samedi 10 octobre 2026

TRIBUNE : CE QUE J' AI ENTENDU DE DINGUE ET DE SENSÉ DANS LES LYCÉES ....

 TRIBUNE LIBRE !

« Temps démocratique » dans les lycées : ce que j’ai entendu de dingue et de sensé

Une Mathilde Panot en herbe, agressive et insupportable, mais aussi une autre jeunesse.
Capture d'écran France info
Capture d'écran France info

Ma situation professionnelle et familiale m'a permis d'avoir un accès direct aux « temps démocratiques », dans différents lycées, voulus par le Premier ministre en réponse au mouvement lycéen, ce vendredi.

 Les formats étaient variés, laissés à l'appréciation des chefs d'établissement et ceux-ci, qui n'étaient guère demandeurs de l'opération, ont, en bons fonctionnaires, tout comme les enseignants, joué le jeu et beaucoup écouté les délégués lycéens.

 

Une lycéenne agressive très... LFI

Commençons tout de suite par le morceau de bravoure : une intervention militante, agressive, idéologique d'une égérie du mouvement dans une petite ville de province. 

Elle s'en prend directement au proviseur, l'accusant avec virulence de n'avoir accepté le dialogue que sous la pression du gouvernement. 

Elle enchaîne les attaques, justifie les poubelles incendiées (« Ce n'est pas de la violence ! »), se met à défendre les lycéens sans papiers... 

Une Mathilde Panot en herbe. 

Tellement agressive et impolie - et hors sujet - qu'on est obligé de lui couper le micro pour permettre à ses camarades, mieux inspirés - et bien mieux élevés -, de s'exprimer. 

 

Mais l'épisode en dit long sur la violence dont les proviseurs sont la cible dans ce mouvement, et malheureusement pas seulement verbale, ce qui est une nouveauté. 

Cela en dit long, aussi, sur l'immense responsabilité de LFI, devenu le modèle de ces Robespierre en herbe, et sur l'irresponsabilité du pouvoir (de Macron à Geffray en passant par Lecornu) qui se défausse et fait monter proviseurs et policiers en première ligne.

 

 

Des demandes de bon sens

Bien sûr, l'exercice n'a pas totalement été vain et a permis l'expression de revendications justifiées, toujours les mêmes d'un lycée à l'autre : l'emploi du temps qui ne permet pas de déjeuner, la pression Parcoursup, que ces lycéens, plus responsables que les leaders LFI ou que Ségolène Royal, ne veulent pas supprimer mais améliorer.

 Et puis, bien sûr, ces classes de première sans professeur de français depuis la rentrée alors que tout était connu depuis juillet... 

Là, la balle est dans le camp de M. Geffray, le magicien des 3.000 postes de remplaçants !

 

Une jeunesse fragilisée... sans son portable

L'analyse des sujets abordés dans les quatre lycées auxquels j'ai eu accès correspond d'ailleurs aux premières remontées des doléances collectées sur la plate-forme nationale lancée la semaine dernière. 

Mais, une fois cités les emplois du temps, les cours non assurés, Parcoursup et les bâtiments inadaptés aux canicules, se profile peut-être LA raison ou l'élément déclencheur de ce mouvement que personne n'avait vu venir : l'interdiction des portables.

 

 Très vite, le sujet est sur la table et les lycéens cherchent à revenir sur la mesure, à négocier les temps et les lieux d'interdiction : pourquoi pas dans la cour ? 

Et pourquoi pas après 22 heures à l'internat ?

 À les écouter évoquer sincèrement leur sentiment d'être incompris, parfois « infantilisés » voire « méprisés » par les adultes, on ne pouvait qu'être touchés, en tant qu'enseignants et parents, par cette fragilité révélée par leur dépendance au portable.

 

 Rassurés, aussi, par leur désir de dialogue, loin des postures et des micros des médias nationaux, et ce, malgré les délires et l'aura nocive de la Mathilde Panot du coin...

 

Par.  Picture of Frédéric Sirgant

Frédéric Sirgant
Chroniqueur à BV, professeur d'Histoire
 
source :   https://www.bvoltaire.fr/temps-democratique-dans-les-lycees- 

 

 

 

 

 

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