mardi 13 octobre 2026

BLOCUS LYCÉENS : À AUBAGNE ON PARLE DE " VIOLENCE DÉBRIDÉE " ............

 

[ÉDITO] 

Des blocus lycéens au collège d’Aubagne, « violence débridée » à l’école

 

 

 
Pour Aubagne, on préfère parler de « tuerie à l’américaine », cela incrimine vaguement Trump.
 Qui peut jurer pourtant que le garçon n’a pas été désinhibé par le spectacles des enseignants caillassés ? 
©Miguel MEDINA / AFP
©Miguel MEDINA / AFP

Ce matin, à Aubagne, le principal d’un collège et des professeurs ont été atteints par les tirs au fusil d'un adolescent de 14 ans. 

 

On nous répète sur tous les tons que ce n’est pas lié aux huit personnels de l’Éducation nationale blessés ce lundi (à Paris, en particulier, une proviseur a été projetée au sol tandis que l’on jetait des œufs sur elle), qui se rajoutent aux cent autres comptabilisés la semaine dernière.

 

Forcément, LFI, à la manœuvre des blocus lycéens, ne veut pas endosser cette affaire.

 On préfère parler de « tuerie à l’américaine », cela incrimine vaguement Trump, on préfère ça !

 

Sans doute l’établissement d’Aubagne, n’étant pas un lycée, ne faisait-il pas l’objet d’un blocus… mais la concomitance des faits est troublante ! 

Qui peut jurer que le garçon n’a pas été désinhibé, inspiré par le spectacles de ces enseignants caillassés par leurs élèves ?

 Le ministre de l’Éducation nationale a déclaré, s’agissant de cette « violence débridée » que « l’école ne pouvait pas tout ».

 

Ce toupet 

Ce toupet. Depuis que l’Instruction est devenue l'Éducation nationale, l’État n’a cessé d’étendre son emprise sur les enfants, évinçant chaque jour un peu plus les familles. 

Et il se dédouanerait maintenant de ce qui se passe entre ses murs ?

 

Des dizaines d’années que la gauche a la main sur les écoliers, s’en sert de cobaye pour ses expériences d’apprenti-sorcier. Les parents sont trop méchants, trop sévères, trop autoritaires, trop toxiques … Vipère au Poing figure toujours dans les listes de l’Éducation nationale alors même qu’il est désormais établi que son auteur, Hervé Bazin n’était qu’un mythomane doublé d’un imposteur. 

 

Pour sa photo officielle, Emmanuel Macron avait choisi trois livres, posés sur son bureau.

 Parmi ceux-ci Les Nourritures terrestres d’André Gide, avec son célèbre « Famille je vous hais ».

 Comme disait Vincent Peillon, il fallait arracher l’enfant de son déterminisme familial, et l'État s'en est donné les moyens : l’école à la maison a été quasiment interdite.

 Les écoles sous contrat ont été contrôlées comme jamais, le moindre signe de croix y a été contesté, les écoles hors contrat ont été quant à elles persécutées.

 Et pendant que les inspecteurs étaient occupés, l’école publique a sombré. 

La destruction soixante-huitarde s’est combinée à la dissolution migratoire pour l’achever.

Et les quelques ministres vaguement de droite qui sont passés se sont écrasés. On voit le résultat.

 Des années que ces écoles enseignent à marche forcée le vivre-ensemble mais entre harcèlement et blocus, les cours de récréation font figure de camps retranchés.

 Quant aux résultats scolaires… c’est un désastre : le pisamètre est au plus bas.

 

Qu'ils partent, enfin !

Font-ils leur examen de conscience ? Pas du tout.

 Car pour cela, il faudrait qu’ils en aient une.

 Le mea culpa leur est étranger. 

Alors qu’ils foncent dans le mur, ils accélèrent. Impossible, par exemple, d’échapper au sulfureux programme EVARS.

Une seule solution : qu’ils partent, tous autant qu’ils sont.

 Qu’ils se barrent. 

Qu’ils se tirent. Qu’ils mettent les voiles. 

Qu’ils prennent leurs cliques et leurs claques, qu’ils déguerpissent, à pied, à cheval, en voiture, à dos de Mammouth, puisque c’est le surnom de leur ministère.

 Mais surtout, qu’on ne les revoit jamais.

 Ils ont tout raté. Livré l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur à une idéologie d'extrême-gauche qui séquestre nos enfants depuis trop longtemps.

Dire qu'en plus ce mois-ci est celui de l'anniversaire des meurtres de Samuel Paty et Dominique Bernard.

 

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Par Gabrielle Cluzel
Directrice de la rédaction de BV, éditorialiste
 
 

 

 

 

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