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Delphine Ernotte accusée de parjure : Charles Alloncle va déposer un article 40

D'après les informations de Boulevard Voltaire, le député Charles Alloncle va, dans les prochains jours, faire un signalement à la Justice au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, alors qu'après les révélations de Marianne, des soupçons de parjure planent sur Delphine Ernotte.
En effet, la présidente de France Télévisions semble être dans la panade. Si le scout « met son honneur à mériter confiance », nul doute qu'elle n’est pas un disciple de Baden-Powell.
Alors qu’elle avait affirmé, sous serment, qu’aucun salarié de son groupe n’avait bénéficié des conseils d’une entreprise privée pour se préparer aux auditions de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Marianne révèle ce qui ressemble à une supercherie.
Sa parole a-t-elle encore une valeur ?
La question, pourtant, n’avait aucune ambiguïté, Charles Alloncle n’est pas de ce bois.
« J’aimerais revenir sur la façon dont la commission d’enquête a été préparée, […]
Est-ce que vous avez eu recours à une société privée extérieure pour préparer, pour vous assister, pour conseiller les personnes auditionnées dans le cadre de la commission d’enquête ? », lui demandait le député UDR de l’Hérault, lors de sa seconde audition, le 8 avril.
« Non. »``
Imperturbable, Delphine Ernotte n’a visiblement rien à se reprocher. « Je vais répondre très simplement : non.
Aucune entreprise privée n’a été utilisée pour travailler avec les personnes qui allaient être interrogées par la commission d’enquête.
» Pourtant, c’est tout l’inverse que révèle Marianne, ce 9 juin.
D’après les informations de nos confrères, le cabinet Forward Global est intervenu auprès des équipes de France Télévisions pour les préparer à leurs auditions.
A minima lors de deux réunions d'une heure trente.
Et d'un déjeuner de travail auquel a participé Delphine Ernotte en personne. Gageons qu’entre la poire et le fromage, le nom de Charles Alloncle a été prononcé à la table des puissants.
Spécialisé en communication de crise
Spécialisé en cybersécurité, le cabinet Forward Global accompagne aussi ses clients en matière de relations publiques et de communication de crise.
Sur son site, au volet « communications stratégiques », le contenu des services de l’agence est sans équivoque : « Coaching en communication exécutive et formation aux médias : exercices de simulation pour les personnes représentant leur entreprise ou institution dans les médias, visant à améliorer leur capacité à communiquer efficacement avec les journalistes, le public et les autres parties prenantes clés. »
D’après Marianne, Forward Global « accompagne » France Télévisions depuis plusieurs années.
La filiale du groupe spécialisée en communication de crise est l’agence DGM Conseil.
Elle s’honore d’être un prestataire du service public.
« En 2020, en partenariat avec France Télévisions, nos équipes ont géré la communication digitale de l’opération caritative "Tous Unis pour le Liban", autour d’un grand concert à L’Olympia », peut-on, par exemple, lire sur son site.
L’un des salariés de l’agence, Xavier Kreutzer, désormais spécialisé dans la gestion de crise, connaît d’ailleurs bien de l’intérieur la boutique, puisqu’il a lui-même travaillé, dans le passé, à France Télévisions.
« Si on ne dit pas la vérité, cela s’appelle du parjure, souligne, auprès de BV, Caroline Parmentier, députée RN du Pas-de-Calais et secrétaire de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public (voir son interview sur BV).
Il faut qu’elle en réponde ; ces gens-là ne sont pas au-dessus des lois, renchérit-elle.
Qu’en pense Jérémie Patrier-Leitus ? », lance, un brin caustique, la parlementaire.
Le député Horizons a tenu bravement son rôle de « père la morale » durant les six mois de travaux de la commission qu’il présidait.
À ce sujet — [L’INVITÉE] « La gauche, LFI et les macronistes ne supportent pas qu’on enquête sur l’audiovisuel public ! »
« Madame Ernotte, pourquoi avoir menti ? »
« Cette affaire est une fumisterie de plus », tempête Christophe Tardieu, le secrétaire général de France TV, auprès du Figaro. Le cabinet de Delphine Ernotte se défend et joue la carte de l’enfant de chœur.
Sage comme une image et blanc comme neige.
Il évoque des conseils « hors contrats » et un « simple échange d’expérience ».
Comique, non ? « C’est toujours payant, ce genre de choses, ironise Caroline Parmentier, ce sont des échanges de bons procédés ».
Et la parlementaire d’évoquer la polémique des suites dans lesquelles logeaient des dirigeants de France Télévisions lors du festival de Cannes en échange d’espaces publicitaires.
Du petit-lait pour Charles Alloncle, dans le cadre du bras de fer qui l’oppose à Delphine Ernotte.
L'élu ne compte pas en rester là et s'apprête à déposer un article 40 auprès du procureur de la République, selon le Code de procédure pénale.
« Le délit de parjure devant une commission d’enquête parlementaire est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende », rappelle le député Ciottiste.
« Madame Ernotte, pourquoi avoir menti ?
Comment les Français qui payent pour France Télévisions peuvent-ils encore vous faire confiance ? »
Ha, parce qu’il en reste ?
Delphine Ernotte a affirmé sous serment, lors de son audition, qu’aucune entreprise n’avait été sollicitée pour préparer les salariés de France Télévisions entendus par la commission d'enquête.
Marianne révèle aujourd’hui que c’est faux.
Un cabinet privé a bien été mandaté… https://t.co/QRGn1zyTNy pic.twitter.com/A30YvWDZz5
— Charles Alloncle (@CHAlloncle) June 9, 2026


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