mercredi 29 avril 2026

LA NOUVELLE FRANCE DE MÉLENCHON EST-ELLE AUSSI CELLE DE MACRON .

 REVUE DE PRESSE !

🔻 La Nouvelle France de Mélenchon est-elle aussi celle de Macron ?

Courriel de Liberté politique : 🔻 La Nouvelle France de Mélenchon est-elle aussi celle de Macron ?

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La Nouvelle France de Mélenchon est-elle aussi celle de Macron ?
Retrouvez le dernier édito d'Olivier Frèrejacques

 

La Nouvelle France vantée par La France insoumise, sorte de grande mise à jour de l’antiracisme teintée d’électoralisme identitaire et ethnique, semble être le marqueur que Jean-Luc Mélenchon entend imprimer pour 2027. 

Rien d’étonnant : ce concept est le fruit d’un accouchement idéologique assez naturel pour les Insoumis. 

Mais au-delà de LFI, le concept pourrait s’imposer à d’autres.

 

La Nouvelle France de Mélenchon part, selon lui, d’un constat sociologique : chaque génération renouvelle le peuple.

 La France d’aujourd’hui n’est plus celle de 1958, et le fondateur des Insoumis entend envisager ce « nouveau peuple » à travers l’émancipation de la femme, la mixité culturelle et le brassage lié aux migrations afro-maghrébines, au risque d’entrer en contradiction avec le premier point. 

Enfin, une France jeune et issue des quartiers ethniques.

 

Un constat qui s’impose au-delà des Insoumis

Si l’on peut reconnaître à Mélenchon et aux siens un mérite, c’est d’avoir formellement affirmé ce qu’une large partie de la gauche, du centre et d’une partie de la droite semblent avoir admis.

 

La religion diversitaire est pour beaucoup inéluctable, et le métissage une obligation morale, comme avait déjà pu l’ériger en principe, en 2008, le président Nicolas Sarkozy. 

 Avant lui, Chirac avait aussi pu affirmer : « La France n’est pas gauloise, elle est plurielle. »

 

Cette nouvelle France, qui ingère tout ce qui est étranger mais rechigne à reconnaître à ses natifs la qualité d’autochtone, a de farouches soutiens.

 Plus récemment, c’est le professeur Raoult, porté aux nues par certains, qui ira de sa petite affirmation : « Le Français de souche n’existe pas. »

 

À gauche, le think tank Terra Nova relaie l’idée, bien intégrée depuis plusieurs décennies, consistant à remplacer le prolétaire blanc par le travailleur immigré.

Le discours du futur président Macron en 2017, égrainant les noms de pays, essentiellement africains, ayant « contribué » à l’histoire récente de la France, fait écho à la Nouvelle France mélenchoniste.

 

Sur l’objectif final, les politiques divergent néanmoins. 

 

Les Mélenchonistes veulent fédérer ces groupes — jeunes, femmes, minorités ethniques — pour former un « bloc de rupture » contre le « capitalisme oligarchique » et la Ve République « sclérosée ».

 

 Le centre gauche et une partie de la gauche veulent intégrer l’élément diversitaire dans leur République, tandis que certains libéraux entendent fondre ceux-ci dans le libre marché et la société.

 

 Les points communs de tous ces tenants de la Nouvelle France résident dans le besoin d’uniformisation derrière un combat : tantôt l’égalité, tantôt la République, ou encore le marché.

 


L’idéologie de la Nouvelle France, loin de n’être que l’apanage des mélenchonistes, traverse ainsi tout l’arc républicain, au détriment d’ailleurs d’un texte international qu’aucune de ces coteries ne conteste : la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qui reconnaît le droit des peuples à exister comme entités distinctes.

En 2027, si les questions de retraites et de souveraineté devraient occuper une partie du débat public, il ne faudra pas oublier d’envisager la question ethno-démographique, alors que le pays semble s’approcher d’un point de rupture en la matière.

Par Olivier Frèrejacques
Président de Liberté politique

 


ET AUSSI

Saint-Denis : un clip de rap illégal tourne au caillassage de policiers

Dimanche 26 avril dans l’après-midi, la cité du Franc-Moisin, à Saint-Denis, a offert le spectacle d’un espace public occupé au nom d’une supposée fête de quartier. 

Sur la place Rouge, plusieurs centaines de personnes s’étaient réunies autour du tournage d’un clip de rap, avec barbecues, familles, habitants et figurants.

 L’événement, présenté par des témoins comme convivial, n’avait pourtant pas reçu l’autorisation préfectorale nécessaire pour occuper l’espace public.

Alertés pour nuisances, trois policiers du commissariat se sont rendus sur place peu avant 16 heures. Leur véhicule s’est engagé dans une impasse, au milieu d’une foule dense. 

Les fonctionnaires ont alors procédé aux contrôles d’usage et constaté l’absence d’autorisation. 

Lorsqu’ils ont demandé l’arrêt immédiat du tournage, la tension est rapidement montée. Selon les éléments rapportés par Le Parisien, la voiture de police a été visée par des projectiles et brièvement bloquée.

 

Le maire LFI au cœur de la controverse

La présence sur place du maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a ajouté à la confusion. L’élu affirme avoir été appelé par des habitants et assure être venu pour apaiser la situation.

 Mais une source policière citée par le journal francilien lui reproche d’avoir soutenu que le clip devait se poursuivre, ce qui revenait, selon cette version, à s’opposer à l’arrêt immédiat demandé par les policiers.

Un compromis a finalement été trouvé : les artistes, majoritairement issus du quartier, ont obtenu une quinzaine de minutes supplémentaires pour terminer le tournage.

 Bally Bagayoko a reconnu auprès du Parisien que « ça aurait pu rapidement déraper », tout en pointant un manque de « discernement » des premiers policiers intervenus. 

La hiérarchie policière a ensuite repris la main : jusqu’à 80 fonctionnaires ont été déployés et deux grenades lacrymogènes ont été utilisées.

 Aucun blessé n’a été signalé.

 

Le rap, bande-son récurrente du désordre urbain

L’affaire de Saint-Denis n’est pas isolée. 

Ces dernières années, plusieurs tournages de clips de rap ont dégénéré en violences ou en troubles à l’ordre public. À Meaux, en décembre 2024, un tournage non autorisé dans le quartier de Beauval avait été suivi de rodéos, de tirs de mortiers d’artifice, de barricades et de poubelles incendiées. 

Deux policiers avaient été blessés, selon les éléments rapportés à l’époque. À Limoges, en septembre 2024, un autre clip avait entraîné une course-poursuite, des caillassages, des tirs de mortiers et la coupure temporaire de la RN141.

Ce type de scène rappelle une évidence trop souvent esquivée : une partie du rap français ne se contente plus de mettre en musique la marginalité ; elle la met en scène, la valorise et l’exporte dans l’espace public. À Saint-Denis, la question n’est donc pas seulement celle d’une absence d’autorisation administrative. Elle est celle d’un rapport à l’autorité, à la loi et à la police, dans des quartiers où la culture de l’excuse semble trop souvent l’emporter sur le respect de l’ordre commun.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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