TRIBUNE LIBRE !
Accord États-Unis–Iran : la défaite des va-t-en-guerre
Une paix, même fragile, même tardive,
même obtenue au prix de laborieuses négociations, vaut toujours mieux
que l’ivresse des va-t-en-guerre.
Il faut donc se réjouir de l’accord annoncé entre les États-Unis et
l’Iran, qui pourrait enfin mettre un terme à cette guerre absurde,
déclenchée par l’aveuglement stratégique et l’alignement américain sur
les intérêts du gouvernement israélien.
Pendant des mois, les fanatiques israéliens et leurs supplétifs ont rêvé
d’anéantir l’Iran, d’écraser le Liban, d’embraser toute la région et
d’entraîner l’Occident dans leur guerre sans fin.
Ils ont échoué.
Le danger, désormais, est clair : que le gouvernement Netanyahou tente
par tous les moyens de faire capoter cet accord, incapable d’accepter
qu’une solution diplomatique vienne contredire sa logique d’escalade
permanente.
La France, elle, n’a rien à gagner dans ces aventures moyen-orientales
qui ne sont pas les siennes.
Elle n’a pas à sacrifier son économie, son
énergie, sa sécurité et potentiellement ses soldats sur l’autel de
conflits étrangers.
Donald Trump ressortira affaibli de cette séquence.
Lui qui promettait
de ne pas se laisser piéger par les guerres de l’ancien monde s’est
retrouvé aspiré dans le bourbier proche-oriental.
Pourquoi diable est-il allé se fourrer là-dedans ?
Sur le plan international, il apparaît comme un dirigeant contraint de
reculer après avoir perdu le contrôle de la situation.
Sur le plan intérieur, il devra expliquer à ses électeurs pourquoi l’Amérique a failli payer une nouvelle fois le prix du bellicisme de ses alliés.
Pour les Français, l’essentiel est ailleurs : la réouverture du détroit
d’Ormuz doit permettre de desserrer l’étau énergétique qui a frappé de
plein fouet notre économie.
Car derrière les grands discours diplomatiques, il y a les factures, les entreprises, les agriculteurs, les familles.
Si cet accord permet de faire baisser la pression sur l’énergie, alors c’est une bonne nouvelle.
Mais cette crise doit surtout nous rappeler une leçon essentielle : un pays dépendant n’est jamais un pays libre.
La France doit retrouver sa souveraineté diplomatique, énergétique et
stratégique.
Elle ne doit en aucun cas participer aux guerres des autres
et ne défendre que ses propres intérêts.
Par Thomas Joly -
Président du Parti de la France
/image%2F0931529%2F20260615%2Fob_de89d8_acoord-paix.jpg)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire