jeudi 18 juin 2026

LA LOI " PHILLIPPINE " DÉFINITIVEMENT ADOPTÉE .........

 REVUE DE PRESSE !

 

Loi « Philippine » définitivement adoptée : la politique des petits pas

Toute mesure d'éloignement consiste en une "déportation" ne cesse de dénoncer LFI, favorable à la régularisation des OQTF.
Capture écran AN
Capture écran AN

Après un parcours chaotique, et un récent passage en commission mixte paritaire, la proposition de loi dite « Philippine », visant à renforcer la durée maximale de rétention administrative des étrangers sous OQTF les plus dangereux a finalement été adoptée définitivement par les députés ce mardi 16 juin à l’Assemblée nationale.

 

Avec 345 voix pour et 177 contre, elle a fait l’objet d’un consensus parlementaire à l’occasion duquel le centre et la droite dans sa totalité ont fait bloc.

 La gauche, en revanche, s’est opposée au texte. 

Les socialistes et l’extrême-gauche ont parlé à l’unisson dans une opposition violente comme à l'accoutumée. 

 

Lors des débats, La France insoumise n’avait pas de mots assez durs contre un texte qui prévoit essentiellement d’allonger la durée de rétention des OQTF qui ont été condamnés pour des crimes ou délits graves et qui présentent un risque particulier (menace pour l’ordre public, radicalisation, troubles psychiatriques, etc.) la faisant passer de 90 à 210 jours.

Merci Vincent Bolloré

« Les socialistes d’aujourd’hui vomissent ce que les socialistes d’hier soutenaient : ils ont choisi la soumission à Mélenchon.

 L’histoire les jugera » a  jugé le parlementaire macroniste Charles Rodwell qui présentait cette proposition de loi après l’avoir réécrite à la suite de la censure du Conseil constitutionnel, il y a un an. 

Le député EPR des Yvelines a vivement dénoncé les outrances du parti de Jean-Luc Mélenchon, qui pour stigmatiser un texte « raciste et xénophobe » a eu recours aux propos les plus vils. 

 « Texte de déportation », comparaison avec les « camps de concentration », tout y est passé pour l’extrême-gauche qui préfèrerait « régulariser les OQTF plutôt que de les enfermer » a souligné Charles Rodwell ce mercredi 17 juin sur Sud Radio.

 

Jouant habilement sur sa droite, le parlementaire dont le groupe a pour président Gabriel Attal, sait s’adresser sans sectarisme - Boulevard Voltaire le recevait il y a quelques mois en grand entretien - à un large électorat. 

Sur CNews, réagissant au vote positif de son texte, l’élu de 29 ans, a tenu à « remercier » la chaîne et le « groupe » de Vincent Bolloré.  

« Depuis des mois voire des années, vous avez donné écho à ce combat politique qui était le mien. […]  

Je suis convaincu que la voix que nous pouvons porter collectivement sur votre antenne est absolument essentielle pour assurer la sécurité de nos familles, la sécurité de nos enfants et la protection de nos libertés publiques. »    

« On ne va pas non plus sauter au plafond »

 

La droite a voté avec conviction, mais sans enthousiasme.

 Après le vote en première lecture au Palais Bourbon, Claire Géronimi, vice-présidente de l’UDR, exprimait ses fortes réserves dans BV et dénonçait « un coup de communication ».

 « On peut faire toutes les lois qu’on veut. Derrière, on se heurte toujours au mur budgétaire »

 

En effet, les CRA (Centre de rétention administrative) sont saturés.

La France compte à peine 2.000 places, quand en 2024, 3.624 placements ont été refusés faute de place. 

L’objectif gouvernemental, de 1.000 places supplémentaires d’ici 2029 paraît timide et représente quelques 300 millions d'euros auxquels il faudra ajouter 35 millions de coûts annuels.

 

Au Rassemblement national, on salue tout de même une avancée. 

 « Même si ce projet de loi ne va pas assez loin, cela va dans la bonne direction » confie à BV, le député Philippe Ballard, porte-parole du RN.

 « Quand un texte va dans le bon sens, nous ne sommes pas bornés, on le vote. »

Si le texte constitue une avancée positive, il ressemble tout de même à une goutte d’eau dans l’océan. « On ne va pas non plus sauter au plafond », confie à BV dans les couloirs de l’Assemblée un parlementaire patriote, conscient de l’insuffisance du dispositif actuel.

 

 En matière de politique migratoire, la droite nationale nourrit des ambitions autrement plus fortes. Mais face au rouleau compresseur du politiquement correct, chaque petit pas est une victoire.

 

Picture of Yves-Marie Sévillia

Par Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire
 
ET AUSSI
 

Bagayoko ouvre un nouveau droit à la « nouvelle France » : siffler La Marseillaise !

Pas de drapeau, pas d’hymne national et, cela va sans dire, pas de frontières à respecter.
Capture d'écran RTL
Capture d'écran RTL

Mais que cherche donc Bally Bagayoko ? 

En effet, pas une semaine – ou presque – depuis qu’il a été élu maire de Saint-Denis, sans que l’édile dyonisien ne provoque la polémique

 

Faire parler de lui ? Probablement.

 Et c’est plutôt réussi.

 Provoquer « l’extrême droite » ? Sans doute aussi. 

Chauffer à blanc la « nouvelle France », chère à Jean-Luc Mélenchon ? 

C’est possible. À moins d’un an de l’élection présidentielle, ça peut servir.

 

 Puissance recevante du grand meeting du gourou de LFI (ou meeting du grand gourou de LFI) à Saint-Denis, il y a bientôt deux semaines, Bagayoko se pousse du coude et du col pour s’ériger en pointe d’avant-garde et même en porte-étendard de cette fameuse « nouvelle France ».

« Un droit à la réplique populaire »

Dernière saillie de Bagayoko ?  

Sa déclaration au journal L’Opinion : « Siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l’international, c’est un droit à la réplique populaire. 

Parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d’ici mais aussi de là-bas ».

 

 Ce charabia s’inscrit dans la même « philosophie » que cet appel, à peine voilé, à l’insurrection si le Rassemblement national venait à emporter l’élection présidentielle en 2027. 

 

La France se déshonore par ses actes à l’international ? 

De quoi exactement veut parler le maire de Saint-Denis ?

 Il ne le précise pas.

 Pense-t-il à des actions actuelles, passées, à la colonisation par exemple ? 

Il ne le dit pas. 

On est donc dans le flou et le relativisme le plus complet.

 Un flou et un relativisme qui permettent, pour être tout à fait factuel, de légitimer des infractions à la loi. 

 

Car, on l’oublie un peu vite, mais depuis la loi du 18 mars 2003, «  le fait, au cours d’une manifestation organisée ou réglementée par les autorités publiques, d’outrager publiquement l’hymne national ou le drapeau tricolore est puni de 7 500 euros d’amende ».

 Cette loi avait été votée après plusieurs incidents. 

Lors d’un match France-Algérie, La Marseillaise avait été sifflée.

 Lionel Jospin, alors Premier ministre, n’avait pas quitté le stade.

 L’année suivante, lors de la finale de la Coupe de France Bastia-Lorient, l’hymne national avait été hué par des supporters corses. 

Le président Chirac avait alors quitté la tribune.

Une France parallèle

Plus de vingt ans après ces incidents, un élu de la République, maire de surcroît, c’est-à-dire officier public, responsable de l’ordre public dans sa commune, excuse, légitime, justifie, cautionne, approuve, soutient un acte répréhensible, contraire à la loi.

 Mais au-delà de l’aspect strictement légal, on voit, par ces propos, que cette « nouvelle France » se construit comme une autre France, une France parallèle dans laquelle les lois de la République, finalement, sont optionnelles. 

 

Les résultats des élections ? Ils sont légitimes si ces élections sont emportées par LFI.

 En revanche, si le peuple français choisit le RN, un autre peuple (on comprend ça comme ça, sauf à ce que le peuple français soit frappé de dédoublement de la personnalité !) est en droit de se soulever. 

La France se déshonorerait par ses actes à l’international ? 

Ça « ouvre droit » à siffler La Marseillaise ; on imagine, aussi, à piétiner le drapeau tricolore, pour faire bonne mesure.

 

Et pourquoi ? « Parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d’ici mais aussi de là-bas ».

Là encore, grand flou. 

Tous « ces enfants  de celles et ceux » sont loin évidemment d’avoir la double nationalité. Mais l’on devine que Bagayoko ne se place pas sur ce plan strictement juridique. 

« Ces enfants  de celles et ceux » sont citoyens d’ici et d’ailleurs, c’est-à-dire de partout. Ils sont tout aussi d’ici que de là-bas et, pour tout dire, tout aussi de là-bas que d’ici.

 Pas de drapeau, pas d’hymne national et, cela va sans dire, pas de frontières à respecter. 

Donc, « on est chez nous » partout. Il faudrait voir ce qu’on en pense, justement, là-bas...

 

On se demande aussi ce que penseraient des propos de Bally Bagayoko ces résistants qui chantaient La Marseillaise dans les camions qui les conduisaient au poteau d'exécution.

 

 

Journaliste, éditorialiste à BV, colonel (ER)
 
SOURCE ET PUBLICATION :    https://www.bvoltaire.fr/bagayoko
 
 

 

 

 

 

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire