Fête du Cochon à Pont-Scorff :
quand la presse locale participe
(une fois de plus) à la création d’une nouvelle
polémique concernant…un rassemblement privé
- Aucun commentaire
- Rédaction
Il aura suffi d’une affiche repérée sur les réseaux sociaux pour qu’un déjeuner privé à caractère politique, entre une centaine de connaissances, prévu ce dimanche 24 mai dans une propriété de Pont-Scorff (Morbihan), se transforme en feuilleton médiatico-politique.
L’organisateur, Hervé Cozic, gendarme à la retraite de 67 ans et auteur de romans, avait pourtant pris soin de préciser le format : une réunion d’anciens militaires, de militants politiques de la droite nationale, et de proches autour d’un cochon, 35 euros par tête, apéritif, salade, plat, ratatouille, fromage et café compris.
Une centaine de réservations, beaucoup de convives venus de toute la Bretagne et même de Saint-Lô.
Rien, dans ce programme, ne semblait justifier une couverture de presse, encore moins une intervention municipale.
C’était sans compter la vigilance « antifasciste » du Télégramme.
Sous la plume d’une journaliste manifestement passionné par l’organisation d’une fête privée, le quotidien régional a consacré le 20 mai un long article à cet événement privé, en s’attardant méticuleusement sur l’affiche — générée par intelligence artificielle, ce qui semble aggraver le cas aux yeux de la journaliste — et ses figures « blanches, en marinière et béret », ses drapeaux français et bretons.
Le crime de l’organisateur ?
Avoir associé à son repas l’association Place d’Armes et le Parti de la France.
Tout au long de l’article, Hervé Cozic est sommé de se justifier : il n’est pas raciste, il n’est pas « facho », il a même hésité entre cochon et mouton, il n’y aura « pas de bruit, pas de gêne », la musique sera française.
On peine à trouver, dans la presse française récente, un exemple aussi pur de procès d’intention médiatique mené à charge contre un repas privé sur terrain privé.
L’effet d’amplification, mode d’emploi
Le mécanisme est désormais bien rodé. Un journaliste « repère » sur les réseaux sociaux un événement qui ne relève pourtant d’aucune actualité, ni d’aucune nuisance publique. Il téléphone à l’organisateur et le pousse à se défendre par anticipation.
L’article paraît. Les élus, alertés par la parution, se sentent obligés de réagir.
La polémique est ainsi fabriquée à partir de rien : avant l’article, il n’y avait qu’un repas.
Après l’article, il y a une « affaire ».
Le lendemain, la suite était écrite d’avance.
Yvonnick Le Coupannec, maire de Pont-Scorff, annonce dans les colonnes du même Télégramme que la Fête du cochon n’aura finalement pas lieu sur sa commune – oubliant tout de même de préciser qu’il n a absolument pas son mot à dire sur une fête à caractère privée, dans un lieu privé, la seule menace éventuelle de trouble à l’ordre public pouvant émaner uniquement d’opposants à cette fête privée « révélée » par une presse militante.
Source :ww.breizh-info.com/2026/05/22/260436/
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire