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mercredi 20 juin 2018

L' ITALIE POPULISTE ET L' AVENIR DE L' EUROPE ! ( GÉRARD DUSSOUY )

L’Italie populiste et l’avenir de l’Europe

Dussouy Fonder Un Etat Europeen

L’Italie populiste et l’avenir de l’Europe

Gérard Dussouy ♦

 

Professeur émérite à l’Université de Bordeaux, Essayiste.

Les nouveaux dirigeants italiens seront-ils à la hauteur des rôles historiques qui pourraient être les leurs ? 

 

C’est la question que doivent se poser les Italiens, face à la grave situation économique et sociale du pays, maintenant que le nouveau gouvernement est entré en exercice .

 

 

Mais c’est aussi celle qui préoccupe tous les autres Européens conscients de l’opportunité que représente l’accession de l’alliance jaune-vert, inédite et improbable, au palais Chigi, dans la perspective d’un changement d’orientation radical de la politique européenne en termes d’immigration, de stratégie monétaire et financière, mais encore de diplomatie.

Certes, la situation est difficile et complexe, et pour la surmonter, ils devront se garder de tout dogmatisme et, plus que tout, de toute démagogie. Il n’y aura pas de miracle, et les électorats populistes seront forcément déçus, s’ils attendent un redressement spectaculaire immédiat, sans un effort collectif, national. 
La marge de manœuvre est étroite entre la situation financière délicate de l’Italie et l’intransigeance des marchés et des créanciers internationaux. 
Cependant, selon nous, la crédibilité du gouvernement Conte et de la coalition Ligue-M5étoiles au pouvoir se jouera avant tout sur la cohérence de ses politiques domestique et extérieure, et sur sa capacité à démontrer du même coup qu’il existe une alternative à la politique d’ouverture tous azimuts de l’Union européenne, et à se rallier par ce biais le soutien d’une partie des opinions publiques étrangères.

A première vue, le programme de la politique de relance par la consommation envisagé par la coalition au pouvoir laisse perplexes tous ceux qui sont au fait de l’endettement public italien (130% du PIB aujourd’hui et 200% en 2050 sur les bases actuelles), du vieillissement de la population italienne (la deuxième la plus âgée du monde, avec un solde naturel négatif ces deux dernières années), et de la médiocre productivité de plusieurs secteurs de l’économie.

En effet, la réduction des impôts alors que la collecte de ceux qui existent laisse à désirer, la baisse de l’âge du départ à la retraite sachant que la population active diminue (de 30% d’ici à 2050), au point que la part de la dette globale de chaque actif italien va augmenter de près de mille euros par an, tout au long des décennies à venir, et la mise en place d’un coûteux traitement social du chômage à la française (augmentation des minimums sociaux, sans contrepartie) sont des mesures qui ne peuvent qu’être contre productives. 
Elles approfondiraient la crise, si elles étaient adoptées, alors que la relance par l’investissement est le meilleur moyen de la résorber en créant des emplois (une façon de conserver aussi ce qu’il reste de jeunesse à l’Italie) et en s’attaquant au sempiternel problème du dualisme régional italien.
 Ceci en modernisant les infrastructures, en développant les technologies, et en stimulant le réseau des petites et moyennes entreprises industrielles (pmi) qui demeurent l’atout majeur de l’économie italienne.
 
Le marasme du Sud continue d’obérer l’équilibre économique de la péninsule, et la recherche opiniâtre de sa fin, avec pragmatisme et rigueur pour éviter les dérives du passé, c’est à dire à l’inverse de ce qui a été entrepris au temps de la Caisse pour le Midi, est une des conditions premières à la relance de la dynamique domestique. 
Cette démarche aurait aussi l’avantage politique non négligeable de souder la coalition au pouvoir, quand on sait comment la Ligue a appréhendé longtemps la question méridionale. L’investissement industriel et technologique va d’autant plus de soi que grâce à ses pmi l’Italie dispose d’un solde nettement positif de son commerce extérieur (ce qui est loin d’être le cas de la France), et que grâce à l’investissement, elle peut espérer des ré-localisations un peu partout sur son territoire. 
Aujourd’hui, les exportations italiennes sont pénalisées par la politique de l’Union européenne envers la Russie, et c’est à juste titre que le président Conte a demandé la levée des sanctions prises contre elle.



Quant au déficit public italien, encore modéré, il serait inévitablement aggravé dans les deux cas. 
 Mais, les dépenses d’investissement sont toujours moins inflationnistes que les dépenses sociales et que les dépenses de consommation, et elles sont donc moins lourdes de risques monétaires. Ce qui est à prendre avec beaucoup de considération quand on envisage la position de l’Italie dans la zone euro et le risque d’une crise de la dette souveraine italienne (à la fin du mois de mai, en quelques jours, le taux à dix ans des emprunts italiens est passé de 1,9 a 2,25%).
 Une banqueroute qui ne manquerait d’éclater en cas d’Italexit, lequel n’est en aucune façon un recours pour les raisons structurelles qui ont été décrites au début.

L’Italie n’a pas le choix. Il lui faut trouver les moyens d’une relance économique qui ne compromette pas un peu plus sa situation financière (la demande du nouveau gouvernement faite à la BCE d’effacer la dette italienne d’environ 250 milliards restera sans effet), et qui soit suffisamment pertinente pour rassurer ses créanciers actuels et potentiels.

En tout état de cause, la politique économique du gouvernement populiste va conditionner tout le reste, car une Italie mise en faillite ne pourrait faire prévaloir ses vues dans aucun domaine.

 Une telle impasse serait déplorable pour elle-même, et pour tous ceux qui, en Europe, ont la faiblesse d’espérer qu’à partir du « laboratoire italien » leur aspiration au changement de la politique commerciale de l’Union, à la révision complète de sa politique d’immigration intensive, et à un infléchissement net de sa politique russe, puisse connaître un début de satisfaction.

Surtout que les opportunités existent

Sur les trois axes politiques à l’instant évoqués, une Italie revigorée par l’investissement et par une gestion saine de son économie pourrait faire front commun avec d’autres États européens (Autriche, Hongrie, Slovénie, Bavière et tous ceux où les phénomènes de saturation exerceront bientôt leurs effets) dans le cadre de l’Union, quitte à créer deux blocs en son sein, plus d’ailleurs au niveau des gouvernements qu’à celui des opinions publiques.

Car on peut croire qu’à la suite des événements graves qui vont marquer les prochaines années, une large majorité de ces dernières ne tardera pas à se ranger du côté de ce qui pourrait être un bloc Italie-Centre Europe. 
C’est essentiel parce que l’élargissement européen du combat engagé par les populistes italiens est une condition de sa réussite, car il est clair qu’une Italie trop isolée ne pourra résister longtemps aux manœuvres dilatoires que vont engager tous les acteurs qui veulent les voir échouer.

De ce point de vue, l’affaire de l’Aquarius est symptomatique

Le ministre Salvani a raison d’engager le bras de fer, car il met ainsi les autres gouvernements, qui ne veulent pas s’opposer aux vagues migratoires et qui laissent l’Italie les affronter seule, devant leurs responsabilités. 
La crise révèle ainsi toute sa gravité.
 Et comme il ne s’agit là que du premier épisode d’une longue série, c’est une ligne de partage entre immigrationnistes et anti-immigrationnistes qui va se dessiner à travers l’Europe. Salvani doit persister car, avant même les problèmes de politique économique, la grande explication sur le devenir de l’Union va commencer par là.

D’une certaine manière, on peut dire que c’est l’avenir de l’Europe qui se joue en Italie, ces temps-ci

En cas d’échec du gouvernement populiste, soit à cause de ses choix économiques, soit pour d’autres raisons comme des querelles intimes au cœur de la coalition, ou comme l’incompétence, tout simplement, ce sera une belle occasion de perdue pour tous ceux qui ont voté pour la Ligue ou pour le mouvement cinq étoiles, et pour tous ceux qui, en Europe, auront cru à un premier sursaut populaire contre tous les suppôts de l’idéologie mondialiste ; et lesquels pourront alors accélérer et accentuer les processus humains et économiques de la globalisation.

 

 

En cas de succès même relatif, c’est à dire l’ébauche de politiques cohérentes bien que partiellement effectives, et la démonstration que la dégradation de la société européenne n’est pas inéluctable, les populistes italiens, même s’ils devaient perdre provisoirement le pouvoir, parce que la partie ne sera pas finie, auront montré que les Européens peuvent reprendre leur destin en main.

Gérard Dussouy, Fondare lo stato europeo. Contro l’Europa di Bruxelles,
 Ed. Controcorrente, Napoli, 2016.
 
Source et Publication :  https://metamag.fr/2018/06/18/litalie-populiste-et-lavenir-de-leurope/

IMMIGRATION : L' AQUARIUS : UN APPEL D' AIR MAJEUR !


AQUARIUS. L’APPEL D’AIR MAJEUR.

Et des complices pour l’entretenir. Mais que font des gens comme MSF dans un tel trafic ! Les « bénévoles » (le sont-ils vraiment ?) chouinent :
http://www.fdesouche.com/1026395-aquarius-les-secouristes-denoncent-lindifference-de-leurope-face-au-sort-des-migrants


Souriez, c’est quand même formidable, non ?  Ces clandestins qui débarquent et qui sont sollicités pour choisir quel pays ils veulent s’en aller repeupler :
http://www.europe1.fr/international/aquarius-la-moitie-des-migrants-veulent-lasile-en-france-selon-le-gouvernement-espagnol-3685865


Nadine Morano face à trois folliculaires donneuses de leçons à la manœuvre, effarantes de désinformation, de déni, de mauvaise foi et de malhonnêteté intellectuelle
http://www.fdesouche.com/1026963-aquarius-echange-tendu-entre-nadine-morano-et-3-journalistes-de-lci-cest-eux-qui-ont-fait-le-choix-de-partir-cest-une-immigration-majoritairement-economique



TELLE QUELLE, UNE STATISTIQUE DU GENRE EFFRAYANT.

Les « spécialistes » sont-ils capables de mettre en perspective ce genre de chiffres ?
Taux de fécondité en Afrique : 1 Niger 6.76  2 Burundi 6.09  3 Mali Mali 6.06  4 Somalie 6 02  5 Ouganda 5.89  6 Burkina Faso 5.86  7 Zambie 5.72  8 Malawi 5.60 9 Angola 5.37  10 Afghanistan 5.33  11 Soudan 5.31  12 Mozambique 5.21  13 Nigeria 5.19  14 Éthiopie 5.15 15 Timor oriental 5.01  16 Bénin 4.95  17 Tanzanie 4.89  18 Guinée 4.88  19 Sierra Leone 4.80  20 Cameroun 4.76  21 Liberia 4.70  22 République du Congo 4.68  23 République démocratique du Congo 4.66  24 Guinée équatoriale 4.57 25 Tchad 4.55  26 Sao Tomé-et-Principe 4.54  27 Rwanda 4.53  28 Togo 4.48  29 Gabon 4.46  30 Sénégal 4.44  31 République centrafricaine 4.41

10 millions de naissances/an au seul Nigeria, plus que dans toute l’Europe , si on laisse venir 10 millions de Nigérians en Europe, le « stock » sera reconstitué en seulement 1 an chez eux
Autres chiffres, tout aussi alarmants :
Population de l’Afrique : 1960 : 285 millions 1980 : 478 millions 2000 : 814 millions 2016 : 1,2 milliards 2050 : 2,5 milliards


Dormez en paix, braves gens, le Pape François veille sur la natalité africaine.

 Souvenons-nous de la – juste – phrase de Pascal Sevran dans son livre « Le Privilège des jonquilles » (Pascal Sevran qui, faut-il le rappeler, n’était pas un homme de droite, encore moins de la Droite Patriote) :
 « Le Niger. Safari-photo insoutenable. Des enfants on en ramasse à la pelle dans ce pays (est-ce un pays ou un cimetière ?) où le taux de fécondité des femmes est le plus élevé au monde. Neuf enfants en moyenne par couple.   Un carnage. 
Les coupables sont facilement identifiables, ils signent leurs crimes en copulant à tout-va. La mort est au bout de leur bite. Ils peuvent continuer puisque ça les amuse... » 

Confirmation par Freud en personne : « le degré de civilisation d’une société est proportionnel à la capacité de ses membres (c’est le cas de le dire, NDLR) de renoncer aux pulsions. » 

Tout est dit. Fermez le ban.
 
 

FACE À CELA, PRISE DE CONSCIENCE ET DÉBUT DE RÉACTION.
Il est clair que nous sommes devant le plus grand danger de notre Histoire. L’Europe est une proie désignée. Au Sénat se dessine, peut-être, un durcissement de la loi ? 
http://www.lefigaro.fr/politique/2018/06/18/01002-20180618ARTFIG00399-les-senateurs-veulent-durcir-le-projet-de-loi-immigration-et-asile.php

Europe et « migrants », intéressante interview sur RT :
https://francais.rt.com/entretiens/51718-xavier-moreau-refugies-droit-asile

Dans un registre plus « léger », cette décision, à Béziers. La chicha, à l’intérieur !
https://francais.rt.com/france/51721-pas-chicha-chiche-ville-beziers



LA VIE QUOTIDIENNE EN FRANCE AU TEMPS D’AQUARIUS 1er, PRINCE DES INTRUSIONS ÉCONOMIQUES.
Un peu de tout pour une fin de partie. « …il est interdit de séjour sur le territoire français. Ce qui ne l’a jamais empêché d’y rester. »
http://www.nordlittoral.fr/89861/article/2018-06-18/il-agresse-des-policiers-cinq-ans-de-prison-ferme

Après l’attaque terroriste au couteau, c’est nouveau, voici l’attaque à la vessie pleine :
http://www.lardennais.fr/97188/article/2018-06-17/reims-il-urine-sur-des-spectateurs-de-la-magnifique-society

Certains savent se défendre… mais ça risque de leur coûter cher :
http://www.nicematin.com/faits-divers/un-legionnaire-se-fait-alpaguer-par-des-automobilistes-il-sort-un-couteau-et-tue-un-homme-239112

Tandis que la jeunesse française s’amuse en période de préparation d’examens. C’est nous qu’on va payer, chouette alors !
https://www.dna.fr/actualite/2018/06/18/blocages-des-universites-plus-de-5-millions-d-euros-de-degats-selon-vidal

Quand la citoyenneté fait débat chez nos bi-nationaux. Belattar, insolent et fat, en pointe de l’attaque contre la France, Sifaoui en défense centrale, bien obligé, crédible un peu. Qui fait goal ?
https://francais.rt.com/france/51696-bougnoule-epicier-ane-belattar-siafoui-elkhatmi-secharpent-twitter

Pau : le décor devient arme de guerre. La naïveté des Français est inépuisable.
http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2018/06/19/la-police-denonce-les-installations-en-pierres-a-ousse-des-bois-a-pau,2367518.php



MEDINE.
Allez, encore un peu de rap, vous verrez, on s’y fait très bien. Très intéressante video de Damien Rieu sur notre djihadiste manqué.
https://www.breizh-info.com/2018/06/18/98034/medine-au-bataclan-les-preuves-sur-son-militantisme-islamiste-video



ATTALI COLLECTIONNEUR DE COSTARDS.
On lui en un taille ici, magnifique. « Grand menteur et pauvre fanfaron« . De quoi se montrer sur les plages tout un été. Long texte, mais passionnant pour ceux que le personnage intéresse.
https://fabrice-nicolino.com/?p=2404

LA SUÈDE S’OFFRE UNE PLONGÉE DANS LA RÉALITÉ EUROPÉENNE.
Terrorisme ou pas, ça flingue vilain chez Greta Garbo.
https://francais.rt.com/international/51716-fusillade-malmo-suede-plusieurs-blesses


MERKEL EN SURSIS.
Sannat, brillant, comme toujours.
« Merkel. La chute ! » L’édito de Charles SANNAT








TRUMP. 
Il se pourrait bien qu’on ai bientôt besoin, une fois de plus, des Américains. Pauvre Europe, qui se suicide par la paix comme par la guerre.


CHERIFECTOMIE EN SAOUDIE.
Ce pourrait être le titre d’un polar. C’est juste une opération intra-communautaire un peu vive.
http://fr.le360.ma/politique/des-centaines-de-marocains-expulses-par-larabie-saoudite-168234


L’INFÂME AU NOM D’ALLAH.
C’est au Nigeria, pays qui sera le plus peuplé d’Afrique en 2050.
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/06/18/des-fillettes-transformees-en-bombes-humaines-par-boko-haram-au-nigeria_5316925_3212.html

Allah ou akbar en Europe. Saignant.
http://http://www.breitbart.com/london/2018/06/17/1000-murdered-islamist-migrants-eu/


Par Jean Sobieski      https://ripostelaique.com/laquarius


MACRON / MERKEL : IMMIGRATION, ONG ET PASSEURS ???




Plus l’Europe coule, plus le tandem infernal Macron-Merkel réclame des migrants !

Publié le 19 juin 2018 - par


Il serait temps de remettre les ONG dans l’axe et de ne plus confondre sauvetage en mer et encouragement au trafic d’êtres humains.

Car quand les passeurs larguent leurs passagers à 12 nautiques des côtes libyennes et appellent aussitôt les ONG ou un Centre de secours italien pour récupérer les migrants, on n’est plus du tout dans l’humanitaire, mais dans le crime organisé.

En 2017, cette connivence entre certaines ONG et les trafiquants avait déjà été dénoncée par le gouvernement italien.
 D’ailleurs Salvini a l’intention de relancer une enquête sur les ONG qui patrouillent le long des côtes libyennes et imposent ensuite leur cargaison d’êtres humains aux ports européens.

Si l’Italie a fermé ses ports c’est parce qu’il y a un détournement abusif du droit humanitaire et du sauvetage en mer qui profite aux criminels.
Il est facile de culpabiliser les Italiens, mais ce sont avant tout ceux qui encouragent l’exode depuis les côtes libyennes, dans des conditions extrêmement risquées, qui sont responsables des 14 000 morts en Méditerranée.

Ne renversons pas les rôles.

Depuis 4 ans l’Australie a fermé ses côtes et aucun naufrage n’est à signaler dans la zone. Preuve que la fermeté sauve des vies, là où le laxisme en détruit.

Quant à accuser la France de ne plus être la patrie des droits de l’homme, symbole de liberté, égalité, fraternité, au prétexte qu’elle a refusé à l’Aquarius le droit d’accoster en Corse, c’est tout simplement grotesque et hypocrite.
Car si tous les migrants sauvés en mer étaient reconduits sur les côtes libyennes, conformément au droit international qui veut que tout Etat puisse contrôler ses frontières maritimes ou terrestres, il n’y aurait plus un seul noyé en Méditerranée et le juteux trafic des salopards de passeurs prendrait fin.
Selon un article du Figaro, ce trafic d’êtres humains dépasse largement en chiffre d’affaires, celui des stupéfiants !!

Le droit humanitaire qu’invoquent les ONG n’implique pas la violation des frontières maritimes européennes par des clandestins venus des côtes africaines de leur plein gré.
Où doit s’arrêter la générosité des Européens ?
En 1960, l’Afrique comptait 300 millions d’habitants.
Elle en compte 1,2 milliard aujourd’hui et 2,5 milliards en 2050.

Devrons nous accueillir les centaines de millions de pauvres d’un continent africain incapable de se développer malgré ses immenses richesses minières ?

Devrons nous accepter avec fatalisme d’être submergés, parce que le taux de fécondité des pays africains varie de 5 à 7 enfants par femme et que la croissance du PIB ne suit pas la croissance démographique ?
Qu’en pensent les bonnes âmes qui oublient que l’immigration, loin d’être une richesse, a un coût démentiel qui nous entraîne par le fond ?
A  50 000 euros par an le mineur isolé, qu’on ne nous bassine pas avec l’immigration richesse pour la France. L’immigration est un boulet économique.


Si Macron veut sabrer le social et les retraites des Français, c’est parce que l’immigration nous a ruinés et que nous sommes surendettés. C’est l’omerta sur le coût de l’immigration.

Mais les études les plus sérieuses l’ont chiffrée à 3 fois le budget de la Défense, soit 100 milliards. 
Pendant que nos soldats font la guerre avec du matériel vieux de 40 ans !
Il est facile d’être généreux avec l’argent des autres. Mais ce sont les générations futures qui paieront la facture quand le pays sera nivelé par le bas.
Nous ne sommes aucunement responsables du naufrage de l’Afrique depuis 1960, date de son indépendance.
Les guerres, la corruption, l’incompétence, ne sont pas de notre fait.
 

En 1960, l’Afrique mangeait à sa faim. Qu’elle assume son indépendance !

Déjà coupables de la colonisation, aux yeux des professeurs d’une morale à trois sous, allons nous aussi être jugés coupables de 60 ans d’indépendance ratée ?
Car avant de juger du bilan de la colonisation, il faudrait rappeler ce que nous avons trouvé en arrivant en Afrique : le néant et la désolation, guerres tribales, famines, épidémies, esclavage, cannibalisme, sacrifices humains et crimes rituels dans certaines contrées.
Des fléaux que ces salauds de Blancs avaient fini par éradiquer… mais qui resurgissent aujourd’hui dès qu’il n’y a plus d’Etat.

Et si l’Afrique, avec 1,2 milliard d’habitants, produit moins de richesses que la France, ce n’est pas à l’Europe de payer la facture.
600 millions d’Africains n’ont pas l’électricité.
Plusieurs pays ont un taux d’analphabétisme supérieur à 50% !


Mais depuis son indépendance, l’Afrique a englouti dans les guerres autant de milliards de dollars que toute l’aide internationale reçue.
L’ONG Oxfam avait évalué le coût des guerres en Afrique, de 1990 à 2005, à 284 mds de dollars, soit autant que l’aide au développement reçue sur la période.
Est-ce encore notre faute si ce continent a connu plus de 100 conflits armés depuis l’indépendance ? 

Et que dire des coups d’Etat à la chaine puisque tout le monde veut le pouvoir.

L’invasion migratoire a deux causes essentielles : l’extrême pauvreté des Africains qui ont une revenu 20 fois inférieur à celui des Européens, et l’excessive générosité du social accordé aux migrants.

Quand la France dépense 50 000 euros pour encadrer un seul mineur isolé, alors qu’un Africain survit avec 1200 euros par an, cela revient à dire à toute l’Afrique « Venez en France ». 

Il faut stopper la pompe aspirante.
En attendant, le prochain Conseil européen des 28 et 29 juin tournera essentiellement sur l’immigration.
28 pays, tous en désaccord !
En Allemagne, Angela Merkel paie le prix de ses décisions irresponsables de 2015.
L’ex-reine d’Europe, l’arrogante Mama Merkel, qui se croyait tout permis sans demander l’avis de ses pairs, est engluée dans une crise politique intérieure majeure, au point que l’alliance bancale CDU-CSU bat de l’aile.
Le ministre de l’Intérieur allemand, Horst Seehofer, veut reconduire tous les migrants enregistrés dans un autre pays que l’Allemagne, donc en Grèce ou en Italie pour la plupart.
Ce qui hérisse le poil de Salvini, ministre de l’Intérieur italien, qui veut partager le fardeau et revoir l’accord de Dublin.
Quant aux pays de l’Est, petit îlot de bon sens dans cette Europe anarchique, on connaît leur point de vue, c’est zéro migrant. Qui peut leur donner tort quand on voit dans quel état les migrants ont transformé les trottoirs de Paris, ex-Ville Lumières ?

Moyennant quoi, Merkel et Macron s’obstinent à vouloir une solution européenne !!
On connaît le refrain !
Renforcement des contrôles aux frontières extérieures, quotas d’accueil par pays, harmonisation du droit d’asile etc.
Du vent, qui n’a aucune chance de séduire les pays européens.

Plus l’Europe coule et plus notre duo infernal veut encore plus d’Europe !
C’est pour cette raison que Seehofer a déjà annoncé que faute de solutions crédibles sorties du chapeau les 28 et 29 juin lors du sommet européen, il mettrait aussitôt en œuvre son plan de reconduite à la frontière des migrants enregistrés dans un autre Etat membre.
La France a du souci à se faire, car la CSU, alliée rebelle de Merkel, veut à tout prix durcir la politique d’accueil et d’asile.
Que fera Macron ? Mystère.

On sait simplement que les Français n’étaient pas favorables à l’accueil de l’Aquarius.

Selon un sondage Opinion Way, 56% des Français estiment que la France a fait le bon choix en n’accueillant pas l’Aquarius, contre 42% qui pensent le contraire (2% ne se sont pas prononcés).

Il est clair que le vase déborde et que toutes les élections futures, nationales ou européennes, tourneront autour de l’immigration, sujet vital que les politiques ont toujours évacué depuis des décennies.

Mais la politique de l’autruche et les magouilles mensongères n’ont qu’un temps.

 
Il va bien falloir crever l’abcès, que les immigrationnistes le veuillent ou non !


Source:   Jacques Guillemain     https://ripostelaique.com/



ET AUSSI



 
Publié par Manuel Gomez le 20 juin 2018

La majorité des « migrants », arrivés à bord de l’Aquarius et d’un autre navire et qui ont débarqué à Valence, se sont empressés de fuir la ville qui les a accueillie et de disparaître dans la nature.

La Croix Rouge espagnole supposait qu’ils allaient revenir le soir même mais cela n’a pas été le cas.
Ils avaient d’ailleurs obtenu, dès leur arrivée, le droit de circuler librement pour une durée de 45 jours, afin de régulariser leur situation et solliciter l’asile, pour ceux qui en ont le droit, mais la grande majorité s’est empressée de s’éloigner rapidement de tout contrôle et certains ont déjà été pris en mains par la « maffia » noire.

Le plus surprenant, pour les naïfs espagnols, c’est qu’ils ont appris que nombreux sont ceux qui se sont précipités dans des restaurants, notamment à Cheste, près de Valence et qu’ils ont vidé les appareils distributeurs des paquets de cigarettes, ont commandé de nombreux plats, y compris des « chipitos de whisky » et ont fait la fête, ce qui n’est pas étonnant.


Ils étaient tous habillés de la même façon : chandail noir et chaussures de sports.

La surprise est venue quand ils ont payé avec des billets de 100 euros et que certains possédaient des sacoches remplis de billets de 50 euros (paraissant encore mouillés dans la traversée).

La question que l’on peut se poser est : « Comment ces migrants peuvent-ils posséder des billets en euros dès leur descente des bateaux ? ».

Nombreux sont les « nouveaux migrants » qui ont rejoint la ville d’Alicante, plus au sud. Surtout les mineurs de 12 à 17 ans, pris immédiatement en charge par les assistantes sociales, et dirigés vers des résidences qui étaient occupées par des étudiants que l’on a expulsés en 24 heures.

Ces migrants n’ont pas été placés, comme les précédents, dans des centres de rétention pour étrangers, ils ont bénéficié de logements gratuits afin qu’ils puissent devenir des « résidents normaux », plus une aide financière pour leurs besoins de base.

Selon le « Daily Mail », depuis 2014 plus de 1000 personnes ont été assassinées par des musulmans radicalisés dans toute l’Europe et d’après une étude réalisée par « Simcox », sur les 194 attentats terroristes, 32 ont été exécutés par des musulmans radicalisés introduits en Europe parmi les dizaines de milliers de « migrants », y compris ceux de novembre 2015, au Bataclan et à Berlin, en 2016.


Tous ces musulmans radicalisés venus en Occident avec l’objectif de commettre le maximum d’attentats et de faire le plus grand nombre de victimes !

Justement, le 13 juin a été arrêté à Elche, ville industrielle située à 20 kms d’Alicante, un marocain de 24 ans ayant abusé sexuellement, à la même époque l’an dernier, à Alicante, six fillettes et une jeune fille majeure.

Ménagée, jusqu’à présent, comparée à l’Allemagne et d’autres pays européens, l’Espagne peut commencer dorénavant à comptabiliser les agressions, les viols et les crimes.


Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.


 


LU, VU ET ENTENDU , LES INDUSTRIES DE LA SANTÉ ......


Les industries de la santé


Publié par wikistrike.com sur 20 Juin 2018, 08:24am 




Les industries de la santé

Que ressentez-vous à la lecture d’un tel terme ? Moi, il m’effare et, en même temps, il exprime tellement bien ce qu’est devenu l’art médical entre les mains de l’économie. 

En France où tout ressort de façon plus frappante qu’en Suisse, il existe même le « Conseil Stratégique des Industries de la Santé » (CSIS).

Il y a aussi le LEEM (les Entreprises du Médicament), le syndicat patronal de l’industrie pharmaceutique.  « L’ancienne patronne de Pfizer en France déclare que «  le secteur du médicament a besoin de croissance », mais « a du mal à se faire entendre par les tutelles ».
Elle rajoute : « le secteur est moteur de croissance économique, dans une démarche responsable de santé publique. »
C’est extraordinaire de lire cette complète scotomisation de la situation financière désastreuse des assurances maladie, ne songeant qu’à une croissance économique. 
Elle ne pense qu’à son secteur d’où sectarisation qui mène aux sectes ! Comme la laïcité est à l’ordre du jour, on a déplacé cette dynamique des religions à l’économie…
Pour séduire, elle évoque la « responsabilité de santé publique ». Quand on pense aux nombreux effets secondaires voire aux scandales de certains médicaments, elle est vraiment gonflée de chercher à s’arroger une telle responsabilité de « santé ».
Et elle explique son mode de procéder pour parvenir à ses fins :  «  Il faut passer un pacte tourné vers le futur avec le gouvernement ». Et voilà, tout est dit : Il faut persuader les dirigeants politiques d’entrer dans notre jeu.
De plus, elle se restreint à son domaine et ne s’ouvre pas au panorama offert par la société : « pour assurer l’accès rapide des patients aux nouvelles alternatives thérapeutiques. ». 
Pour elle, les alternatives ne peuvent être que médicamenteuses. Quelle restriction des pouvoirs humains ! 
Même dans ce domaine, on ne peut ainsi que constater que la tendance va vers une oligarchie prétentieuse et dominatrice.
Sur un autre plan, on peut constater ce qu’est un certain féminisme de nos jours tel que représenté par des femmes d’apparence impeccable mais dont les engagements sont terriblement émissifs, de type masculin (yang diraient les Chinois), dans le seul but de la rentabilité, sans plus de connexion avec le monde humain et sensible dans toute sa complexité.

Et en Suisse, où en sommes-nous ? Quand je vois qu’un médecin est condamné uniquement sur une statistique économique du coût par patient /an, il n’est plus question de l’efficacité des traitements. 
Il n’y a plus de relation entre l’économie et l’objectif primordial des soins. 

Notre équilibre confédéral est bien mis à l’épreuve actuellement mais le système économique des prestations médicales montrent déjà la préférence pour un système oligarchique techno-scientifique, d’où l’augmentation inexorable des primes depuis plusieurs années qui va de pair avec la dévalorisation de l’art médical.
Marie-France de Meuron

LA LÉGITIME COLÈRE PAYSANNE SUR L' HUILE DE PALME !

   
Huile de palme :  légitime colère paysanne



Bloquer le Pays, prendre des millions de Français en otages n'est pas de bonne politique et le Parti de la France n'a jamais manqué de regretter que la défense d’intérêts catégoriels soit trop souvent préférée à ceux de la France.


 Mais si une colère syndicale peut être considérée comme légitime, c'est bien celle qui anime aujourd'hui les agriculteurs français.
 

Le blocage en début de semaine dernière de quatorze raffineries et dépôts de carburant par des centaines de militants de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitations Agricoles (FNSEA) et des Jeunes Agriculteurs (JA) témoigne, en effet, de l’exaspération croissante de nos compatriotes paysans face à un gouvernement qui, comme ses prédécesseurs, promet beaucoup et tient peu.
 

Où sont passés les cinq milliards d’euros du plan de soutien annoncé en grande fanfare l'année dernière et dont les agriculteurs n’ont toujours pas vu le moindre centime ?
 

Que sont devenues les belles envolées d'Emmanuel Macron qui, pendant sa campagne, a multiplié les signes d'encouragement et de soutien à une filière agricole qui représente plus de 3 % de l'emploi en France ?
 

Dans ce contexte chronique d’amertume, de lassitude et de mécontentement, l'accord gouvernemental à l’importation massive, depuis l’Indonésie et la Malaisie, d'huile de palme (300 000 tonnes chaque année) par Total pour l’exploitation de la raffinerie de la Mède en Provence où le géant de la pétrochimie entend renforcer à bas coût sa production de carburant, apparaît comme une provocation.
 

« N’importons pas l'agriculture que nous ne voulons pas » expliquent les agriculteurs dans l'impossibilité de s'aligner sur le prix des cerises de Turquie, le blé canadien, le bœuf argentin ou l'huile de palme asiatique. 
« S'ils continuent, c'est la mort de l'agriculture française » a prévenu Jean-Paul Comte, président de la section régionale Paca de la FNSEA.
 L’huile de palme est, en effet, achetée a bien meilleur marché que les matières premières produites en France comme l’huile de colza ou de tournesol (15 à 20 % moins cher).
 

Une huile de palme par ailleurs contestée par les organisations écologistes en raison de ses effets supposés sur la santé et de la nuisance qu’on lui prête en termes de déforestation.
 

Le rapprochement apparent des positions paysannes et écologistes n’est bien sûr que de pure circonstance et, sans minimiser les questions posées tant sur le plan diététique que sur celui de l'environnement, ce qui nous importe avant tout, c'est le sort de nos agriculteurs confrontés à la concurrence déloyale en l'occurrence de l'Indonésie et de la Malaisie, mais aussi des États-Unis ou de l’Amérique du sud, et à l'avidité mercantile des grands groupes.
 

Le Parti de la France condamne l’injustice faite aux exploitants de Colza et de Tournesol, se prononce pour une protection active de notre monde rural et de son économie, et réclame la mise en œuvre d'un plan de salut national pour l'agriculture et l’élevage français.
 

Ce qui est en jeu, en effet, ce n’est pas seulement le destin individuel de nos exploitants agricoles souvent désespérés et parfois poussés au suicide, ce qui, en soi, suffirait déjà à faire d’un tel plan une exigence et une priorité nationales.
 

Ce n'est pas non plus seulement la préservation des filières de l'excellence et du savoir faire français.
 

Ce n'est pas le seul souci de maintenir l'emploi ni de lutter contre la désertification rurale. Ce qui est en jeu c’est le maintien de notre capacité stratégique à l’autosuffisance, clé de notre indépendance dans un monde en constante mutation et en un temps plus que jamais incertain.

     
LA LETTRE ARGUMENTAIRE DU PDF


 

Directeur de publication : Jean-François Touzé
argumentaire@parti-de-la-france.fr

18 juin 2018



FRANCE, LE MOMENT POLITIQUE ! ( HERVÉ JUVIN )


Hervé Juvin : Le moment politique : pourquoi ?


2293089609.14.jpgVivons-nous la fin du Politique ou un moment politique


C'est cette seconde option qu'Hervé Juvin retient. Il publie France, le moment politique et expose ici l'essentiel de son analyse. 

Elle nous intéresse de toute évidence si nous souhaitons la survie de la France et de notre civilisation.  

 LFAR


Par Hervé Juvin


Le moment que va vivre la France, c’est « le moment politique ».
 
C’est le moment où l’arrangement actuel, entre le marché et le droit, ne suffit plus. 

C’est le moment où la promesse de l’extension indéfinie de la satisfaction individuelle ne fonctionne plus, le moment où la croissance ne signifie plus le progrès, et même signifie une dégradation nouvelle des conditions de vie, le moment où le progrès lui-même perd son sens, hésite et se brouille.

Ce moment politique est déterminé par la crise d’identité que vivent les Français, comme bien d’autres Européens, depuis que l’Union a abandonné son devoir de préférer les Européens. 

Il provient de la fin du tout économique, et des illusions de l’abondance pour tous. Il se caractérise par la fin du « je », égoïste et tout-puissant, et le retour du « nous » comme famille, communauté, nation, parce que nul ne survivra seul aux crises qui s’annoncent. 

Mais il est aussi provoqué par le vertige qui nous saisit devant le nouveau totalitarisme de l’homme augmenté, de l’homme hors sol, sorti de la nature et de toute détermination – devant la promesse que chacun devienne Dieu.

Cet aboutissement de l’individualisme libéral a été philosophiquement exprimé, mais pratiquement ignoré ; une humanité encore majoritairement dépendante de l’agriculture paysanne, dominée par le climat, le relief, la distance, intimement liée aux saisons, à la terre et aux ressources de la nature, était très vite ramenée à la terre qui est sous ses pieds. 

 Voici quelques décennies encore, les paraboles du berger et du troupeau, de la lampe qui guide le voyageur, des oiseaux dans les champs et des fleurs dans les prés, étaient intelligibles par tous parce qu’elles éveillaient des expériences concrètes.


UNE RUPTURE RADICALE
C’est fini. Pour une population mondiale majoritairement urbaine, pour les 6 milliards d’habitants qui vivent rivés à l’écran de leur téléphone portable, pour ceux, à peine moins nombreux, pour qui le Web supprime la distance et rétrécit le temps, le fonds commun de la Bible et des Évangiles s’éloigne dans une brume d’étrangeté. 

Beaucoup d’enfants des métropoles n’ont jamais vu de coucher ou de lever du soleil, les mêmes enfants en colonie de vacances sont terrorisés par un troupeau de vache, et un troupeau de moutons dans les Causses devient une attraction touristique !

Cette rupture n’est pas seulement symbolique. Les prothèses numériques transforment l’être là, l’être ensemble, l’être présent, c’est-à-dire les conditions concrètes de l’expérience humaine. 

Les promesses de la biologie, qu’il faut nommer bio-ingénierie, bouleversent tout ce que nous savions sur la filiation, la reproduction, la transmission. La perspective de voir les enfants humains devenir les produits de l’industrie n’est plus fantaisie de science-fiction.

 L’achat des caractères de l’enfant à naître ; l’affirmation du droit à l’enfant pour tous, y compris celles et ceux qui ne peuvent se reproduire ; l’indétermination du sexe, de l’origine et de l’âge, sont les promesses actuelles de l’hyperindividualisme. 

Ce n’est plus d’une vie sans souffrance qu’il s’agit, c’est d’une vie au-dessus de la nature, sortie de tous les hasards, de toutes les déterminations, de toutes les limites que la nature imposait.


L’HOMME AMPUTÉ DU SACRÉ
Comment ne pas rêver de ne plus souffrir, de ne plus vieillir, de ne plus mourir ? 

Mais il se peut que le prix à payer pour la libération de la nature soit la vie elle-même ; mais de plus en plus nombreux sommes-nous à penser que l’homme sorti de la nature est aussi un homme amputé du sacré, et que l’homme augmenté est plus sûrement un homme diminué – réduit à ce qui, en lui, ne fait pas l’homme.

Les philosophes y verront l’occasion de reprendre l’analyse des liens entre nature et culture et de voir que la culture n’est que médiation entre la nature et le sacré. 
Ce qui reste de religieux en nous suggérera que rien n’est plus urgent que chasser les marchands du temple, et renouer avec le sacré, qui est ce pour quoi tuer, ou mourir – ce qui est plus que la vie.

 Les habiles entreprendront de réveiller les symboles, comme l’a fait Emmanuel Macron, mais les symboles ne sont rien sans le sacré qui anime et leur donne souffle et force. Il s’agit d’imiter le sacré, sans le sacré, de copier la foi, sans la foi, de dire « la France », sans en être. 

Faible entreprise, sans illusion. 

Les politiques, les vrais, doivent saisir l’importance de ce basculement du commun où la volonté de vivre ensemble, de dire « nous » et de décider de ses lois, de ses mœurs et de ses choix va balayer l’insolente prétention de l’économie à dicter ses lois à la société, et, du marché, à faire de la vie un produit en rayon.  • 


Hervé Juvin
NEF, Juin 2018


Hervé Juvin, économiste et essayiste, est président de Natpol et auteurs de nombreux ouvrages dont L’Occident mondialisé. Controverse sur la culture planétaire (avec Gilles Lipovetsky, Grasset, 2010), La grande séparation. 
Pour une écologie des civilisations (Gallimard, 2013), Le Mur de l’Ouest n’est pas tombé (P.-G. de Roux, 2015).

 Il vient de publier France, le moment politique (Éditions du Rocher, 2018, 288 pages, 16,90 €).



Source:  http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/06/20

CULTURE : A LA DÉCOUVERTE DE LA SYRIE AUTHENTIQUE ...

Ils ont visité la Syrie : ils racontent [Interview]

L’association de La Communauté syrienne de France, dans le cadre du projet « Solidarité Syrie », organise son 10ème voyage de solidarité au cœur du la Syrie au mois octobre 2018, en coordination avec des associations locales et les autorités locales.

Au programme, une semaine pour découvrir les richesses culturelles et historiques de la Syrie et quelques joyaux du patrimoine syrien et du patrimoine de l’humanité. 

« Pour faire une plongée dans l’actualité et approcher la réalité de la guerre actuelle, nous vous proposerons de rencontrer le peuple syrien qui se tient debout : soldats, civils, personnalités politiques ainsi que les journalistes qui sur le front couvrent cette actualité brûlante. 

Nous vous encourageons vivement à partir à la découverte de la Syrie authentique, d’hier et d’aujourd’hui… » expliquent les organisateurs qui font partir un groupe de 12 à 15 personnes qui visiteront notamment Damas, Alep, Lattakia, Homs, Tartous ou encore Hama, des zones entièrement sécurisées par l’armée syrienne.



INSCRIPTION AVANT LE 30 JUIN PAR EMAIL à rcsfrance@gmail.com


Nous avons recueilli le témoignage de plusieurs personnes qui se sont déjà rendues en Syrie avec cette association, et qui pour certains y retourneront prochainement. 

Début de ces entretiens avec Norah.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui vous a donné envie d’aller en Syrie la première fois ? Qu’est-ce qui vous pousse à y retourner ?

Norah : En fait, cela fait des années que je voulais visiter la Syrie, mais l’occasion ne s’est jamais imposée à moi.
J’ai fait des études d’histoire et plus précisément la période du proche orient antique et médiévale ce qui fait que j’ai une approche historique et affective concernant la Syrie. 
Les événements tragiques qui ont fait basculer ce magnifique pays m’ont énormément touché. Je me suis renseignée sur l’histoire contemporaine que je connaissais moins et je me suis rendu compte que beaucoup d’événements échappaient à la connaissance du grand public. 
Une fois que l’on a compris ce qui se passe réellement là-bas, on rejette en masse les médias traditionnels et leur propagande.

 La situation et les événements imposés au peuple syrien m’ont poussé à aller en Syrie malgré les interdits et les dangers pour témoigner ma solidarité et mon soutien aux Syriens.
J’ai donc saisi l’occasion offerte par l’association « la communauté des Syriens de France » pour visiter ce pays magnifique. 

L’objectif premier était d’aller voir sur place pour me rendre compte de la situation, d’écouter les témoignages et d’apporter mon soutien et celui de ceux qui sont en France. C’était un voyage de soutien et de solidarité.

En visitant la Syrie, les Syriens ont vu que des étrangers continuaient à s’intéresser à leur pays, qu’ils participaient à la vie économique en venant visiter. D’ailleurs le ministère du Tourisme fait un travail important de communication pour relancer le tourisme. 

Plusieurs spots publicitaires ont été lancés et cela fait plaisir de penser que l’on a un peu contribué à cette campagne en communiquant sur notre voyage en Syrie et en donnant envie aux gens d’y aller.


C’est vrai qu’une fois que l’on y a été, on a envie d’y retourner, particulièrement à Damas. C’est une ville où chaque rue de la vieille ville vous renvoie à l’histoire. On y retourne pour les sites historiques, les paysages et les gens. 

Les Syriens sont d’une extrême gentillesse, l’harmonie dans laquelle vivent les communautés est naturelle et l’atmosphère est sereine malgré la gravité de la situation (lorsque nous y étions, nous entendions les bombardements au loin pendant la bataille de libération du camp de Yarmouk).


J’ai fait une page Facebook pour témoigner et partager mon fabuleux voyage : « Syrie, carnets de voyage ».

Je partage mes photos, mes vidéos et mon ressenti. Ma solidarité avec les Syriens s’exprime à travers ces photos, ces vidéos et témoignages ramenés. `

J’ai encore en tête ces visages de personnes rencontrées, ces blessés de guerre visités qui me rendent encore plus concernée par ce qui se passe là-bas et qui poussent à y retourner.

Breizh-info.com : Avez-vous connaissance de l’évolution de la situation sur place ? Est-ce qu’il y a une amélioration depuis la fin de l’État islamique ?

Norah : Je suis la situation sur le terrain tous les jours. J’ai des amis en Syrie et beaucoup de reporters syriens communiquent via les réseaux sociaux sur l’avancée de l’armée arabe syrienne et de ses alliés. 
J’ai pu constater le renversement de la situation depuis l’entrée en Syrie de la Russie en 2015. 

Les victoires sur Daesh (ils disent Daesh et non état islamique, pour les peuples de la région état islamique ne correspond à rien). 
Depuis la reprise d’Alep en décembre 2016, la libération des territoires occupés par Daesh et les pseudo rebelles composés en milices : Armée syrienne libre, Al Nosra, Jaysh al islam, Fattah al Sham, Nur eddin al Zinqi…. se sont accélérés. Les victoires remportées sur le terrain par l’armée syrienne et ses alliés sont accueillis avec joie par la population qui retrouve paix et stabilité après une période de privation et de souffrances sous occupation de ces hordes de pseudo rebelles. 

Lors de notre visite à Alep, ville meurtrie par les différentes milices présentées par les médias occidentaux comme des rebelles libérateurs, les aléppins ont témoigné de la barbarie et des privations imposées par ces mêmes milices.

Une personne qui a demandé a gardé l’anonymat nous a fournit un témoignage poignant et plein d’émotions, mais aussi qui a tenue à nous dire son incompréhension à l’encontre de la France et des occidentaux qui soutenaient les pseudo rebelles qui les tuaient chaque jour.

Les Syriens supportent leur armée, ils en sont fiers, il n’y a pas un quartier, un village qui n’arbore pas les photos de ses martyrs tombés pour défendre le peuple. 

La vie reprend doucement son cours dans chaque ville libérée. Le génie civil est aussitôt envoyé pour refaire les routes et reconstruire. 
Chaque personne rencontrée nous a témoigné de son soutien au président Bachar Al Assad et à l’armée arabe syrienne, et cela de toutes communautés confondues de la population syrienne. C’est impressionnant de voir cette cohésion derrière leur président et leur armée. 

Nous avons pu constater que les gens ont repris une vie normale dans les territoires libérés. À Damas, les cafés et clubs sont pleins la nuit venue. 

À Alep ils ont commencé à reconstruire le souk et la mosquée des Omeyyades. 

Dans la banlieue, d’Alep, la zone industrielle la plus grande du monde arabe, cœur de l’économie syrienne qui a été méthodiquement détruite est en reconstruction et le peu d’unités en état de fonctionnement tournent à plein régime. 

Les réseaux autoroutiers sont remis en état et réouverts dès que les régions sont sécurisées.

 Le gouvernement syrien veut relancer l’économie le plus rapidement possible d’après ce que nous expliqué le président de la Chambre du Commerce d’Alep.
Breizh-info.com : Vous estimez-vous bien informée, avec la presse mainstream notamment, sur la situation en Syrie ?

Norah : Comme je vous l’ai expliqué plus haut, les médias mainstream ne sont que propagande. Ils sont à fuir absolument. Ils ne reflètent en rien la réalité.

 Pour s’informer correctement et avoir une vue plus réaliste des événements en Syrie, mais aussi en Irak et au Yémen il faut se tourner vers les réseaux sociaux et les sites indépendants. Il y a des reporters de guerre de toutes nationalités qui suivent les opérations militaires. Il y a les comptes tweeter de journalistes syriens ou bien de journalistes russes sur le terrain. 

Il y a également des spécialistes militaires qui ont leurs comptes et qui donnent leurs analyses. 

Une des plates-formes les plus connues : Southfront.

 Le problème, c’est que ce sont des informations en anglais. En somme, celui qui cherche des informations alternatives aux médias mainstream, doit se tourner vers internet.

 Pour les francophones, il y a sur Facebook des pages faites par des Syriens francophones qui informent sur la Syrie.
Breizh-info.com : N’y a-t-il pas une forme d’angélisme chez les partisans en France de Bachar el Assad le concernant ?

Norah : Certes, on ne peut pas dire que Bachar Al Assad soit un ange, il a fait des erreurs. 

Cependant, il faut connaître l’histoire de ce pays et à quoi il a dû faire face. 

Il est important de connaître la période depuis la guerre avec l’État hébreu, cela aide à avoir une meilleure compréhension de la politique de ce pays. Il est bien évidemment clair que la corruption est un fléau, mais cela est vrai dans de nombreux pays y compris en France.


À l’heure actuelle en Syrie, le peuple syrien dans sa majorité est avec son président. Pour preuve, à chaque personne questionnée, à Damas, à Alep, à Hama, à Selhb… nous étions repris de « volée » lorsque l’un de nous sous-entendait qu’Assad était la cause du problème. 

Nous avons tous constaté que le peuple dans sa grande majorité soutenait le président. 
Quoi qu’on en pense, ici en France ou en Syrie, il faut se rendre à l’évidence : le président syrien a tenu tête avec l’appui de son peuple, de son armée et de ses alliées à une invasion de terroristes venus des quatre coins du monde venus détruire et diviser son pays sous couvert d’une pseudo révolution fomentée en Occident. Ceux qui ont compris cela ne peuvent que le soutenir.


Breizh-info.com : Quelles seraient vos attentes si vous retourniez en Syrie  ?

Norah : J’aurais bien voulu revoir toutes les personnes rencontrées lors de mon premier voyage et voir l’évolution de leurs conditions de vie, de leurs pensées…


Propos recueillis par Yann Vallerie
Crédit photo : DR [cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine