mardi 19 mai 2026

LECTURE : MOUCRON LA FIN , LA FRANCE SAUVÉE ! MAJOR ALAIN BONTE !

 LECTURE !

Moucron la fin, une lecture aussi divertissante que salutairement exutoire

La quatrième de couverture du roman du major Alain Bonte parle de « récit picaresque »

En effet, la succession rocambolesque des évènements peut faire songer au Tartarin de Tarascon d’Alphonse Daudet, par exemple, mais pas seulement.

 Des situations de répétitions font aussi songer aux récits médiévaux, particulièrement ceux consacrés au Saint Graal.

 Je pense notamment à Robert de Boron et son Merlin ou au moine anonyme de la prodigieuse Queste del Saint Graal.

Car, on l’apprend assez vite, passé quelques corrections énergiques administrées à des trafiquants de drogue – premiers d’une longue liste expiatoire – le mystérieux Domaine – fil directeur de l’intrigue – est né au Moyen Âge des suites d’une injustice majeure infligée à un homme voulant défendre l’honneur de son épouse, quitte à défier le très puissant roi de France Philippe-Auguste – grand-père de Saint Louis – en personne.

 C’est là d’ailleurs le moment le plus touchant du récit, de mon point de vue.

Nous voici donc en 1205, dans le royaume de France, tandis qu’en Terre sainte les combats et les divisions font rage.

 Là, une histoire en forme de conte nous est racontée, mettant en scène un certain Jean, duc de La Lande, et son épouse Marie, qui verra sa moitié condamnée à la décapitation pour avoir maudit le roi et sa descendance. 

Une fois veuve, celle-ci, portant son enfant, décidera de séparer son duché – le fameux Domaine – d’avec le royaume. 

Un Domaine entouré de légendes propres à faire fuir les curieux et qui entend se faire oublier « pour vivre sans aide extérieure, en privilégiant l’usure pour ruiner les grands et amasser une fortune colossale »

À cette fortune s’ajoutera celle, mythique, du Trésor des Templiers, amis du domaine et à qui ils prodigueront des conseils, notamment économiques. 

 Pour le Domaine, offert jadis par Charlemagne, il s’agit donc de « disparaître de la mémoire des grands du royaume » et d’espionner le monde en s’appropriant à l’occasion ses découvertes et les améliorant, renforçant ainsi son indépendance et sa puissance.

Autre saut dans le temps. 

Un certain Jean – ou Alexandre – Bertier – qui a certaines ressemblances avec l’auteur, me semble-t-il, mais je peux me tromper ! – surgit, qui va découvrir sa filiation avec les ducs du Domaine, lequel a prospéré depuis huit siècles, et dont on lui fera connaître tous les secrets afin qu’il le dirige un jour prochain en sa qualité d’héritier. 

Là, Jean rencontrera l’amour, l’honneur et la fidélité, cette dernière incarnée par une vieille dame qui lui confiera ceci : « Vous êtes notre avenir comme vos prédécesseurs sont notre passé. » 

 Autrement dit, un lien entre passé, présent et avenir, distendu en France et sur le point de se rompre définitivement, ce que refuse précisément le Domaine qui ne se mêlait jusqu’alors jamais des affaires d’une France sombrant tellement que c’est devenu impossible de contempler sa chute sans intervenir.

Pour donner un souffle romanesque, ce but politique et civilisationnel est entrecoupé d’histoires intimes et tragiques à la fois – je pense aux amours de Jean et Lætitia, une femme dont la droiture fait figure d’exemple. 

Les femmes, justement, elles ne sont pas ici cantonnées à des rôles subalternes, comme si l’auteur voulait rendre hommage à toutes celles qui contribuèrent à façonner la France, qu’elles fussent reine comme Blanche de Castille ou modestes bergères comme Jeanne d’Arc.

Retour à notre époque, où le maître-mot d’une action d’ampleur qui se prépare pour ressusciter la France d’avant est : « Nous devons savoir d’où nous venons pour savoir où nous allons, les Français l’ont oublié. »

Lors d’une réunion au sommet des leaders patriotes français, certains lecteurs pourront s’amuser à retrouver les patronymes cachés derrière des Philippe de Grandvilliers, Eymeric Bionetti, Cédric Lamour – dont on nous dit que sa « culture de l’Histoire de France est un atout »… ! –, etc. 

Des leaders vertement sermonnés : « Vous parlez et vous n’agissez pas. »  

Pire, ils sont divisés. 

De là un projet d’une envergure inouïe, destiné à « remettre l’église au centre du village ».

S’ensuit une reconquête, certes utopique, de la France, à laquelle on croit le temps de notre lecture. 

Mais il est bon de croire aux rêves, cela aide à tenir le coup. 

Ainsi, tous les traîtres et ennemis – intérieurs autant qu’extérieurs – en prennent pour leur grade, dans un déferlement d’actions énergiques, et quelques chefs d’État étrangers sont rappelés à l’ordre, sommés de respecter la France. 

Le plus savoureux étant la « fin » assistée du président Moucron, dont toute ressemblance avec une personne réelle serait purement fortuite, n’est-ce pas ! 

La mort fantastique d’un certain Jean-Louis Chanlémon, politicien d’extrême gauche, n’est pas mal non plus.

 Au moins, elle est créolisée !

Avec une outrance gauloise assumée, tout y passe : « Anglo-Saxons parjures », Kanaks indépendantistes, Frères musulmans, antifas, francs-maçons, politiciens traîtres, remigration en Algérie, etc., avec la bénédiction du peuple réel, lequel « se réjouissait de la situation qui lui offrait une sécurité qu’il aspirait à avoir depuis des décennies ».

Puis, après moult rebondissements et éliminations sanitaires, vient le temps d’une France régénérée, avec à sa tête un patriote, enfin !

 Et, tandis que notre Nation reprend racines, un autre combat se prépare, contre l’islam dans le monde. 

L’occasion d’un second tome, peut-être…

En attendant, voici une lecture aussi divertissante qu’exutoire, dont on peut aisément se prendre à souhaiter la réalisation dans la vraie vie…

(PS : l’auteur est tout de même un bon chrétien puisque, après avoir coulé par le fond quelques trafiquants, il offre « une messe spéciale pour le repos de toutes ces victimes de la drogue » !)

Par Charles Demassieux

Pour acheter le livre :

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Chèque de 22 euros à l’ordre de Riposte Laïque, BP 32, 27140 Gisors


 


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