FACEBOOK ! LU , VU ET ENTENDU !
RÉPONSE :
Spterndoos726lglf8a4ach1tf301c6ci844ma224u2
Madame Fois,
Vous dites ne pas comprendre « le problème empathique » vis-à-vis des migrants.
Permettez-moi de vous répondre, sans filtre et sans les gants de velours de vos plateaux parisiens.
Le réel, vous l’avez visité en carte postale.
Moi, j’ai posé le pied sur la terre rouge d’Afrique de l’Ouest à 18 ans, parachute sur le dos.
21 ans.
Six pays.
Des zones de conflit où l’on enterre ses frères d’armes.
J’ai commandé des hommes pour protéger des villages, des écoles, des dispensaires.
J’ai appris à connaître ces peuples : leur foi, leur courage, leur dignité face à une vie que 99% des Occidentaux ne tiendraient pas quinze jours.
Ceux qui gagnent 200.000 FCFA par mois — l’équivalent de 300 euros — restent.
Ils construisent, ils tiennent leur terre, leur famille, leur culture, comme vous dites.
Les autres ? Plus de 90% n’ont aucune qualification reconnue dans leur propre pays.
Sans visa de travail, 9 sur 10, ils partent.
Pas toujours par choix, parfois par mirage.
L’aventure, oui. L’Eldorado Netflix.
Et chez nous ?
Seulement 10% décrochent un visa de travail.
Le reste rejoint les files, les squats, les impasses.
Madame la donneuse de leçon, sortez du bocal.
Quittez trois semaines votre confort de « bobo gauchiste » — puisque vous aimez les étiquettes — et allez vivre là-bas.
Pas dans un resort. Dans la poussière, le bruit, la débrouille.
Vous comprendrez que l’empathie ne se décrète pas dans un micro, elle s’éprouve dans la boue.
La France n’est pas un Airbnb infini.
Depuis 9 ans, c’est un tsunami : 500.000 entrées par an.
Dans le même temps : plus de logements, plus de places d’hébergement.
Mais 400.000 postes non pourvus, 4,5 millions de chômeurs, 1,8 million de RSA dont 700.000 jeunes.
.
Vous dites « on accueille, on accueille ».
Macron dit pareil. Résultat ?
Quand les viols, les meurtres, les faits de délinquance explosent — oui, les courbes grimpent — vous changez de chaîne.
« Pas de souci », semblez-vous dire.
L’identité n’est pas une option.
.
Chaque jour qui passe, la France se dilue.
Pas par haine de l’autre, mais par mépris de soi.
Un pays qui n’ose plus dire « ça suffit » est un pays qui s’efface.
Vous parlez de déchirement pour eux.
Je vous parle d’arrachement pour nous : notre langue, nos clochers, nos codes, notre sécurité.
La charité commence par la cohérence.
.
Vous êtes émue ? Prenez-en deux ou trois chez vous.
Offrez une chambre, un repas, un avenir.
Fonde un foyer, puisque la famille est un « déchirement ».
Montrez l’exemple au lieu de distribuer des leçons d’humanité entre deux castings.
Madame Fois, vous n’êtes pas le problème.
Vous êtes le symptôme : celui d’une élite qui confond compassion et submersion, qui transforme l’émotion en politique, et la politique en naufrage.
Moi, j’ai servi la France et j’ai servi l’Afrique.
J’ai vu la misère et j’ai vu le courage.
Mais je refuse qu’on sacrifie mon pays sur l’autel de votre bonne conscience médiatique.
La France n’est pas un guichet.
C’est une maison.
Et une maison, ça a des murs, des règles, et des héritiers.
Sans respect pour votre discours, mais avec respect pour la vérité,
Un Français qui a payé l’impôt du sang pour que vous puissiez parler.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire