REVUE E PRESSE
Delcy Rodriguez: femme de paille ou grande intrigante?
« Causeur » mène l’enquête sur la sulfureuse présidente par intérim du Venezuela. Gardera-t-elle le contrôle du pays?
Qui est vraiment la présidente par intérim du Venezuela?
Si elle donnait sous Maduro l’image d’une dure, dogmatique et fidèle, des rumeurs avancent à présent qu’elle aurait pu n’être qu’une traîtresse, une gorge profonde de la CIA cachant bien son double-jeu…
À la différence de tous les autres hiérarques du régime, elle ne figurait pas, ainsi que son frère président de l’Assemblée, sur la liste de la DEA.
En revanche, elle est sanctionnée par l’Europe pour non-respect des droits de l’homme.
Dans les années 1990, à Paris où régnait « une xénophobie très forte, dans le métro, par exemple, des arabes étaient brûlés vifs, le système était vraiment terrible et très excluant… »
Mais qui est donc à l’origine de cette aussi stupéfiante que surprenante révélation passée à l’époque inaperçue ?
Rien de moins que l’actuelle présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez Gomez.
Cette anecdote est très révélatrice d’un tempérament peu enclin, le moins qu’on puisse dire, à la nuance…
Une « emmerdeuse »
D’ailleurs, son mentor politique, Nicolás Maduro, aujourd’hui incarcéré à New York après sa spectaculaire capture, digne de la scène culte des hélicoptères d’Apocalypse Now, et qui attend, aux côtés de son épouse Celia Flores, un procès qui s’annonce long, principalement pour trafic de drogue, l’avait surnommée « la tigresse ».
En espagnol, « tigresa » a la connotation de teigneuse.
Si elle s’est vue reconnaître cette qualité ambiguë d’emmerdeuse qui ne lâche rien, c’est pour une raison simple : sa propension à invectiver sans la moindre retenue, à la manière d’un Fidel Castro, non seulement les opposants au régime, mais aussi les dirigeants d’autres pays, notamment lors de forums internationaux tels que ceux de l’Organisation des États américains (OEA), auxquels elle participait lorsqu’elle était ministre des Affaires étrangères, de 2014 à 2017.
Mais après, au choix, l’arrestation ou l’enlèvement de l’ancien président, la « tigresse » a soudain montré qu’elle pouvait n’être que « de papier ».
A peine, en raison de sa qualité de vice-présidente depuis 2018
ET AUSSI
Maduro: pourquoi l’opération «Absolute Resolve» était légitime et ce qu’elle signifie
Le récit et l'analyse de Gerald Olivier
En droit de se défendre, les États-Unis ont mené l’opération « Absolute Resolve » pour capturer Nicolás Maduro, présenté comme le dirigeant d’un narco-État responsable d’une agression continue contre leur sécurité nationale.
Washington justifie ainsi cette action spectaculaire par la légitime défense, après des années d’accusations de narco-terrorisme, de collusion avec des groupes criminels et de déstabilisation volontaire du continent américain.
Très critiqué, le président Trump n’a toutefois employé la manière forte qu’après avoir épuisé les autres méthodes, observe Gerald Olivier.
Dans la nuit du 3 janvier 2026 les forces armées des Etats-Unis ont capturé le président du Venezuela Nicolas Maduro, et son épouse Cilia Flores, au cœur de la base militaire qui leur servait de résidence, à Caracas, la capitale du Venezuela.
L’opération éclair, baptisée « Absolute Resolve » (Détermination Absolue), a duré moins de cinq heures (de 22h46 à 03h29, EST), a impliqué toutes les composantes des forces armées américaines (Army, Navy, Air Force, Marines) et des membres d’agences fédérales (CIA, FBI, DEA).
Elle a mobilisé plus d’une centaine d’appareils, (navires, avions, hélicoptères) nécessité des milliers de participants, dont plusieurs dizaines de combattants de la Force Delta, au sol, pour l’appréhension de Maduro.
L’opération a provoqué une onde de choc à travers le monde et un déferlement d’opinions et analyses.
Par-delà la cacophonie des commentaires seules deux choses sont à retenir : un, les Etats-Unis ont agi dans leur droit, deux, le président Trump est décidé à rétablir une suprématie américaine exclusive et incontestée sur le continent américain.
Insolente audace
Dans un premier temps, la complexité de l’opération et l’excellence de son exécution ont impressionné les alliées et surtout les adversaires des Etats-Unis.
Jusqu’à l’incrédulité.
Il n’y a eu, officiellement, aucune victime côté américain, ni même perte de matériel.
Juste quelques blessés et un hélicoptère touché.
Alors même que Maduro était retranché dans une base comptant plusieurs périmètres de défense et une garde rapprochée de plusieurs centaines d’hommes armés et entrainés…
Et alors même qu’il s’était tourné vers la Chine et la Russie pour renforcer les défenses extérieures de son pays, notamment face à une attaque aérienne….
L’insolente audace du président Trump a également inquiété quelques autres dirigeants, en froid avec les Etats-Unis et en difficulté avec leur propre population, de Téhéran à Rio en passant par La Havane et Bogota…
Ces dirigeants ont condamné ce coup de force, parlant de « kidnapping » contraire aux règles du droit international.
Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres et le président français Emmanuel Macron, ont également condamné l’intervention.
Leurs lamentations sont néanmoins aussi vaines qu’hypocrites.
Maduro lui-même violait le « droit international » en se maintenant par la force et la répression à la présidence du Venezuela après avoir perdu mais « volé » deux élections présidentielles et réduit son peuple à la misère ou à l’exil.
Ni les Etats-Unis, ni l’Union européenne ne le reconnaissaient comme le président légitime du Venezuela depuis 2024.
Source : https://www.causeur.fr/delcy-rodriguez-femme-de-paille-ou-grande-intrigante-321481?


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire