TRIBUNES LIBRES !
Pendant que LFI a l’antisémitisme décomplexé, le RN continue de virer ses militants
On connaît tous l’antisémitisme maquillé en antisionisme des principaux leaders de LFI, de Mélenchon à Rima Hassan, sans oublier Thomas Portes, David Guiraud, Ersilia Soudais, pour ne parler que des plus en pointe.
L’excellent magazine Frontières avait publié un hors-série sur les brebis galeuses de LFI, où des Soraliens et des musulmans tenaient ouvertement des propos antisémites bien plus marqués que ceux attribués à Jordan Bardella.
En quelques heures, on a appris que le 7 octobre, au Parlement européen, à l’occasion d’une cérémonie en hommage aux victimes des attentats du Hamas, Rima Hassan avait jeté par terre et piétiné le drapeau d’Israël, sans la moindre condamnation de l’UE, ni de son groupe
Ce jour, on apprend que Mathilde Panot, obsédée par l’Etat hébreu, a refusé de porter le symbole d’octobre rose, y voyant la marque d’un soutien à Israël.
Pendant ce temps, Libération continue à fouiller les poubelles et prétend avoir trouvé la trace d’écrits de jeunesse de Louis Grégoire, son attaché parlementaire depuis 2020.
Notons que ces écrits datent d’avant son embauche.
Il serait accusé d’apologie du nazisme et d’écrivains collaborationnistes.
Il serait intéressant de savoir ce qu’on appelle apologie du nazisme.
S’est-il réjoui de la mort des Juifs et de toutes les victimes du régime de Hitler ?
Si cela était le cas, on le saurait.
S’est-il contenté de dire, comme le fait l’AfD, qu’il faut que l’Allemagne sorte de la culpabilité du nazisme, et cesse d’avoir honte d’elle-même ?
On n’en sait rien, mais on sait qu’à partir du moment où on n’écrit pas que des horreurs sur les nazis, on est soupçonné d’en faire la propagande.
Quant à l’apologie d’écrivains collaborationnistes, faut-il rappeler que François Mitterrand, par ailleurs décoré de la Francisque, avait comme livre de chevet des ouvrages de Robert Brasillach, et qu’il ne s’en cachait pas.
Mais le RN préfère épurer que de défendre les siens, même quand d’éventuelles erreurs peuvent provenir de leur jeunesse.
Lui n’a pas eu droit à la même défense que Jordan Bardella, et Franck Alisio a été sommé de se débarrasser de lui au plus vite, pour montrer patte blanche à Libération et à toute la gauche.
Autrement dit, au nom de la dédiabolisation, le RN va continuer à balancer tous les militants exemplaires qui ont choisi d’y militer, à la moindre dénonciation d’un torchon de gauche.
Ils doivent bien rigoler, tous les antisémites de LFI.
Par Joël Locin
ET AUSSI
À qui profite le chaos ?
Quand une contestation lycéenne devient le théâtre d’affrontements politiques, une question s’impose : qui manifeste réellement et au nom de qui ?
Il est des mouvements sociaux dont la légitimité ne saurait être contestée tant leurs revendications sont clairement exprimées et leur représentativité incontestable.
Il en est d’autres qui, sous couvert d’une indignation parfois justifiée, laissent planer de sérieuses interrogations sur leur véritable nature, leurs acteurs et, surtout, les objectifs poursuivis par ceux qui prétendent les soutenir.
Le mouvement dit « lycéen » que connaît actuellement notre pays appartient-il à la première ou à la seconde catégorie ?
La question mérite d’être posée, tant le spectacle offert quotidiennement aux Français semble parfois éloigné de ce que devrait être une mobilisation spontanée de jeunes gens préoccupés par leur avenir scolaire.
Car enfin, où sont les lycéens ?
À regarder certaines images des manifestations, on pourrait légitimement s’interroger sur la proportion réelle d’élèves parmi les participants.
Certes, des lycéens manifestent, parfois nombreux. Nul ne saurait le nier.
Mais ils côtoient également une population extérieure au monde scolaire, composée d’étudiants, de militants politiques, de syndicalistes et d’individus dont les motivations semblent parfois bien étrangères aux préoccupations éducatives.
Et que dire de ces groupes vêtus de noir, le visage dissimulé, dont l’apparence et parfois les méthodes évoquent celles des black blocs ?
Ceux-là ne viennent manifestement pas réclamer quelques professeurs supplémentaires ou dénoncer les imperfections de Parcoursup.
Ils viennent, lorsqu’ils se livrent aux violences constatées, affronter les forces de l’ordre, dégrader les équipements publics et transformer la rue en terrain d’affrontement.
Les chiffres eux-mêmes méritent qu’on s’y attarde.
Le 1er octobre, sur quelque 3 700 lycées français, 1 027 établissements étaient concernés par le mouvement, mais seulement 222 faisaient l’objet d’un blocage.
Autrement dit, à peine 6 % des lycées étaient effectivement bloqués.
Le 9 octobre, 141 établissements demeuraient fermés, soit moins de 4 % du total national. Plus de 96 % des lycées étaient donc ouverts.
Quant aux manifestations, elles rassemblaient, selon le ministère de l’Intérieur, 266 000 personnes le 6 octobre, puis 71 500 deux jours plus tard.
Une diminution considérable, même si ces chiffres ne permettent pas de mesurer précisément le nombre de lycéens présents.
Rappelons au passage que la France compte 2,5 millions de lycéens, ce qui permet de relativiser le nombre des participants.
Et c’est précisément là que réside toute l’ambiguïté : combien de lycéens participent réellement à ce mouvement ?
Combien soutiennent les blocages ?
Combien, au contraire, les subissent en silence ?
Un établissement bloqué par quelques dizaines d’individus ne signifie nullement que ses centaines d’élèves adhèrent au mouvement.
Pourtant, l’image d’un portail fermé suffit souvent à donner l’impression d’une jeunesse unanimement révoltée.
UNE JEUNESSE EN COLÈRE OU UNE COLÈRE CONFISQUÉE ?
Il serait absurde de prétendre que notre système éducatif ne souffre d’aucune insuffisance.
Mais entre réclamer de meilleures conditions d’enseignement et transformer les abords des lycées en foyers d’agitation permanente, il existe une différence fondamentale.
C’est précisément dans cet espace que s’engouffrent les organisations politiques toujours promptes à récupérer la moindre contestation.
Au premier rang desquelles figure La France insoumise, dont les prises de position et le soutien au mouvement suscitent une question : cherche-t-elle prioritairement à améliorer les conditions d’enseignement ou à faire de cette mobilisation un instrument supplémentaire de confrontation avec le pouvoir ?
La distinction n’est pas anodine.
Car si la liberté de manifester constitue un droit fondamental, elle ne saurait devenir le prétexte à l’intimidation, à la destruction ou à la violence.
Pas davantage qu’elle ne devrait permettre à des organisations politiques de se substituer à ceux dont elles prétendent porter les revendications.
L’instrumentalisation de la jeunesse n’est certes pas une invention contemporaine.
L’histoire politique française en offre suffisamment d’exemples pour que nous sachions reconnaître les dangers d’une confusion entre contestation sociale et stratégie partisane.
UN POUVOIR D’UNE ÉTRANGE PUSILLANIMITÉ
Face à ces désordres, l’attitude du pouvoir ne laisse pas d’interroger.
Comment expliquer qu’un État disposant d’institutions solides, de forces de sécurité nombreuses et d’un arsenal juridique considérable donne si souvent le sentiment de subir les événements plutôt que de les maîtriser ?
Certes, des interpellations ont lieu, parfois massivement. Mais que deviennent-elles ?
Combien débouchent sur des poursuites, combien sur des condamnations effectives et combien sur des sanctions réellement exécutées ?
Ces chiffres devraient être rendus publics avec la même célérité que les bilans des manifestations.
Car l’impression d’impunité, lorsqu’elle s’installe, devient presque aussi dangereuse que l’impunité elle-même.
Parallèlement, les forces de l’ordre, chargées de protéger les personnes et les biens, se trouvent placées dans une situation particulièrement délicate.
Elles doivent faire respecter la loi, parfois dans des circonstances extrêmement violentes, tout en sachant que le moindre usage disproportionné de la force peut engager leur responsabilité.
Or cette autorité semble aujourd’hui singulièrement hésitante.
Faiblesse politique, incapacité à anticiper ou calcul plus subtil ?
La question peut paraître provocatrice.
Elle mérite néanmoins d’être formulée, sans pour autant transformer une interrogation en accusation.
ET SI LE DÉSORDRE DEVENAIT UN INSTRUMENT POLITIQUE ?
Dans un peu plus de six mois, les Français seront appelés à élire leur prochain Président de la République.
Les 18 avril et 2 mai 2027, le corps électoral aura l’occasion de se prononcer sur l’avenir du pays, après des années de tensions politiques, de difficultés économiques et de fractures sociales.
Dans ce contexte, les troubles actuels ne peuvent être totalement dissociés du climat préélectoral.
Un pouvoir affaibli pourrait-il être tenté de tirer politiquement profit d’un désordre qu’il ne parvient pas à maîtriser ?
On pourrait ainsi imaginer qu’une aggravation des violences conduise l’exécutif à envisager des mesures exceptionnelles, voire, si les conditions légales étaient réunies, à recourir à l’état d’urgence.
Le retentissement politique d’une telle décision serait considérable.
Car la peur est un puissant ressort électoral. On l’a bien vu à l’occasion du covid.
Dans une société inquiète, confrontée à des images répétées d’affrontements, de destructions et de violences, la recherche de sécurité peut finir par supplanter toutes les autres considérations.
Et l’on pourrait alors assister à ce paradoxe : un pouvoir contesté pour son incapacité à maintenir l’ordre se présenterait comme le rempart indispensable contre le désordre.
Ceux qui n’auraient pas su prévenir la crise prétendraient alors être les seuls capables d’en protéger les Français.
L’histoire politique nous enseigne que les circonstances exceptionnelles peuvent profondément modifier les comportements électoraux.
Il serait donc imprudent d’exclure que les troubles actuels, s’ils devaient s’aggraver, puissent peser sur la prochaine échéance présidentielle.
LE RASSEMBLEMENT NATIONAL, UNE NOUVELLE FOIS ÉCARTÉ ?
Cette perspective pose inévitablement la question du Rassemblement national.
Alors que les enquêtes d’opinion lui accordent une nette victoire, une modification brutale du climat politique pourrait le priver et priver la France de ce gain.
Les Français pourraient-ils, sous l’effet d’une inquiétude grandissante, privilégier d’autres choix que ceux qu’ils expriment aujourd’hui dans les sondages ?
Il serait pour le moins préoccupant que les violences de minorités agissantes finissent par détourner la campagne présidentielle de ses véritables enjeux.
LA FRANCE MÉRITE MIEUX QUE LE CHAOS
Au fond, la question dépasse largement celle des lycéens.
Elle concerne notre conception de la démocratie, de l’autorité publique et du respect de la volonté populaire.
Une minorité, aussi déterminée soit-elle, ne saurait s’arroger le droit de parler au nom d’une majorité silencieuse.
Pas davantage qu’un mouvement social ne devrait devenir l’instrument d’une entreprise de déstabilisation politique.
Les lycéens ont parfaitement le droit de revendiquer, de protester et de manifester.
Mais ils ont aussi celui d’étudier, de préparer leurs examens et de construire leur avenir sans subir les pressions de groupes qui prétendent décider à leur place.
Quant au pouvoir, sa première responsabilité consiste à garantir simultanément la liberté de manifester et la liberté de ne pas manifester, la sécurité des citoyens et le respect de la loi, la tranquillité du pays.
Il serait temps que cette évidence retrouve toute sa place.
Notre nation a besoin de clarté, d’autorité légitime et de responsabilité.
Car la démocratie ne se mesure ni au nombre de barricades dressées ni à la violence des slogans scandés.
Elle se mesure à la liberté des citoyens de choisir leur destin.
Et ce choix doit appartenir aux Français, à tous les Français, non à ceux qui prétendent gouverner la rue par le chaos.
Par Jean-Jacques Fifre


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire