TRIBUNE LIBRE !
Djihad en culottes courtes
Il fut un temps où l’on parlait de « jeunes désœuvrés », d’ »adolescents en rupture », de « trajectoires complexes ».
Aujourd’hui, la réalité se charge elle-même de dynamiter le vocabulaire prudent : en Belgique, un enfant de 12 ans est soupçonné d’avoir participé à un projet d’attaque djihadiste.
Douze ans.
L’âge où l’on hésite entre football et jeux vidéo.
L’âge des contrôles de maths, pas des fiches S.
Et pourtant, le nom figure dans les dossiers de la Sûreté de l’État, noir sur blanc, au milieu des suspects liés au terrorisme islamiste.
La radicalisation n’attend plus
Le dernier rapport des services belges est limpide : près d’un tiers des personnes impliquées dans des projets d’attentats en 2025 étaient mineures.
Pas jeunes adultes.
Pas « presque majeurs ». Mineures.
L’âge moyen tourne autour de 22 ans.
Le plus jeune : 12.
Ce chiffre seul devrait suffire à glacer n’importe quel responsable politique.
Mais il est accueilli comme une donnée parmi d’autres, noyée dans le flot des communiqués administratifs, aussitôt digérée par la machine médiatique.
Écrans, propagande et endoctrinement
Les autorités évoquent une consommation massive de contenus de propagande diffusés par l’État islamique et Al-Qaïda.
Traduction simple : la guerre idéologique se joue désormais sur TikTok, Telegram et YouTube, dans les chambres d’enfants, entre deux devoirs de géographie.
Pendant que l’école disserte sur le « vivre-ensemble », certains apprennent à haïr, à désigner l’ennemi, à fantasmer le passage à l’acte.
Non pas à 20 ans. À 12.
Ce ne sont plus des « dérives marginales ».
C’est une filière mentale structurée, efficace, patiente, qui travaille les esprits avant même qu’ils aient terminé leur croissance.
La justice des mineurs face au terrorisme
Le chef de la Sûreté de l’État explique que les dossiers sont transmis au parquet de la jeunesse.
Le mot est lâché : jeunesse.
On imagine les formulaires, les procédures éducatives, les suivis psychologiques, les stages de citoyenneté, pendant que l’idéologie, elle, ne fait aucun stage, ne connaît aucune atténuation de peine, et ne respecte aucun calendrier scolaire.
Le rapport précise d’ailleurs que ces projets sont souvent « peu sophistiqués ».
Comme si l’amateurisme rendait la chose rassurante.
Un couteau mal tenu reste un couteau.
Une voiture mal conduite reste une arme.
Et une tête fanatisée, même dans un corps d’enfant, reste une tête fanatisée.
Le grand mensonge européen
On nous répète depuis vingt ans que l’intégration progresse, que les nouvelles générations seront apaisées, que l’école réparera tout, que le temps fera son œuvre.
Le temps a surtout fait son œuvre dans l’autre sens.
Après les « loups solitaires », voici les « louveteaux du califat ».
Après les quartiers perdus, les cours de récréation contaminées.
Après les fichés S majeurs, les suspects en classe de sixième.
Ce n’est plus une alerte. Ce n’est même plus une dérive.
C’est un basculement de civilisation, discret, administratif, documenté dans un rapport annuel que presque personne ne lira.
Et pendant que l’Europe débat de vocabulaire inclusif et de signalétique non genrée, le djihad, lui, sait parfaitement à quel âge commencer son recrutement.
Source : https://lejdf.fr/djihad-en-culottes-courtes/

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