[ÉDITO]
Note interne Glucksmann : LFI, Place Publique et la trahison du peuple français

Un spectacle de cannibalisme à gauche.
À LFI, on se relaie pour déchirer à belles dents le « social-traître » Raphaël Glucksmann, pris dans une polémique tellement révélatrice de ce qu’est devenue la gauche !
La députée LFI Clémence Guetté ne s’est pas faite prier : « Une note interne des équipes de Glucksmann révèle ce que nous savions.
Il n'a jamais souhaité être un candidat de gauche.
Sa stratégie, c'est d'incarner le renouveau macroniste.
En abandonnant les ouvriers, les plus pauvres, les jeunes ».
Manon Aubry, députée européenne LFI, hurle au scandale : « Il préfère ceux qui gagnent 3 500 €/mois à ceux qui gagnent moins de 1 500 €.
Il préfère les CSP+ aux CSP-.
Il préfère ceux qui vivent sans enfant à ceux qui en ont.
Il préfère les bac+4 à ceux qui ont le bac.
Il préfère ceux qui habitent les grandes métropoles à ceux qui habitent leurs banlieues.
Il préfère les riches aux pauvres.
Il préfère les électeurs de droite aux électeurs de gauche ».
Thomas Portes stigmatise une volonté d’ « abandonner les ouvriers, les plus pauvres, les jeunes », Paul Vannier dénonce « le pire de la politique politicienne ».
Le chœur des vierges LFI chante sans fausse note le nouveau couplet d'une vieille querelle.
Déjà, le 1er mai 2024, Glucksmann avait été pris sous les horions et les jets de peinture à Saint-Étienne (Loire), par une gauche proche de LFI qui hurlait « Palestine vivra ! » ou « Glucksmann, casse-toi ! », sur fond de drapeaux palestiniens...
Ce qui n'empêchera pas les gauches, quelques mois plus tard, de s'unir contre les candidats RN aux législatives…
Destin Commun : « une société plus soudée » !
Coincé par cette révélation de Politico, Glucksmann se débat donc comme un diable dans un bénitier pour se débarrasser de l’encombrant sparadrap créé par la note de son tout nouveau conseiller Mathieu Lefèvre-Marton, fondateur du laboratoire d’idées Destin commun.
La note conseille à Glucksmann de laisser tomber les « 18-25 ans », les « CSP - », les Français gagnant « moins de 1.500 euros » mensuels, les familles monoparentales ou les habitants des banlieues.
Cap vers les riches et les bien-portants.
Lefèvre-Marton conseille de parler en priorité à « Nathalie de Nantes » (sic), 57 ans, prof de lettres et bénévole dans une association d'aide aux migrants !
Le cynisme et la duplicité de la gauche bobo sont une seconde nature.
Au passage, le site de Destin commun vaut le détour.
Sous l’onglet « Nos valeurs », l'homme qui conseille Glucksmann écrit : « La raison d’être de Destin Commun est de bâtir une société plus soudée, dont les membres sont convaincus que ce qu’ils partagent est plus important que ce qui les divise. »
Plus soudée, mais sans les pauvres et ces Français encore attachés à leur pays.
Mieux vaut en rire...
Drapé dans sa dignité bafouée, le frère prêcheur européiste Glucksmann proteste donc de sa bonne foi sur X : « Assez. Ce document volé dont j’ai immédiatement rejeté les conclusions n’a aucune valeur politique.
Seule la France m’habite, pas des bouts de France ».
On tremblerait d’émotion devant tant de... culot. « Il n’y a qu’une seule France, il n’y a qu’un seul peuple français.
Et nous lui proposons un seul et même contrat patriotique », poursuit Glucksmann.
Plus patriote que notre européiste, tu meurs !
Déroulède peut aller se rhabiller !
Rien de nouveau depuis Terra Nova
Sauf que Raphaël Glucksmann a recruté dans son équipe, avec force communication, ledit Mathieu Lefèvre-Marton.
Et que Mathieu Lefèvre-Marton n’aurait pas proposé la même stratégie à Marine Le Pen.
S’il a osé, c’est que sa proposition est en effet stratégiquement cohérente avec l'idéologie et la "clientèle" de Place Publique.
Il sait que Glucksmann recrute ses électeurs dans les centres-villes plus que dans les campagnes.
Sa note s'inscrit du reste exactement dans le sillage de Terra Nova qui, le 10 mai 2011, voilà quinze ans pile, préconisait au PS d’abandonner les ouvriers et les employés pour se tourner vers les bobos et les immigrés.
Le « document volé » selon Glucksmann ouvre ainsi simplement les portes de la mixture qui se concocte dans l'arrière-cuisine de la gauche avant la présidentielle.
Et c'est très clair, au delà des duels LFI-Place publique mis en scène pour les réseaux sociaux, Mélenchon et Glucksmann sont d’accord sur un point : la nécessité de lâcher le peuple français, le peuple des ouvriers, des petites villes, des artisans, des agriculteurs.
Ils votent mal, qu'ils disparaissent !
Évidemment, Glucksmann nie qu'il vise d'abord les bobos PS façon « Nathalie de Nantes », les retraités aisés et les surdiplômés, avec ou sans emploi.
Évidemment, Mélenchon nie (de moins en moins) qu'il cible les banlieues islamisées, les étudiants radicalisés et les bobos des grandes villes, lui aussi.
Mais leurs conseillers le savent et le disent en catimini : les Français, désormais, le savent aussi.
Source et Publication : https://www.bvoltaire.fr/edito

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire