samedi 17 janvier 2026

EUROPE .BRUXELLES CAPITALE DE LA DÉPOSSESSION : LA MÉTHODE DOUCE DE LA MISE SOUS TUTELLE ......

 

Après la monnaie, les lois et les frontières, Bruxelles veut nos canons

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La scène se déroule loin des champs de bataille, dans des bureaux feutrés, sous des plafonds climatisés, avec des dossiers cartonnés pour seules munitions. 

 

Et pourtant, c’est bien une attaque en règle.

Le Parlement européen vient de donner son feu vert à une idée simple, brutale, parfaitement cohérente avec l’air du temps bruxellois : retirer aux États leur droit de décider eux-mêmes de leurs exportations d’armements pour le confier à la Commission européenne.


Autrement dit, dessaisir la France d’un levier stratégique majeur, sans vote populaire, sans débat national, sans autre forme de procès.

 

Bruxelles, capitale de la dépossession

Il n’y a plus vraiment de surprise. 

L’Union européenne avance toujours de la même manière : un rapport, un amendement, une directive, puis une « harmonisation ». 

Et à l’arrivée, une compétence nationale de moins.

Après la monnaie, les frontières, la politique commerciale, une large part de la législation, voici maintenant la défense industrielle.

Les eurodéputés expliquent que « la situation sécuritaire exige une approche cohérente ».

 Traduction : Paris n’est plus jugé capable de décider seul avec qui il commerce, même quand il s’agit de Rafale, de systèmes de défense antiaérienne ou de frégates.

La France, deuxième exportateur mondial d’armements, devrait donc demander la permission.

À Bruxelles.

 

Une souveraineté tolérée, tant qu’elle ne dérange pas

Pour les technocrates européens, la souveraineté est devenue une curiosité folklorique. 

On la tolère dans les discours officiels, on la cite lors des commémorations, mais on l’évacue dès qu’elle devient concrète.

 

Décider à qui l’on vend ses armes, c’est pourtant décider :

– de ses alliances,
– de sa diplomatie réelle,
– de son indépendance stratégique,
– de la survie de milliers d’emplois industriels,
– et, en dernier ressort, de sa capacité à ne dépendre de personne pour se défendre.

Tout cela, Bruxelles considère désormais que c’est « trop important » pour être laissé aux nations.

 

La méthode douce de la mise sous tutelle

Personne ne parle d’annexion. 

Personne ne parle de confiscation. 

Le mot est banni.

 On préfère « mécanisme commun », « cadre européen », « procédure partagée ».

 

Mais le résultat est limpide : une autorité extérieure déciderait si un contrat signé par la France est acceptable ou non.

Un partenariat stratégique avec les Émirats arabes unis ?


Un accord industriel avec un pays asiatique ?


Un contrat majeur pour soutenir une filière entière ?

Il faudra attendre l’avis de commissaires européens que personne ne connaît et que personne n’a élus.

 

L’État stratège remplacé par le tableur Excel

La défense n’est pas un marché comme les autres. 

Ce n’est pas une ligne dans un fichier Excel. 

Ce n’est pas un produit réglementé comme le fromage au lait cru.

C’est une affaire de puissance, d’influence, de dissuasion, de crédibilité internationale.

En voulant transformer les exportations d’armes en simple procédure administrative européenne, l’Union poursuit sa spécialité : transformer le tragique en bureaucratie et la géopolitique en formulaire CERFA.

 

Et demain ?

Aujourd’hui les exportations.

Demain la production ?

Après-demain le choix des équipements de l’armée française ?

Puis la doctrine militaire, rédigée en anglais approximatif dans un open space de la Commission ?

 

La logique est implacable : quand on accepte la tutelle technique, on finit toujours par subir la tutelle politique.

La France n’est pas un département administratif de l’Union européenne, même si certains à Bruxelles semblent déjà l’avoir rangée dans leurs organigrammes.

Et à force de déléguer sa souveraineté par petits bouts, on finit un jour par se réveiller dans un pays qui ne décide plus de rien, pas même de qui tient la clé de son propre arsenal.

 

ET AUSSI    APRÈS BRUXELLES , STRASBOURG !

 


Jusqu’où ira la Cour européenne contre les peuples européens ?

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Depuis plusieurs mois, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) se retrouve au cœur d’une tempête politique qui ne cesse de grossir. 

 

Critiquée pour ses décisions en matière migratoire, elle se voit désormais ouvertement remise en cause par plusieurs États membres du Conseil de l’Europe, lassés de voir leur souveraineté bafouée au nom d’une interprétation expansive de la Convention.

 

Strasbourg s’immisce dans les choix nationaux

L’affaire qui a déclenché un tollé exemplaire remonte à une condamnation du Royaume-Uni : un double meurtrier islamiste a obtenu 240.000 livres sterling en compensations après avoir invoqué l’article 8 de la Convention, qui protège la vie privée et familiale. 

Autre illustration, le Danemark a été condamné pour avoir expulsé un trafiquant de drogue irakien, jugé injustement empêché de revenir au motif qu’il aurait tissé une “vie privée” sur le sol danois.


 

Ces décisions illustrent un phénomène désormais dénoncé comme une intrusion intempestive de la CEDH dans des politiques migratoires que les nations estiment légitimes de maîtriser. 

En Grèce, des expulsions de ressortissants soudanais ont été bloquées par les tribunaux, au nom des arrêts strasbourgeois. 

En Italie, la Cour a jugé inhumaines certaines conditions d’accueil à Lampedusa.

 

Une coalition de critiques sans précédent

Las de subir ces diktats juridiques, neuf États du Conseil de l’Europe, parmi lesquels l’Autriche, la Belgique, la Pologne ou les pays baltes, ont signé une lettre ouverte réclamant “plus de latitude” pour décider eux-mêmes des expulsions d’étrangers criminels. 

Décembre a vu ce nombre passer à 27 signataires, qui exigent une révision du traité fondateur conclu il y a plus de 75 ans.

Le cœur de la contestation vise deux articles : le 3, qui interdit les traitements inhumains ou dégradants, et le 8, pilier des décisions controversées en matière d’immigration.

 Selon ces gouvernements, la Cour a élargi ces dispositions au point de limiter l’exercice libre de leurs politiques migratoires souveraines.

 

Réécrire ou réinterpréter : le dilemme

Pour certains experts, la révision directe du texte de la Convention paraît une tâche herculéenne, car elle requiert l’unanimité des 46 États membres. 

Jasper Krommendijk, enseignant-chercheur en droits de l’Homme, le rappelle : changer le traité est presque impossible.

D’autres, comme Marc Bossuyt, ancien président de la Cour constitutionnelle belge, estiment que ce n’est pas tant le texte qui pose problème que l’interprétation que la Cour lui donne. 

Une solution envisagée serait l’adoption d’un protocole additionnel, signé par une dizaine d’États au moins, permettant d’ajuster la portée de la jurisprudence strasbourgeoise.

 

Une remise en cause symptomatique

Ce mouvement de défiance n’est pas isolé : il reflète une Europe fracturée, tiraillée entre la volonté de coopérer juridiquement et le besoin de protéger les choix démocratiques internes. 

À une époque où les migrations mettent à l’épreuve les capacités d’accueil et les consensus nationaux, la CEDH se retrouve prise dans une dynamique qui pourrait bien redéfinir l’architecture des droits fondamentaux sur le vieux continent.

La survie de la convention dépendra de sa capacité à concilier respect des droits individuels et reconnaissance des souverainetés nationales.

 

 Source :  https://lejdf.fr/apres-la-monnaie-les-lois-et-les-frontieres-bruxelles-veut-nos-canons/ 




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