REVUE DE PRESSE !
Les tracteurs sont entrés dans Paris !
Ils n’ont que faire des intempéries (ils en ont vu d’autres !), des interdictions préfectorales ou des gesticulations gouvernementales.
Les convois de tracteurs de la Coordination rurale tentent de rejoindre «coûte que coûte» le centre de Paris pour manifester la colère du monde agricole.
Et ce matin, ils annoncent avoir passé le périphérique !
«Ils se baladent» dans Paris et sont notamment passés sur les Champs-Elysées, a indiqué un porte-parole à l’AFP, faisant état de «quelques dizaines de tracteurs» entrés par les portes sud de la capitale.
D’après un journaliste de l’AFP, une vingtaine d’agriculteurs étaient présents à la tour Eiffel.
La mobilisation agricole qui traverse la France n’a rien d’un mouvement capricieux.
Elle est l’aboutissement de mois, parfois d’années, d’accumulation de normes, de contrôles, de décisions technocratiques prises loin des réalités du terrain.
Les agriculteurs n’ont pas choisi la confrontation par goût du désordre mais parce que toutes les autres voies ont été méthodiquement fermées.
À force de charges supplémentaires, de prix écrasés, de concurrence étrangère favorisée par des accords commerciaux déséquilibrés, le monde paysan a été poussé à bout.
La colère qui s’exprime aujourd’hui est structurée, argumentée, et profondément enracinée dans le réel.
Des convois traités comme une menace
Le spectacle est saisissant : des tracteurs bloqués par des blindés, des arrêtés préfectoraux en cascade, des routes interdites, des agriculteurs interpellés.
Ceux qui nourrissent le pays sont désormais encadrés comme s’ils représentaient un danger pour l’ordre public.
L’État invoque la sécurité, les conditions climatiques, la circulation. Les agriculteurs, eux, y voient une stratégie d’empêchement assumée.
Empêcher les convois d’atteindre Paris, c’est tenter de rendre invisible une colère que le pouvoir ne veut pas affronter politiquement.
C’est transformer une revendication sociale en problème de maintien de l’ordre.
Le grand écart de l’exécutif
D’un côté, des discours compatissants, des promesses de dialogue, des déclarations sur l’importance stratégique de l’agriculture française.
De l’autre, des actes qui disent exactement l’inverse : contrôles renforcés, accords internationaux maintenus, normes écologiques inchangées, et désormais entraves physiques aux manifestations.
Ce double langage alimente un sentiment d’humiliation.
Les agriculteurs ne demandent pas des privilèges, mais la possibilité de vivre de leur travail et de ne pas être écrasés par des décisions prises hors sol.
Une fracture entre la France réelle et la France administrative
Ce qui se joue dans cette crise dépasse largement la question agricole.
Elle révèle une fracture profonde entre un pays productif, enraciné, souvent rural, et un pouvoir central obsédé par la gestion, la communication et la conformité idéologique.
Les agriculteurs incarnent cette France qui travaille, qui produit, qui assume des contraintes matérielles.
Leur répondre par des blindés et des interdictions, c’est envoyer un message brutal : le réel doit se plier au règlement, même quand il étouffe.
Soutenir les agriculteurs, défendre la souveraineté
Soutenir les agriculteurs aujourd’hui, ce n’est pas seulement faire preuve de solidarité sociale.
C’est défendre la souveraineté alimentaire et une certaine idée de la dignité du travail.
Un pays qui entrave ses paysans renonce à sa liberté économique et à son indépendance.
La colère agricole n’est pas une menace pour la République ; elle est un avertissement adressé à un pouvoir qui a oublié d’où vient la richesse réelle du pays.
LES CHAMPS-ÉLYSÉES PRIS D’ASSAUT !
Les tracteurs défilent actuellement vers l’Arc de Triomphe.
La capitale est prise en tenailles par les nombreux convois d’agriculteurs qui arrivent.
— Résistance Paysanne (@ResistPaysans) January 8, 2026

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