[POINT DE VUE]
Communisme : cette femme
d’origine cubaine qui met Roussel face à la réalité

Il est bien rare de voir quelqu’un reprocher quelque chose aux communistes, en France.
C’est ce que d’aucuns appellent le privilège rouge.
Pour les commentateurs médiatiques et les belles âmes parisiennes, le centre droit, c’est déjà Hitler, mais le communisme, ce n’est pas encore tout à fait Lénine.
Amusant, non ? Non, pas tant, d’ailleurs.
Absence de libertés
Apparemment, la jeune femme qui souhaitait poser une question à Fabien Roussel, Premier secrétaire du Parti communiste français, lors de l’émission 24 h Pujadas qui lui était consacrée, sur LCI (« La Grande Confrontation – Fabien Roussel face aux Français »), n’avait pas reçu les consignes en vigueur au sein du microcosme journalistique.
D’origine cubaine, Angie - c’est son prénom - a expliqué les raisons pour lesquelles elle avait fui Cuba.
Elle a dit que le communisme, pour elle, c’était d’abord l’absence de libertés.
Elle a souligné que le pire, dans une dictature, c’était l’absence totale de liberté d’expression.
Elle a ensuite rappelé que Fabien Roussel s’était rendu à Cuba, pour rencontrer son dirigeant, qu’elle a tenu à qualifier de dictateur, comme il le mérite.
Elle a ajouté qu’il lui avait témoigné son soutien en janvier 2026.
Et, au terme d’un témoignage touchant, elle a posé une question au dirigeant du PCF : « Vous n’avez pas honte de soutenir un dictateur ? »
Petit malaise de la part du communiste - oh, pas grand-chose, deux secondes de silence, peut-être trois. Mais on sentait tout de même que la question l’avait désarçonné.
Le seul point commun entre tous les régimes communistes, on le trouve dans les cimetières. URSS, pays du pacte de Varsovie, Vietnam, Cambodge, Venezuela, Corée du Nord et tant d’autres : le communisme, quelle que soit la façon dont ceux qui s’en réclamaient ont essayé de l’appliquer, n’a jamais rien produit que des cadavres et des pauvres.
Le communisme, c'est chic
Derrière les circonlocutions de Fabien Roussel, il y a une énormité que cette dame, très courageuse par ailleurs, n’a pas relevée : nous sommes en France en 2026, et il y a encore un Parti communiste. Et les membres de ce parti se réclament d’un héritage immonde, même quand ils disent se désolidariser de Lénine, Staline, Mao et les autres.
C’est comme s’il existait, en France, un parti national-socialiste qui disait que le régime d’Hitler n’était pas la forme aboutie d’une idéologie par ailleurs valide.
Tout le monde traînerait devant les tribunaux le fou dangereux qui prononcerait ces paroles.
Mais quand on est communiste en France, tout passe.
Depuis les années 60, le communisme fait partie, avec la pédophilie et la haine de soi, des idées diaboliques qui demeurent très chics, à gauche.
Il nous faudrait des milliers d’Angie pour mettre les communistes face à leurs impasses.
En attendant, Fabien Roussel a toujours table ouverte dans les médias.



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