LU, VU ET ENTENDU !
Jean-marie Lebraud / FACEBOOK
Il a été cambriolé chez lui, il a pris un coup en tombant nez à nez avec les voleurs, et c'est lui qui porte un bracelet électronique.
L'affaire se déroule à Rochefort, en Belgique, et elle a été relayée le 3 mai 2026.
LA VICTIME SE RETROUVE POURSUIVIE
Ce père de famille de 35 ans n'avait aucun antécédent judiciaire.
Après le cambriolage, et faute de résultat, il décide avec des proches de surveiller les environs de la gare pour tenter d'identifier les auteurs de la série de vols qui frappe le quartier.
Lors d'une de ces rondes, il croise un homme qu'il pense reconnaître et lui donne une gifle.
La réponse de l'appareil judiciaire est immédiate : interpellation, poursuites pour coups et blessures volontaires, et surtout création d'une milice privée, une qualification très lourde.
LE MOT QUI CHANGE TOUT
Une milice privée, ce sont normalement des hommes organisés et armés, qui se substituent à la police sur un territoire entier.
Ici, on parle de quelques voisins qui font des tours de quartier après une série de cambriolages.
En collant cette étiquette sur une initiative de riverains, la justice envoie un message parfaitement clair à la population : votre sécurité ne vous regarde pas, et toute organisation collective sera traitée comme une menace.
ET PENDANT CE TEMPS
Les cambrioleurs, eux, ont pris la fuite. On ignore ce qu'il leur est arrivé.
Ce qu'on sait, c'est que le seul individu identifié, convoqué, poursuivi et équipé d'un bracelet électronique dans cette histoire est celui qui s'est fait entrer dans son salon.
La machine judiciaire n'est pas lente pour tous.
Elle est même remarquablement rapide quand la cible a une adresse fixe, un emploi et aucune intention de disparaître.
LA QUESTION QUE PERSONNE NE VEUT ENTENDRE
Que reste-t-il aux honnêtes gens ?
On leur interdit de se défendre, on leur reproche de s'organiser, et on ne leur garantit plus la protection qui justifiait cette interdiction.
C'est le contrat de base entre un État et ses citoyens, et il se déchire des deux côtés de la frontière.
Un homme qui a voulu protéger sa rue finit surveillé électroniquement. Le message est reçu, et il est désastreux pour tous ceux qui hésitent encore à baisser les bras.
Trouvez-vous normal qu'un homme sans casier finisse sous bracelet pour avoir surveillé son quartier ?
Que reste-t-il à faire quand l'État ne protège plus ? 

*Image d'illustration générée ou modifiée par IA.
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