mardi 6 janvier 2026

QUOI DE PLUS NORMAL DE VENIR SOUTENIR UN NARCO TRAFIQUAND COMMUNISTE ! C' EST DU MÉLENCHON !

REVUE DE PRESSE !

La gauche contre les peuples

A Paris, le leader de l'extrème gauche Jean-Luc Mélenchon dénonce « l’enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse » par Washington


La gauche contre les peuples
DR.

Soutien politique de longue date du chavisme, Jean-Luc Mélenchon s’est précipité samedi soir place de la République pour dénoncer l’arrestation de Nicolas Maduro.


Il fut un temps où la gauche parlait au nom du peuple avec cette ferveur des causes imparfaites. 

Elle se trompait parfois, mais elle regardait encore les hommes dans les yeux. 

Aujourd’hui, une partie d’entre elle continue de parler du peuple comme on parle d’un concept, une Idée platonicienne flottant dans l’éther. 

Le peuple concret est devenu embarrassant, il vote mal, se révolte sans mode d’emploi, et meurt hors champ.

L’actualité en fournit une illustration presque pédagogique. 

Le soutien obstiné de Jean-Luc Mélenchon au régime de son ami Maduro n’est ni un malentendu ni une erreur passagère. 

C’est une fidélité idéologique qui préfère la cohérence du dogme à l’inconfort du réel.

Car que défend-on, en défendant Maduro, arrêté à Caracas – malgré le droit international – et exfiltré par les Américains ? 

Sûrement pas le peuple vénézuélien, ces millions de vies écrasées par l’hyperinflation, ces exilés qui fuient leur pays comme on quitte un corps hostile, ces opposants emprisonnés pour avoir cru que la liberté n’était pas négociable.

 On défend un régime « anti-impérialiste », contre les Etats-Unis d’Amérique, parce qu’il permet de sauver un récit révolutionnaire que les faits ont depuis longtemps rendu grotesque.

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La même mécanique est à l’œuvre ailleurs. 

En Iran, quand des femmes sont battues ou tuées pour un voile mal ajusté, quand des étudiants sont poursuivis et exécutés, cette gauche – qui descend au premier appel place de la République – devient sourde et aveugle car la réalité est trop brutale, trop irréfutable.

 Au Venezuela, elle relativise la faim. Ailleurs, elle excuse et justifie la terreur dès lors que celle-ci cible l’Occident et son avatar israélien, honni jusqu’à l’obsession.

Qu’il s’agisse des mollahs iraniens ou de leurs relais (Hamas, Hezbollah, Houthis), le raisonnement est le même. 

Peu importe les peuples, pourvu que le camp soit le “bon”, ce que Robespierre formulait ainsi: « Périssent les hommes plutôt que les principes ». 

La gauche radicale ne pense plus en termes de vies humaines, mais d’alliances symboliques. 

Le peuple réel est trop complexe. 

Le peuple imaginaire, lui, est discipliné.

C’est ainsi que la gauche se retourne contre ce qu’elle prétend défendre, comme au temps de Staline, Mao, Pol Pot et d’autres. 

Elle parle de démocratie mais soutient des autocrates, pires ennemis de la liberté, en invoquant sans vergogne le droit international, pour l’oublier aussitôt quand il gêne ses indulgences idéologiques.

 Elle se dit « populaire » tout en méprisant ceux qui subissent ces régimes de sang, de peur, de persécution et de pénurie collective.

Le soutien au dictateur vénézuélien n’est donc pas une anomalie, c’est un symptôme.

 Le symptôme d’une gauche qui a cessé d’aimer le peuple pour aimer l’idée qu’elle s’en fait – et qui, pour sauver cette idée, accepte sans scrupule que des peuples soient écrasés. 

À ce stade, il ne s’agit plus d’un égarement, c’est un vrai renoncement moral. 

Qu’on se le dise, ce renoncement porte un nom. 

Il s’appelle la trahison, exercée contre les hommes, au nom de leur supposé salut.

Source :  https://www.causeur.fr/melenchon-venezuela



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