jeudi 15 octobre 2026

MANIFESTATIONS ET BILAN ! LIRE : ,UNE ANATOMIE SANS CONCESSION DE LA CRISE ..........

 REVUE DE PRESSE !

 

Lecornu : 149 personnels de l’Éducation blessés, « plus lourd bilan »

 

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a indiqué mercredi 14 octobre, lors des questions au gouvernement au Sénat, que 149 personnels de l’Éducation nationale ont été blessés dans le cadre du mouvement lycéen, un total qu’il a qualifié de « plus lourd bilan » pour l’institution. 

Il répondait au président du groupe Les Républicains au Sénat, Mathieu Darnaud, sur la priorité accordée à la sécurité.

Un peu plus tôt, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, invité du Face-à-Face sur BFMTV et RMC, avait déclaré que « 148 personnels de l’Éducation nationale ont été blessés volontairement ». 

Il a précisé que ces personnels « ont été généralement blessés de manière volontaire par des individus, élèves ou non, qui les ont ciblés, à coups de mortiers ou d’objets ».

Sébastien Lecornu a également fait état de 937 policiers et gendarmes blessés depuis le début du mouvement, dont 40 mardi, et de 248 élèves blessés, « bien souvent dans le cadre de violences urbaines », plusieurs grièvement.

 Il a évoqué 200 lycées « dans lesquels la situation est en train de s’enkyster avec une violence inédite ».

Le Premier ministre a reproché à la sénatrice écologiste Mélanie Vogel de n’avoir « pas une seule condamnation de la violence » ni « un mot pour condamner des tirs de mortier sur des salles de classe ». 

Il a redit que le mouvement avait été « instrumentalisé par ses alliés de la France Insoumise » pour des « fins électorales ».

 

Le mouvement a débuté mi-septembre 2026. 

La veille, le ministère dénombrait 147 personnels blessés, dont 20 le lundi précédent, parmi lesquels cinq chefs d’établissement, soit le deuxième bilan quotidien le plus lourd après celui du 1er octobre. 

Le 9 octobre, Édouard Geffray avait annoncé le franchissement du cap des 100 blessés. Il avait alors salué « la qualité et le dévouement remarquables des personnels de direction et l’ensemble des personnels qui ont été victimes d’attaques en protégeant notre bien le plus précieux : l’école ».

Des bilans antérieurs faisaient état de 85 blessés le 7 octobre, de 65 blessés dont 40 proviseurs début octobre, et de 76 élèves et personnels fin septembre. 

Des établissements ont fait l’objet de saccages et d’incendies.

 

             ET AUSSI.    LECTURE !

 

« Plus que Dieu désormais ! » de Philippe Arnon :

 Une anatomie sans concession de la crise civilisationnelle

DR

Dans un ouvrage d’une grande densité intellectuelle, Philippe Arnon dresse le diagnostic d’une civilisation occidentale en décomposition et plaide pour une métanoïa spirituelle.

Préfacé par Guillaume de Thieulloy, l’ouvrage de Philippe Arnon appartient à cette catégorie d’essais qui bousculent les certitudes convenues pour affronter la réalité de notre effondrement civilisationnel.

 L’auteur pose un constat central : la crise contemporaine n’est ni un simple dérèglement politique ni une difficulté économique passagère, mais la manifestation d’un mal spirituel profond qui touche à l’âme de l’homme occidental.

Pour étayer sa thèse, l’ouvrage remonte au Moyen Âge, décrit comme la seule période historique où les hommes ont été unis par une « extase spirituelle collective ». 

`Cette période se caractérisait par une convergence des esprits vers le transcendant.

L’auteur en rappelle les manifestations historiques majeures :

  • L’élan populaire des croisades, incarné par le cri rassembleur « Dieu le veut ! » lors du prêche d’Urbain II en 1095.
  • L’édification des cathédrales, où l’art et l’architecture – à l’image des recherches de l’abbé Suger sur la lumière divine – exprimaient l’humilité et la ferveur des bâtisseurs anonymes.
  • L’épopée de Jeanne d’Arc, perçue comme l’illustration d’une intervention divine au service du salut de la Nation.

 

L’essai retrace ensuite le processus de dissolution de cette unité. 

Philippe Arnon pointe les faiblesses institutionnelles et la corruption de la hiérarchie ecclésiastique, la rupture de la Réforme protestante en 1520, puis le glissement anthropocentrique opéré par l’humanisme de la Renaissance. 

Ce repli de l’homme sur lui-même s’est poursuivi avec le rationalisme cartésien (Cogito ergo sum), la déchristianisation à marche forcée sous la Révolution française, les lois de sécularisation de 1905, ainsi que la montée du positivisme d’Auguste Comte et du libéralisme consumériste.

Arnon démontre clairement à quel point l’expulsion progressive de Dieu du champ social a laissé un vide existentiel immense que la modernité a rempli par un ensemble de dérives.

 L’essai recense minutieusement les symptômes de cette crise, de l’augmentation de la violence urbaine jusqu’à l’effondrement démographique.

Mais Philippe Arnon ne s’arrête pas au constat – et c’est l’une des forces de cet ouvrage -, il esquisse un programme de redressement structuré baptisé le « Grand Déblaiement ». 

 

Ce projet s’articule autour de trois piliers principaux :

  1. La désislamisation et la préservation identitaire, appuyées sur l’interdiction de l’islam en tant que système politique et l’exécution stricte des mesures d’éloignement du territoire national.
  2. Le ressaisissement moral et institutionnel, passant par la restauration de l’autorité parentale, la réforme de la magistrature et l’abandon des lois sociétales jugées déconstructrices.
  3. Une refonte économique, visant à éradiquer la spéculation financière du capitalisme en transformant les entreprises en coopératives gérées directement par leurs salariés – c’est peut être sur ce point que l’ouvrage troublera les lecteurs de droite.

 

Concluant qu’un simple programme politique ne saurait suffire à enrayer la chute, l’auteur achève son ouvrage sur un appel vibrant au réveil spirituel. 

Selon Philippe Arnon, seule une prise de conscience collective, soutenue par le renouveau de la prière et la redécouverte de la beauté transcendantale, permettra à la France d’accomplir un miracle et de retrouver son identité profonde.

Par la radicalité de ses analyses et la rigueur de sa perspective historique, Plus que Dieu désormais ! s’impose comme une contribution majeure au débat sur le destin de la civilisation occidentale.

 

Un livre exigeant et salutaire qui réinterroge avec force la place du sacré au cœur de la cité.

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                        SOURCE :             




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