lundi 12 octobre 2026

LE BILLET POLITIQUE ; MÉLENCHON, SA MAJESTÉ PÉTOCHARD 1er ! ( DOMINIQUE LABARRIÈRE. )

 

Mélenchon, Sa Majesté 

Pétochard Iᵉʳ

Le billet sarcastique de Dominique Labarrière


Mélenchon, Sa Majesté Pétochard Iᵉʳ
A gauche, Jean-Luc Mélenchon en déplacement dans le Puy-de-Dôme, le 10 octobre 2026. A droite, Raphaël Glucksmann invité du journal télévisé de France 2 le 10 octobre © Stéphane Lemouton/SIPA / Capture France TV.

Quand ce n’est pas le vote communautariste, c’est la jeunesse qu’il racole ! 

Le leader de l’extrême gauche a offert le droit de vote dès 16 ans, lors d’un rassemblement dans le Puy-de-Dôme ce week-end. 

Pendant ce temps, son adversaire à gauche, Raphaël Glucksmann, dont il se moquait du patronyme il y a peu de temps, élimine la concurrence en étant élu au premier tour à plus de 66% à la primaire des socialistes.


« Phénomène prodigieux de pusillanimité morale et de défaillance. » 

Bien qu’il ne lui soit nullement attribué, ce portrait d’un écrivain à la plume cinglante va à M. Mélenchon comme un gant, comme une seconde peau.

Le secret des secrets de la stratégie politique choisie par le leader de La France insoumise ne serait-il pas à chercher dans une forme de peur, probablement inconsciente, qui le pousserait à toujours caresser dans le sens du poil, à servir la soupe à ce qui, au fond, lui flanque la pétoche ? 

Je veux dire les jeunes et la banlieue, et dans la banlieue, plus spécifiquement ce qu’on appelle la rue arabe.

 

Complaisance pro-sauvageons

Dernière trouvaille de léchouille pro-d’jeunes : le droit de vote à seize ans. 

Proposition du jour, puisqu’elle a été très officiellement lancée ce dimanche lors d’un meeting à Clermont-Ferrand. (Doit-on s’attendre, puisqu’il reste tout de même sept mois avant les élections, à ce qu’on finisse avec une proposition de vote dès la sortie de la maternelle ?

Nul ne peut l’exclure).

Cette ouverture du droit de vote à la sortie, non de la maternelle, mais de l’acné, vient s’ajouter au soutien bouche bée du guide suprême des Insoumis pour le mouvement des écoliers et leurs innocentes marrades incendiaires de gentils sauvageons malmenés par la puberté.

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Pourquoi une telle complaisance, pourquoi donner à ce point dans la démagogie la plus glauque ?

 Parce que la peur est là, qui dicte sa soumission. 

Oui, l’Insoumis Mélenchon, Mesdames et Messieurs, est soumis à la peur. 

À la pétoche, à la trouille.

 La peur panique de se mettre à dos ces jeunes si peu contrôlables, de ne pas être assez aimé d’eux.

 Ramper, se vautrer, s’aplatir dans l’espoir fou de glaner un peu d’amour de jeunesse. 

(Enfin, pas « amour de jeunesse » comme le premier patin d’enfer échangé à la sortie du cours de Mââme Michu portant sur l’éveil sexuel, mais l’amour accordé par la jeunesse. 

Vous l’aurez compris.) Oui, la trouille, car la jeunesse peut devenir menaçante, dangereuse. 

On le voit aujourd’hui et M. Mélenchon le voit également. 

Tout comme la rue arabe, qui elle aussi peut facilement verser dans le très regrettable, voire le sanglant.

 Cela s’est vu, nul ne l’ignore…

 

Flics lives matter !

Ce qui n’est pas le cas de la police, voyez-vous. 

Elle est tenue de se contenir, de garder pour elle les envies de coups de pied au cul et de baffes que peuvent lui inspirer les insultes, les crachats, les slogans assassins, la haine déversée à jet continu par la Mélenchonnerie et les autres cliques du même tonneau. 

À taper et taper encore sur les flics, sur les gendarmes, et désormais sur les pompiers, on ne court aucun risque. Aucun. 

Voilà la grande et forte différence. 

Et c’est bien pour cela — et cela seulement — que M. Mélenchon et ses affidés s’en donnent à cœur joie. 

Ne nous y trompons pas.

 

Cette sourde pétoche lovée au tréfonds de leur conscience est de même nature que celle qui avait conduit M. Macron, le président de la République, à ne pas s’associer à la marche contre l’antisémitisme en réponse à la barbarie sans nom du 7-Octobre.

 En la circonstance, du côté de l’Élysée : la peur de fâcher la rue arabe.

 À l’évidence, avec M. Mélenchon, nous sommes dans le même registre des profondeurs de l’inconscient, là où se love la racine bien pourrie de ces démagogies pathétiques.

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« Phénomène prodigieux de pusillanimité morale et de défaillance », citais-je en début de billet. 

Oui, ce portrait colle parfaitement à M. Mélenchon.

 En fait, cette cruauté de plume est due à Barbey d’Aurevilly. 

Elle visait Louis XVI lui-même. Je ne sais si ce compagnonnage ravirait M. Mélenchon…

 À ceci près que si Louis XVI avait peur du peuple, celui-ci lui a donné raison, puisqu’il l’a finalement guillotiné. 

Remarquez, il a guillotiné aussi Robespierre, le grand pote de l’Insoumis. 

Comme quoi, quand on joue avec les allumettes de la violence, bien malin qui peut dire où s’arrêtera l’incendie. 

Et c’est bien davantage cette terrible vérité d’évidence qui devrait flanquer la trouille à Sa Majesté Pétochard Ier.

 

Glucksmann : un petit tour et puis s’en vient
 
Comme on dit dans ces cas-là, ce fut sans appel. Raphaël Glucksmann, le leader du mouvement Place Publique, remporte la primaire socialiste haut la main: 66% des voix.

 C’est donc lui qui défendra les couleurs de ce courant politique lors de la présidentielle prochaine. Bravo, le « stagiaire » ! comme dirait l’impayable Ségolène Royal.
Sa victoire, au soir de cette consultation est celle du courant fermement opposé à tout rapprochement, à toute compromission avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, la France Insoumise. 

Il faudra à l’élu savoir faire preuve de fermeté, d’opiniâtreté pour parvenir à maintenir ses troupes sur cette crête. 

D’autres, parmi les retoqués du présent scrutin, ne manqueront certainement pas de lui savonner la planche en tentant d’entretenir la désunion des troupes autour de cette option stratégique. 

On peut faire confiance pour cela à l’improbable mais toujours volontiers rancunier tandem Ségolène Royal-Olivier Faure.

 Rien de plus normal : au parti de la rose, il a toujours fallu compter avec les épines…  

• DL

 

 


 


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