vendredi 19 juin 2026

" ENTRÉE INTERDITE AUX AFRICAINS ", LE VIVRE ENSEMBLE VOLE EN ÉCLATS ! CE N' EST PAS EN FRANCE , C' EST EN TUNISIE !

 REVUE DE PRESSE !


« Entrée interdite aux Africains »
 : en Tunisie, le vivre ensemble vole en éclats

 
Les tensions intercommunautaires en Tunisie illustrent la crispation de la population face aux flux de migrants.
Capture d'écran @RefugeesinLibya
Capture d'écran @RefugeesinLibya

C’est une image qui fait actuellement le tour d’Internet. 

Partagée le 16 juin par une ONG pro-migrants, cette photo donne à voir une affiche qui aurait été disposée à l’entrée d’un café de Tunis. 

On y lit le message suivant, écrit en arabe, en français et en anglais : « L’entrée et les places assises sont interdites aux Africains. » 

 En légende, l’organisation exprime sa vive indignation quant à ce panneau qui « devrait indigner quiconque croit en la dignité humaine ». 

 « Il fut un temps où de tels panneaux choquaient le monde entier. 

Aujourd'hui, des messages similaires apparaissent dans certaines régions d'Afrique du Nord, tandis que le racisme, la xénophobie et l'exclusion anti-Noirs se banalisent de plus en plus dans l'espace public, écrit-elle.  

Des cafés aux lieux de travail, en passant par les foyers, les rues, les camps de détention et les zones frontalières, on fait comprendre aux Africains noirs qu'ils n'ont pas leur place aux côtés des autres races. »

 

Sur les réseaux sociaux, beaucoup condamnent une telle discrimination, mais se montrent également quelque peu perplexes.

 « Mais ils sont pas africains, les Tunisiens ? », s’étonne ainsi un internaute.

 « Et eux, ils sont quoi ? Des Scandinaves ? », ironise un autre. « Quelqu’un pour informer ces gentils racistes que la Tunisie se trouve en Afrique ? », renchérit un troisième.

 Il faut croire que dans la bouche de certains Maghrébins, le terme « Africains » est un synonyme de « Subsaharien »…

 

Les Subsahariens dans le collimateur

 

Au mois d’avril dernier, une manifestation contre le racisme et les discriminations s’était tenue à Tunis, réunissant associations, partis et acteurs de la société civile. 

Une « foule compacte » avait investi les rues de la capitale pour dénoncer « la montée des discours racistes visant les migrants d’Afrique subsaharienne », avait alors rapporté la chaîne Medi1TV Afrique

Parmi les manifestants, une militante féministe avait pris la parole et témoigné de sa solidarité avec les « Tunisiens et Tunisiennes noirs qui subissent beaucoup de racisme ».

 Elle avait aussi pointé du doigt la politique migratoire de son pays, jugée trop sévère. 

 « Nous sommes solidaires aussi avec nos frères et sœurs migrants et migrantes qui sont sans droits en Tunisie », avait déclaré la dénommée Hend Chenewi.

 

 

Car, au cœur des revendications, on trouve l’application effective d’une loi datant de 2018 contre les discriminations raciales, mais aussi et surtout la fin des expulsions massives des migrants africains. 

Depuis l'été 2023, le gouvernement tunisien multiplie en effet les restrictions à l'encontre des clandestins : interdiction de travailler, impossibilité de recevoir des devises de l'étranger…

 Le président Kaïs Saïed a appelé l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à intensifier ses efforts pour encore faciliter le retour des migrants subsahariens vers leurs pays d’origine.

 Et ça marche : le rythme des expulsions se serait intensifié avec « initialement un vol par mois, puis deux, puis un par semaine, puis deux » et, désormais, « quasiment tous les jours des vols dédiés ».

 

 En trois ans, ce sont ainsi 27.000 clandestins qui auraient été renvoyés chez eux. 

Un volontarisme dont certains pays européens pourraient peut-être s’inspirer.

Un simple désir de souveraineté

Mais comme c’est le cas en France, les velléités tunisiennes de renvoyer les illégaux dans leurs pays en choquent certains. 

 « Nous assistons à une répression tous azimuts des populations noires migrantes qui continuent de subir des abus systématiques de leurs droits », affirme ainsi Salsabil Chellali, directrice du bureau de Human Rights Watch à Tunis. 

 

En France, la LDH dénonce des « campagnes de haine » contre les migrants et s’étonne de voir le gouvernement tunisien prendre des mesures radicales contre certaines ONG accusées par les autorités d’être des « agents de l’étranger ».

 

Sur les réseaux sociaux, de nombreux Tunisiens se défendent de tout racisme et affirment leur droit à faire respecter leurs frontières. 

 « On n'accepte pas des envahisseurs irréguliers sans papiers, c’est notre droit de nous défendre contre ce flot migratoire illégal », fait ainsi valoir Jneina, sur Facebook. 

 

 « La Tunisie est un petit pays pauvre ou le chômage bat son plein, il n’a pas la capacité d'accueillir des immigrants.

 Ce n'est pas du racisme, c'est du réalisme », ajoute Kader.

 « La Tunisie pour les Tunisiens », résume encore Rahim. Un mantra simple, légitime, qui devrait pouvoir être dit en France comme en Tunisie sans se faire taxer de racisme.

 

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société
 
ET AUSSI
 ÇA C' EST EN FRANCE ...... 
 

« Déportations », « ignominie » : l’extrême gauche écume de rage face au règlement « retour »

« Nous refusons cette Europe de la peur, de l’enfermement et de l’expulsion », s'affole l'eurodéputée LFI Manon Aubry.
Capture écran CNews
Capture écran CNews

Le règlement dit « retour » visant à durcir la lutte contre l’immigration illégale a définitivement été voté, ce mercredi 18 juin, au Parlement européen. 

Un texte majoritairement adopté grâce à l’union de l’ensemble des partis de droite. L’extrême gauche s’étouffe et n’a pas de mots assez durs pour décrier « la politique migratoire la plus inhumaine » de l'histoire de l'Union européenne.

 

La France insoumise fulmine. « Droites et extrêmes droites unies dans une même ignominie viennent d’enterrer définitivement le droit d’asile.

 » Dans un communiqué de presse, la délégation insoumise au Parlement européen a dénoncé une « UE [qui] déroule le tapis rouge à l'extrême droite » en résumant les nouvelles dispositions adoptées par quelques mots synthétiques : « criminaliser, trier, enfermer, déporter [sic], y compris les enfants »

Refusant une « Europe forteresse » qui « devient une Europe far west », l’extrême gauche n’est pas dans la nuance. 

Durcir notre politique migratoire cacophonique, c’est le « rejet », « la brutalité », la « déshumanisation ». 

 « Nous refusons cette Europe de la peur, de l’enfermement et de l’expulsion ». Manon Aubry frôle l’apoplexie. 

 « C’est une honte absolue », s’indigne l’eurodéputée LFI, qui s’affole face à un texte qui « créé des centres de déportation [sic] » – une politique, selon elle, « digne de l’ICE de Trump », le service américain de l’immigration réputé pour sa fermeté.

Florilège

À l’annonce du vote final, les parlementaires de droite exultent et scandent en chœur « send them back » (renvoyez-les chez eux). 

 « Shame on you » (honte à vous), réplique l’extrême gauche, dans un hémicycle surchauffé. 

 

Postant, sur X, une photo de l’eurodéputée Reconquête en liesse, Manon Aubry, qui se dresse « le poing levé », commente : « Sarah Knafo ne fête pas la Coupe du monde. 

Elle fête la déportation (sic) massive de familles et d’enfants ». 

 « Manon se croit maligne en ne traduisant pas l’anglais deportations, qui veut tout simplement dire "expulsions" », lui a répliqué le député RN Pierre-Marie Thionnet.

« L’agenda irresponsable et mortifère de la droite et de l’extrême droite continue d’avancer un peu plus chaque jourdéclare Rima Hassan. 

 Sous couvert d’efficacité, ce règlement banalise l’enfermement, la déportation et la criminalisation des personnes exilées, au mépris des droits fondamentaux et de la dignité humaine. 

» Damien Carême, autre eurodéputé mélenchoniste, monte sur ses grands chevaux : « La résistance s’organise maintenant. Notre solidarité sera plus forte que leur inhumanité. Siamo tutti antifascisti. » 

 Le texte soutenu par le gouvernement français n’a pas été voté par nombre de députés macronistes du groupe Renew. 

 

Ainsi de Fabienne Keller qui, ce 18 juin, au lendemain du vote des parlementaires, prend la parole dans l’hémicycle pour s'insurger contre « une soirée festive » où des parlementaires de droite fêtaient, la veille, la victoire : « Le siège de cette institution n’est pas là pour servir de cadre à des beuveries politiques, a fortiori pour célébrer des mesures qui contredisent les valeurs de l’Union européenne. »

  La présidente de séance lui coupe le sifflet…

Coalition des droites

Unie, la droite peut effectivement constater que lorsqu’elle additionne ses voix, elle l’emporte. 

Une coalition des droites en bonne et due forme. Les voix de quelques centristes et du PPE, dont la délégation française est emmenée par le LR François-Xavier Bellamy, se sont jointes à celles du groupe des Patriotes de Jordan Bardella, d’ECR de Marion Maréchal et d'ESN de Sarah Knafo. 

 

Par 418 pour et 218 contre, le succès est éclatant. « L’impuissance et la défiance ne sont pas une fatalité », se réjouit François-Xavier Bellamy, sur X.

 « Nous sommes fiers de protéger l’Europe de la submersion migratoire. Madame Aubry, nous ne voulons ni de votre "nouvelle France", ni de votre nouvelle Europe », cingle l’eurodéputé RN Philippe Olivier, proche conseiller de Marine Le Pen. 

 « Ce que nous défendions, seuls, hier rassemble aujourd'hui une majorité au Parlement européen », savoure Sarah Knafo. 

 

Marion Maréchal, pour sa part, regarde déjà l’étape suivante : « Après notre victoire historique contre l'immigration illégale, il est temps de lutter contre l'immigration légale, qui représente 62 millions de personnes en Europe, soit l'équivalent de la population de la France. »

 

 Picture of Yves-Marie Sévillia

Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire
 
Source et Publications :   https://www.bvoltaire.fr/deportations-ignomnie-lextreme-gauche-ecume-sa-rage

 


 

 

 

 

 

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