REVUE DE PRESSE
Elle va accueillir la future grande mosquée de Rennes : comment cette zone en friche va se transformer dans les prochains mois
Les réunions ont débuté entre l’association Espoir Amal et la municipalité pour préparer le terrain de la future mosquée du nord de Rennes.
Sur le terrain de la zone d’activité Nord-Coteaux de l’Ille, entre Rennes et Saint-Grégoire, les bâtiments de l’entreprise Cegelec sont toujours présents.
Si le chantier de la future mosquée Al Amal et de son centre culturel n’a pas encore débuté, le projet avance en coulisses.
Prévus initialement aux abords du parc des Gayeulles, les deux bâtiments sortiront finalement de terre au 117 avenue Gros-Malhon.
Selon Mohamed Zaïdouni, président du Conseil régional du culte musulman de Bretagne et vice-président de l’association Espoir Amal, porteuse du projet, celui-ci est « en bonne voie ».
Des ateliers sont actuellement menés avec Rennes Métropole afin de préparer les aspects techniques de la construction en vue d’un dépôt du permis de construire envisagé en fin d’année.
Un projet encore en phase d’étude
Si le terrain fourni par la Ville de Rennes s’étend sur 4 500 m2, l’intégralité de la surface ne sera pas bâtie.
« On ne va pas consommer toute la surface », précise l’association.
Les ateliers portent sur les contraintes d’accessibilité aux secours et aux personnes à mobilité réduite, les besoins en stationnement ainsi que l’aménagement des espaces verts.
L’objectif est aussi de définir la meilleure articulation entre la mosquée et le centre culturel.
« Les bâtiments doivent communiquer sans créer un espace étouffant », indique Mohamed Zaïdouni.
Ainsi, l’architecture, le choix des matériaux et la préparation du terrain doivent encore être étudiés pendant plusieurs semaines.
Plus d’un million d’euros déjà collectés
Alors que le coût total de la construction du projet est estimé à cinq millions d’euros, le cap symbolique du million d’euros de dons a été dépassé, nécessaires pour démarrer le chantier.
Les fonds récoltés proviennent exclusivement des fidèles et des collectes réalisées en Bretagne et d’autres régions françaises.
L’association a refusé tout financement étranger afin de préserver son indépendance.
« Tout est mis en transparence totale », assure le vice-président.
La gestion financière est suivie par un commissaire aux comptes chargé de contrôler l’origine et l’utilisation des fonds.
Sur le plan juridique, les discussions se poursuivent concernant le bail emphytéotique qui doit encadrer l’occupation du terrain.
À terme, l’association envisage de l’acquérir grâce aux donations.
Un lieu de culte et un équipement pour le quartier
Pour Espoir Amal, la future grande mosquée doit avant tout « offrir un lieu de culte digne » pour les musulmans de la métropole.
Aujourd’hui, lors de la prière du vendredi ou des grandes fêtes religieuses, les fidèles du nord de la ville sont accueillis dans un gymnase du quartier de Maurepas.
Elle permettra aussi de désengorger les autres mosquées de la capitale bretonne.
Outre l’aspect logistique, l’association met également en avant la nécessité de créer davantage d’espaces destinés aux femmes musulmanes, « qui se retrouvent souvent exclues des activités, faute d’espace et de moyens. »
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