jeudi 30 avril 2026

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Anjou. Les sœurs trappistines de l’abbaye 

Notre-Dame des Gardes lancent un appel : 

4 000 pots de confitures à vendre avant le 3 mai 

pour sauver leur confiturerie

Au cœur de l’Anjou, sur le puy des Gardes dans le Maine-et-Loire, les sœurs trappistines de l’abbaye Notre-Dame des Gardes lancent une opération de vente exceptionnelle :

 4 000 pots de leurs célèbres confitures à l’ancienne doivent trouver preneur d’ici le 3 mai 2026. 

 

L’enjeu est simple mais vital pour la communauté monastique : financer le remplacement des deux marmites de la confiturerie, en service depuis 1994 et désormais à bout de souffle malgré une réparation d’urgence l’année dernière. 

Une opération à laquelle les amateurs de produits monastiques authentiques et les soutiens de la vie contemplative française peuvent contribuer en quelques clics.

 

Une tradition monastique vieille de plus de deux siècles

L’histoire de l’abbaye Notre-Dame des Gardes plonge ses racines dans le Moyen Âge, lorsqu’une chapelle fut érigée sur le puy des Gardes. 

Au XVIIᵉ siècle, des chanoines augustins s’établissent à proximité et y bâtissent une communauté monastique. 

Mais comme tant d’autres établissements religieux français, ils sont chassés par la Révolution, laissant derrière eux des ruines au sommet de la colline angevine.

Il faut attendre 1818 pour que la vie monastique renaisse sur ce promontoire. 

Dom Augustin de Lestrange, l’une des grandes figures du redressement monastique du XIXᵉ siècle français, conduit alors dix religieuses depuis Forges, dans l’Orne, jusqu’à Saint-Georges-des-Gardes. 

Elles s’installent dans les ruines du couvent des chanoines augustins, près d’un ancien pèlerinage marial profondément ancré dans la piété populaire angevine. 

Les vocations affluent rapidement, et au XIXᵉ siècle, la communauté compte jusqu’à une centaine de sœurs – témoignage d’une vitalité spirituelle considérable dans la France rurale d’alors.

L’histoire de l’abbaye n’a cependant pas été un long fleuve tranquille.

 En 1904, dans le contexte des lois anticléricales de la IIIᵉ République et des expulsions massives des congrégations religieuses, la communauté est chassée de France et trouve refuge en Angleterre, à Marnhull.

 Un bienfaiteur providentiel rachète heureusement les biens et terrains de l’abbaye, permettant aux sœurs de revenir en 1906. 

De retour sur leur colline, elles entreprennent alors de terminer la construction du sanctuaire marial, dont elles assurent encore aujourd’hui la garde.

La règle bénédictine au quotidien

Aujourd’hui, vingt-six sœurs vivent à l’abbaye Notre-Dame des Gardes, fidèles à la règle de saint Benoît.

 Cette règle, élaborée au VIᵉ siècle par le moine italien Benoît de Nursie, structure la vie monastique occidentale depuis plus de quatorze siècles autour d’un double impératif : ora et labora, prière et travail manuel.

 

Les trappistines, branche féminine de l’ordre cistercien de la stricte observance issu de la réforme menée à La Trappe au XVIIᵉ siècle par l’abbé de Rancé, poussent cette règle jusqu’à ses formes les plus exigeantes : silence quasi permanent, austérité de la vie quotidienne, primauté de l’office divin chanté plusieurs fois par jour, travail manuel comme moyen de subsistance et d’élévation spirituelle.

 Une voie radicale, à contre-courant des modes contemporaines, qui continue pourtant d’attirer des jeunes femmes en quête de sens.

 

Une confiturerie d’excellence depuis 1960

C’est en 1960 que les sœurs des Gardes ont entrepris la fabrication artisanale de confitures pour assurer leur subsistance économique. 

Une activité qui, en six décennies, a acquis ses lettres de noblesse bien au-delà des cercles monastiques.

La méthode employée mérite d’être décrite, tant elle se distingue de la production industrielle contemporaine.

 Les fruits sont d’abord macérés vingt-quatre heures dans du sucre de canne avant cuisson. 

Aucun gélifiant industriel, aucune pectine ajoutée, aucun additif artificiel : la prise de la confiture repose exclusivement sur la pectine naturellement présente dans les fruits et sur la cuisson lente au chaudron de cuivre. 

Une technique exigeante, qui demande un savoir-faire patient et une attention de chaque instant.

Cette rigueur artisanale a valu aux sœurs une reconnaissance prestigieuse. 

Au Concours Général Agricole de Paris, événement de référence pour les produits du terroir français, les confitures des Gardes ont collectionné les distinctions : trois médailles d’or au total, dont l’une pour la confiture d’oranges en 2020 et une autre pour les cerises griottes la même année.

 La confiture d’oranges amères a reçu une médaille d’or en 2022, suivie de plusieurs médailles d’argent les années suivantes – dont une encore en 2026.

 La confiture de citron vert s’est vue attribuer une médaille de bronze en 2022.

Screenshot

 

Une gamme à découvrir

Pour cette opération de soutien, les sœurs proposent un choix généreux de parfums, allant des classiques bien connus à des saveurs plus originales. 

Aux côtés des incontournables oranges, oranges amères et cerises griottes, on trouve framboise, figue, mûre, myrtille, banane-fraise, ainsi qu’une originale châtaigne et une délicate pomme-orange-noix.

 Le citron vert, médaillé en 2022, complète l’offre.

Cette diversité reflète à la fois le savoir-faire accumulé au fil des décennies et la capacité d’innovation de la communauté – soucieuse de proposer chaque année quelques associations nouvelles pour ne pas s’enfermer dans une routine commerciale, tout en respectant l’esprit traditionnel de la fabrication.

 

Pourquoi cette opération est cruciale

Les deux marmites de la confiturerie, installées en 1994, totalisent désormais plus de trente ans de service intensif.

 Une réparation d’urgence avait permis de les maintenir en fonctionnement l’année dernière, mais leur remplacement complet s’impose désormais.

 Sans nouvel équipement, la production des confitures – principale source de revenus de la communauté – serait gravement compromise.

L’objectif est clair : vendre au minimum 4 000 pots avant le samedi 3 mai 2026. 

Une mobilisation des soutiens qui passe à la fois par la commande directe et par le partage de l’information dans les réseaux familiaux et amicaux. 

Toute personne souhaitant participer peut passer commande sur la plateforme divinebox.fr/abbaye-gardes, qui assure la distribution des produits monastiques français en ligne.

 

Soutenir la vie monastique

Au-delà de l’aspect strictement gourmand, cette opération mérite d’être soulignée pour ce qu’elle révèle de la situation des communautés monastiques contemporaines.

 La France compte encore plusieurs dizaines d’abbayes et monastères en activité, qui perpétuent un patrimoine spirituel, culturel et architectural inestimable. 

Mais leur survie économique repose largement sur la vente de leurs productions artisanales – fromages, bières, liqueurs, confiseries, cosmétiques, livres, objets liturgiques – face à une concurrence industrielle écrasante.

Acheter directement aux moniales et aux moines, c’est non seulement obtenir des produits d’une qualité exceptionnelle issus d’un savoir-faire séculaire, mais aussi soutenir concrètement des communautés qui ont fait le choix radical d’une vie consacrée, à rebours des logiques de notre époque. 

C’est aussi contribuer à la préservation d’un maillage spirituel et territorial qui irrigue depuis des siècles le paysage français – des collines de l’Anjou aux montagnes savoyardes en passant par les forêts bretonnes.

 

Pour les amateurs de produits authentiques, pour les croyants désireux de soutenir la vie contemplative, mais aussi pour tous ceux qui considèrent qu’une certaine France traditionnelle mérite d’être défendue concrètement et non seulement célébrée en discours, l’opération des Gardes constitue une occasion privilégiée. 

Quatre mille pots à vendre en quelques jours, c’est ambitieux. 

Mais à l’heure où la solidarité numérique permet de contourner les circuits commerciaux traditionnels, l’objectif est parfaitement atteignable. 

Encore faut-il que l’information circule.

 

Informations pratiques :

  • Objectif : vendre 4 000 pots de confiture d’ici le 3 mai 2026
  • Commande en ligne : divinebox.fr/abbaye-gardes
  •  
  • Adresse : Abbaye Notre-Dame des Gardes, Saint-Georges-des-Gardes, Maine-et-Loire (49)

Photo d’illustration : DR

 

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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