Marie-Doha Besancenot : qui se cache derrière le compte X French Response ?

C’est une initiative qui crée la polémique.
Au mois de septembre 2025, le ministère des Affaires étrangères s’est doté d’un tout nouveau compte X baptisé « French Response ».
Celui-ci a officiellement pour objet de défendre les intérêts de la France sur la plate-forme d’Elon Musk.
Une mission qu’il tente de remplir en employant les codes des réseaux sociaux : mèmes ironiques, punchlines, réponses sarcastiques, GIF…
Ceux qui s’en prennent à l’action du gouvernement n’ont qu’à bien se tenir !
« On est attaqués. Nos intérêts, notre image sont attaqués dans le domaine informationnel, se justifiait, en février, un porte-parole du Quai d'Orsay.
Notre intuition, c'est qu'il faut monter le son, hausser le ton pour pouvoir nous défendre.
Et donc, effectivement, aussi adopter les codes sur les plates-formes sur lesquelles nous sommes attaqués. »
The fascinating thing about French culture is that people keep enriching it. https://t.co/ATElUiOgvQ pic.twitter.com/LF16k7H1LO
— French Response (@FrenchResponse) May 11, 2026
Un mème inspiré du film Men in Black pour clouer le bec au vice-président américain J.D. Vance, une réponse moqueuse à l'égard d’un proche conseiller de Vladimir Poutine... à force de tweets lourdauds et d’ironie déplacée, le compte French Response fait de moins en moins l’unanimité.
Une limite a notamment été franchie, ce 10 janvier dernier, lorsque le compte a jugé intelligent de partager une capture d’écran dans laquelle Elon Musk envoyait des baisers à la foule et suggérer qu’il avait effectué là un salut fasciste…
Lutter contre les « attaques informationnelles » en pratiquant la désinformation et la calomnie, c'est original…
Mais pas de quoi remettre en cause le bien-fondé de French Response.
« Ce n’est pas un troll. C’est un outil géopolitique, un outil de recadrage en temps réel.
On riposte, on dénonce la manipulation adverse, on recadre, plastronnait encore Jean-Noël Barrot, ce 7 mai.
On ne s’arrête pas là : French Response arrive sur #TikTok. »
L’intrigante Marie-Doha Besancenot
Mais qui se cache derrière les posts relayés par French Response ?
L'équipe en charge d'alimenter ce compte serait composée « de diplomates, de communicants, d'anciens journalistes, etc. », indique vaguement le porte-parole du Quai d'Orsay. `
« Ils ne font pas ça forcément tous à plein temps, c'est une partie de leur activité », précise-t-on encore.
« Agacé » par les tweets de cette fine équipe, le lanceur d’alerte Pierre Sautarel a mené sa petite enquête.
Il est ainsi tombé sur le profil d’une certaine Marie-Doha Besancenot, ancienne directrice de la communication de l’OTAN désormais chargée de la lutte informationnelle au Quai d’Orsay.
Plusieurs sources confirment en effet que la jeune femme a « impulsé » la création du compte French Response, dans le cadre d’une stratégie gouvernementale d’influence et de « guerre informationnelle ».
Madame Besancenot ne s’en cache pas, d’ailleurs : elle relaie les posts de French Response sur son compte X personnel et revendique ses liens avec cet outil sur son propre compte LinkedIn.
Agacé par les tweets immigrationnistes du compte @FrenchResponse, je décide de chercher un peu.
Et là, qu’est-ce que je découvre ?
Je tombe sur le nom de sa responsable : Marie-Doha Besancenot.
Déjà, le prénom intrigue. Marie-Doha Besancenot n’est pas une militante anonyme… pic.twitter.com/XPoQWTdWj2
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) May 13, 2026
À ce sujet — Geste polémique : Elon Musk vous salue bien !
Par ailleurs, quel prénom atypique que celui de Marie-Doha ! « Marie-Doha Besancenot est née à Doha, capitale du Qatar, et son prénom est un hommage à cet émirat, affirme Pierre Sautarel.
La famille Besancenot a des liens intimes avec les Al-Thani, la famille régnante qatarie.
Un article rapporte même qu’elle aurait fêté ses 20 ans au palais royal du Qatar. »
Au vu de ces éléments, on peut se demander si Madame Besancenot est bien légitime à occuper un poste clef au sein de la diplomatie française…
Les cris d’orfraie du Quai d’Orsay
Sans surprise, ces révélations ont fâché tout rouge le ministère des Affaires étrangères.
« La meute d'extrême droite déverse son discours de haine sur l'une de mes conseillères du fait... de son prénom, a ainsi réagi Jean-Noël Barrot, sur X.
Ce complotisme dégénéré est affligeant de médiocrité et d'indignité.
C’est inadmissible. »
La meute d'extrême-droite déverse son discours de haine sur l'une de mes conseillères du fait... de son prénom.
Ce complotisme dégénéré est affligeant de médiocrité et d'indignité. C’est inadmissible.
Plein soutien à Marie-Doha Besancenot et à son travail de lutte contre les…
— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) May 13, 2026
« Non, on ne lui reproche pas son seul prénom.
Nous dénonçons un risque d’ingérence sur la base d’informations publiques », lui a alors répondu Pierre Sautarel.
Jean-Noël Barrot s’est en effet bien gardé de répondre sur le fond de l’affaire.
Les Besancenot entretiennent-ils réellement des liens avec la famille princière Al Thani ?
Si oui, dans quelle mesure Marie-Doha sera-t-elle capable de lutter contre les tentatives d’ingérence venant de… Doha ? « Quand on répond aux ingérences pour le Quai d’Orsay tout en étant née au Qatar, fille d’un ambassadeur proche du pouvoir qatari, et qu’on a fêté ses 20 ans au palais royal, le sujet n’est pas le prénom.
C’est le conflit d’intérêts », a ainsi fait valoir le député RN de Belfort Guillaume Bigot.
« Qui imagine appeler son fils Jean-Berlin ou Maurice-Moscou ?
Surtout quand le géniteur est ambassadeur », a encore ajouté Jérôme Besnard, élu à Saint-Malo.
Cerise sur le gâteau qatari : on a, depuis, découvert certains engagements personnels de la fameuse Marie-Doha Besancenot.
Il se trouve qu’elle retweete des posts des Sleeping Giants, organisation américaine qui chercher à bâillonner les médias français de droite, et a collaboré en 2024 avec Globsec, think tank dont l’un des dirigeants est aussi membre du conseil d’administration de l’Open Society Foundations du très influent George Soros…
La boucle est bouclée.
« C’est assez parfait, au fond, a raillé Pierre Sautarel.
L’ingérence incarnée qui prétend posément qu’elle lutte contre les ingérences. »
De quoi donner du grain à moudre, en effet, aux nombreux Français qui considèrent nos élites comme une oligarchie corrompue.
Marie-Doha est aussi liée aux officines de Soros.
C’est assez parfait, au fond. L’ingérence incarnée qui prétend posément qu’elle lutte contre les ingérences.https://t.co/8QjAFmkZMd
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) May 14, 2026


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