lundi 28 septembre 2026

SÉNATORIALES : LE RASSEMBLEMENT NATIONAL OBTIENT UN GROUPE AU SÉNAT !

 REVUE DE PRESSE !

Sénatoriales : le RN obtient un groupe, le Sénat ressemble un peu plus à la France !

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Le Rassemblement national va constituer, pour la première fois de son histoire, un groupe au Sénat. 

Le renouvellement de 178 sièges sur 348, ce dimanche 27 septembre, n’a pas renversé la majorité de droite et du centre.

 Il a en revanche corrigé un décalage ancien : un parti largement installé à l’Assemblée nationale et dans les urnes restait, jusqu’ici, marginal au Palais du Luxembourg.

 

Avant le scrutin, le RN ne comptait que trois sénateurs : Christopher Szczurek dans le Pas-de-Calais, Joshua Hochart dans le Nord et Aymeric Durox en Seine-et-Marne.

 Le seuil pour former un groupe est fixé à dix élus. 

Il est franchi. Jordan Bardella a annoncé que le groupe serait constitué avec les alliés de l’UDR d’Éric Ciotti. 

Sébastien Chenu a évoqué un effectif d’une quinzaine de sénateurs. La composition exacte sera arrêtée dans les prochains jours, le temps des rattachements.

La poussée est surtout méditerranéenne. 

Le RN emporte deux sièges dans les Bouches-du-Rhône, deux dans le Var, un dans le Vaucluse, un dans le Gard, un dans l’Hérault et un en Gironde, où la députée Edwige Diaz est élue. 

Un siège est aussi obtenu en Seine-Maritime.

 L’UDR enlève deux sièges dans les Alpes-Maritimes, département dont Éric Ciotti a pris la mairie de Nice aux municipales de mars.

 À l’inverse, Marie-Caroline Le Pen échoue dans la Sarthe, et Stéphane Ravier, ancien élu RN passé à Reconquête, n’est pas réélu dans les Bouches-du-Rhône.

 

Marine Le Pen a parlé d’une « victoire historique » et d’une « étape majeure », estimant que les résultats allaient « au-delà de ce que nous pouvions espérer ».

 Edwige Diaz y a vu la fin d’une anomalie : des millions d’électeurs « enfin représentés au Sénat ». 

Le constat est factuel. 

Le mode de scrutin sénatorial, indirect, repose sur quelque 90 000 grands électeurs, essentiellement des élus locaux. 

Il a longtemps amorti les scores nationaux du RN.

 L’implantation municipale acquise ces dernières années a levé une partie de ce frein.

 

Un groupe n’est pas un symbole seulement. 

Il ouvre un temps de parole propre, des moyens, une visibilité dans les commissions et la capacité de déposer des textes dans un cadre collectif. 

Gérard Larcher a pris « acte » de cette arrivée et souhaité que le débat reste apaisé. 

Hervé Marseille, président du groupe Union centriste, a rappelé que le Sénat demeurait « un pôle de stabilité ». 

Laurent Lafon a jugé que la présence du RN pourrait « durcir les débats », sans modifier l’équilibre de la majorité.

Cet équilibre, justement, tient. 

La droite et le centre conservent une nette majorité. 

Bruno Retailleau est réélu en Vendée. 

Les pertes restent limitées. 

 

L’autre fait nouveau est l’entrée de La France insoumise : Gabriel Amard l’emporte dans le Rhône. 

Le sort de Marc Péré, élu en Haute-Garonne sur une liste de gauche élargie, et son éventuel rattachement resteront un sujet de tractations avec le groupe écologiste.

 

Le Sénat de 2026 n’est donc pas devenu le miroir de l’Assemblée. 

La chambre haute reste plus à droite et plus centriste que le pays tel qu’il vote aux législatives. 

Mais l’écart se réduit. 

Un parti qui pèse lourd dans l’électorat national n’y est plus réduit à trois voix isolées.

 

Sur ce point au moins, le Palais du Luxembourg ressemble un peu plus à la France.

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