mardi 12 mai 2026

UN PEUPLE QUI NE SAIT PLUS POURQUOI IL EXISTE NE PEUT SE FAIRE RESPECTER ! ( JULIEN DIR )

 


 

TRIBUNE LIBRE !

France-Algérie :

 jusqu’où descendre dans la soumission 

à un pays qui nous méprise ?

Vue de Quimper, de Brest, de Pontivy ou de Saint-Brieuc, l’affaire prend un relief saisissant.

 Pendant que nos ministres s’agenouillent à Sétif devant le récit officiel d’un régime militaire en bout de course, pendant qu’Emmanuel Macron envoie sa ministre déléguée aux Armées s’incliner sur une terre où des civils français furent massacrés à coups de couteau en mai 1945, pendant que Boualem Sansal puis Christophe Gleizes croupissent ou ont croûpi dans les geôles d’Alger sans qu’on bouge le petit doigt — la Bretagne, elle, regarde, ne comprend pas, et finit par se demander à quoi sert encore Paris.

Posons la question crûment, à la bretonne : qu’avons-nous à voir, nous, avec cette obsession ?

 

Une histoire qui n’est pas la nôtre

Soyons précis. La Bretagne n’a jamais colonisé l’Algérie. 

Aucun Breton n’a débarqué à Sidi-Ferruch en 1830 pour annexer la régence d’Alger au nom de Charles X. 

Les Bretons qui ont traversé la Méditerranée l’ont fait, majoritairement, sous l’uniforme français, comme conscrits envoyés mourir loin de chez eux pour une cause qui n’était pas la leur.

 Trente mille soldats français morts entre 1954 et 1962 : combien de Bretons parmi eux ?

 Beaucoup. Trop.

 Des gars de Pontivy, de Carhaix, de Lannion, de Concarneau, expédiés dans le djebel à 20 ans, parfois pour ne jamais revenir, ou pour revenir brisés, alcoolisés, mutiques jusqu’à leur mort.

Ces Bretons-là, on les a déjà oubliés.

 Aucune stèle ne les célèbre à Alger. Aucun ministre ne va déposer de gerbe pour eux. 

Pas plus d’ailleurs qu’on n’évoque les marins bretons capturés par les corsaires barbaresques aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, vendus comme esclaves sur les marchés d’Alger, de Tunis et de Tripoli.

 Plus d’un million d’Européens réduits en esclavage par les razzias musulmanes en Méditerranée entre 1530 et 1780 selon l’historien Robert C. Davis — chiffre que l’on ne murmure jamais lors des cérémonies du souvenir. 

 La piraterie barbaresque a frappé la Bretagne : les côtes du Léon, du Trégor, du Vannetais ont été pillées, des Bretonnes enlevées, vendues, violées. 

Mais cela, bien sûr, ne fait pas partie de « la mémoire à apaiser ».

La mémoire à apaiser, voyez-vous, ne va que dans un sens.

 

Une Bretagne qui ne doit rien à l’Algérie

Et l’Algérie, qu’a-t-elle apporté à la Bretagne, au juste ? Rien. Strictement rien. Ni un livre, ni une technologie, ni un capital, ni une œuvre d’art.

 Tout l’échange, depuis 1962, a été à sens unique : la France finance, l’Algérie reçoit ; la France accueille, l’Algérie expulse ses propres enfants vers chez nous ; la France s’excuse, l’Algérie exige toujours davantage.

 

 Pendant ce temps, les Bretons financent — par leurs impôts — l’aide au développement algérienne, les transferts sociaux à la diaspora, les régularisations massives et les visas généreusement consentis à des ressortissants d’un pays qui ne nous a jamais rendu un seul geste.

Et quand un Christophe Gleizes — journaliste français passionné de football kabyle, parti enquêter sur un sport qu’il aimait — se retrouve condamné à sept ans de prison pour avoir interviewé les mauvaises personnes, que fait Paris ? 

Rien. Pas une sanction.

 Pas une rupture diplomatique. Pas une suspension des visas. Rien. 

Pendant ce temps, ce sont des Bretons qui paient l’impôt qui paie les diplomates qui paient les voyages des ministres qui vont s’aplatir à Alger.

À ce stade, ce n’est plus de la diplomatie. 

C’est du masochisme institutionnalisé.

 

Sétif, Oran, harkis : et nos morts à nous ?

L’affaire devient franchement obscène quand on regarde de plus près ce que Paris valide officiellement en envoyant ses ministres à Sétif.

 Le récit officiel algérien évoque « 40 000 morts » lors des événements de mai 1945 — chiffre lancé sans vérification par une source diplomatique américaine pro-indépendantiste, et que tous les historiens sérieux, archives de Vincennes à l’appui, situent entre 7 000 et 10 000.

 

Quant aux 103 civils européens massacrés dans la région avant la répression — assassinés à coups de hache, de gourdin, de couteau, parmi lesquels une fillette de huit ans —, ils n’existent plus dans le récit officiel.

 Effacés. Inexistants.  Pas un mot d’Alice Rufo pour eux. 

La République française, ce 8 mai 2026, a officiellement validé l’effacement de ses propres morts. 

Au nom de quoi ? De l’« apaisement des mémoires » ? 

Quel apaisement, quand une seule mémoire est reconnue, et l’autre piétinée ?

 

Et Oran, juillet 1962 ? 

Plusieurs centaines de civils européens égorgés en quelques heures dans une ville déjà officiellement indépendante, sous le regard des troupes françaises consignées dans leurs casernes par ordre venu d’en haut. 

Pas une commémoration. 

Pas une cérémonie. Pas un mot officiel.

 

Et les harkis ?

 Deux cent mille soldats qui se sont battus pour la France, dont des dizaines de milliers — les chiffres varient selon les historiens, de 10 000 à 80 000 selon les estimations — furent torturés et massacrés après le cessez-le-feu pendant que la République regardait ailleurs et refusait leur rapatriement.

 Les survivants, parqués dans des camps en métropole jusqu’à la fin des années 1970, sont morts oubliés.

 Le FLN, devenu État, n’a jamais reconnu un seul de ces crimes.

 Pas. Un. Seul.

Et c’est nous qui devrions nous excuser ?

 

La question bretonne

Vue de Bretagne, tout cela paraît délirant. Nous avons, nous, notre propre rapport à l’histoire, complexe, douloureux par moments — l’union de 1532, les chouans, les noyades de Carrier à Nantes, la francisation forcée du XIXᵉ siècle, les coups de règle sur les doigts des enfants qui parlaient breton à l’école. 

Mais nous ne demandons pas à Paris des excuses publiques tous les six mois.

 Nous ne défilons pas en brûlant le drapeau français sur les Champs-Élysées.

 Nous ne nous massons pas à 50 000 dans les rues pour chanter un hymne étranger après une victoire sportive dans les rues de Paris. 

 

 Et pourtant, en termes de droits historiques, nous aurions infiniment plus à dire que tel ou tel ressortissant algérien de troisième génération.

Les Bretons ont versé leur sang pour la France pendant des siècles. 

À Verdun, à Bir Hakeim, en Indochine, en Algérie.

 Ils n’ont rien demandé en retour, sinon qu’on les laisse vivre tranquilles, parler leur langue quand ils le souhaitent, et ne pas voir leur région transformée en zone de déversement migratoire pour des populations qu’ils n’ont jamais invitées.

Aujourd’hui, on demande aux Bretons de financer, par leurs impôts, l’expression publique d’une haine anti-française organisée depuis Alger, et reprise en chœur dans certains quartiers de nos métropoles.

 Au nom de quoi ?

 

Ce qu’il faut imposer à l’Algérie ;

Premièrement, abroger les accords franco-algériens de 1968 et leur régime de faveur migratoire exorbitant. Aucun autre pays au monde ne bénéficie d’un tel privilège. Il n’a plus aucun sens.

 

Deuxièmement, suspendre tous les visas algériens tant que Christophe Gleizes n’est pas libéré. La fermeté est la seule langue que comprennent les régimes voyous.

 

Troisièmement, instaurer la déchéance de nationalité automatique pour tout binational coupable d’infraction grave, et expulsion immédiate vers le pays d’origine.  La fin du double passeport, et la proposition généralisée de retour au pays pour TOUS les algériens si ils aiment tant que cela leur pays d’origine.

 

Quatrièmement, cesser toute commémoration unilatérale sur le sol algérien tant que les massacres de Sétif (civils français), d’Oran, le calvaire des harkis et l’expulsion des pieds-noirs ne sont pas reconnus officiellement par Alger.

 

Cinquièmement, ouvrir enfin un débat sérieux sur l’esclavage barbaresque, qui a frappé nos côtes bretonnes pendant trois siècles. Si l’on fait la mémoire, qu’on la fasse entière.

 

Le vrai problème

Au fond, le drame français — et il devient le drame breton par contagion fiscale et migratoire — c’est qu’un peuple qui ne sait plus pourquoi il existe ne peut pas se faire respecter. 

La République française ressemble à ce mari cocu mais heureux qui filme sa femme en train d’avoir des relations sexuelles volontaires avec d’autres hommes.

La Bretagne, elle, sait pourquoi elle existe. 

Elle a une langue, une histoire, un territoire, des saints, des héros, un drapeau, un caractère.

 Elle se moque pas mal des querelles d’Alger et n’a jamais rien demandé aux Algériens — sinon qu’ils restent chez eux et nous laissent en paix.

Mais on nous oblige à payer. À nous taire. À regarder nos ministres ramper.

 À financer une diaspora qui crache sur notre drapeau, brûle notre maillot et menace nos enfants dans les transports parisiens. 

Et à fermer notre gueule, sous peine d’être traités de « racistes » par les bonnes consciences qui n’habitent pas, elles, dans les zones concernées.

 

Eh bien non. La Bretagne n’est pas raciste. Elle est lucide. Elle est lasse. Elle est en colère.

 Et elle commence à se demander, sérieusement, ce qu’elle gagne encore à appartenir à un ensemble politique qui se laisse insulter sans réagir, qui s’agenouille devant ses anciens adversaires en piétinant ses propres morts, et qui prélève sur les Bretons l’impôt qui finance cette servitude.

Il fut un temps où l’on disait : Plutôt la mort que la souillure. C’était la devise des chevaliers bretons.

 Aujourd’hui, à Paris, la devise semble être : Plutôt l’humiliation que le ressaisissement.

 

À ce compte-là, qu’on ne s’étonne pas si, dans dix ans, vingt ans, les Bretons décident de reprendre leurs affaires en main. 

Nous, au moins, nous savons encore qui nous sommes.

Par Julien Dir

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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