jeudi 17 septembre 2026

IMMIGRATION / EUROPE : LA FRANCE OCCUPE DÉSORMAIS LA PREMIÈRE PLACE EN NOMBRE ABSOLU.........;

 TRIBUNES LIBRES !

Immigration : peut-on s’étonner des conséquences lorsque l’on connaît les causes ?

Est-il raisonnable de s’étonner des conséquences d’un phénomène lorsque l’on en connaît depuis des années les causes et les mécanismes ?

Les dernières données européennes devraient, à elles seules, imposer le débat. 

Selon l’Agence de l’Union européenne pour l’asile (EUAA), la France a enregistré environ 69 000 demandes de protection internationale au premier semestre 2026, soit 21 % de l’ensemble des demandes déposées dans l’UE+, devant l’Italie (66 000), l’Espagne et l’Allemagne (environ 55 000 chacune).

 

Le paradoxe mérite d’être souligné : dans l’ensemble de l’Union européenne, de la Norvège et de la Suisse, les demandes ont diminué de 17 % par rapport au premier semestre 2025.

 Et, la France occupe désormais le premier rang en nombre absolu.

Une question s’impose : pourquoi la France demeure-t-elle la  principale destination des demandeurs d’asile en Europe ?

La langue, l’histoire, les diasporas déjà installées, les liens familiaux, les réseaux migratoires, les perspectives économiques réelles ou supposées jouent évidemment leur rôle. 

Mais on ne peut davantage écarter de la réflexion les conditions matérielles et juridiques offertes ici.

La vraie question est ailleurs : jusqu’où un État peut-il assumer durablement ses obligations d’accueil lorsque ses propres capacités sociales, budgétaires, sanitaires et immobilières sont déjà sous forte tension ?

Car aucune politique publique ne se déroule dans le vide.

Chaque place d’hébergement a un coût. 

Chaque dispositif administratif mobilise du personnel. 

Chaque procédure juridique nécessite des moyens.

 Chaque prise en charge sanitaire, sociale ou éducative sollicite des services qui connaissent déjà, dans de nombreux territoires, des difficultés considérables.

Il s’agit de rappeler une évidence économique : les ressources publiques sont dans le rouge vif.

Lorsqu’un pays connaît une dette considérable, une crise persistante du logement, des hôpitaux sous tension, des services publics fragilisés et des difficultés croissantes pour financer ses politiques sociales, il est parfaitement légitime de s’interroger sur le nombre de personnes supplémentaires qu’il peut accueillir convenablement.

Une politique migratoire responsable devrait précisément partir de cette capacité réelle plutôt que de principes abstraits.

Ces observations sont d’autant pertinentes que cette forme de transfert de population s’ajoute naturellement aux autres formes de migrations et notamment celles qui échappent à tout contrôle et dont Lampedusa, naguère, et Ceuta, aujourd’hui, sont les manifestations les plus marquantes

Il faut également s’interroger sur l’efficacité des procédures d’éloignement lorsque le droit au séjour n’est pas reconnu. 

Un système dans lequel l’État examine une demande, la rejette définitivement mais éprouve ensuite de grandes difficultés à faire appliquer la décision perd nécessairement une partie de sa crédibilité.

La question des passeurs est tout aussi essentielle.


 

Comment des personnes provenant parfois de pays extrêmement pauvres parviennent-elles à réunir les sommes exigées pour traverser plusieurs frontières et rémunérer les réseaux clandestins ?

 Les réponses sont multiples et peu convaincantes : économies familiales, ventes de biens, endettement, solidarité de proches déjà établis à l’étranger, parfois exploitation par des réseaux criminels. 

Ce sujet mériterait davantage d’investigations, car les passeurs ont transformé la détresse humaine et l’espoir d’une vie meilleure en un marché extrêmement lucratif.

Mais combattre les passeurs suppose également de s’interroger sur leur modèle économique. Tant que la perspective d’atteindre l’Europe restera suffisamment attractive pour justifier le prix et le danger du voyage, les réseaux trouveront des candidats.

C’est pourquoi la maîtrise de l’immigration ne peut se limiter à gérer les personnes une fois arrivées.

Elle suppose des frontières extérieures réellement contrôlées, des procédures d’asile rapides, une distinction claire entre protection internationale et immigration économique, des accords efficaces, voire contraignants avec les pays d’origine et de transit et l’exécution effective des décisions prises.

On en arrive ainsi à nourrir une profonde défiance politique et sociale.

La question n’est pas de savoir si l’immigration doit être ni diabolisée ou sanctuarisée.

 Elle doit être gouvernée.

Il est plus que temps de mettre un terme à cette situation migratoire invasive et de substitution civilisationnelle.

On peut invoquer indéfiniment la générosité.

 Mais gouverner consiste aussi à prévoir les conséquences de ses décisions. 

Et lorsque les capacités d’un pays ne sont pas illimitées, refuser de fixer des limites ne supprime pas le problème : cela ne fait qu’aggraver la situation économique et créer un état de tension pouvant conduire à une situation émeutière dangereuse, sans même parler d’une substitution civilisationnelle dont on ressent les premiers effets dans certaines communes de France.

Par Jean-Jacques Fifre

 


ET AUSSI

 

Voile islamique : rendre des libertés aux Français

Voile islamique : rendre des libertés aux Français

En relançant son projet d’interdiction du voile dans l’espace public, le Rassemblement national a rouvert un débat décisif pour la droite : comment défendre l’identité française sans accroître encore les pouvoirs de l’État ?

 Jean-Yves Le Gallou défend une autre priorité : rendre des libertés aux citoyens et contester le pouvoir des juges.

 De l’abrogation de la loi Pleven à la critique du Conseil constitutionnel, il invite le RN à dépasser les annonces pour engager un combat politique sur le terrain des libertés et de la souveraineté.


Polémia

 

Une présence de plus en plus visible

Dans les rues, aux caisses des supermarchés, dans les entreprises ou lors des sorties scolaires, le voile islamique est de plus en plus visible. 

Les minorités ne sont pas seulement visibles : certains de leurs membres se rendent de plus en plus souvent agressivement visibles.

 Comme une affirmation de préférence civilisationnelle et d’occupation territoriale.

 

À cela, trois causes :

  • Les politiques d’immigration inconséquentes de l’extrême centre et le dynamisme démographique de nombreuses minorités (« nous vous vaincrons par le ventre de nos femmes »).
  • La stratégie des Frères musulmans, mais, au-delà, la volonté d’affirmation et de séparatisme de beaucoup de leaders d’opinion des communautés musulmanes, ainsi que le soutien reçu de certains États (Turquie, Algérie).
  • Enfin, la stratégie de culpabilisation des Européens, qui n’ont le droit ni de discriminer les femmes voilées ni de manifester leur hostilité, ni même leurs réserves face à cette démarche conquérante.

 

Interdire le voile ou rendre des libertés ?

Face à cela, certains font valoir la difficulté qu’il y aurait à appliquer la mesure d’interdiction générale du voile dans l’espace public promue par le Rassemblement national. 

C’est possible, mais à défaut d’une interdiction générale, on pourrait rétablir le libre choix des citoyens, aujourd’hui entravé par les législations et les dispositifs antidiscriminatoires : au nom de quoi un employeur devrait-il être tenu d’embaucher une femme voilée ?

 Au nom de quoi un client de supermarché peut-il se voir imposer une caissière voilée ?

 

Les arguments s’opposant à l’interdiction du voile islamique dans l’espace public au nom de la praticabilité et des libertés sont recevables, mais à deux conditions :

  • Reconnaître que les politiques d’assimilation sont en échec.
  • Rendre des libertés aux Français : celle de demander à des femmes voilées si elles ne seraient pas mieux dans leur pays d’origine sans risquer d’être poursuivis pour islamophobie ; celle de refuser de les employer sans risquer d’être poursuivis pour discrimination.
  •  

Bref, il est urgent d’abroger la loi Pleven et de rendre des libertés à la société civile.

Le corps social français est majoritairement et profondément hostile au voile islamique dans l’espace public. Mais la solution pour en entraver le port, ce n’est pas plus d’État, c’est plus de libertés pour les citoyens. Explications.

Un citoyen qui conseille à une femme voilée d’exprimer sa préférence civilisationnelle dans son pays d’origine s’expose à des représailles et à des poursuites judiciaires pour islamophobie.

Un employeur qui refuse de recruter une collaboratrice, une caissière ou une assistante aux personnes en raison de son port du voile s’expose à des poursuites judiciaires pour discrimination.

Un maire qui interdit le burkini risque aussi de voir son arrêté annulé par le juge administratif.

 

Le JUGEXIT et la question constitutionnelle

La solution, c’est le JUGEXIT. 

Comment ? 

En rendant aux Français la liberté d’exprimer leurs opinions et leurs émotions, en abrogeant l’article 24 de la loi sur la presse qui criminalise le libre choix et la libre expression (loi Pleven).

Plutôt qu’une loi nouvelle sur le voile, il vaudrait mieux rendre aux entreprises la liberté de ne pas embaucher de femmes voilées et permettre aux Français de faire part librement de leur désapprobation de ces pratiques étrangères. 

Cela suppose simplement l’abrogation de la loi Pleven. Plus simple, plus performant.

En voulant poursuivre devant les tribunaux les partisans de l’interdiction du voile islamique dans l’espace public, la LDH souligne involontairement la nécessité d’abroger la loi Pleven, qui pollue la loi sur la liberté de la presse.

JUGEXIT.

 

Quant à la sacralisation de la Constitution, elle n’a aucun sens : la Constitution actuelle, avec le « bloc de constitutionnalité » issu du coup d’État des juges constitutionnels en 1971, n’a plus rien à voir avec la Constitution de 1958/1962 du général de Gaulle.

En s’arrogeant le contrôle du contenu des lois en 1971, puis en ne cessant d’accroître son pouvoir, le Conseil constitutionnel ne cesse de violer la Constitution voulue par le général de Gaulle.

De Gaulle n’a pas respecté la Constitution de la IIIe République en 1940. 

Il n’a pas respecté la Constitution de la IVe République, qu’il a remplacée en 1958. Il n’a pas davantage respecté la lettre de la Constitution de 1958 en 1962.

 La légitimité à la place d’une légalité procédurale.

 

Une traduction politique et parlementaire

Rendre des libertés aux Français devrait être la première priorité d’un retour à l’identité, tout simplement en abrogeant la loi Pleven. 

Le RN et l’UDR seraient bien inspirés de le proposer sous forme d’amendements lorsque viendra en débat le funeste projet de loi Bergé, qui se veut une nouvelle avancée des dispositifs liberticides. 

Il suffit pour cela d’un peu d’intelligence et de courage, la vertu des temps difficiles.

En attendant, bien sûr, la nécessaire remigration, en particulier de ceux des étrangers qui veulent nous imposer leurs mœurs.

Il faut assumer et militer pour l’abrogation de l’article 24 de la loi sur la presse (loi Pleven).

 Rétablissons la liberté d’expression !

 Et, bien sûr, il faut combattre avec la dernière énergie le projet de loi Bergé.

Par Jean-Yves Le Gallou
04/09/2026

 

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