Netanyahou.

 

L’émission évoque également le rôle du Hezbollah, organisation politico-militaire chiite libanaise soutenue par l’Iran, et les difficultés croissantes auxquelles elle est confrontée depuis la mort de plusieurs de ses cadres dirigeants en 2024 et 2025. 

Affaiblie mais pas anéantie, l’organisation reste un acteur clé de l’équilibre régional — et un facteur de complication permanente pour Israël.

 

Au-delà du contenu géopolitique, l’émission constitue également une vitrine pour le travail accompli par Omerta, le média d’investigation fondé par Régis Le Sommier après son départ de RT France en 2022. 

Avec une équipe de journalistes-reporters, Omerta s’efforce de couvrir les zones de conflit en immersion, là où les grandes rédactions des chaînes d’information continue ne se rendent plus, faute de moyens ou par calcul éditorial.

 

Récents reportages d’Omerta : un long format au sud-Liban en immersion, un documentaire sur quatre destins libanais (Beyrouth, Dahieh, Saïda, Baalbek), des analyses approfondies sur le rôle de l’Iran dans la contestation de l’hégémonie américaine au Moyen-Orient.

 Une démarche journalistique exigeante qui se distingue par le souci du terrain et le refus des récits préfabriqués imposés par les sources officielles occidentales.

 

À l’heure où le débat public français sur les questions internationales reste largement dominé par un récit unilatéral, ces espaces alternatifs de réflexion et d’enquête méritent d’être soutenus — particulièrement quand ils s’appuient, comme c’est le cas d’Omerta, sur un véritable travail de terrain et non sur la simple répétition de dépêches d’agences.

 

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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