jeudi 11 juin 2026

POLITIQUE : LA LIBERTÉ D' EXPRESSION EN DANGER ! JEAN-EUDES GANNAT EN A FAIT LES FRAIS !

 REVUE DE PRESSE !

 

Jean-Eudes Gannat condamné à trois mois avec 

sursis pour une vidéo : 

La liberté d’expression en danger

Le tribunal correctionnel d’Angers a condamné mercredi 10 juin Jean-Eudes Gannat, conseiller municipal d’opposition à Segré-en-Anjou Bleu et militant identitaire, à trois mois de prison avec sursis pour « injure » et « provocation à la haine raciale ». 
L’intéressé a immédiatement annoncé son intention de faire appel — il est donc présumé innocent à ce stade — et la décision illustre avec une clarté redoutable l’état de délabrement intellectuel et moral d’une institution judiciaire qui n’en finit pas de perdre le sens des priorités.

 

Les faits : une vidéo et une légende

Le 4 novembre 2025, Jean-Eudes Gannat publie sur ses réseaux sociaux une vidéo filmée devant un supermarché Leclerc de Segré, en Maine-et-Loire. 

On y voit plusieurs réfugiés afghans installés aux abords du magasin.

 La légende accompagnant la séquence : « Marre de vivre avec les cousins des Talibans jusqu’au fin fond de nos campagnes. »

 

Moins de douze heures plus tard, il était en garde à vue.

 Mis en examen, renvoyé devant le tribunal, jugé en mai, condamné en juin. Neuf mois de procédure rondement menée.

 

Jean-Eudes Gannat n’a pas attendu pour pointer lui-même l’absurdité de la situation. « La justice est capable de sévérité et de célérité. 

En neuf mois, on n’aura pas pu interroger l’homme suspecté du meurtre de Lyhanna dans une affaire de viol, tandis qu’il n’aura pas fallu douze heures après la publication de ma vidéo pour que je sois placé en garde à vue. »

 

Le parallèle est dévastateur. Jérôme Barella, suspect principal dans l’affaire Lyhanna, était connu des services judiciaires pour de multiples signalements et plaintes pour viols sur mineures.

 La procureure d’Auch n’avait pas appliqué la circulaire du Garde des Sceaux imposant le traitement prioritaire des affaires de violences sexuelles sur mineurs.

 Résultat : une enfant de onze ans est morte.

 

Jean-Eudes Gannat, lui, a posté une vidéo avec un commentaire déplaisant. 

Douze heures de délai pour la garde à vue.

 

Un jugement politique déguisé en décision de justice

Le tribunal a considéré que les propos de Gannat constituaient « une atteinte à la tolérance, à la paix sociale et à l’ordre public », dans un contexte où « les agressions racistes et xénophobes se multiplient ».

 Les juges ont ainsi justifié une condamnation pour des mots prononcés en ligne par le contexte général d’un pays — comme si la responsabilité pénale d’un individu devait s’apprécier à l’aune du climat politique du moment.

 

SOS Racisme et la Ligue des droits de l’Homme s’étaient constituées parties civiles — deux associations militantes idéologiquement orientées, dotées d’un levier judiciaire qui leur permet de poursuivre des particuliers pour des opinions. 

Elles ont obtenu des dommages et intérêts. 

Les cinq Afghans visés par la vidéo ont chacun obtenu 800 euros.

 

La défense avait plaidé la relaxe, estimant que Jean-Eudes Gannat exerçait simplement sa liberté d’expression en décrivant une situation qu’il jugeait problématique dans sa commune. 

Les avocats avaient dénoncé une procédure « arbitraire et politique ».

 Le tribunal ne les a pas suivis.

 

Ce que cette condamnation dit de la France de 2026

Jean-Eudes Gannat avait obtenu 21,72 % des suffrages aux dernières élections municipales à Segré-en-Anjou Bleu, ville de 17 000 habitants. 

Il siège dans l’opposition avec six de ses colistiers. 

C’est donc un élu légitimement mandaté par ses concitoyens qui est condamné pour avoir exprimé publiquement ce que des millions de Français pensent en privé.

Qualifier des ressortissants afghans de « cousins des talibans » est une formulation certes vigoureuse.

 Mais dans un pays où des professeurs sont assassinés pour avoir montré des caricatures, où des fillettes de onze ans meurent faute de traitement prioritaire des plaintes pour pédophilie, où des émeutiers incendient des quartiers entiers sans que la justice ne démontre la même célérité qu’avec Gannat — dans ce pays-là, condamner un élu local pour une légende sur les réseaux sociaux relève d’un sens des priorités qui défie la raison.

 

Jean-Eudes Gannat a annoncé qu’il ferait appel. 

Il est présumé innocent. 

Et il a conclu par une phrase qui résume mieux que n’importe quel éditorial l’état d’esprit d’une part croissante de la France : « Les juges ont voulu faire de moi un exemple. 

Ça ne m’empêchera pas de continuer. »

 

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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