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Diabète de type 2 : avec Mission rémission,
Mathieu Tordjman raconte le combat, la chute
et l’espoir [Interview]
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- Rédaction
Alors que le diabète de type 2 progresse à grande vitesse et touche plusieurs millions de personnes, la question de la rémission sort peu à peu du silence.
Dans Mission rémission, disponible ce 13 avril sur Amazon, Mathieu Tordjman livre un témoignage personnel sur son basculement face à la maladie, puis sur la transformation radicale de son mode de vie.
Entre prise de conscience, discipline, solitude parfois, mais aussi espoir et responsabilité, son récit dépasse largement le seul cadre médical.
Il interroge notre rapport à l’alimentation, à la sédentarité, au déni, et rappelle que cette pathologie, loin d’être un sujet réservé aux seuls malades, concerne toute la société.
Nous l’avons interrogé.
Breizh-info.com : Pouvez vous vous présenter à nos lecteurs ?
Je suis auteur, réalisateur et scénariste.
En parallèle, je dirige les services alimentaires du Centre universitaire de santé McGill à Montréal.
Deux vies qui ne se ressemblent pas, mais qui cohabitent depuis longtemps. Mission rémission est mon premier livre. Il est né d’une nécessité, pas d’un projet littéraire. En 2023, mon taux d’HbA1c atteint 12,9%.
C’est le moment où je ne peux plus regarder ailleurs. Et où tout a commencé.
Breizh-info.com : Vous racontez dans votre livre que votre diagnostic est tombé avec un chiffre brutal : 12,9 % d’hémoglobine glyquée.
À ce moment-là, avez-vous eu le sentiment d’être face à une condamnation à vie ou à un électrochoc qui pouvait tout changer ?
Les deux, dans cet ordre.
La première seconde, c’est l’effondrement.
Pas de la peur, plutôt une forme de honte froide. Mais je n’ai pas été surpris. Et c’est ça le plus révélateur.
Ce n’est pas comme apprendre à quelqu’un qui n’a jamais fumé de sa vie qu’il a un cancer des poumons. Moi, je savais.
Pas le chiffre, mais ce qu’il représentait.
Mon corps me le disait depuis des années. Je choisissais de ne pas entendre. Le 12,9 m’a juste retiré le droit au déni.
Et paradoxalement, c’est le meilleur service qu’on m’ait rendu.
Breizh-info.com : Vous expliquez que la médecine parle surtout de « contrôler » le diabète, rarement de le faire disparaître.
Pourquoi, selon vous, cette idée de rémission reste-t-elle encore si peu mise en avant dans le discours médical ?
D’abord, je tiens à être clair : ce livre n’est pas un livre contre la médecine.
Bien au contraire. Sans les professionnels qui m’ont suivi, je ne serais pas là à en parler.
Et je ne fais de promesse à personne.
Ce que j’ai vécu n’est pas une méthode, ce n’est pas un protocole à copier.
C’est mon histoire, rien de plus.
Cela dit, la question reste entière.
Pourquoi personne ne m’avait parlé de rémission avant que j’aille chercher l’information moi-même ?
Je pense que le système est structuré autour de la gestion, pas de la guérison. Prescrire un traitement, ça prend trois minutes.
Accompagner quelqu’un vers une transformation radicale de sa vie, ça prend des mois et des ressources que personne n’a.
Je ne blâme pas les médecins.
Je dis que tant que les patients ne demandent pas autre chose, ça ne changera pas.
Breizh-info.com : Votre livre décrit un long déni : grignotage permanent, fatigue ignorée, symptômes minimisés.
Est-ce que notre époque — avec la malbouffe omniprésente et le stress permanent — fabrique en quelque sorte les diabétiques de demain ?
En partie, oui.
Mais je me méfie de cette réponse parce qu’elle peut vite devenir une excuse confortable.
Personne ne m’a mis un flingue sur la tempe pour mal manger pendant des années.
Et aujourd’hui je mange bien, ça ne me prend pas plus de temps, je ne suis pas moins stressé qu’avant.
Donc l’industrie agroalimentaire, le stress, la vie moderne… il y a une part de vérité là-dedans, mais c’est trop facile d’en faire les seuls coupables.
Ce qui est réel en revanche, c’est le rapport affectif et psychologique qu’on entretient avec la nourriture, et particulièrement avec le sucre.
Le sucre réconforte. Il compense. Il remplace parfois des choses qu’on n’arrive pas à nommer.
Ça, c’est une vraie difficulté, pas une excuse.
Il y a aussi la sédentarité, qui s’est installée silencieusement dans nos vies sans qu’on s’en rende vraiment compte.
Tout ça crée un terrain. Mais le terrain n’est pas une fatalité.
C’est là où la responsabilité personnelle reprend ses droits.
Breizh-info.com : Vous pesiez 140 kilos au moment du diagnostic et vous avez engagé une transformation radicale : restriction alimentaire drastique, sport quotidien, discipline absolue.
Est-ce que la rémission du diabète exige forcément une rupture aussi radicale avec ses habitudes ?
Avant le diagnostic, je ne prenais pas vraiment le diabète au sérieux.
Je le voyais comme une maladie qu’on gère, pas comme une maladie qui peut vous détruire.
C’est une pharmacienne qui m’a ouvert les yeux, gentiment mais clairement.
Elle m’a expliqué ce que ça peut donner concrètement : la dialyse, les amputations, la cécité.
Moi qui ai obtenu mon doctorat d’hypocondrie après vingt ans de recherches intensives sur mes propres symptômes imaginaires, j’ai soudainement eu affaire à quelque chose de bien réel.
D’un coup ce n’était plus une question de body summer.
Je ne faisais pas un régime pour me sentir bien sur une plage. Je voulais juste ne pas perdre un pied à cinquante ans, garder mes reins, voir vieillir mes enfants.
Changer trente ans de mauvaises habitudes, c’est immense.
Mais quand ta motivation c’est la survie, tu trouves des ressources que tu ne soupçonnais pas.
Breizh-info.com : Dans votre témoignage, vous décrivez la solitude du changement : les repas en famille devenus des épreuves, les regards des collègues, l’incompréhension parfois.
Est-ce que la transformation physique et mentale isole forcément de son entourage ?
Dans mon cas, oui, et c’est une des choses les plus difficiles que j’ai traversées.
Pas parce que les gens autour de moi étaient malveillants, bien au contraire.
Mais quand tu changes radicalement, tu perturbes les équilibres malgré toi.
Un repas de famille, c’est aussi un rituel social.
Quand tu ne manges plus comme les autres, tu deviens une question gênante sans l’avoir cherché.
L’isolement ne vient pas des autres. Il vient du changement lui-même. J’ai senti des regards. J’ai senti l’inconfort.
Et parfois quelque chose qui ressemblait à de la culpabilité chez ceux qui ne changeaient pas. Est-ce que c’est universel ? Je ne sais pas.
C’est ce que j’ai vécu, moi.
Breizh-info.com : Votre rencontre avec le chercheur Normand Mousseau et la découverte du protocole de Newcastle ont été décisives dans votre parcours.
Pensez-vous que la science confirme aujourd’hui que le diabète de type 2 peut être réversible dans certains cas ?
Je vais être prudent parce que je ne suis pas médecin et je ne veux pas dire ce que la science n’a pas encore complètement tranché.
Mais ce que je peux dire, c’est que quand le couperet est tombé, j’ai tapé sur Google « est-ce que le diabète de type 2 se soigne ». Et je suis tombé sur le titre du livre de Normand Mousseau : Comment je me suis débarrassé du diabète de type 2 sans chirurgie et sans médicament.
C’était mon seul espoir. Je l’ai contacté, on s’est rencontrés.
Cet homme n’est plus diabétique depuis onze ans.
Si lui n’avait pas cherché, il serait probablement encore diabétique. Et moi aussi.
Mon ami le cardiologue Lior Bibas m’a expliqué quelque chose qui m’a beaucoup éclairé.
Ce dont on parle ici correspond souvent à ce qu’on appelle le syndrome métabolique, un ensemble de dérèglements qui apparaissent ensemble : hypertension, mauvais profil de cholestérol, diabète ou intolérance au glucose, excès de poids abdominal.
Chez certaines personnes, l’obésité entraîne progressivement une résistance à l’insuline, ce qui perturbe toute la gestion du sucre dans le sang.
Avec le temps, cette combinaison crée un environnement inflammatoire particulièrement néfaste pour le cœur et les vaisseaux.
S’attaquer à l’obésité, c’est souvent s’attaquer à la source même de cette cascade de dérèglements.
Et depuis, les confirmations s’accumulent.
Tout récemment, en mars 2026, l’Institut de cardiologie de Montréal a publié deux études montrant que près de 40% des patients diabétiques de type 2 sont parvenus à renverser leur diagnostic en six mois grâce à une alimentation appropriée et de l’exercice physique régulier.
Le cardiologue qui dirige ces travaux parle lui-même d’un changement complet de paradigme par rapport à ce qu’on considérait comme un dogme en médecine.
Le Centre universitaire de santé McGill travaille lui aussi sur le renversement du diabète avec des protocoles basés sur les régimes hypocaloriques et l’activité physique.
Je ne suis pas un cas isolé. Je ne suis pas un miracle. La rémission est possible.
Ce qui manque encore, c’est que cette information arrive jusqu’aux patients.
Breizh-info.com : Votre livre insiste beaucoup sur la responsabilité personnelle.
Dans une société qui préfère souvent parler de « fatalité » ou de « génétique », est-ce que ce message dérange ?
Oui, et j’assume.
On vit dans une époque où dire à quelqu’un qu’il est responsable de sa situation passe vite pour une agression.
Je fais la distinction entre responsabilité et culpabilité.
Je ne dis pas que les gens sont coupables d’être malades. Je dis qu’ils ont une marge d’action plus grande qu’on ne le leur dit.
Et que leur confisquer cette idée sous prétexte de bienveillance, c’est les laisser impuissants.
Et puis je vais vous dire quelque chose avec le sourire : si aujourd’hui j’étais sous l’emprise d’un déni quelconque, quel qu’il soit, j’aurais envie de lire ce livre.
Pas parce qu’il parle de diabète. Parce qu’il parle de ça.
De ce qu’on sait mais qu’on refuse de regarder en face. C’est là où il devient universel.
Breizh-info.com : Vous écrivez que le diabète est une « mort silencieuse » : il n’y a pas de douleur immédiate, mais une lente dégradation du corps.
Est-ce justement ce caractère silencieux qui rend la maladie si dangereuse ?
C’est exactement ça. Une douleur aiguë, on l’entend.
Le diabète, lui, travaille en silence. Les nerfs qui s’abîment, les reins qui fatiguent, les yeux qui se dégradent, le cœur qui compense.
Tout ça sans signal d’alarme clair. Le corps encaisse jusqu’au moment où il ne peut plus.
C’est pour ça que je veux dire aux gens : n’ignorez pas les signes.
La bouche sèche persistante, l’envie fréquente d’uriner, une fatigue inexpliquée.
Ce sont des signaux. Allez consulter.
Un simple bilan sanguin peut tout changer.
Un endocrinologue m’a confié qu’il y a aujourd’hui une véritable pandémie silencieuse de diabète et de prédiabète, sur toutes les tranches d’âge.
Et quand il dit toutes les tranches d’âge, ça inclut les enfants.
Des enfants de plus en plus sédentaires qui ont troqué les sports d’extérieur pour les tablettes.
L’ennui, chez un enfant qui ne bouge plus, ça crée l’envie de grignoter.
En tant que père, j’ai constaté ça de mes propres yeux.
Et j’ai sifflé la fin de la récréation à la maison en remettant mes enfants en mouvement.
Breizh-info.com : Vous avez perdu environ 70 kilos en quelques mois, mais vous racontez aussi les cicatrices physiques et psychologiques de cette transformation.
Est-ce que la victoire sur la maladie laisse malgré tout des traces durables ?
Perdre 70 kilos en huit mois, ce n’est pas un régime.
C’est une transformation violente.
Le corps suit mais il a ses propres cicatrices.
La peau qui ne suit pas, qui reste là comme le souvenir de ce qu’on était. On ne vous dit pas ça dans les livres de développement personnel.
On vous montre les avant-après mais pas ce qu’il y a entre les deux ni ce qui reste après.
Et puis il y a les traces psychologiques.
Ce vertige étrange quand tu te regardes dans un miroir et que tu ne reconnais pas tout de suite l’homme en face de toi.
Cette reconstruction de l’image de soi qui prend du temps, bien plus de temps que la perte de poids elle-même.
On croit que le plus dur c’est de maigrir.
Le plus dur c’est d’accepter celui qu’on est devenu.
Et quelque part, il y a aussi la question qui revient. Comment j’ai pu laisser les choses aller aussi loin ?
Pas de la culpabilité. Plutôt une forme de lucidité nouvelle, un peu inconfortable.
La victoire est réelle. Totale.
Mais elle ne fait pas tout disparaître. Elle s’ajoute à ce qu’on est.
Breizh-info.com : Si vous pouviez adresser un message simple aux millions de personnes qui vivent aujourd’hui avec un diabète de type 2 ou un prédiabète, quel serait-il : espoir, avertissement… ou appel à un réveil brutal ?
Les trois à la fois, et dans cet ordre.
L’espoir d’abord : la rémission existe.
Ce n’est plus une hypothèse de couloir, c’est une réalité documentée, prouvée, vécue.
Je l’ai vécu à 140 kilos. Normand Mousseau l’a vécu et n’est plus diabétique depuis onze ans.
La recherche le confirme de plus en plus sérieusement. Et est-ce que c’est réservé aux obèses ?
Je ne sais pas. Mais quand je lui ai posé la question dans son bureau, Normand Mousseau m’a laissé entendre que non.
L’avertissement ensuite : allez consulter.
Pas demain matin, maintenant.
Un simple bilan sanguin peut tout changer.
Et si en lisant ce témoignage vous vous dites « et si c’était possible pour moi aussi », posez la question à votre médecin.
Dites-lui que vous avez lu qu’une rémission est possible et demandez-lui ce qu’il en pense pour votre cas.
C’est lui qui a les réponses, pas moi.
Et le réveil ? Ce livre n’est pas une promesse. Ce n’est pas une méthode.
C’est l’histoire de quelqu’un qui un soir a tapé des mots dans Google dans le noir, qui avait peur, et qui a trouvé une lumière.
Si cette lumière peut en éclairer d’autres, alors la faim, la solitude, les cicatrices, les doutes et les 70 kilos perdus, tout ça valait largement la peine.
Propos recueillis par YV
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[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Arthrose : vers la fin des prothèses ?
Trois pistes de traitements qui
pourraient changer la donne
L’arthrose, qui touche des millions de personnes à travers le monde, pourrait entrer dans une nouvelle ère.
Longtemps cantonnée à des traitements visant à soulager la douleur ou à remplacer les articulations abîmées, cette pathologie fait aujourd’hui l’objet d’avancées scientifiques qui pourraient en modifier profondément la prise en charge.
Aux États-Unis, plusieurs équipes de chercheurs soutenues par des financements publics ont récemment franchi des étapes importantes dans le développement de traitements innovants.
Leur objectif est clair : ne plus simplement compenser les dégâts, mais permettre au corps de réparer lui-même les tissus articulaires.
Parmi les avancées les plus marquantes figure un implant de nouvelle génération mis au point par des chercheurs de l’Columbia University.
Il s’agit d’un implant de genou imprimé en 3D, conçu à partir d’un matériau biodégradable.
Celui-ci sert de support à des cellules souches adultes capables de régénérer progressivement les tissus du cartilage et de l’os.
À mesure que la structure artificielle disparaît, elle laisse place à une articulation reconstruite naturellement.
Cette approche pourrait, à terme, éviter le recours aux prothèses métalliques classiques, aujourd’hui largement utilisées mais qui restent des solutions invasives et limitées dans le temps.
Des injections pour réparer les articulations
En parallèle, deux autres équipes financées par l’agence américaine Advanced Research Projects Agency for Health (ARPA-H) explorent des traitements injectables.
Les chercheurs de l’University of Colorado Boulder ont ainsi développé une thérapie qui a permis, chez l’animal, de réparer des articulations endommagées en quelques semaines seulement.
De leur côté, les scientifiques de Duke University travaillent sur des combinaisons de médicaments capables de stimuler la régénération simultanée du cartilage et de l’os.
Ces approches pourraient concerner des patients à un stade intermédiaire de la maladie, avant que la chirurgie lourde ne devienne nécessaire.
Un programme ambitieux pour “guérir” l’arthrose
Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du programme NITRO (Novel Innovations for Tissue Regeneration in Osteoarthritis), lancé en 2024 par ARPA-H.
L’ambition affichée est particulièrement élevée : parvenir à faire disparaître l’arthrose grâce à des thérapies régénératives, capables de restaurer les articulations endommagées.
Les responsables du programme évoquent un changement de paradigme : passer d’une médecine qui gère les symptômes à une médecine qui restaure les fonctions naturelles du corps.
Les trois pistes thérapeutiques ont désormais atteint des étapes clés et devraient entrer en phase d’essais cliniques chez l’homme dans les 18 prochains mois.
Ces essais devront répondre à des critères précis, notamment en matière de diversité des participants, afin de refléter les populations les plus touchées par l’arthrose.
Si ces résultats se confirment, ces innovations pourraient ouvrir la voie à des traitements moins invasifs et plus durables, susceptibles de transformer la vie de millions de patients.
Une promesse à confirmer
Si ces avancées suscitent de réels espoirs, elles restent encore au stade expérimental.
Le passage aux essais cliniques constituera une étape décisive pour évaluer leur efficacité et leur sécurité chez l’homme.
Mais une chose est certaine : la recherche médicale s’oriente désormais vers des solutions visant à réparer plutôt qu’à remplacer.
Une évolution qui, si elle se concrétise, pourrait profondément bouleverser la manière dont l’arthrose est traitée dans les années à venir.
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Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
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