samedi 16 mai 2026

PARLER DE LA CONSANGUINITÉS EN FRANCE VOUS AMÈNENT DIRECTEMENT AU TRIBUNAL !

 

Les unions consanguines en Afghanistan 

et Jean-Eudes Gannat

En novembre 2025 à Segré, Jean-Eudes Gannat filmait des migrants afghans à la sortie d’un petit supermarché, affirmant qu’il en avait « marre de vivre avec les cousins des talibans« .

 

 Des propos qui lui valurent d’être poursuivi pour injure publique en raison de l’origine et provocation publique à la haine raciale.

 Mais, sont-ils totalement faux ? 

Avec un taux de mariage entre cousins des plus élevés au monde, il est légitime de s’interroger.

 

Le procureur de la République d’Angers, Éric Bouillard, a fustigé les propos de Jean-Eudes Gannat qui assimilent les Afghans aux talibans, rappelant que le racisme n’est pas une opinion mais un délit.

 Le tribunal d’Angers a ainsi requis quatre mois de prison avec sursis et 1000 euros d’amende à l’encontre de Jean-Eudes Gannat.

 Mais, au-delà de la critique d’une décision qui apparaît clairement comme une restriction de la liberté d’expression, est-il totalement inexact de qualifier les migrants afghans de « cousins des talibans »?

 

Mariages consanguins en Afghanistan

Le taux de mariage consanguin en Afghanistan est l’un des plus élevés au monde, se situant au septième rang mondial, après le Pakistan, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Soudan et le Soudan du sud.

 Il est estimé à environ 46 % à 50 % de l’ensemble des unions.

 

Selon une étude de l’université de Cambridge « Consanguineous marriage in Afghanistan« , publiée en 2011 :

« La proportion de mariages consanguins dans le pays était de 46,2 %, allant de 38,2 % dans la province de Kaboul à 51,2 % dans la province de Bamyan. (…)
Les mariages entre cousins germains (27,8 %) étaient le type de mariage consanguin le plus courant, suivis par les mariages entre double cousins germains (6,9 %), entre cousins au deuxième degré (5,8 %). »

 

Plus récemment, en 2023, une publication de l’International Journal of Health Sciences, intitulée « Rate of Consanguineous Marriages in Afghan Society and Its Effects on Health«  a revu ces données à la hausse, le taux d’unions consanguines en Afghanistan étant désormais estimé à 49 %. 

 Une pratique ancestrale qui n’est pas remise en cause :

« Le mariage consanguin est préféré par 66 % des Afghans, tandis que 33 % d’entre eux ne sont pas intéressés par le mariage consanguin.

La tendance des grandes familles est généralement un signe de fierté et d’honneur dans la communauté afghane.

Par conséquent, les mariages consanguins sont largement pratiqués dans la population afghane. »

 

Raccourci et réalité

Plus une population est consanguine, plus les individus sont génétiquement apparentés (donc « plus cousins »), puisqu’ils partagent des ancêtres communs récents.

 En conséquence, leur patrimoine génétique est plus similaire, ce qui augmente le coefficient de parenté moyen. 

 En d’autres termes, la consanguinité réduit la diversité génétique au sein de la population, rendant tous les individus plus apparentés les uns aux autres, plus « cousins » les uns aux autres.

Dans le cas de l’Afghanistan, la préférence pour les mariages consanguins répond à des facteurs culturels – pour l’islam et le système tribal local, les mariages entre cousins renforcent les liens familiaux, assurent plus de prestige à la famille, et de richesse, puisqu’ils évitent de transférer le patrimoine à un étranger.

 À cela s’ajoutent les facteurs sociaux-économiques : dans les zones rurales et isolées, les interactions sociales sont restreintes à la communauté locale et familiale.

 

Jean-Eudes Gannat était-il au fait de ces données lorsqu’il a proféré ses propos ?

 Il n’est pas donné de le savoir. 

Il n’en reste qu’en raison des pratiques matrimoniales locales, il est statistiquement possible que des migrants afghans en Europe aient des parents, voire des cousins, parmi les talibans, même si cela n’implique aucune affiliation ou partage d’idéaux.

 

Affirmer cela doit-il valoir d’être traîné devant la justice ?

 Le procureur en tiendra-t-il compte lors du procès du militant identitaire ?

 Verdict le 10 juin prochain.

Par Audrey D’Aguanno

 

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

 


 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire