REVUE DE PRESSE !
Concert Black Metal de Querrien (29) :
les députés LFI mentent, Le Télégramme et
Ouest-France recopient, le préfet est sommé
de censurer
Ce samedi 2 mai 2026, une poignée d’amateurs de black metal — entre cinquante et quatre-vingts personnes selon les organisateurs — doit se retrouver dans la campagne du pays de Quimperlé, à la ferme du Boudiguen, à Querrien, pour la première édition d’Ifern Noz (« nuit de l’enfer »).
Une soirée musicale en lieu privé, payante, organisée par l’association Penn ar Stourm autour de quelques formations de la scène pagan et black metal française.
Une soirée que personne n’aurait relevé, sauf les connaisseurs.
Rien, en somme, qui justifierait un article dans la pression régionale, encore moins la mobilisation des plus hautes autorités de l’État.
C’était sans compter sur les quatre députés bretons de La France insoumise se prenant visiblement pour des Mousquetaires (mais façon Wish) — Pierre-Yves Cadalen, Mathilde Hignet, Murielle Lepvraud et Marie Mesmeur — qui ont décidé d’écrire au préfet du Finistère et au procureur de Brest pour réclamer, sur fond d’accusations de « racisme » et de « néonazisme », l’annulation pure et simple de la soirée, privée (imaginez Marie Mesmeur demandent l’intervention de la Police parce que vous invitez 20 amis pour écouter Michel Sardou à la maison…)
Le scénario est devenu d’une affligeante régularité : un événement privé, festif ou culturel, se tient quelque part en Bretagne ; un élu d’extrême gauche découvre l’affiche, alerte la presse régionale, qui répercute sans recul, et l’on aboutit à une demande d’interdiction adressée au préfet.
Le tout en quelques jours.
C’est exactement le mode opératoire qui a frappé, il y a moins d’une semaine, le Banquet breton du Canon français à Quimper, annulé sous la pression de la gauche locale avant même la moindre plainte.
À chaque fois, le même rituel.
À chaque fois, la même presse régionale en rabatteur sympathique.
Puis l’attente que des groupes antifas prennent le relai sur le terrain, menaçant l’évènement, afin qu’un « trouble à l’ordre public » soit craint, et que les autorités prennent alors des mesures d’interdiction (On vient vous menacer chez vous, puis les autorités vous interdisent, car les gens qui vous menacent risquent de troubler l’ordre public.
On nage en plein délire).
Une affaire bâtie, en partie, sur du sable
Avant d’aborder la méthode, regardons les faits.
Et plus précisément l’un des arguments-massue brandis par les quatre députés : la prétendue présence de Philippe Vardon, ancien cadre identitaire passé par Reconquête puis par Identité-Libertés de Marion Maréchal, au sein du groupe Gorgon, programmé samedi.
Or il suffit de consulter la fiche officielle du groupe Gorgon, la première vague black metal française fondée en 1991 sur la Côte d’Azur autour de Chris, ou n’importe quelle base de données spécialisée pour constater une chose : Philippe Vardon ne figure dans aucun line-up de Gorgon, ni passé ni présent.
Le groupe est composé, depuis sa résurgence, de son fondateur Chris à la guitare et à la basse, accompagné d’un batteur.
Aucune autre identité publique ne lui est associée.
Philippe Vardon, lui, a effectivement chanté dans plusieurs formations RAC (rock anti communiste) niçoises à la fin des années 1990 — Légitime Défense, Résistance, puis Fraction — l’une d’elles a éventuellement partagé une affiche avec Gorgon lors d’un solstice d’été en 1998, près de Nice.
Cela en ferait donc, vingt-huit ans plus tard, une plaque tournante d’un complot néonazi au fin fond du pays de Quimperlé ?
Le tout, faut-il le rappeler, autour d’une personnalité politique parfaitement identifiée, ayant pignon sur rue, ayant siégé au conseil régional de PACA, ayant été tête de liste à plusieurs élections municipales et législatives, et qui n’a strictement rien à voir avec le concert de samedi.
Pour les accusations de « néo-nazisme », là encore, pas la moindre trace de paroles allant dans ce sens concernant les groupes invités à jouer samedi.
Pas une. Du Black Métal pur et dur.
On aime ou on aime pas, on se protège les oreilles ou pas, on supporte le côté « pagan » ou pas, mais cela n’amènerait personne, sauf des Khmers rouges, à vouloir interdire, censurer, lyncher médiatiquement, un homme qui accueille tout cela chez lui, dans un lieu PRIVÉ.
Voilà pour la rigueur du dossier insoumis.
Cela relève quasiment de la psychiatrie à ce niveau, de l’obsession pathologique de ces élus de gauche, maladive, pour le nazisme, et du harcèlement.
Et voilà ce que les confrères du Télégramme et d’Ouest-France se sont contentés de relayer, sans la moindre vérification du line-up effectif — pourtant publié depuis de longue date sur les sites spécialisés.
Un organisateur qui a payé sa dette
Le second axe d’attaque vise Benoît Hascoët, organisateur de la soirée et leader du groupe Formoraich.
Les députés rappellent qu’il a été condamné, en 2009, à une peine de prison ferme pour de la christianophobie et des dégradations commises sur des édifices religieux dans le Finistère, dont l’incendie de la chapelle de La Croix à Loqueffret en 2007.
L’intéressé ne le cache pas : il a reconnu publiquement les faits, exprimé que c’était « des conneries de jeunesse », et il a purgé sa peine.
Voilà donc des élus d’extrême gauche, par esssence anti cléricaux (oubliant par ailleurs la notion de pardon chrétien, d’autant plus lorsque l ‘on a admis, et purgé sa peine) habituellement si soucieux de la réinsertion, du droit à l’oubli et de la fin des « peines à vie », qui ressortent en 2026 une condamnation purgée pour des faits vieux de dix-neuf ans afin d’interdire à un homme d’organiser un concert chez un propriétaire privé consentant.
À quel moment exactement la peine prononcée et exécutée cesse-t-elle, dans le code pénal insoumis, de s’éteindre ?
La question mérite d’être posée.
Car à ce compte-là, l’ensemble des élus Mélenchonistes ayant traîné un casier — pour outrages, violences ou diffamation — devraient eux aussi se voir interdire toute prise de parole publique.
On en doute.
La méthode Mesmeur
Parmi les signataires du courrier au préfet figure Marie Mesmeur, députée d’Ille-et-Vilaine.
Le nom n’est pas inconnu de nos lecteurs.
C’est elle qui, en mai 2025, s’était déplacée au commissariat de Rennes en pleine nuit pour soutenir cinq militants antifa interpellés après le passage à tabac filmé et ultra violente de deux étudiants de droite devant la faculté de droit.
Pas pour s’enquérir des victimes — deux jeunes gens roués de coups au sol, dans une scène qui a tourné en boucle sur les réseaux sociaux — mais pour vérifier les conditions de garde à vue des agresseurs présumés.
C’est dire la rigueur de son combat contre la « violence raciste ».
C’est elle qui insulte les féministes de Némésis.
Cette même députée, donc, exige aujourd’hui qu’un concert de quatre-vingts personnes, dans une ferme privée, soit annulé par décision préfectorale.
La cohérence est intacte : violence physique de gauche tolérée, voire couverte ; soirée musicale de droite, immédiatement criminalisée.
Une question simple
Le concert de Querrien se tient dans un lieu privé, dont l’un des copropriétaires, parfaitement libre de ses choix, l’a loué à un organisateur qui se présente comme passionné de musique et de traditions bretonnes.
L’événement est payant, en jauge réduite, sans accès au public extérieur, et fait déjà l’objet d’une surveillance des gendarmes de Quimperlé.
Aucune infraction n’a été commise.
Aucun appel à la haine n’a été constaté.
L’organisateur affirme qu’il expulsera quiconque aurait des comportements xénophobes ou racistes.
Que demandent au juste les députés insoumis ?
Qu’un préfet, sur la seule base d’une lettre d’opinion, viole la liberté de réunion dans un lieu privé ?
Qu’un procureur ouvre une enquête sans la moindre infraction caractérisée ?
Que des gendarmes encerclent une grange pour empêcher quatre-vingts amateurs d’écouter de la musique extrême ?
À ce stade, mieux vaudrait, par souci d’honnêteté intellectuelle, qu’ils déposent une proposition de loi en bonne et due forme.
Pourquoi tergiverser ?
Réclamons donc, pour l’ensemble des Français suspectés de pencher de quelques degrés à droite du centre, l’interdiction préventive de manifester, la fermeture administrative des comptes bancaires, la dissolution des associations, la mise sous tutelle des lieux loués, la confiscation des billets de concert, et tant qu’à faire la peine capitale pour les contrevenants.
Ce serait au moins clair.
Au lieu de cela, on a droit à cette guérilla judiciaire et médiatique permanente, à coups de signalements à l’article 40, de courriers aux préfets, de pressions sur des bailleurs privés et de dénonciations télévisuelles.
Une censure rampante, hypocrite, qui n’ose pas dire son nom.
Et la presse régionale dans tout cela ?
Reste une dernière question, et elle s’adresse à nos confrères de la presse subventionnée.
Comment se fait-il qu’à chaque alerte d’un élu LFI Le Télégramme et Ouest-France relaient quasi simultanément, sur le même tempo, avec les mêmes éléments de langage, avant toute vérification sérieuse ?
Comment se fait-il que personne, dans les rédactions concernées, n’ait pris la peine en cinq minutes de vérifier le line-up de Gorgon, ou de rappeler que Benoît Hascoët avait purgé sa peine ?
Comment se fait-il que le réflexe journalistique de base — recouper, douter, contextualiser — disparaisse comme par enchantement dès qu’un militant insoumis tend le micro ?
La réponse, chacun la connaît. Elle n’a rien d’honorable.
Par Yann V
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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