Les stations de montagne, longtemps perçues comme des espaces à l’écart des tensions urbaines, sont désormais confrontées à une montée de la délinquance.
Vols de matériel de ski, cambriolages, violences ou rodéos urbains : plusieurs faits récents, relevés en Savoie, en Isère et dans les Pyrénées, montrent que l’insécurité ne s’arrête plus à l’entrée des stations.
La montagne, miroir de tensions importées
Selon une enquête publiée par Le Figaro le 10 janvier, environ 150 paires de skis ont été volées depuis le 20 novembre à Val Thorens et aux Menuires.
Dans la vallée de Chamonix, la gendarmerie évoque entre 40 et 50 vols par saison dite « normale », un chiffre présenté comme relativement stable mais récurrent.
Les matériels visés sont souvent des modèles haut de gamme, dont la valeur peut dépasser 1 500 euros, ce qui en fait des cibles attractives.
Les forces de l’ordre parlent d’une « délinquance d’opportunité », menée par des individus capables de monter en station spécifiquement pour dérober des skis faciles à emporter et à revendre.
Les gendarmes indiquent toutefois ne pas constater l’existence de filières organisées au sens strict.
Au-delà des pistes, d’autres formes de délinquance se manifestent.
À Chamrousse, en Isère, France Bleu a rapporté deux vagues de cambriolages visant des commerces, à la fin de l’été puis à l’automne 2024, ainsi que la persistance de rodéos urbains nocturnes.
Le maire de la station, Brigitte de Bernis, résumait la situation en ces termes : « On a beau être perchés au-dessus de la ville, les comportements délictuels nous rattrapent ».
La commune ne dispose que d’un seul policier municipal pour l’ensemble de la station, renforcé ponctuellement par des gendarmes et des réservistes durant la saison hivernale.

Station de Chamrousse. Source : chamrousse.com
Une banalisation préoccupante
Dans les Pyrénées, la station de Cauterets a également été touchée.
La Nouvelle République des Pyrénées indiquait qu’à l’été 2025, près de 45 commerces avaient été cambriolés.
Le même article évoquait des violences, une montée des phénomènes de toxicomanie et de trafic de stupéfiants, ainsi qu’un décès par overdose.
Face à cette situation, la gendarmerie a renforcé ses patrouilles quotidiennes, de jour comme de nuit, tandis que la municipalité a lancé une étude sur la mise en place d’un réseau de vidéosurveillance.
Ces épisodes, dispersés mais convergents, traduisent une évolution soulignée par un responsable de la gendarmerie cité par Le Figaro : « c’est la ville qui vient à la montagne ».
L’afflux saisonnier massif de populations, la concentration de biens de valeur et une vigilance parfois relâchée créent un terrain propice à des actes autrefois rares en altitude.
Sans céder au catastrophisme, le constat est clair : les stations de ski doivent désormais intégrer durablement la question de la sécurité, afin de préserver leur attractivité et leur qualité de vie.
Crédit photo : Pixabay.com (Pixabay License/agaszczygielska) (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire