REVUE DE PRESSE !
[VOS COMMENTAIRES]
Priorité nationale :« Évidemment que c’est une mesure de bon sens ! »

« Pour ces progressistes c’est comme être dans des sables mouvants, on s’enfonce mais il faut continuer d’avancer, on sait pas où on va mais on y va », ironisait Arzach en écoutant Public Sénat dénoncer une école française trop réactionnaire
C'est que cette semaine, c'était à la mode de jeter des anathèmes et de vouer aux gémonies tout ce qui pourrait aller contre une fuite en avant progressiste.
« Il suffirait que les gens en place soient intelligents... »
L'extrême droite, et le RN surtout, en ont fait les frais. Il fallait entendre Roselyne Bachelot et Éric Dupond-Moretti, en pleine promotion de leur livre commun sur RTL, enjoindre aux Français de ne pas « essayer les cons » aux prochaines élections. Vik relève, sarcastique : « Quand on pense qu’il suffirait que les gens en place soient intelligents et compétents pour que les gens ne votent pas RN…
Et aient pour objectif de servir le peuple ce qui, accessoirement, est même la définition de la démocratie […] ça se joue à pas grand-chose finalement ! » CMP est du même avis et ironise, lui aussi : « Quand on voit l’état du pays, supposé avoir été dirigé par "des gens intelligents", on se demande si les choses n’auraient pas mieux tourné avec les cons dont elle parle, en regardant sur sa droite. »
Mais, à la décharge de nos deux auteurs, ils sont loin d’avoir été les seuls cette semaine.
« Mantras de la bien-pensance bobocaviar parisienne »
Nombre de célébrités, en effet, s’érigent en rempart contre l’extrême droite. Pourtant, remarque Gaby : « Pourquoi ne pas interroger Monsieur X ou Madame Lambda ?
Leur bulletin de vote a exactement le même poids que celui des "célébrités" qui, par ailleurs, ne sont pas des analystes politiques, n’ont aucun argument pour étayer leur rengaine et la plupart du temps se contentent de rabâcher les mantras de la bien-pensance bobocaviar parisienne ».
Notre commentateur se demande d’ailleurs s’ils ont « conscience de ne représenter qu’eux-mêmes et leur porte-monnaie ». « Puisqu’ils sont contre l’extrême droite et les mesures qu’elle propose, remarque innocemment Alec_56, ils ne verront certainement aucun problème à ce qu’on supprime l’exception culturelle qui n’est rien d’autre que la préférence nationale appliquée au milieu artistique. »
D’ailleurs, poursuit notre commentateur, « pour tout dire, je même pas qu’ils n’aient pas déjà demandé son abrogation
Serait-ce parce qu’ils en bénéficient ? Je n’ose y croire. Ces humanistes ouverts au vaste monde voudraient protéger à tous crins leur pré carré ? Si c’est bien cela, pourquoi ce qui vaudrait pour eux ne vaudrait-il pas pour les autres ? » Voilà des questions pertinentes.
« Dans l’état de misère où nous sommes... »
D'autant que le concept de priorité nationale n’a pas que des adeptes… Et pourtant, « la priorité nationale, évidemment que c’est une mesure de bon sens. N’en déplaise à la gauche », salue Le Templier.
Pour Sacha P, cela va même plus loin quand il s’agit des logements sociaux puisque « une nation est une grande famille et il est normal, et même moral, que dans une famille on en favorise ses membres par rapport à ceux qui ne le sont pas. Cela fait implicitement partie de la notion de famille. »
D’ailleurs, Marcel Palat justifie cette priorité par une simple comparaison : « Il y a quelques années, quand les anciens combattants étaient plus nombreux, la question ne se posait pas : du moment que lorsqu’il y a une guerre, ce sont les Français qui vont au casse-pipe, la préférence nationale va de soi.
Il faudrait donc rappeler que si la France entre en guerre un jour prochain, ce sont les Français qui iront se battre, pas les étranger vivant en France… »
Et puis, de toute façon, il faut rester pragmatique, remarque Oiseau de Passage : « dans l’état de misère où nous sommes, charité bien ordonnée devrait commencer par l’aide à nos concitoyens ».
« Un beau message d'espoir ! »
La charité, cette vertu théologale si dévoyée… mais qui prouve à quel point, malgré tout, le catholicisme a imprégné toute notre société.
L’engouement et l’enthousiasme autour de la visite du pape donnent d’ailleurs un regain d’espoir même à un « athée depuis toujours et toujours convaincu » comme Olaf, que « la disparition du catholicisme ne laisse pas indifférent, puisque c’est le fondement de la France, […] c’est le catholicisme qui nous a construits dans le passé, sans lui la France ne serait plus la France, et l’éliminer serait tuer notre pays ».
D'ailleurs, c'est une jeunesse catholique résolument conservatrice qui se lève aujourd'hui, un « retour à la tradition [qui] n'étonne guère » Grodigras, puisque, continue-t-il, « on ne grandit spirituellement qu’avec la transcendance ».
Et en termes de transcendance, les Français ont été gâtés ce week-end, tout particulièrement par la veillée des jeunes qui a enthousiasmé les lecteurs de BV. Ils s'en sont réjouis et ont repris espoir, comme Didu devant ce spectacle : « Quel beau message d'espoir !
Tout n'est pas perdu ! Notre jeunesse a encore de la ressource. »
ET AUSSI
[PROFS EN FRANCE] Fini, les élèves avec la capuche sur la tête !

Diane Berthaud est professeur agrégé de lettres classiques.
Exerçant depuis plus de trente ans dans le public, elle a connu la palette complète des établissements de l'Éducation nationale : du grand lycée parisien au collège en zone d'éducation prioritaire.
Elle enseigne actuellement en province.
Ils sont venus. Ils sont tous là.
Ce n’est pas le début d’une chanson d’Aznavour.
C’était la rentrée des classes. Bientôt un mois.
Je vais chercher dans la cour mes élèves de quatrième.
Et là, ô surprise, tout est absolument normal !
Les élèves sont rangés à l’emplacement défini par un marquage au sol, ils ne chahutent pas sur les rangs, ils ne protestent même pas quand j’entreprends de leur attribuer une place par ordre alphabétique et, comble de joie, ils attendent que je les y invite pour s’asseoir.
L’année commence bien. Je peux laisser mon fouet dans le tiroir.
Mon premier cours se déroule sans accroc, et les élèves quittent la salle en me lançant « Au revoir, Madame ! » Bigre
! De mieux en mieux ! J’en suis tout émue.
Et c’est à mon émerveillement devant ce qui est somme toute un comportement normal que je mesure combien cette normalité est devenue exceptionnelle, aujourd’hui.
Le plaisir de faire cours à des élèves qui écoutent
Ainsi, après plusieurs années de purgatoire en région parisienne dans le rôle ingrat de professeur remplaçant, me voilà depuis le 1er septembre affectée en poste fixe dans un collège rural, dans ce que Christophe Guilluy appelle « la France périphérique ».
Et je ne boude pas mon plaisir. Je laisserai à d’autres les exclamations enamourées sur l’inimitable vie parisienne (ah ! les expos, les théâtres, les cafés, patati patata...).
Je dirai, comme le rat des champs au rat des villes : « Fi du plaisir/Que la crainte peut corrompre. »
Car au bonheur d’échapper aux trajets pénibles et chronophages dans des métros bondés et d’éviter les quartiers où j’espérais ne pas faire de mauvaise rencontre s’ajoute celui de traverser une petite ville en quelques minutes, sans rencontrer presque un feu rouge ni un bouchon, ni un klaxon rageur, puis de filer à travers quelques kilomètres de verte campagne et d’arriver enfin dans un collège à taille humaine.
Et même si l’on fait abstraction de la géographie et du paysage, ce qui prévaut, c’est que je goûte enfin à nouveau le plaisir de faire cours à des élèves qui écoutent leur professeur et le respectent pour ce qu’il leur transmet, des élèves qui en somme sont ce qu’ils ne devraient jamais cesser d’être.
Et cette normalité est tout exotique, pour moi.
Je suis encore toute chose d’avoir entendu un élève de quatrième me demander, admiratif : « Mais, Madame, ça fait combien de temps que vous faites du latin ? Et vous connaissez tous les mots ? »
À force d’enseigner dans des quartiers « créolisés »...
Fini, les élèves qui passent la porte de la classe avec les mains dans les poches et la capuche sur la tête.
Fini, les élèves qui remettent en cause ce que je dis (« C’est français, ça, Madame ? »). Fini, les élèves qui tchipent quand je leur fais une remarque. Fini, les élèves qui protestent parce que je donne du travail à la maison (« Vous voulez nous tuer, Madame ! »).
À force d’enseigner dans des quartiers « créolisés », comme dit si poétiquement le patron de La France insoumise, j’avais oublié qu’il y avait encore des lieux où enseigner n’est pas un combat.
Mais ne nous leurrons pas : personne, pour l’instant, n’a contesté le travail que j’ai donné à faire, ce qui ne veut pas dire que ce travail sera fait par tous.
Simplement, les récalcitrants ne se font pas connaître tout de suite : ils sont plus modestes que les citadins, ils attendent le lendemain, ou le surlendemain, pour révéler leur mauvaise volonté ; ils ne l’imposent pas d’emblée au professeur.
Voilà ce que j’appelle avoir du tact !
En attendant ce moment délicat où il va falloir que je joue l’indignation – « Vous n’avez pas fait votre travail ! Et pourquoi, s’il vous plaît ? Je note. Attention ! La retenue vous guette ! » –, je savoure cette délicieuse, désuète et surannée sensation que je suis seul maître à bord dans ma classe…
Laissez-moi goûter mon plaisir, je vous dirai plus tard, dans quelques semaines, quelles sont les taches sur ce joli tableau.
[REPORTAGE]
Nous avons testé pour vous : une semaine en immersion… à Bobigny !

C’est le genre de vacances que l’on n’oublie pas.
Cet été, alors que les incendies ravageaient le Sud-Ouest, il nous a fallu quitter précipitamment la région.
Direction la région parisienne, où un ami a proposé de nous accueillir quelques jours.
Nous voilà donc partis pour un séjour d’immersion à Bobigny, loin des plages, des terrasses ensoleillées et des belles destinations estivales.
Une semaine riche en découvertes… et en surprises.
Une ville où coule l’argent public
À peine sorti du métro Pablo-Picasso, une chose saute aux yeux : Bobigny est tout sauf une ville délaissée.
La rénovation des alentours est visiblement très récente.
Autour de la station, le nouveau Cœur de ville a fait surgir logements, voiries et équipements, tandis que les chantiers se multiplient dans plusieurs quartiers.
La municipalité revendique d’ailleurs un « très haut niveau d’investissement ».
En 2025, son budget prévoyait ainsi 92,5 millions d’euros d’investissements, sur un budget total de 238 millions.
Une enveloppe conséquente qui permet de financer une succession de projets : nouveau pôle maternel Maximilien-Robespierre, groupe scolaire du Pont-de-Pierre, rénovation de la Maison de quartier de l’Étoile, nouveaux locaux pour la prévention et la tranquillité publique, transformation d’un terrain en square boisé ou encore réaménagement des quartiers Paul-Éluard, Chemin-Vert et Abreuvoir.

@BV
D’où vient tout cet argent ? De partout, ou presque.
La ville de Bobigny n’est pas seule à mettre la main au portefeuille : département, région, Est Ensemble, Métropole du Grand Paris et bailleurs sociaux participent, à des degrés divers, à la transformation de la commune.
À cela s’ajoutent les divers mécanismes de l’État destinés aux communes jugées défavorisées.
En 2025, Bobigny a ainsi bénéficié de 24 millions d’euros de dotation globale de fonctionnement (DGF), dont près de 19,5 millions au titre de la dotation de solidarité urbaine (DSU), ainsi que de 6,1 millions d’euros du Fonds de solidarité des communes de la région d’Île-de-France (FSRIF). Surtout, la ville compte 44.479 habitants, soit 81 % de sa population, dans un quartier prioritaire de la politique de la ville.
Elle bénéficie donc à plein des dispositifs destinés aux territoires dits « populaires ».
À cela s’ajoute le gigantesque programme de renouvellement urbain de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), dont le montant atteint 168,67 millions d’euros de concours financiers prévisionnels pour Bobigny…
Des dizaines d’agents RATP à l’utilité mystérieuse
En bas des bâtiments flambant neufs, les différentes lignes de transports publics s’entrecroisent. Bus, métro, tram… la population locale bénéficie de moyens de locomotion aussi nombreux que récents.
Et ce n’est pas fini : la ville sera prochainement desservie par la toute nouvelle ligne 15 du Grand Paris Express. Deux gares sont actuellement en construction et leur ouverture est prévue en 2031.
En attendant l’inauguration de cette nouvelle ligne express, les Balbyniens composent avec le réseau déjà existant.
La station Pablo-Picasso fait figure de pôle de transports majeur à Bobigny.
En y passant, on ne peut manquer de noter la présence de nombreux agents RATP vêtus de gilets verts.
Officiellement, leur mission est d’informer les voyageurs, les orienter, les assister en cas de perturbation, gérer les flux ou encore veiller au bon fonctionnement de la station.
Des agents recrutés en CDI, au salaire fixe de 27.000 euros bruts annuels sur treize mois, hors primes.
Mais lors de nos différents passages à Pablo-Picasso, à des heures et des jours différents, c’est surtout leur oisiveté apparente qui nous a frappés : des individus assis, parfois par groupe de six ou sept, discutant entre eux, sans jamais aucun voyageur à renseigner ni flux particulier à gérer.
De quoi s’interroger sur leur utilité réelle, mais aussi sur la politique de recrutement de la RATP et sa volonté affichée de s'appuyer sur « le réseau des grands frères pour recruter des personnes issues de la diversité et des quartiers ».

@BV
S’agit-il d’un réel recrutement au mérite ?
Ou d’emplois visant aussi à maintenir un semblant de paix civile et à éloigner certains jeunes des trafics et autres activités illicites ? Mystère.
Il n’en reste pas moins que ces jobs à l’utilité très relative sont financés sur des deniers publics…
Un remplacement et ses conséquences
L’autre évidence qui crève les yeux de tout visiteur concerne le profil des habitants de Bobigny.
En quelques décennies, le peuple historique y a presque totalement disparu. « Les Français de souche n’existent pas », martèlent Pigasse ou Bagayoko, et, en marchant dans les rues de la préfecture de la Seine-Saint-Denis, on pourrait presque les croire.
Il faut dire que la multiplication des logements sociaux n’est sans doute pas pour rien dans ce que certains nomment le « white flight » [fuite des Blancs, NDLR].
Tout comme, par ailleurs, l’insécurité : à Bobigny, le taux de violence hors cadre familial est deux fois plus élevé que la moyenne nationale.
Mais face à ces mouvements de population massifs et rapides, la municipalité n’est pas restée inactive.
Elle s’est manifestement adaptée.
La toponymie de Bobigny en porte une trace assez spectaculaire.
Il suffit de lever les yeux et de lire les plaques signalétiques pour se sentir dépaysé : rue Mouss-Diouf, du nom de l’acteur franco-sénégalais vu dans la série Julie Lescault ; place Rosa-Parks ; rue Miriam-Makeba, du nom d’une chanteuse sud-africaine ; square Boughéra-El-Ouafi, champion olympique né en Algérie ; rue Abdelkader-Mesli, en hommage à un imam maghrébin et « héros méconnu de la Résistance » ; chemin Wangari-Muta-Maathai, militante écologiste kényane ; rue du 19-Mars-1962, date théorique de fin de la guerre d’Algérie…
La palme revient sans doute à la rue Mumia-Abu-Jamal, nommée en référence à un militant afro-américain condamné en 1982 pour le meurtre d’un policier blanc de Philadelphie...
La municipalité le porte tellement dans son cœur qu’elle a fait de lui un de ses citoyens d’honneur...

@BV
Cette volonté manifeste de faire entrer dans l’espace public des figures étrangères ou issues de l’immigration se double d’un autre phénomène : la multiplication des commerces communautaires.
À Bobigny, les points de vente halal sont particulièrement nombreux.
Les annuaires spécialisés dénombrent une douzaine de restaurants halal à Bobigny, auxquels s’ajoutent plusieurs boucheries et commerces alimentaires dédiés à la clientèle musulmane.
Le vendredi, c’est mosquée
La fin de notre séjour approchant et la météo se montrant des plus clémentes, nous avons osé une ultime incursion dans Bobigny.
Au bout de quelques instants, une réalité nous a rattrapés : nous étions vendredi. Le nombre d’hommes et de tout jeunes garçons en djellabas ne laissait en effet guère de place au doute.

@BV
À Bobigny, l’islam occupe une place très visible dans l’espace public, avec au moins six mosquées et neuf salles de prière recensées.
La grande mosquée Assalam, rue de la Bergère, peut à elle seule accueillir 1.200 fidèles.
Et, sans surprise, cette pratique flirte parfois avec un islam très radical.
Une décision du tribunal administratif de Montreuil de 2024 évoquait l’existence, à Bobigny, d’une « mosquée rigoriste », fréquentée notamment par un homme condamné en 2021 à trois ans et six mois d’emprisonnement pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme.
Le prédicateur de cette mosquée y est présenté comme une « figure incontournable de la mouvance islamiste radicale francilienne » et comme prêchant un islam « particulièrement rigoriste ».
Le tribunal rapporte également des propos « ouvertement sexistes pouvant s’apparenter à une apologie du viol conjugal » tenus sur sa chaîne YouTube.
C’est sur cette découverte saisissante que s’est achevé notre séjour séquano-dyonisien.
Après une semaine d’immersion, nous n'avions plus qu’une envie : reprendre nos valises et partir loin de Bobigny.
Source et Publications : https://www.bvoltaire.fr/




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