samedi 17 janvier 2026

LE VIVRE ENSEMBLE : UNE COHABITATION IMPOSÉE , PAS CHOISIE ! CÔTE À CÔTE ET BIENTÔT FACE À FACE ..........

TRIBUNE LIBRE ! 


Violences, silence et déni : l’expérience qui devait « changer la société »

DR

On appelait cela une “expérience innovante”.

 Un mot commode pour maquiller un pari idéologique risqué en projet humaniste.

 À Amsterdam, dans le quartier de Watergraafsmeer, la résidence Stek Oost devait incarner l’avenir radieux du vivre-ensemble : 125 étudiants, 125 réfugiés, une promesse d’intégration accélérée et de fraternité quotidienne.

La réalité, elle, s’est chargée du reste.


 

Une cohabitation imposée, pas choisie

Dans les brochures, on parlait de dialogue interculturel, d’enrichissement mutuel, de société ouverte. 

Dans les couloirs, selon les témoignages recueillis par l’émission d’investigation néerlandaise Zembla, on parlait plutôt de peur, de tensions permanentes, de menaces et de violence.

Bagarres régulières dans les espaces communs, harcèlement, agressions physiques, couteaux sortis pour intimider, agressions sexuelles répétées : le décor réel tranche brutalement avec la communication officielle.

Les étudiants n’avaient pas signé pour devenir des cobayes. 

Ils cherchaient un logement abordable dans une ville hors de prix. 

Ils ont trouvé un climat d’insécurité durable.

 

Le cas Amanda, symbole d’un système verrouillé

L’histoire d’Amanda résume tout.

 En 2019, cette étudiante est violée par un résident syrien qu’elle pensait aider à s’intégrer.

 Elle porte plainte. Classement sans suite, faute de preuves. 

L’agresseur reste sur place. 

Six mois plus tard, une autre résidente signale le même individu comme dangereux.

Rien ne bouge.

Il faudra attendre son arrestation en 2022, puis une condamnation en 2024 pour deux viols, pour que la machine judiciaire reconnaisse ce que les victimes disaient depuis des années.

Entre-temps, la vie continue dans la résidence. 

Pour les autorités, le droit au logement du suspect pèse plus lourd que la sécurité concrète des étudiants.

 

L’impuissance organisée

La présidente du district Est d’Amsterdam l’admet elle-même : juridiquement, expulser est “difficile”. 

Traduction : même quand tout le monde sait, même quand la peur s’installe, même quand les signalements s’accumulent, le système préfère l’immobilisme.

En 2022 déjà, un autre réfugié était accusé de six agressions sexuelles. 

En 2023, le gestionnaire du site soupçonnait un viol collectif. Sept signalements au total, selon la police.

La résidence fermera en 2028, usée par ses propres contradictions. 

Trop tard pour ceux qui y ont laissé leur tranquillité, parfois un bout de leur âme.

 

Le grand tabou des politiques publiques

Ce dossier n’est pas qu’un fait divers néerlandais. 

Il pose une question européenne : que vaut une politique lorsqu’elle refuse obstinément d’évaluer ses conséquences concrètes ?

On peut défendre l’accueil. 

On peut vouloir l’intégration. 

Mais transformer des étudiants en variables d’ajustement relève d’une forme de cynisme administratif.

À force de décréter le vivre-ensemble depuis des bureaux feutrés, on finit par fabriquer du ressentiment, de la colère et des victimes réelles, très loin des slogans.

La société ouverte ne se construit pas en fermant les yeux.

Et quand le réel insiste, ce n’est pas lui qu’il faut censurer, c’est l’idéologie qu’il faut corriger.

 

              Source :   https://lejdf.fr/violences-silence-et-deni

 


 

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