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« La France Demolition Man » : Laurent
Obertone face à la domestication de
l’homme occidental
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- RédactionEn 1993, Sylvester Stallone y incarnait un policier décongelé dans une société aseptisée, incapable de se défendre face au retour d’un criminel venu du passé.
Plus de 30 ans plus tard, Laurent Obertone fait de Demolition Man le fil rouge de son nouveau livre, La France Demolition Man, publié aux éditions Magnus.
L’auteur de La France Orange mécanique en a présenté les grandes lignes le 8 octobre sur Radio Courtoisie, dans l’émission « Restons courtois ».
VIDÉO : https://www.youtube.com/watch?v=kh3xEgYxY38
Un film de 1993 comme miroir
À sa sortie, explique Laurent Obertone, Demolition Man passait pour un simple film d’action, avec Stallone, Wesley Snipes et Sandra Bullock.
Il serait pourtant l’un des rares films d’anticipation à avoir bien vieilli. Il montre une société de contrôle si attachée au refus de la violence qu’elle se retrouve désarmée face à Simon Phoenix, le personnage de Wesley Snipes, qui fait le mal pour le plaisir de tout casser.
L’auteur y voit un parallèle saisissant avec la France contemporaine, et se demande s’il ne faudrait pas « décongeler » John Spartan, le policier joué par Stallone, non pour apaiser la situation mais pour renverser la table.
L’éditeur présente le livre comme une enquête sur la « démolition d’une nation » et sur notre rapport à la violence.
Le constat de départ : en voulant éliminer le mal et en confiant tout à l’État, les Français se seraient retrouvés piégés dans une société sans vision ni force, livrés à un pouvoir en quasi-faillite.
La violence et la justice
Pour Laurent Obertone, la violence est indissociable de la notion de justice.
La loi elle-même la reconnaît à travers la légitime défense, et toutes les sociétés humaines ont toujours distingué la violence légitime de celle qui ne l’est pas.
Notre époque, selon lui, a perdu cette boussole en voulant éradiquer purement et simplement la violence.
Elle présente les « barbares » comme des victimes de leur enfance ou de la société, et fait peser la responsabilité de leurs actes sur la majorité docile, celle qui paye ses impôts et obéit.
Il ne défend pas pour autant la loi du plus fort, précise-t-il, mais refuse que ce soit « le plus fou » qui fasse la loi.
Le cœur de sa thèse tient dans un sentiment d’impuissance : à force d’avoir délégué à l’État le monopole de la force, les Français se retrouvent démunis quand ce même État faillit à ses missions élémentaires, la sécurité et le contrôle des frontières.
Le port d’armes et la domestication
Interrogé sur le port d’armes, l’auteur assume sans détour : selon lui, un pays où le citoyen n’a pas le droit de s’armer n’est pas libre, car on ne lui fait pas confiance en tant qu’adulte.
Il fait remonter le premier grand désarmement des Français au régime de Vichy, et date des années 1990, sous Lionel Jospin, une accélération des restrictions.
Il cite le juriste italien Beccaria, pour qui de telles lois ne font que faciliter le travail des criminels, qui ne demandent aucune autorisation pour s’armer.
La « domestication » de l’homme occidental, au cœur du livre, remonterait loin, jusqu’à l’agriculture et à l’apparition de l’État.
Ce qui l’inquiète aujourd’hui, c’est la demande de docilité des Français eux-mêmes : davantage de normes, de règles, de vidéosurveillance, et le refus d’assumer leur propre sécurité.
Il relève un paradoxe : la violence, chassée de l’espace public, envahit les films, les séries et les jeux vidéo.
Il dit s’être amusé à compter le nombre de morts par minute à l’écran.
L’État comparé à un cancer
Dans son livre, Laurent Obertone compare l’État à un cancer, une cellule qui ne peut que grossir et nuire à la société.
Il faudrait le ramener à ce qui justifiait le contrat social, la sécurité et les frontières, alors qu’il prétend aujourd’hui éduquer les enfants, décider de la fin de vie ou réguler les conversations.
L’auteur doute qu’il puisse se réformer lui-même et estime que seul son effondrement pourrait rendre aux Français la maîtrise de leur destin.
L’animateur a relevé une formule du livre : « s’en remettre à la politique est une façon populaire de renoncer à soi ».
Laurent Obertone renverse l’accusation habituelle : plutôt que de tout reprocher aux dirigeants, il invite chacun à se demander ce qu’il fait lui-même.
Il cite Clemenceau et prend l’exemple de Jeanne d’Arc, qui n’a jamais donné un coup d’épée mais n’aurait rien accompli sans les hommes déterminés qui l’entouraient.
Les lycéens, la famille et l’Afrique du Sud
Interrogé sur les blocages de lycées en cours, l’auteur parle d’une jeunesse qui « joue à la révolution » sans en payer les conséquences, les policiers étant, selon lui, priés d’encaisser les coups.
Il accuse La France insoumise de légitimer cette agitation, et s’inquiète de voir une partie de la jeunesse « autochtone » adopter les codes d’une culture de la violence, faute d’alternative.
Sa réponse passe par la base : la famille, la transmission, le « clan ».
C’est là, et non dans les urnes, que se jouerait selon lui l’avenir du pays.
Il refuse toutefois l’étiquette de coach : il livre son analyse, au lecteur de se responsabiliser.
Il met en garde contre la stratégie d’évitement permanent de la majorité, qui apprend à contourner certains lieux et certains horaires.
Au bout de cette logique, prévient-il, il y a l’Afrique du Sud, avec ses quartiers sécurisés et un taux de meurtres très élevé dans les rues.
Du Orange mécanique à Demolition Man
Son premier livre, La France Orange mécanique, paru en 2013, avait fait l’effet d’un coup de tonnerre.
Laurent Obertone rappelle que la vraie campagne médiatique avait démarré quand Marine Le Pen avait recommandé le livre dans une vidéo, obligeant les grands médias à en parler.
Depuis, il a publié une quinzaine d’ouvrages, dont la trilogie d’anticipation Guerilla.
À la fin de l’émission, interrogé sur un éventuel « réveil de la force », il a répondu qu’il aimerait désormais le vivre plutôt que l’écrire.
La France Demolition Man, de Laurent Obertone, éditions Magnus, 21 euros.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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