mercredi 7 octobre 2026

DES ASSOCIATIONS ( GAUCHISANTES ). DEMANDENT UN MORATOIRE SUR LA LOI " PLEINE EMPLOI ". !

 

Des associations demandent un moratoire sur la loi Plein Emploi

Mardi, des associations de lutte contre la pauvreté réclament un « moratoire immédiat » portant à la fois sur l’application de la loi Plein Emploi de 2023 et sur le décret qui fixe le barème des sanctions.

 

 Secours Catholique, Aequitaz et ATD Quart Monde cosignent le rapport, CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Ligue des droits de l’Homme et Emmaüs y apportent leur soutien.

 

Cette législation, applicable dans sa totalité depuis le début de 2025, impose l’inscription automatique auprès de France Travail à toutes les personnes sans emploi, y compris les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA). 

Les allocataires doivent justifier au moins quinze heures d’activité par semaine.

 Un décret de mai 2025 prévoit qu’un manquement au « contrat d’engagement » peut se traduire par une suspension du RSA, partielle ou totale, d’une durée pouvant atteindre quatre mois.

 

Fondé sur des témoignages collectés d’octobre 2025 à mars 2026, le document dresse le portrait d’un suivi jugé insuffisant et mal adapté aux publics vulnérables. 

Les rédacteurs insistent sur le recul des moyens alloués à France Travail — le projet de budget de l’État y prévoit encore 400 suppressions de postes en 2027 — ainsi que sur la progression du chômage, passé de 7,5 % à 8,3 % depuis la fin de 2023.

 

Ils pointent une pression visant à orienter sans délai les bénéficiaires vers un emploi souvent précaire, sans égard pour des freins personnels tels que l’aidance familiale. 

Le « contrat d’engagement », pourtant censé être co-construit avec l’intéressé, serait parfois produit automatiquement puis signé en séances collectives, indiquent-ils. 

Ils dénoncent aussi que les montants devant être rétrocédés après régularisation ne le sont pas systématiquement, et évoquent un risque de suicide ou de perte de logement pour les personnes sanctionnées.

« La grande majorité des départements ne respectent pas les principes du décret, à savoir l’individualisation, la graduation et la proportionnalité », a déclaré Sophie Rigard, du Secours Catholique, lors d’une conférence de presse. 

Elle a relevé que de nombreux départements « sanctionnent à hauteur de 80 à 100 % dès le premier manquement ».

Fin septembre, le Conseil d’État a rejeté les requêtes en annulation déposées par des syndicats et des associations contre le décret modifiant le régime de sanctions. 

Parmi les griefs figurait notamment le délai de dix jours laissé pour contester une décision de suspension.

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Vendée : profanation et apologie du terrorisme à l’église de Soullans

DDP / Unsplash

Plusieurs adolescents ont diffusé, dimanche 4 octobre dans l’après-midi, un morceau de rap faisant l’apologie du terrorisme à l’intérieur de l’église Saint-Hilaire de Soullans, en Vendée. 

Les faits se sont produits quelques heures après la messe.

Une vidéo de la scène, largement relayée sur les réseaux sociaux mardi 6 octobre, les montre en train de faire retentir, via une enceinte portable, le titre « MRH » du rappeur Boro700. 

 

Les paroles contiennent des références à Mohamed Merah, à l’attentat du Bataclan — avec la formule « je l’ai shooté à l’œil » —, à Salah Abdeslam et à Allah.

 

Des dégâts matériels limités ont été constatés sur place : des objets renversés et des traces de brûlures sur des bancs.

Le diocèse de Luçon a qualifié ces actes de « profanation » et d’« atteinte grave à un lieu de culte et à la sérénité de la communauté paroissiale », et a exprimé « sa tristesse et sa réprobation ». 

L’église est fermée par précaution jusqu’à nouvel ordre et les célébrations sont suspendues. 

Une messe de réparation sera célébrée le lundi 12 octobre à 19 heures, présidée par Mgr Renauld de Dinechin, évêque de Luçon.

 

Le parquet de La Roche-sur-Yon a ouvert une enquête pour apologie du terrorisme. 

La mairie de Soullans, qui a déposé plainte, a déclaré que « les agissements constatés sont inappropriés et ne peuvent être banalisés ».

 

La paroisse, le diocèse, la mairie et la gendarmerie collaborent pour faire la lumière sur les faits.

 Le diocèse invite à « ne céder ni à l’amalgame ni à l’esprit de vengeance ».


 

 

 

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