jeudi 8 janvier 2026

EMMANUEL MACRON LE CHANTRE DU FOLKLORE NATIONAL SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE !

 


 

REVUE DE PRESSE !

Emmanuel Macron veut « UNESCOiser » les cafés et bistrots : une confusion des priorités

DR

Lors de la traditionnelle cérémonie de l’Épiphanie au palais de l’Élysée, Emmanuel Macron a pris la parole pour annoncer sa dernière lubie culturelle : faire inscrire les cafés et bistrots de France au patrimoine immatériel de l’UNESCO. 

 

Cette déclaration, relayée par plusieurs médias, illustre à quel point le chef de l’État s’enferre dans une vision spectaculaire de la culture française, au détriment des urgences concrètes qui assaillent le pays.

Le président a justifié son projet en évoquant la convivialité et le rôle sociétal de ces lieux. 

Certes, les cafés et les bistrots ont forgé une part de l’âme de nos villes et villages, lieux de sociabilité où se croisent générations, idées et traditions. 

Mais la question n’est pas de savoir si ces établissements méritent une reconnaissance internationale, mais plutôt comment ils peuvent survivre face à la montée des coûts, à la concurrence des grandes chaînes et à une réglementation qui pèse lourdement sur les petites affaires.

L’UNESCO comme écran de fumée

Cette annonce intervient dans un contexte économique difficile pour de nombreux Français.

 Inflation persistante, pouvoir d’achat en berne, hausse des taxes et des loyers : les bistrots souffrent, mais pas pour un manque de reconnaissance symbolique à l’UNESCO. 

Ils souffrent parce qu’ils peinent à rester rentables et à attirer une clientèle qui, elle aussi, subit les contraintes financières du moment.

Tenter de faire entrer ces établissements dans une liste prestigieuse, tout en étant incapable d’alléger leur fiscalité ou de lutter contre la désertification commerciale des centres-villes, apparaît comme un geste dérisoire, complètement déconnecté des réalités du terrain. Faut-il retenir une leçon de cette initiative ? 

Peut-être que pour Emmanuel Macron, la politique culturelle devient l’ultime refuge lorsqu’on manque de réponses tangibles aux défis quotidiens des Français.

Une priorité discutable

Depuis des mois, les débats publics sont occupés par des questions bien plus pressantes : sécurité, immigration, éducation, santé.

 Et pourtant, le président choisit d’investir politiquement et médiatiquement dans une démarche qui, au mieux, flattera l’égo patrimonial français, au pire, détournera l’attention des préoccupations majeures.

Le sort des cafés et bistrots mérite d’être défendu, mais pas par des discours solennels visant à en faire des icônes culturelles internationales. 

Ce sont des dizaines de milliers d’emplois, de petites structures familiales et de traditions vivantes qui sont en jeu. 

Ce qui manque aujourd’hui, ce n’est pas une reconnaissance honorifique, c’est un soutien réel et concret.

Une vision hors sol

Cette annonce fait écho à un certain rapport au monde : celui d’un pouvoir qui privilégie l’image et le symbole à l’action efficace. 

Quand la réalité économique des artisans et des commerçants s’alourdit, transformer les cafés en patrimoine immatériel de l’humanité sonne comme une pirouette médiatique plutôt que comme une réponse politique.

Il est légitime d’aimer nos bistrots, de vouloir célébrer leur place dans l’histoire sociale de la France. 

Mais un chef de l’État se doit d’être un gardien des intérêts matériels de ses concitoyens avant d’être un chantre du folklore national sur la scène internationale. 

Qui se battra vraiment pour ces lieux si l’on continue d’en faire un sujet de pure communication ?

 Source :  https://lejdf.fr/ emmanuel-macron


 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire