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Plus de 160 lycées fermés lundi en Île-de-France
Valérie Pécresse, présidente LR de la région Île-de-France, a indiqué dimanche 4 octobre sur Franceinfo TV que plus de 160 lycées publics resteraient fermés lundi à cause des blocages lycéens.
Ce total correspond à plus d’un tiers des 468 établissements de la région.
« Je suis triste parce que je pense à ce tiers de lycéens qui ne va pas avoir cours pendant des semaines », a-t-elle déclaré.
Elle juge que le mouvement a pour but « de tenir jusqu’aux vacances » de la Toussaint, dont le début est fixé au 17 octobre.
À ses yeux, une « logique d’émeute urbaine » a pris le pas sur une « logique de revendications qui sont légitimes ».
« Quand des gens, qui n’ont rien à voir avec le lycée, débarquent cagoulés de noir avec des bidons d’essence et viennent foutre le feu, ça s’appelle une logique d’émeute urbaine », a-t-elle affirmé, y voyant une « manipulation d’un mouvement social ».
La région se portera « partie civile dans chaque procès de casseur », a-t-elle promis, chiffrant les dégâts à sept millions d’euros.
Elle a plaidé pour le « retour au calme » et assuré que sa porte, comme celle du ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, demeuraient « totalement ouvertes ».
« Il y a cette croyance, qui est pour moi absolument fausse, que quand on casse, on obtient gain de cause à la fin, mais ce n’est pas vrai », a-t-elle prévenu, invitant les parents à « responsabiliser » leurs enfants.
Samedi, la préfecture de police de Paris a fait savoir que le mouvement avait donné lieu à 824 interpellations en Île-de-France, 85 % d’entre elles concernant des mineurs.
Dimanche, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé la suspension « totalement ou partiellement » des cours lundi dans « 400 à 500 » lycées où la sécurité n’est pas assurée.
Vingt-quatre établissements ont été « incendiés ou saccagés ».
Loi « casseurs-payeurs » : le gouvernement accélère l’examen au Sénat
Le gouvernement a annoncé dimanche 4 octobre l’inscription à l’ordre du jour du Sénat, dès octobre, de son projet de loi dit « casseurs-payeurs ».
L’annonce intervient en plein mouvement de blocage des lycées, marqué par des violences et d’importants dégâts.
Le texte prévoit de rendre les participants à un attroupement collectivement responsables des dégradations commises, dans la limite de 10 000 euros, sans qu’il soit nécessaire de prouver qu’ils en sont personnellement les auteurs.
Toute personne qui reste volontairement dans un attroupement verra sa responsabilité engagée pour toute dégradation commise.
« Nous voulons aller plus loin » que la loi de 2019, a indiqué l’entourage du Premier ministre.
Le projet, présenté mi-septembre en conseil des ministres, a reçu un avis favorable du Conseil d’État.
Il introduit une exception au principe d’insaisissabilité des aides personnelles au logement et des allocations familiales, afin de permettre le prélèvement des dommages et intérêts.
La députée La France insoumise Clémence Guetté a dénoncé sur RTL une « présomption de culpabilité ».
Le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel a estimé sur BFMTV que « le principe casseur-payeur, d’abord, il faudrait l’appliquer en premier lieu au gouvernement ».

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