samedi 17 janvier 2026

LA MARCHE POUR LA VIE VOUS DONNENT RENDEZ-VOUS DEMAIN À PARIS 7eme PLACE VAUBAN !

 

Lieu de rendez-vous modifié : la Marche pour la vie partira de la place Vauban

Information urgente/changement de lieu de rendez-vous : la Marche pour la vie partira de la place Vauban (VIIe)
Brève 1

La Marche pour la vie informe qu’à la demande de la préfecture, le lieu de départ de la Marche sera non pas la place du Trocadéro, comme annoncé précédemment, mais la place Vauban, dans le VIIe arrondissement.

Rendez-vous, donc, ce dimanche 18 janvier à 14h sur la place Vauban !

 

TRIBUNE LIBRE !


[ENTRETIEN] « Tuer n’est ni soigner ni soulager », dénonce la Marche pour la vie

La Marche pour la vie se déroulera place Vauban à Paris, ce dimanche 18 janvier.
©shutterstock_editorial_1360878701
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Ce dimanche 18 janvier, à partir de 14 h, la Marche pour la vie appelle à manifester place Vauban (Paris). 

Alors que le texte sur l'euthanasie sera débattu à nouveau devant le Sénat à partir de ce 20 janvier, le docteur Geneviève Bourgeois, porte-parole de la Marche pour la vie, se dit toujours « dans l'espérance » et appelle à la mobilisation. 

Elle demande aux Français d'écrire à leurs élus pour leur faire entendre leur voix sur le sujet. 

 

Clémence de Longraye. Quel sera le mot d’ordre de cette nouvelle édition de la Marche pour la vie ?

Docteur Bourgeois. Cette année, le mot d’ordre sera « Et si la dignité, c’était de protéger la vie ? » 

En effet, le mot de « dignité » est souvent dévoyé pour justifier l’élimination des plus fragiles. 

Nous voulons réaffirmer que toute personne est digne, si petite ou faible soit elle, et qu’elle mérite d’être défendue, accompagnée, soulagée, accueillie.

 La valeur de la vie est la même en début ou en fin de vie : elle est inestimable.

 

C. de L. En tant que médecin, pourquoi ne pas soutenir ce texte qui, selon ses promoteurs, « soulagera » les malades ?

Dr B. Tuer n’est ni soigner ni soulager. 

Tuer est contraire au serment d’Hippocrate. 

En tant que médecin, je ne peux pas soutenir un texte qui nous propose de tuer plutôt que de nous donner plus de moyens pour soulager.

 Proposer la mort comme solution si on échoue à soulager revient à prévoir l’échec et annihiler les efforts des soignants à soulager et accompagner. 

C’est leur dire que leurs efforts sont vains et que la mort administrée a la même valeur que le soin et l’accompagnement.

 C’est abandonner nos patients.

 

 C. de L. Quelles sont les mesures du texte à corriger d’urgence ?

Dr B. L’article 2 qui indique la création d’un dispositif d’assistance médicale à mourir en prévoyant la prescription d’une substance létale par un médecin, son administration ainsi que la protection pénale accordée aux professionnels intervenant dans ce cadre doit être supprimé. 

Soyons honnêtes, ce ne sont pas des limites ou des garanties qui changeront le fait que tuer est un acte fondamentalement mauvais et n’apporte en rien un soulagement à une personne qui souffre.

 

C. de L. Quel est le danger qu’une telle loi, qui sera à nouveau discutée à partir de ce 20 janvier, soit adoptée ?

Dr B. Le danger est de donner un permis de tuer.

 Le danger est de proposer la mort comme une solution qui serait facile et indolore ; ce qu’elle ne sera pas.

 Le danger est de ne pas encourager les soignants à faire tous leurs efforts pour apaiser, soulager, accompagner.

 En voulant trouver une solution pour les situations d’échec, on rendra ces situations plus nombreuses, puisqu’on mettra moins de moyens pour les prévenir.

 Le danger est aussi que devant une telle perte de sens dans leur pratique, de nombreux soignants vont encore quitter leur profession, comme c’est le cas depuis cinq ans à chaque mesure insensée.

 

C? de L. Qu’en est-il des soins palliatifs ? Sont-ils les parents pauvres du texte ?

Les patients seront les premiers perdants de ce texte.

Les soins palliatifs seront effectivement extrêmement fragilisés. Les deux piliers des soins palliatifs sont le soulagement de tous les symptômes d’inconfort et l’accompagnement : l’excellence des soins et la qualité humaine.

 Donner une substance létale à heure programmée, après une décision, à un médecin et un auxiliaire est tellement plus rapide et tellement moins cher que de soutenir par une équipe pluriprofessionnelle, de réadapter les traitements parfois plusieurs fois par jour et par nuit, d’accompagner psychologiquement et humainement.

 

Depuis 2012, tous les rapports sur la réalité de la fin de vie en France révèlent une insuffisance d’accès et de formation aux soins palliatifs.

 Encore aujourd’hui, un patient sur deux qui décède en France n’a pas eu accès aux soins palliatifs. 

C’est sur l’accès aux soins palliatifs et sur leur qualité qu’il faut axer nos politiques publiques.

 Et c’est là l’inquiétude des Français.

 

C. de L. Avez-vous encore un espoir de vous faire entendre des parlementaires ?

Dr B. Je suis dans l’espérance.

 Si chaque personne qui lit ceci prend sa plume et écrit à son sénateur et son député pour dire que les Français veulent la promesse d’être soulagés et non tués, qu’ils ne veulent pas de la coercition sur les établissements pour les forcer à tuer sous peine de sanction pénale, qu’ils veulent la garantie d’avoir accès à des soins palliatifs de qualité proches de chez eux avec des équipes formées, alors je crois qu’ils seront touchés. À bon entendeur…

 

C. de L. L’an dernier, Philippe de Villiers est intervenu à la tribune pour faire entendre votre voix. Comment faire entendre la voix de la MPLV cette année, sur ce sujet ?

Dr B. Philippe de Villiers avait, l’année dernière, magnifiquement porté la voix des plus faibles et des plus petits avec nos autres intervenants.

 Cette année, nous aurons deux témoignages (Maxence : Myopathie de Duchenne - ma vie vaut la peine ; Charlène : l’avortement est une souffrance), un regard international par la présidente du mouvement allemand ALfA de défense de la vie Cornelia Kaminski, notre autre porte parole Marie-Lys Pellissier et son regard sur l’engagement des jeunes, ainsi que Mgr Rey dans la suite du discours historique du pape Léon XIV aux ambassadeurs. 

 

Le pape rappelle qu’il nous faut « des solutions à la souffrance humaine, comme les soins palliatifs et […] des politiques de solidarité authentique, plutôt que d’encourager des formes de compassion illusoires comme l’euthanasie ».

 

Journaliste à BV    https://www.bvoltaire.fr
 
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