POLITIQUE ET ÉLECTIONS !
2026, année électorale décisive :
cinq scrutins qui pourraient rebattre
les cartes politiques en Occident
L’année 2026 s’annonce comme un moment charnière pour plusieurs démocraties occidentales.
De l’Europe centrale aux États-Unis, une série d’élections majeures pourrait avoir des répercussions bien au-delà des frontières nationales, tant les enjeux touchent à la souveraineté, à l’immigration, à l’orientation idéologique des États et à l’équilibre des forces au sein de l’Union européenne.
Tour d’horizon de cinq scrutins particulièrement scrutés.
Hongrie : Viktor Orbán face au verdict de seize années de pouvoir
En avril 2026, la Hongrie se rendra aux urnes pour des élections législatives qui feront figure de référendum sur seize années de gouvernance de Viktor Orbán.
Depuis 2010, son alliance Fidesz–KDNP a remporté quatre supermajorités consécutives, faisant de Budapest l’un des pôles majeurs de la droite conservatrice européenne.
Cette longévité politique a toutefois un coût.
Pressions financières de Bruxelles, sanctions juridiques, ralentissement économique et tensions liées à la guerre en Ukraine ont fragilisé le contexte intérieur.
Une opposition renouvelée, incarnée par Péter Magyar et son parti Tisza, a émergé rapidement, se présentant comme ouvertement pro-européenne et soutenue par les réseaux du Parti populaire européen.
L’enjeu dépasse largement la Hongrie.
Une victoire d’Orbán conforterait un axe souverainiste en Europe centrale ; une défaite serait perçue comme un succès stratégique pour les institutions européennes et les partisans d’une intégration renforcée.
États-Unis : Donald Trump peut-il conserver la Chambre des représentants ?
Les élections de mi-mandat américaines de novembre 2026 constitueront un test crucial pour la présidence de Donald Trump et pour la solidité du courant « America First ».
Avec une majorité républicaine étroite à la Chambre des représentants, le scrutin pourrait rapidement basculer.
Si l’histoire électorale américaine est défavorable au parti du président en exercice, plusieurs indicateurs jouent en faveur des républicains : une croissance économique soutenue en 2025, une mobilisation active de Trump dans les campagnes locales et le soutien financier de grandes figures du monde économique.
Mais quelques gains démocrates suffiraient à reprendre le contrôle de la Chambre, ce qui limiterait fortement la capacité d’action de l’exécutif.
Suède : vers une normalisation durable de la droite nationale ?
En septembre 2026, la Suède votera après quatre années de gouvernance issues de l’accord de Tidö, qui a permis aux Démocrates Suèdois de peser sur la politique nationale sans entrer formellement au gouvernement.
Immigration, sécurité et durcissement pénal ont été au cœur de ce réalignement.
Les sondages montrent toutefois une opposition sociale-démocrate en tête, dans un paysage extrêmement fragmenté.
Une reconduction de l’accord de Tidö, parfois qualifiée de « Tidö 2.0 », marquerait une intégration encore plus profonde de la droite nationale dans l’appareil d’État suédois et pourrait servir de modèle à d’autres pays européens confrontés à la montée de formations comparables.
Slovénie : le retour annoncé de Janez Janša
La Slovénie pourrait connaître en mars 2026 un nouveau basculement politique.
Le Parti démocrate slovène (SDS), dirigé par Janez Janša, est en tête des intentions de vote face à une coalition gouvernementale libérale affaiblie.
Un retour de Janša au pouvoir renforcerait les liens avec la Hongrie et consoliderait un pôle centre-européen sceptique à l’égard d’une intégration européenne accrue, notamment sur les questions migratoires et institutionnelles.
Là encore, les équilibres régionaux seraient directement impactés.
Allemagne : l’AfD aux portes du pouvoir régional
Enfin, plusieurs élections régionales allemandes en 2026 pourraient consacrer la montée en puissance de l’Alternative für Deutschland.
Dans certains Länder de l’Est, le parti dépasse déjà les 35 %, et pourrait devenir la première force politique locale.
Toujours placé sous surveillance des services de renseignement et marginalisé par les partis traditionnels, l’AfD bénéficie pourtant d’un électorat de plus en plus large, porté par le rejet de l’immigration massive, de l’insécurité et des politiques climatiques jugées punitives. Une victoire régionale majeure marquerait un tournant historique dans la politique allemande d’après-guerre.
À travers ces cinq scrutins, c’est une même question qui se pose : celle de la capacité des peuples européens et occidentaux à reprendre la main sur leurs choix politiques face à des élites souvent perçues comme déconnectées
. L’année 2026 pourrait ainsi confirmer, ou freiner, un mouvement de fond qui traverse l’Occident depuis plus d’une décennie.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
ET AUSSI
lundi, 05 janvier 2026
Les éternels dilemmes anachroniques de la droite nationaliste
Roland Hélie
Directeur de Synthèse nationale
Comme c'est souvent le cas lorsqu'un événement plus ou moins imprévu surgit à travers le monde, nos amis s'entredéchirent allègrement, chacun prétendant détenir la vérité...
Une fois de plus, avec l'"affaire Maduro", évidemment, on n'y échappe pas.
Afin de clarifier les choses, voyons d'abord le "cas Maduro".
Nous avons affaire, en l'espèce, à un tyran exotique narco-marxiste qui, dans la lignée de son prédécesseur et mentor Hugo Chavez, a achevé de ruiner son pays - pourtant potentiellement riche.
Rappelons que le Venezuela, avant qu'il sombre dans le socialisme bolivarien, était un pays prospère dont l'économie reposait essentiellement sur le pétrole, en particulier celui de la baie de Maracaibo.
Seulement, voilà : près de trente années d'utopie marxiste ont scellé le sort de ce pays, aujourd'hui ruiné et sous le joug de généraux Tapioca d'un autre temps, reconvertis dans le trafic de stups.
Passons maintenant au "cas Donald Trump".
Réélu avec brio l'an dernier, le président des États-Unis semble avoir décidé de tenir ses promesses (chose forcément curieuse pour un homme politique français) et de rendre à son pays toute sa puissance, son influence et sa fierté.
Au moins dans son pré carré, conformément à la doctrine Monroe (qu'il s'emploie à actualiser sous le nom de "Donroe").
On ne peut lui en faire le reproche.
Trump, au contraire de ses prédécesseurs, ne s'encombre pas de faux prétextes moraux, du genre "défense de la démocratie et des droits de l'homme", pour justifier ses interventions musclées.
Il lui suffit que Maduro ait une part de responsabilité dans le tsunami de came qui submerge l'Amérique et l'Europe (via la Guyane et les Antilles). L'un des acteurs était identifié. Il fallait le mettre hors d'état de nuire : c'est chose faite !
Quant aux discours qui mettent l'accent sur le pétrole vénézuélien pour expliquer l'opération de Caracas, ils oublient un peu trop vite que les États-Unis sont autosuffisants et que, pour l'heure, ils se passent très bien du filet d'or noir de mauvaise qualité qui s'écoule avec peine des installations pétrolières en très mauvais état de ce pays ruiné par le socialisme bolivarien.
En revanche, une chose est sûre : narguer le Donald peut s'avérer dangereux !
Revenons maintenant aux nouvelles divisions que cette affaire suscite dans notre famille politique.
Certains de nos Amis (dont, pas un instant, nous ne doutons de la sincérité) n'ont manifestement pas encore assimilé le fait que, depuis quelques années, le monde est en train de changer.
Ce qui était vrai hier ne l'est plus forcément, tout à fait, aujourd'hui.
Pour l'heure, l'espérance d'une hypothétique "troisième voie" européenne n'est pas d'actualité.
L'Europe technocratique de Bruxelles et les intérêts trop divergents des nations qui lui ont abandonné une partie de leur souveraineté rendent impossible l'émergence d'une Europe-puissance.
Dans le même temps, nous assistons au retour ou à l'émergence de puissances économiques, politiques et spirituelles, telles la Russie, la Chine, l'Inde, l'Arabie saoudite et, bien sûr, l'Amérique de Trump.
Nous pouvons le déplorer, mais c'est ainsi.
Ajoutons, avant de conclure, qu'il est surprenant de voir des nationalistes se lamenter sur le sort de l'espèce de "Mélenchon tropical" ou "Baudruchon de Caracas" qu'est Maduro, qui plus est en invoquant le "droit international" (qui n'est jamais que le droit du plus fort) ou encore la "souveraineté des États" (ce qui ne veut plus dire grand chose dans un monde où la finance apatride et quelques grandes firmes dirigent tout), le "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" (belle illusion dont on connaît les résultats) et autres balivernes !
Personnellement, je n'ai aucune sympathie particulière, ni antipathie forcenée, pour les États-Unis en général, et pour Donald Trump en particulier.
Mais force est de constater que l'homme reste fidèle à son credo : "L'Amérique d'abord" et va jusqu'au bout de sa logique.
Ce qui me dérange, ce n'est pas que l'oncle Sam entende réaliser ce qu'il pense être son destin, c'est que la France, jadis puissance majeure, se résigne piteusement à l'effacement et que sa voix soit désormais inaudible dans le concert des nations.
Alors, plutôt que de gaspiller leur temps et leurs forces dans des querelles inutiles et stériles, tous les nationalistes et les identitaires feraient mieux de se focaliser sur les grands défis que notre peuple a à relever.
Ils feraient mieux de se consacrer à l'amplification de leur combat, à la construction d'une entente féconde, autour de l'essentiel, pour que notre patrie (et notre continent) puisse reprendre espoir, regarder de nouveau vers demain avec confiance et redevenir la France prospère, forte et respectée qu'elle était jadis !
Assez de disputes picrocholines !
De la réflexion, du travail et du combat commun !
19:27 Publié dans Editoriaux |
Source et Publication: http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2026/01/05
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire