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Sabotages dans le Cher : une menace de l’ultra-gauche sur la défense nationale

4h15, dans la nuit du 6 au 7 avril dernier, des installations électriques sont en feu dans le Cher.
Un tag « Action contre la guerre » est inscrit sur l’une d’elles, comme l’a confirmé à Boulevard Voltaire le service d’information de la police nationale.
À proximité immédiate, deux usines d’armement impactées.
Le décor est planté.
Mais derrière ces images, une question s’impose : simple vandalisme… ou sabotage politique structuré ?
Comme le précise la préfecture du Cher, le préjudice se chiffre en millions d’euros et jusqu’à 3.000 foyers ont été privés d’électricité.
Mais l’essentiel est ailleurs : les transformateurs visés alimentaient des sites industriels stratégiques liés à la défense : KNDS, un des leaders européens de la défense terrestre, et MBDA, acteur clef de la fabrication de missiles.
Des attaques coordonnées et ciblées
Les faits, qualifiés de « coordonnés et d’une particulière gravité » par la préfecture du Cher, ont été immédiatement signalés à la Justice.
Le choix des cibles n’a rien d’anodin : en frappant les infrastructures électriques, les auteurs visent le fonctionnement même des sites industriels.
Comme l’explique Olivier Vial, directeur du CERU (Centre d’études et de recherches universitaire) qui a révélé l’affaire, ce type d’action « demande peu de moyens et peu de personnes », tout en étant difficile à détecter.
Nos usines d'armement sabotées dans le Cher. Nos médias quasi silencieux. Pendant ce temps, une coalition radicale organisée autour des Soulèvements de la Terre cible méthodiquement notre base industrielle de défense. Quand allons-nous prendre cette menace au sérieux ?…
— Olivier Vial (@ovial) April 8, 2026
Ces attaques s’inscrivent dans un travail en amont.
À Toulouse comme à Lyon, des cartographies militantes recensant les acteurs de la défense et leurs sous-traitants ont été mises en circulation.
Selon Olivier Vial, ces outils permettent de « désigner des cibles » à des militants isolés.
Une logique qui inquiète jusqu’au sommet de l’État. Interrogé par BV, le député et sécretaire de la commission Défense, Matthieu Bloch, juge ces pratiques « très graves » et appelle à une vigilance accrue.
Une stratégie déjà à l’œuvre
Ces sabotages ne sont pas isolés.
« Ça fait plusieurs mois qu’on a des affaires qui se ressemblent, qui ont la même signature », observe Olivier Vial.
Depuis 2023, plusieurs actions ciblent déjà des infrastructures liées à la défense : installations électriques dans le Calvados, sabotages ferroviaires à Toulouse visant Thalès, Airbus ou Safran, attaques de sites industriels ou de postes électriques sur la Côte d’Azur ou encore tentative déjouée contre un transformateur alimentant un site stratégique.
Autant d’actions qui dessinent une continuité : frapper les points faibles plutôt que les sites eux-mêmes.
« Une atteinte aux intérêts vitaux de la nation »
Pour Matthieu Bloch, « faire ça, c’est toucher les intérêts vitaux de la nation ».
Si l’intention est établie, « ça s’appelle du terrorisme », insiste-t-il.
D’autant plus que l’affaire est restée relativement discrète, peu évoquée à l’Assemblée comme dans les médias.
Le député annonce vouloir écrire au ministre de la Justice, Gérald Darmanin, pour demander un suivi attentif et une réponse judiciaire à la hauteur, et n’exclut pas d’interroger le gouvernement lors de la prochaine séance de questions à l’Assemblée.
Dans un contexte de réarmement et de tensions internationales, ces sites industriels sont en première ligne.
Une menace sous-estimée
Reste une difficulté : qualifier ces actes.
Dégradations isolées ou stratégie politique structurée ?
« On la sous-estime beaucoup », alerte Olivier Vial, qui pointe un décalage entre la gravité potentielle de ces actions et leur traitement judiciaire.
Dans le silence des transformateurs calcinés, une réalité s’impose : une violence diffuse, ciblée, qui ne s’attaque plus seulement à des symboles mais aux infrastructures mêmes de la défense française.


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