[POINT DE VUE]
Le Grand Remplacement, théorie complotiste constatée dans les maternités
maternités
maternités

Lors du débat entre Gabriel Attal et Marion Maréchal, la députée européenne a poussé l’ancien Premier ministre dans ses retranchements en lui demandant si la France, au cas où elle deviendrait musulmane, serait encore la France.
Le candidat du Macronisme a botté en touche, mais c’est bien la question fondamentale que pose, entre autres, le chiffre des naissances de 2025, sorti ces jours-ci.
Complotisme contre chiffres INSEE
Allez sur Wikipédia et vous le verrez noir sur blanc : le Grand Remplacement est une « théorie complotiste d’extrême droite » qui ne repose sur aucun fait précis.
C’est évident pour le petit monde politico-médiatique, mais il ne faut pas se lasser de le répéter.
Les ploucs qui votent, c’est-à-dire nous, pourraient finir par accepter de voir ce qu’ils voient.
La France ne change pas de visage, ou alors, quand on dit le contraire, on est prié de le dire dans les termes de Jean-Luc Mélenchon, c’est-à-dire de trouver ça formidable.
Selon l’INSEE, 31,3% des naissances enregistrées en France sur l’année 2025 ont été issues d’au moins un parent né en dehors de l’Union européenne
https://t.co/z0Ios0hT5B pic.twitter.com/WfS1hRtUBy
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) September 21, 2026
Voici cependant cette étude de l’INSEE, donc, qui semble légèrement battre en brèche cette assertion dogmatique.
On apprend en effet, dans une étude sourcée et chiffrée, qu’il sera difficile de classer dans la catégorie « complotiste d’extrême droite » que 31,3 % des naissances qui ont eu lieu en 2025 étaient le fait de couples dont au moins l’un des parents était né hors de l’Union européenne.
Un tiers, ou presque.
Et encore ce graphique ne prend-il pas en compte les Français issus de l’immigration ou les étrangers d’origine extra-européenne qui possèdent la nationalité d’un pays de l’UE.
Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt
Un tiers des naissances hors de l’UE, c’est quasiment un tiers de naissances dans des pays africains et musulmans – ne nous cachons pas derrière notre petit doigt.
Si l’on ajoute à ce chiffre les projections scénaristiques du Figaro de ces derniers jours, selon lesquelles les Français dits « de souche » (qui n’existent pas, bien sûr, mais qui, en l’occurrence, existent quand même) pourraient être minoritaires vers 2050, on a compris le truc.
Le Grand Remplacement n’est pas un mythe : c’est une donnée statistique, une réalité mathématique, un horizon qui a la force d’une évidence.
Il y a, chaque année, moins de naissances sur le sol de France que l’année précédente.
Et les Français nés de parents français, les Français historiques, n’ont pas d’enfants, ou très peu.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cet hiver démographique : le coût de la vie, le prix du mètre carré, l’instabilité des couples, l’âge des mariages, la durée des études, la peur de l’avenir, l’angoisse climatique…
Mais il y a peut-être un autre paramètre à prendre en compte : le modèle que l’on nous vend comme désirable.
Dans les journaux, à la télévision, dans toutes les prises de parole de nos hommes politiques, on entend une même rengaine qui parle de liberté, d’accomplissement individuel, qui fait témoigner ces mères qui regrettent d’avoir eu des enfants, qui décrit complaisamment ces hôtels « No Kids » où l’on prétend que la marmaille fait trop de bruit.
Tout encourage notre société à l’angoisse et au repli, c’est vrai, mais aussi à l’égoïsme.
C’est peut-être un sujet tabou, mais c’est probablement une explication convaincante.
Les carottes seraient-elles cuites ?
Du côté des parents extra-européens, c’est un modèle familial traditionnel qui prévaut.
Non que ces familles, parfois polygames, souvent sans père, soient plus stables ou plus exemplaires que les familles « de souche », mais elles ne sont pas perméables à la propagande de mort qui infuse, depuis des décennies, dans l’esprit de nos compatriotes.
On peut se dire, à vue humaine, que les carottes sont cuites.
Les Français ont de moins en moins d’enfants et ceux qui sont nés hors d’Europe (c’est-à-dire, le plus souvent, en Afrique et dans des pays musulmans) en ont toujours autant.
Le Grand Remplacement est devant nous.
Ce n’est plus très loin : c’est demain.
Ces 31,3 % ne sont que le début.
On peut se dire que c’est très bien, on peut se dire, en haussant les épaules, que c’est comme ça et qu’on n’y peut rien.
On peut aussi y voir une catastrophe, qui signera alors la fin d’un peuple demeuré très homogène pendant dix-neuf siècles.
En tous les cas, les chiffres sont face à nous et il ne sert à rien de les ignorer.
C’est ce que Marion Maréchal a essayé de faire comprendre à Gabriel Attal.
Et il aurait mieux fait de ne pas prendre ce sujet à la légère.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire