mercredi 28 septembre 2022

SUR LE WEB : LA REVUE DE PRESSE NON -CONFORMISTE .....

 

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Site : http://jean-marielebraud.hautetfort.com/

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ET AUSSI
 
 
Le Parti de la France
 

Le Parti de la France (PDF) est un parti politique français, nationaliste et libéral, classé à l’extrême droite de l’échiquier politique

Il est fondé en 2009 par Carl Lang et plusieurs autres anciens membres du Front national

 























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Loi du 11 mars 1988 : Article 11- alinéa premier et troisième alinéa

Ceux qui ont versé des dons à un ou plusieurs partis politiques en violation de l’article 11-4 sont punis d’une amende de 3.750 euros et d’un an d’emprisonnement.

Premier alinéa de l’article 11-5 de la loi précitée

 


 

 


https://www.parti-de-la-france.fr/

DE LA PENSÉE POLITIQUE À LA POSTURE IDÉOLOGIQUE ! ( GRÉGORY ROOSE )

 

De la pensée politique à la posture idéologique

Un journaliste grec m’a contacté il y a plusieurs jours pour me poser quelques questions sur l’actualité internationale, l’immigration en Europe et l’attitude des peuples face à celle de ses dirigeants. 

Il opère dans un journal en ligne, The Flag Report, qui semble partager quelques-unes de mes idées. 

J’ignore comment un journaliste grec en est arrivé à m’interroger, moi plutôt qu’un autre, et par quel cheminement il a découvert mon site internet, n’étant visiblement pas francophone.

J’ai répondu avec plaisir à ses questions avec l’aide de Google traduction, mon anglais n’étant pas si mauvais, mais pas si bon. 

Ce que je n’arrive pas à déterminer, cependant, c’est la manière dont il me perçoit. 

En qualité d’écrivain, ce que je m’évertue à devenir, ou de commentateur indéterminé de la situation de la France et de l’Europe ? 

Un peu de tout cela, certainement, et j’imagine que pour être reconnu (ce qui vaut mieux que d’être connu) en tant qu’écrivain, il faut avoir publié une ribambelle de livres, ce qui n’est pas encore mon cas. 

Je n’ai pas ce mot, ribambelle, il sonne à l’oreille comme une batterie de casseroles qui termine sa chute dans un évier en inox.

 Mais aucun autre ne me vient à l’esprit en cet instant précis.

 Quoi qu’il en soit, la retranscription de cet entretien se fera en langue grecque. 

Je vous le partage donc en français en vous en souhaitant bonne lecture.

 


The Flag Report – Beaucoup en Europe ont commencé à s’inquiéter qu’à mesure que le coût économique du soutien à l’Ukraine augmente, le soutien populaire pourrait se retourner contre les gouvernements qui soutiennent l’Ukraine. 

Alors, pensez-vous que cela se produit? 

Pensez-vous que de plus en plus d’Européens prennent conscience du rôle que joue Washington dans la crise européenne ?

Grégory Roose – Comme j’aimerais partager votre optimisme ! 

 Malheureusement, le cynisme m’habite depuis quelques temps, dépité par la léthargie des peuples européens face à l’évidente oppression culturelle, morale, politique et prochainement économique qu’ils subissent de toute part.

 En France, par exemple, le Gouvernement avait décidé il y a quelques années de fermer de nombreuses centrales nucléaires de production d’électricité sans solution alternative sérieuse.

 Le Président Emmanuel Macron avait d’ailleurs assumé publiquement que cette décision tirait sa justification de principes idéologiques.

 Cette idéologie, c’est l’écologie hystérique, antinucléaire par essence, alors que cette énergie est la plus propre et la plus rentable, faute de mieux à ce jour.

 Avec la guerre en Ukraine, la France l’Europe, la Grèce et presque tous les pays européens payent le prix fort de leur vassalisation aux États-Unis, refusant de régler le problème du Dombass, excitant Poutine sur la question Ukrainienne, attisant un feu dont le foyer se trouve sur nos terres. 

Mes propos ne sont pas pro-russes. 

Ils sont anti-UE.

 Le peuple est-il en train de s’apercevoir que cette Ursula Von der Leyen s’arroge un pouvoir démesuré sans tirer aucune légitimité démocratique ? 

Quelques pays nous ouvrent la voie, comme la Hongrie, la Pologne et plus récemment la Suède et l’Italie. 

Mais nos es

poirs sont pour l’heure broyés par l’ogre technocratique européen et par la caste politico-médiatique. Dans toutes les révolutions, dans tous les changements de paradigme, ce sont les minorités dirigeantes qui sont à l’œuvre. 

C’est elle qu’il nous faut remplacer, portés par le peuple ou en le tirant vers nous.

 

T.F.R – De plus en plus de protestations contre la flambée des prix de l’énergie éclatent dans un nombre croissant de pays européens. 

Pensez-vous que la pénurie d’énergie stimule ou stimulera une crise politique et sociale au sein de l’Europe ?

G.R. – Tout à fait. Quand le peuple est pris à la gorge et se sent acculé, il finit par réagir, mais c’est souvent trop tard et dans la violence démesurée. 

C’est pour cette raison que nombre de gouvernements entretiennent la vieille recette qui consiste à contenir toute révolte sociale en nourrissant le peuple et en le divertissant : Panem et circenses

Mais parfois, ce sont les travailleurs qui se révoltent.

 C’est ce qui s’est passé en France avec le « mouvement des gilets jaunes » dès octobre 2018. 

Ce mouvement social spontané trouve son origine dans la diffusion — principalement sur les médias sociaux — d’appels à manifester contre l’augmentation du prix des carburants automobiles issue de la hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). 

Les manifestations ont lieu essentiellement le samedi pendant plusieurs mois et partout en France. 

 Ces manifestations, d’abord apolitiques et pacifiques, auraient fait reculer le gouvernement en France jusque dans les années 2000. 

Mais avec le cynisme de Macron, les forces de l’ordre ont sciemment laissé les nervis gauchistes (les antifas notamment) infiltrer ces manifestations pour qu’elles dégénèrent et obtenir la légitimité pour les mater avec l’aide docile des médias et de la caste artistique (comédiens et chanteurs) qui ont décrédibilisé les manifestants.

Chaque samedi, les manifestations ont été violemment réprimées, parfois dans le sang. 

Il y a eu quelques morts et de très nombreux blessés et estropiés dans le silence complice des médias. 

Finalement, malgré son dynamisme et sa légitimité, le mouvement a été marginalisé. 

Coup de génie de Macron : il a même réussi à en tirer profit pour faire un tour de France en 80 jours, appelé « Grand Débat », pendant lequel il était quasiment le  seul à parler en répondant à des questions très orientées de ses partisans déguisés en “gilets jaunes”. 

Mais quel cynisme ! 

Au bout du compte, il y a eu un incroyable soulèvement populaire et c’est le tyran qui s’en est sorti. 

Pis, les électeurs ont une mémoire de poisson rouge : ils ont réélu Macron! 

Heureusement, la résistance perdure chez une partie du peuple français, conscient des périls qui guettent notre peuple.

 Mais pour le moment, nous n’avons pas réussi à renverser la vapeur, écrasés par la puissance des médias lobotomisants et la force des habitudes.

 

T.F.R – Avec tant de problèmes, l’Europe vieillissante avait « malheureusement » choisi l’option facile de plus d’immigration ! 

Les vagues d’immigrants qui pénètrent au cœur de l’Europe représentent une sorte de « catastrophe naturelle », ou est-ce purement le résultat de la politique ?

G.R. – C’est la double conséquence d’une idéologie répandue chez les élites que nous laissons nous gouverner et de notre lâcheté collective. 

Nos élites considèrent qu’un immigrant est une force de travail bon marché et un consommateur docile.

Il n’a que faire des notions de peuple, de nation, d’enracinement, d’ethnie. 

Tout ceci leur est devenu étranger. 

Elles veulent résoudre par l’immigration africaine l’équation de l’hiver démographique européen dans lequel nous sommes engouffrés par égoïsme. 

Car oui, les seconds responsables , ce sont les peuples qui laissent faire, parfois en regardant, parfois en encourageant cette immigration clandestine qui détruit à petit feu les fondements de notre civilisation européenne.

 Que deviendra Athènes quand elle ressemblera à Tombouctou et Paris à Alger ? 

Quand bien même ces peuples africains arriveraient-ils à s’assimiler à notre culture, deviendront-ils européens s’ils nous remplacent complètement ?

 Cela me fait penser à la célèbre métaphore du bateau de Thésée.

Le bateau de Thésée est une expérience de pensée philosophique concernant la notion d’identité. 

Elle imagine un bateau dont toutes les parties sont remplacées progressivement. 

Au bout d’un certain temps, le bateau ne contient plus aucune de ses parties d’origine. 

La question est alors de savoir s’il s’agit du même bateau ou d’un bateau différent. 

Le Grand Remplacement, c’est le bateau de Thésée qui jamais ne flottera.



T.F.R – Y a-t-il une différence entre la gauche et la droite aujourd’hui ? Et je demande pourquoi il y a ici un double paradoxe. 

Le politiquement correct occidental a remplacé la lutte des classes, produisant une élite libérale qui prétend protéger les minorités raciales et sexuelles menacées afin de détourner l’attention du pouvoir économique et politique de ses membres. 

En même temps, ce mensonge permet à l’alt-right de se présenter comme les défenseurs des « vraies » personnes contre les élites des entreprises et de « l’État profond », même si elles aussi occupent des positions au sommet du pouvoir économique et politique. 

Que s’est-il passé exactement ?


G.R. – En effet, je me pose la même question. Il m’est donc difficile d’y répondre.

 Mais je pense que ce qui a fondamentalement changé, c’est le passage de la pensée politique à la posture idéologique.

 Dans les années et siècles passés, les Hommes s’alliaient et s’opposaient sur la base de corpus intellectuels plus ou moins élaborés en fonction des individus et des classes sociales.

 Lors des débats politiques dans les assemblées ou autour d’un repas familial, on convoquait des épisodes de l’histoire, des grands Hommes, des grandes avancées ou les problématiques sociales. 

De nos jours, cette attitude est devenue plus rare. 

 La notion d’intérêt général est souvent le faire valoir pour légitimer l’action de lobbies qui travaillent pour les intérêts individuels et les militants, essentiellement ceux de gauche, prétendent que la défense de quelques ultra-minorités relève de l’avancée sociale pour l’humanité.

 C’est le cas avec les minorités sexuelles.  Combien existe-t-il de personnes genderfluid (sic) dans ce monde ? Et combien NetFlix et nos gouvernements en mettent-ils en scène dans leur propagande ?

 Le ratio est tout à fait disproportionné.

 Il est l’œuvre de politiques de lobbies défendant des intérêts individuels au mépris de l’intérêt général et des problématiques menaçant l’unité de l’Europe tel que l’affaiblissement économique, sa place dans le monde et, menace parmi les menaces, son risque de submersion par une immigration africaine incontrôlée et désormais organisée.

Propos recueillis par Apostolos Apostolou pour The Flag Repor

 

Source et Publication:  https://gregory-roose.fr




LES ÉTATS-UNIS CONTRE LES PEUPLES STUPIDES D' EUROPE !

  

Les États-Unis sont en train de gagner leur guerre contre les industries et les peuples d’Europe


Par Moon of Alabama – Le 26 septembre 2022

 

Disclose.tv @disclosetv – 10:03 UTC – Sep 26, 2022

Dernières nouvelles – L’économie allemande s’est considérablement détériorée en septembre.

 

L’indice IFO du climat des affaires continue de chuter.

 

Le 7 février, le professeur d’économie Michael Hudson expliquait pourquoi les véritables adversaires de l’Amérique sont ses alliés, européens et autres :

Ce qui inquiète les diplomates américains, c’est que l’Allemagne, les autres pays de l’OTAN et les pays situés le long de la « Nouvelle route de la soie » comprennent les gains qui peuvent être réalisés en ouvrant leur commerce et leurs investissements de manière pacifique.

S’il n’existe aucun plan russe ou chinois pour les envahir ou les bombarder, pourquoi l’OTAN serait-elle nécessaire ? Et s’il n’existe pas de relation intrinsèquement conflictuelle, pourquoi les pays étrangers doivent-ils sacrifier leurs propres intérêts commerciaux et financiers en s’appuyant exclusivement sur les exportateurs et les investisseurs américains ?

Ce sont ces préoccupations qui ont poussé le président français Macron à invoquer le fantôme de Charles de Gaulle et à exhorter l’Europe à se détourner de ce qu’il appelle la guerre froide « sans cerveau » de l’OTAN et à se débarrasser des accords commerciaux pro-américains qui imposent des coûts croissants à l’Europe tout en la privant des gains potentiels d’un commerce avec l’Eurasie.

Même l’Allemagne rechigne à l’idée de se geler jusqu’en mars prochain en se privant du gaz russe.

Au lieu d’une réelle menace militaire de la part de la Russie et de la Chine, le problème pour les stratèges américains est l’absence d’une telle menace.

 

Ce dont les États-Unis avaient besoin, c’était de provoquer la Russie, et plus tard la Chine, pour qu’elles réagissent aux menaces arrangées par les États-Unis de manière à obliger leurs « alliés » à suivre leurs politiques de sanctions.

 

Les dirigeants européens, plutôt stupides, sont tombés dans le panneau.

Les États-Unis ont organisé une attaque ukrainienne contre la région du Donbass, tenue par les rebelles. Cette attaque a commencé le 17 février par d’intenses tirs d’artillerie contre les positions du Donbass, comme l’ont enregistré les observateurs de l’OSCE à cette frontière. La Russie devait réagir ou voir les Russes ethniques de ces régions être blessés et tués par des Ukrainiens dévoués aux nazis.

Il n’y avait aucun moyen d’empêcher cela autrement que par des moyens militaires. Le 22 février, la Russie a reconnu les républiques du Donbass comme des États indépendants et a signé des accords de défense avec elles.

Le même jour, le chancelier allemand Olaf Scholz annulait le lancement du gazoduc sous-marin Nord Stream II qui devait transporter le gaz russe vers les industries et les consommateurs allemands.

Les Européens ont lancé une série de sanctions économiques extrêmement sévères contre la Russie, sanctions qui, sous l’impulsion des États-Unis, avaient été préparées des mois à l’avance.

L’opération militaire spéciale de la Russie, en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations unies, a commencé le 24 février.

 

Un article de Michael Hudson, publié le 28 février, observe que l’Allemagne a été vaincue pour la troisième fois en un siècle :

Depuis 1991, la force militaire active est celle des États-Unis. En rejetant le désarmement mutuel des pays du Pacte de Varsovie et de l’OTAN, il n’y a pas eu de « dividendes de paix« . Au contraire, la politique américaine de l’administration Clinton visant à mener une nouvelle expansion militaire par le biais de l’OTAN a rapporté des dividendes pendant 30 ans, sous la forme d’un déplacement de la politique étrangère de l’Europe occidentale et d’autres alliés américains hors de leur sphère politique intérieure, vers leur propre sphère de « sécurité nationale » (terme désignant des intérêts rentiers spéciaux qui ne doivent pas être nommés).

L’OTAN est devenue l’organe de politique étrangère de l’Europe, au point de dominer les intérêts économiques nationaux.

La récente provocation contre la Russie en soutenant la violence ethnique anti-russe instaurée par le régime néo-nazi ukrainien de l’après-2014 visait à forcer une épreuve de force.

Il s’agit d’une réponse à la crainte des intérêts américains de perdre leur emprise économique et politique sur leurs alliés de l’OTAN et d’autres satellites de la zone dollar, car ces pays voyait que leurs principales opportunités de gain étaient dans l’augmentation du commerce et des investissements avec la Chine et la Russie.

Comme l’a expliqué le président Biden, l’escalade militaire actuelle (« Provoquer l’ours ») ne concerne pas vraiment l’Ukraine. Biden a promis dès le départ qu’aucune troupe américaine ne serait impliquée.

Mais il exige depuis plus d’un an que l’Allemagne empêche le gazoduc Nord Stream 2 d’approvisionner son industrie et ses logements en gaz à bas prix et se tourne vers les fournisseurs américains, dont les prix sont beaucoup plus élevés.

Ainsi, l’objectif stratégique américain le plus urgent dans cette confrontation de l’OTAN avec la Russie est la flambée des prix du pétrole et du gaz.

En plus de créer des profits et des gains boursiers pour les entreprises américaines, les prix plus élevés de l’énergie vont enlever une grande partie de la vapeur de l’économie allemande.

(Certaines personnes colportent actuellement une « étude secrète de la RAND daté de janvier 2022« . Il s’agit manifestement d’un faux. Il s’agit simplement d’une copie de l’analyse d’Hudson).

Nord Stream II a été créé pour rendre l’Allemagne indépendante des pipelines traversant la Pologne et l’Ukraine. Le bloquer était la chose la plus stupide à faire pour l’Allemagne et le chancelier Scholz l’a donc fait.

Dans les mois qui ont suivi, la Pologne a bloqué le gazoduc Jamal, qui acheminait également du gaz russe en Allemagne. 

L’Ukraine a suivi en fermant deux pipelines russes. 

Les principales stations de compression du gazoduc Nord Stream I, que la société allemande Siemens a fait construire et dont elle assure la maintenance, sont tombées en panne les unes après les autres. 

Des sanctions interdisent à Siemens de les réparer.

Ce n’est pas la Russie qui a bloqué son gaz et son pétrole sur les marchés européens. Ce sont les gouvernements allemand, polonais et ukrainien qui l’ont fait.

 

En fait, la Russie serait heureuse de vendre davantage.

 Récemment, Poutine a encore proposé de faire passer autant de gaz russe que possible, par le Nord Stream II vers l’Allemagne :

Après tout, s’ils en ont besoin d’urgence, si les choses vont si mal, il suffit de lever les sanctions contre le Nord Stream 2, avec ses 55 milliards de mètres cubes par an – il leur suffit d’appuyer sur le bouton et ils le feront démarrer.

Mais ils ont choisi eux-mêmes de le fermer ; ils ne peuvent pas réparer un pipeline et ont imposé des sanctions contre le nouveau Nord Stream 2 et ne l’ouvriront pas.

Sommes-nous à blâmer pour cela ?

 

C’est le gouvernement allemand qui est à blâmer pour avoir rejeté cette offre.

La guerre économique contre la Russie, qui était censées être gagnée à coup de sanctions, n’a pas réussi à ébranler la Russie. 

Le rouble est plus fort que jamais. 

La Russie réalise des bénéfices records, même si elle vend moins de gaz et de pétrole qu’avant la guerre. 

La Russie connaîtra peut-être une petite récession cette année, mais son niveau de vie n’est pas en déclin.

Comme il était facile de le prévoir, et comme l’a expliqué Michael Hudson, les conséquences économiques des sanctions anti-russes en Europe ont, en revanche, des conséquences catastrophiques pour les industries de l’Europe, ses sociétés et sa position politique dans le monde.

Les gouvernements et les médias s’étaient jusqu’à présent abstenus de noter les problèmes gigantesques qui se profilent et que les chefs d’entreprise avaient signalés très tôt. Ce n’est qu’au cours des deux dernières semaines environ qu’ils ont commencé à avertir.

 

Der Spiegel, le grand hebdomadaire allemand, s’interroge : Quelle sera l’ampleur de la récession allemande ? et constate l’évidence :

Les premières entreprises allemandes ont commencé à jeter l’éponge et la consommation s’effondre sous l’effet des retombées de l’explosion des prix de l’énergie.

L’économie glisse de manière quasi incontrôlée vers une crise qui pourrait affaiblir durablement le pays.

 

L’article évoque les cinq étapes au cours desquelles la catastrophe se produira.

Premier acte : le gel de la production – Le coût de la production en Allemagne devient prohibitif.

Deuxième acte : le piège des prix – Personne n’achète des produits allemands au prix trop élevés.

Troisième acte : La crise de la consommation – Obligés de payer les prix élevés de l’énergie, les consommateurs allemands achètent moins de tout le reste.

Quatrième acte : La vague de faillites.

Cinquième acte : L’acte final sur le marché du travail.

 

Lorsque l’Allemagne comptera entre 6 et 10 millions de chômeurs, et que le gouvernement aura moins de recettes fiscales car seules quelques entreprises seront rentables, le système social s’effondrera.

« L’industrie européenne plie sous le poids de la flambée des prix de l’énergie« , titre l’Irish Examiner :

Volkswagen, le plus grand constructeur automobile européen, a prévenu la semaine dernière qu’il pourrait délocaliser sa production hors d’Allemagne et d’Europe de l’Est si les prix de l’énergie ne baissent pas.

L’Europe paie son gaz sept fois plus cher que les États-Unis, ce qui souligne l’érosion dramatique de la compétitivité industrielle du continent et menace de causer des dommages durables à son économie.

Avec le président russe Vladimir Poutine qui redouble ses efforts de guerre en Ukraine, il y a peu de signes que les flux de gaz – et des prix sensiblement plus bas – soient rétablis en Europe à court terme.

OilPrice.com indique que l’Europe fait face à un exode des industries à forte intensité énergétique.

 

En fait, l’UE sombre dans l’anarchie :

Tous les regards sont tournés vers les résultats des élections italiennes de ce matin, mais l’Europe a des problèmes bien plus graves que la perspective d’un gouvernement de droite. L’hiver arrive, et les conséquences catastrophiques de la crise énergétique que l’Europe s’est imposée se font déjà sentir sur tout le continent.

Alors que les politiciens continuent d’élaborer des plans irréalistes de rationnement de l’énergie, la réalité est que la flambée des prix de l’énergie et la baisse de la demande ont déjà provoqué la réduction de la production ou la fermeture de dizaines d’usines dans un large éventail d’industries à forte intensité énergétique – verre, acier, aluminium, zinc, engrais, produits chimiques – entraînant le licenciement de milliers de travailleurs.

Même le New York Times, favorable à la guerre, a récemment été contraint de reconnaître l’impact « paralysant » que les sanctions de Bruxelles ont sur l’industrie et la classe ouvrière en Europe.

« Les prix élevés de l’énergie frappent l’industrie européenne, obligeant les usines à réduire rapidement leur production et à mettre des dizaines de milliers d’employés au chômage technique« , a-t-il rapporté.

Le fait qu’en dépit de la falaise qui se rapproche à grands pas, personne ne puisse se résoudre à dire l’évidence, à savoir que les sanctions doivent prendre fin, est un véritable signe de la faiblesse des politiciens européens.

Il n’y a tout simplement aucune justification morale à la destruction des moyens de subsistance de millions d’Européens simplement pour faire la leçon à Poutine, même si les sanctions contribuaient à atteindre cet objectif, ce qui n’est clairement pas le cas.

 

Les États-Unis, tout en entrant eux-mêmes également en récession, profiteront, comme ils l’avaient prévu, de la catastrophe européenne.

Le Handelsblatt, un quotidien économique, rapporte que les entreprises allemandes déplacent leur production vers l’Amérique du Nord.

Washington attire les entreprises allemandes grâce à son énergie bon marché et à ses impôts réduits.

Le gouvernement allemand prétend vouloir empêcher cela, mais c’est impossible sans mettre fin aux sanctions énergétiques.

Le New York Times se réjouit bien sûr de cette situation. Alors que les producteurs européens sont évincés de leurs marchés par les prix, les États-Unis prennent le relais :

L’emploi dans les usines explose, comme dans les années 70.

L’industrie manufacturière américaine connaît un rebond, les entreprises ajoutant des travailleurs dans un contexte de forte demande des consommateurs pour des produits…

Les États-Unis, avec l’aide des politiciens européens, mènent une guerre contre les peuples d’Europe et leur niveau de vie. Ils sont maintenant sur le point de gagner cette guerre.

 

Aucune aide ne viendra de l’extérieur pour empêcher que cela se produise :

L’Allemagne n’obtient qu’un seul pétrolier pendant la tournée de Scholz dans le Golfe.

L’Europe, et en particulier l’Allemagne, ne peut échapper à ce piège évident que si elle ouvre les gazoducs venant de Russie. Il serait grand temps de le faire.

 

Par Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

 

Source :   https://lesakerfrancophone.fr/les-etats-unis- 


 TWITTER

 

L’attentat des américains sur #NorthStream2 a été le coup de trop de ces cyniques voyous ! 
C’est l’acte qui lance la guerre mondiale ! 
Les #USA l’ont bien compris et se doutent que les russes vint réagir violemment !
 La folie mondiale est lancée !
 #Guaino avait raison !

 

La #Russie est quand même un pays étrange : sa propre armée se bombarde toute seule quand elle occupe une centrale nucléaire et elle détruit elle même son propre gazoduc au lieu de fermer simplement le robinet comme elle l’a déjà fait plusieurs fois.
 C’est étrange n’est-ce pas ?
 
 
 Avec nos amis !



AGRICULTURE : LE " BIO " , LA GRANDE ILLUSION ! ANALYSE ! ( PIERRE ALLEMAND )

 

Bio : la grande illusion

La fin du XXe siècle a vu l’apparition de plusieurs modes à l’échelle quasi planétaire. 

Le “bio“ en fait partie. 

Il procède, comme d’autres modes, de l’influence de plus en plus prégnante de l’écologisme, ce courant de pensée qui a réussi à faire passer la nature devant l’humain.

 
Photo by Markus Spiske on Unsplash
 
Publié le 28 septembre 2022
 

Le choix du mot biologique n’est pas anodin.

Ses adeptes français n’ont pas choisi de traduire simplement le mot anglais organic par organique, ce qui aurait été le choix de la logique. 

En choisissant le mot biologique, ils ont probablement voulu insister davantage sur la notion de vivant qui existe cependant dans le mot organique, mais parmi d’autres significations.

 

Bio : le choix des mots

Selon la définition de l’Insee :

« L’agriculture biologique est un mode de production agricole qui exclut l’emploi de substances de synthèse, telles que les pesticides, les médicaments ou les engrais de synthèse, et celle d’organismes génétiquement modifiés. »

L’idée de départ est très séduisante. Malheureusement, elle a été fortement polluée et déviée finalement de son objectif par suite de l’ajout de contraintes multiples sans réel fondement scientifique destinées, elles, à respecter le folklore qui imprègne le raisonnement d’un certain nombre de personnes adeptes de l’écologisme.

Ces contraintes expriment en réalité leur aversion purement intellectuelle pour la technologie en général et pour le génie génétique en particulier.

 Dans la pratique, on ne voit en effet pas bien pourquoi certaines réactions chimiques seraient interdites, et d’autres non.

 Il est de fait particulièrement difficile de définir une frontière entre des réactions chimiques dites naturelles et des réactions chimiques dites artificielles.

En réalité, le scientifique honnête qui se lance dans ce type de réflexion convient assez rapidement que cette frontière n’existe tout simplement pas : il n’y a aucune différence entre un produit chimique naturel et un produit chimique artificiel

 D’ailleurs, depuis très longtemps, les chimistes qui se sont consacrés à reproduire de nombreux produits naturels en utilisant des méthodes de synthèse de plus en plus élaborées y sont remarquablement parvenus, mettant à bas cette distinction factice.

L’ouverture au hasard d’une des bibles du chimiste comme The Merck Index nous apprend, par exemple, qu’un produit comme la quinine, médicament naturel contre le paludisme, extrait de l’écorce du quinquina, a été synthétisée pour la première fois en 1944 à partir de molécules elles-mêmes totalement synthétiques (procédé Woodward–Doering) à partir de la 7-hydroxyisoquinoline, elle-même obtenue à partir de bases dérivées d’hydrocarbures fossiles. 

La réussite de ce type de synthèse montre, s’il en était encore besoin, que la matière issue du vivant ne possède pas de propriété intrinsèque qui la distinguerait de la matière synthétique.

En réalité, cette différence n’existe que dans la tête de l’adepte du « naturel à tout prix ».

Cette préférence donnée à tout ce qui vient de mère nature qui serait, dit-on, si généreuse, malgré les nombreux contre-exemples qui fourmillent mais que notre adepte ne saurait voir, est formidablement exploitée par la publicité : tout ce qui peut enduire toutes les parties du corps humain y compris les plus intimes se doit d’être le plus proche possible des 100 % naturels si l’on veut pouvoir le vendre cher. 

L’acheteur doit être convaincu que ce fameux degré de naturel est de la plus haute importance. Même si la partie naturelle était par exemple composée d’extrait d’amanite phalloïde, de ciguë ou de digitale.

 

Des règles déformées pour les besoins de la cause

Les règles de « provenance naturelle » ne sont cependant pas si rigides qu’on pourrait le croire, et sont même, à l’occasion, allègrement transgressées lorsqu’il s’agit d’autoriser un pesticide indispensable à la culture biologique en France, mais qui sort malencontreusement de la doctrine du « tout d’origine naturelle » : je veux parler de la bouillie bordelaise.

La bouillie bordelaise qui est utilisée pour traiter la vigne, mais aussi de très nombreux légumes ou fruits contre les maladies cryptogamiques, est indispensable dans les régions où le mildiou, l’oïdium, la tavelure etc. attaquent et détruisent la vigne, la tomate, la fraise, le rosier ou la pomme de terre, aidés par des conditions climatiques favorables au développement de ces parasites.

Cette bouillie est très simplement fabriquée en attaquant le cuivre par de l’acide sulfurique (bien chimique) et en neutralisant le sulfate de cuivre obtenu par de la chaux (bien chimique elle aussi).

Profitant du fait que ce produit est ancien (il a été inventé au XIXe siècle) et aussi de l’inculture en chimie de la plupart des adeptes qui ne savent pas exactement ce que minéral signifie, la bouillie bordelaise a été déclarée acceptable en agriculture biologique parce qu’elle ne contient que du sulfate de cuivre déclaré lui-même comme naturel, alors que sa fabrication est tout ce qu’il y a de plus synthétique, comme je viens de l’écrire, et que la provenance de ses précurseurs est minérale comme celle de tous les produits présents sur cette Terre.

Cette souplesse d’adaptation devrait normalement démontrer aux adeptes que les règles n’existent en agriculture biologique que pour être habilement contournées. 

En réalité, elles montrent surtout que la clôture existant autour du bio est fermement établie dans la tête de ceux qui y croient, et qu’aucun argument logique ne saurait la démanteler.

 

Les OGM et le Diable

Une autre grande distinction sépare l’agriculture biologique de l’agriculture conventionnelle : en bio, les OGM sont strictement prohibés

 Les OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) qu’on appelle PGM (Plantes Génétiquement Modifiées) lorsqu’il s’agit de plantes, ont été soumis à l’implantation de certains gènes spécifiques.

 Ces modifications sont destinées à procurer à la plante modifiée des propriétés positives : par exemple une meilleure résistance à la sécheresse ou aux maladies, une croissance plus rapide, et, d’une façon plus générale l’acquisition d’une propriété intéressante qui appartient naturellement à une autre espèce.

Cette acquisition de propriétés nouvelles ne peut qu’apparaitre bénéfique pour la plupart des personnes. Cependant, le mode d’acquisition a posé un problème à certaines d’entre elles qui y ont étrangement vu l’accès à un monde religieusement interdit, parce que touchant à l’intimité de la vie. 

Cette vision surprenante, procédant essentiellement du fanatisme religieux assez primitif que l’on croyait touchant seulement, depuis les Lumières, des individus fortement arriérés, s’est néanmoins répandue, comme c’est d’ailleurs souvent le cas, dans un milieu intellectuel particulier, et elle est devenue celle de certains fondateurs du puissant mouvement Greenpeace

 Ce dernier mouvement, fort actif dans certains pays, a ensuite réussi à faire interdire les OGM en Europe, aidé en cela par les Grünen allemands, grands influenceurs de la politique européenne.

Les anti-OGM, célèbres pour leurs actions contre les semis expérimentaux de PGM craignent l’avenir : ils redoutent en effet que ces produits, quelque part issus de la main du Diable, ne parviennent un jour à empoisonner et même à exterminer le genre humain. 

Ils constituent une résurgence des fanatiques qui ont brûlé les sorcières en place publique au motif qu’elles faisaient commerce avec le Diable…

Et l’ensemble des Européens ont été convaincus par leurs arguments, mais surtout, probablement par la publicité imbécile de nombreuses marques, de ne jamais consommer d’OGM, ignorant, par là même, l’expérience positive de centaines de millions d’humains pendant des dizaines d’années qui n’ont jamais éprouvé le moindre effet négatif en consommant des OGM ou leurs dérivés.

 

L’agriculture bio dans la vraie vie

Mais revenons au XXIe siècle.

La distinction, solide parce que surtout mentale, entre l’agriculture biologique et l’agriculture conventionnelle permet de pratiquer des prix plus rémunérateurs au niveau des consommateurs.

 Les grands distributeurs comme Carrefour, Leclerc ou Auchan et les distributeurs spécialisés comme Biocoop ne s’y sont pas trompés. 

Et le marché du bio s’est accru pendant des années en France, s’appuyant sur l’idée simple : « c’est naturel, donc c’est bon », idée doublement fausse.

 

En effet :

  • L’amanite phalloïde, la ciguë ou la digitale déjà citées, sont tout ce qu’il y a de plus naturelles et sont cependant très mauvaises pour la santé humaine : on meurt de les avoir consommées.
  • L’agriculture biologique utilise des pesticides comme le sulfate de cuivre qui ne sont, eux, pas du tout naturels, en dépit des affirmations des marchands de bio.

 

Ajoutons que le sulfate de cuivre a la fâcheuse propriété d’imprégner presque définitivement le sol qui devient toxique pour toute une série d’animaux dont le lombric (ver de terre), au point que les anciennes parcelles de vigne peuvent devenir impropres à toute culture.

L’agriculture biologique n’a donc finalement aucune justification du point de vue de la consommation. 

 Il n’empêche qu’au niveau européen, elle peut se prévaloir de sérieux défenseurs qui la placent en priorité, et obligent pratiquement de nombreux agriculteurs à la choisir alors qu’il n’y a absolument aucune raison, comme on vient de le voir, de la préférer à l’agriculture conventionnelle.

 De plus, comparée à celle-ci, elle conduit à des rendements nettement inférieurs. 

Sa généralisation, qui n’est heureusement pas pour aujourd’hui ni probablement pour demain, conduirait à des problèmes difficilement solubles. 

L’exemple récent du Sri Lanka le montre sans ambiguïté.

 

Une histoire qu’on voudrait bien oublier

Cette mode, qui a la préférence de beaucoup d’influenceurs parmi les médias, peut aussi conduire à des catastrophes. J’en prendrai un seul exemple :

En 2011, l’apparition d’une intoxication grave à l’Escherichia Coli en Europe a fait d’abord suspecter des concombres originaires d’Espagne. 

Ceux-ci ont cependant été rapidement mis hors de cause, et c’est finalement une ferme biologique située à Bienenbüttel en Allemagne qui a été désignée à l’origine de la contamination, par des graines germées.

 Le nombre de cas d’intoxication a été de plus de 4000 dans 12 pays européens et le nombre de décès de 53.

La réaction des médias au moment de cette intoxication a révélé l’embarras de ceux-ci car il s’agissait d’un cas grave (plus de 50 morts) et d’une ferme biologique, qui ne pouvait normalement que produire des aliments sains parce que biologiques dans l’esprit du public. 

En réalité, la simple utilisation d’un bon biocide évitant le développement d’espèces potentiellement létales aurait tout simplement arrêté net la contamination et évité 53 morts. 

Une paille ! Malheureusement, une règle qu’on peut qualifier de stupide empêchait bêtement l’utilisation d’un biocide synthétique à la ferme biologique de Bienenbüttel.

Que n’aurait-on pas entendu si les 53 décès avaient été causés par la consommation de denrées alimentaires produites dans une ferme conventionnelle ! 

À coup sûr, la gent journalistique aurait suggéré que c’était parce que la ferme était coupable de n’être pas biologique !

 Pire encore s’il s’était agi de légumes OGM ! 

Heureusement, la loi européenne a banni ces produits du Diable…

URSULA VON DER LEYEN LA PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION EUROPÉENNE ! POUR QUI SE PREND-T-ELLE ???

 TRIBUNE LIBRE !

Pour qui se prend donc Ursula von der Leyen ?


 

Nous ne redirons pas tout le bien que nous pensons des écrits de Didier Desrimais. 

Cet article est paru dans Causeur, le 27 septembre. Nul doute qu’on le savourera parmi nos lecteurs. Anciens et – heureusement ! – beaucoup de nouveaux. 


Par Didier Desrimais*.

La présidente de la Commission européenne n’hésite pas à se faire menaçante envers les pays qui ont l’outrecuidance de porter au pouvoir des dirigeants populistes ou nationalistes.

Lors d’un discours prononcé à l’Université de Princeton l’avant-veille des élections italiennes, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré, menaçante: « Nous verrons le résultat du vote en Italie, il y a eu aussi les élections en Suède. Si les choses vont dans une direction difficile, j’ai évoqué la Pologne et la Hongrie, nous avons des outils. »

 Mme von der Leyen a de la démocratie une idée assez proche de celle de son prédécesseur, Jean-Claude Juncker : « Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens » [1]. 

 Cette idée repose sur une vision mondialiste, immigrationniste, wokiste et multiculturaliste d’une Europe devant se plier aux desiderata de l’Allemagne devenue elle-même une vassale des États-Unis.

 Les peuples qui s’éloignent de cette vision doivent être punis.

 Les Hongrois, les Polonais, maintenant les Suédois et les Italiens sont prévenus: s’ils ne veulent pas voir bloquer les subsides dûs par l’UE à leur pays il leur faut rentrer dans le rang, accepter les idéologies « sociétales » et « progressistes », ne pas contrarier les décisions américano-européistes à propos de la guerre russo-ukrainienne, courber l’échine devant l’Impératrice Ursula.

Une technocrate qui pense qu’elle a tout d’une grande

Mme von der Leyen, rappelons-le, n’a pas été élue par les peuples européens. 

Elle n’est qu’une fonctionnaire propulsée à la présidence de la Commission européenne suite au choix d’Angela Merkel et d’Emmanuel Macron; elle n’a par conséquent aucune légitimité politique. 

 Avant de rejoindre Bruxelles, Ursula von der Leyen a été la ministre de la Défense d’Angela Merkel. 

Considérée en 2019 comme un des deux ministres les moins compétents du gouvernement (sondage d’opinion pour le journal Bild), les Allemands n’ont retenu de son passage à ce ministère que l’affaire des contrats de plusieurs dizaines de millions d’euros obtenus de façon trouble par des consultants et des cabinets-conseils – ce qui pourrait relever de la connivence entre hauts fonctionnaires et lobbyistes privés, selon le rapport de la commission d’enquête parlementaire qui a suivi ladite affaire. 

Ursula von der Leyen a plaidé l’ignorance tout en expurgeant ses deux téléphones portables professionnels de tout message avant de les remettre à la commission parlementaire [2].

 Apparemment, Mme von der Leyen n’aime pas qu’on vienne chercher des poux dans ses messageries professionnelles…

… En avril 2021, le New York Times révèle l’existence de SMS échangés pendant au moins un mois entre la présidente de la Commission européenne et Albert Bourla, le PDG de la firme Pfizer, en plein pendant les négociations sur un énorme contrat d’achat de doses du vaccin contre le Covid. Malgré l’insistance de la médiatrice de l’Union européenne, Emily O’Reilly, la Commission n’a pas cru bon de chercher à savoir ce que contenaient les messages entre sa présidente et le directeur du laboratoire Pfizer au moment où se négociaient les quantités et le prix du vaccin en question [3]. 

Ceci est d’autant plus étrange que, comme l’a rappelé Julien Dray dans l’émission “ça se dispute” sur CNews le 25 septembre, un possible conflit d’intérêts d’envergure traîne dans l’air. 

Julien Dray faisait bien sûr allusion à la nomination de Heiko von der Leyen, époux d’Ursula von der Leyen, à l’éminent et lucratif poste de directeur médical au conseil d’administration d’Orgenesis (société américaine de biotechnologie étroitement liée à Pfizer) en décembre 2020, à peine un mois après l’annonce officielle par la Commission européenne de l’accord entre cette dernière et Pfizer.

« Il faut que Poutine perde cette guerre et réponde de ses actes, c’est important pour moi », a déclaré Ursula von der Leyen à la chaîne de télévision du quotidien Bild. 

Elle promet que l’UE soutiendra l’Ukraine « aussi longtemps que possible ». 

 Pour qui se prend cette technocrate qui s’invite à la table des représentants des pays du G7 où elle n’a rien à faire, qui décide du soutien de tous les pays de l’UE à l’Ukraine et des sanctions qui doivent être appliquées aux Russes, qui détermine ce que doit être la politique de « sobriété énergétique » de chaque pays de l’UE, qui a passé avec Joe Biden, le 25 mars, un accord en catimini afin de rendre possible le transfert des données numériques personnelles entre l’Europe et les États-Unis en contrepartie de la livraison du très onéreux gaz naturel liquéfié américain issu de la catastrophique exploitation du gaz de schiste [4] ? 

Au nom de qui parle la présidente de la Commission ?

 Au nom des Allemands et des Américains. 

Emmanuel Macron, sujet de l’Empire, suit le mouvement et donne des coups de menton dans le vide à l’ONU.

A lire aussi, Gabriel Robin: Ukraine: et maintenant, des référendums

 

Il a tenu, devant une assemblée amorphe, un discours creux qui n’était qu’une déclaration de soumission à la politique américaine. 

Macron et von der Leyen sont aux ordres de Biden. 

Le premier joue de la flûte à l’ONU. La seconde animait le 8 avril dernier une espèce d’Ukrainethon intitulé “Stand up for Ukraine” et appelant les « citoyens à travers le monde » à se mobiliser pour encourager les donateurs pour l’Ukraine. 

Une vidéo circule sur les réseaux sociaux. 

Elle montre une Ursula von der Leyen animant, hilare, cette récolte de fonds. 

On croit d’abord à un montage. Ou à un pastiche du film de Kubrick, “Docteur Folamour”. Mme von der Leyen est morte de rire, elle a l’air dans un état second, elle gesticule en faisant les comptes devant un Justin Trudeau, l’air toujours aussi inspiré, applaudissant derrière elle sur un écran. 

Elle prend son temps, elle goûte visiblement les réactions amusées du public et de ses assesseurs, elle s’applaudit.

 Si on ne savait pas que c’est d’une guerre qu’il s’agit on pourrait croire voir une émission débile de jeu télévisé. 

Mais là, puisque nous savons de quoi il retourne, seuls des mots grossiers nous viennent à la bouche pour qualifier cette éminente représentante européenne qui se croit à la fête à Neuneu et semble oublier les conséquences désastreuses d’une guerre qui aurait pu être évitée si les Américains et, à leur traîne, les Européens n’avaient pas agité le chiffon rouge d’une intégration accélérée de l’Ukraine à l’UE et, surtout, à l’OTAN.

Ursula et Emmanuel étaient faits pour s’entendre

Va-t-on laisser encore longtemps cette eurocrate donner ses ordres aux gouvernements élus par les peuples européens ? Quelle est sa légitimité ? Qui représente-t-elle réellement ? 

Ursula et Emmanuel étaient faits pour s’entendre.

 Ils se fichent des peuples européens comme de leur premier contrat avec un cabinet-conseil. Leurs intérêts sont ceux de la caste mondialiste. 

Toute entrave à leur marche en avant vers le désastre d’une Europe sans frontiériste et « progressiste » les rend plus hargneux et décidés à ruiner les populations qui résistent.

Emmanuel Macron n’aime pas particulièrement la France, il ne parle d’ailleurs avec conviction que de la « souveraineté européenne » ; il fait partie du plan maastrichtien de destruction des nations. 

 Bienheureux les Hongrois qui ont élu un président qui croit, lui, en la culture de son pays et qui défend les intérêts de ses concitoyens sans se laisser intimider par les menaces américaines ou les rodomontades de Bruxelles.

 Nous n’avons pas cette chance, nous autres Français. 

En plus d’un président assujetti à l’UE et aux États-Unis, nous avons des intellectuels et des journalistes petits-bourgeois et belliqueux qui gesticulent dans des revues mondaines et des journaux de gauche et se refont une conscience en tirant sans discernement sur la Russie « impérialiste », la Suède « ultra-droitisée », l’Italie « postfasciste » et « l’extrême-droite » française.

 Parmi eux, un philosophe globe-trotter représentant en chemiserie intachable, spécialiste des combats perdus d’avance, expert dans les catastrophes qu’il provoque, continue de donner des leçons à la terre entière. 

Pourtant, tout ce qu’a diagnostiqué, annoncé ou prédit Bernard-Henri Lévy, s’est avéré faux et systématiquement contredit par la réalité. 

Dans un tweet du 25 septembre, BHL approuve, un genou en terre, l’Impératrice Ursula: « von der Leyen a raison. L’UE a été créée comme un rempart contre le colonialisme (sic), le communisme (resicet le fascisme (et sic de der). Si les postfascistes Meloni et Salvini l’emportent en Italie, son rôle sera de veiller, en effet, au respect des traités et de l’État de droit ». 

 La présidente inquisitoriale de la Commission européenne menace de se servir « d’outils » pour travailler au corps les nations récalcitrantes.

 BHL, en Bernard Gui d’opérette, est prêt à se rendre sur place et à faire endurer le supplice de sa seule présence aux hérétiques souverainistes – il est prévu des photos éblouissantes dans Paris-Match.

Mme von der Leyen a été un soutien inattendu pour les droites italiennes et Giorgia Meloni. 

Il n’est pas impossible que certains Italiens hésitants aient fait leur choix – le choix d’une Italie souveraine et qui n’entend pas se voir dicter sa politique par une oligarque technocratique – après sa déclaration comminatoire. 

La coalition conservatrice italienne a largement gagné les élections. 

Ursula farfouille en bleu de chauffe dans sa caisse à outils. 

Choisira-t-elle la manière douce, les fameux « traités européens » en bandoulière, pour tenter de redresser ce pays réfractaire ? 

Ou bien la manière forte – les menaces financières, entre autres – pour le forcer à rentrer dans le cadre rigide d’une « Europe souveraine » américanisée ? 

 Nous l’ignorons.

 Une chose est sûre : les Hongrois, les Suédois et les Italiens ont décidé, eux, de reprendre leur destin en main. 

Et pour cela ils ont choisi le seul outil que Mme von der Leyen semble ignorer : la démocratie.   

 

[1] Entretien donné au Figaro le 28 janvier 2015.

[2] Les Échos, article paru le 14 janvier 2020.
France Culture, édito de Camille Magnard du mercredi 24 juin 2020.

[3] Marianne, article paru le 28 janvier 2022.
L’Express, article paru le 29 janvier 2022.

[4] Édito de Natacha Polony sur la Web TV de Marianne le 19 septembre 2022.


* Amateur de livres et de musique, scrutateur des mouvements du monde.

 

Source   https://www.jesuisfrancais.blog/2022/09/28/

 

 

Les 5 péchés capitaux d’Ursula von der Leyen, pion du Deep State US

Ursula von der Leyen est en passe de devenir le personnage le plus impopulaire d'Europe, et d'incarner ce que nous détestons le plus dans l'Union Européenne : l'autoritarisme vertical, le conflit d'intérêts, l'arrogance, la haine, l'hypocrisie. 

Entre ses positions bellicistes sur l'Ukraine, ses relations douteuses avec les milieux d'affaires et sa conception très brutale de sa présidence, elle réunit tous les ingrédients pour attiser de nombreuses crises européennes. 

Nous rappelons ici les 5 péchés capitaux qu'elle commet... et qui risquent bien de devenir un problème majeur pour les peuples d'Europe.

L’attachement d’Ursula von der Leyen, pour ne pas dire sa stricte obéissance aux Etats-Unis, n’est plus à prouver. 

Jamais sans doute la Commission européenne n’a autant emboîté le pas du Deep State américain que depuis l’arrivée d’Ursula von der Leyen. 

Mais, au fond, cet atlantisme serait pratiqué avec tact et élégance, il passerait peut-être inaperçu. 

 

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Source  :https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/09/26