La jeunesse ultragauchiste dégénérée veut la peau des vieux !

 

C’est un poncif que de l’écrire, les jeunes, de tout temps, se sont révoltés contre leurs aînés. 

Dans cette révolte, les étudiants n’étaient pas en reste et, déjà, au Moyen Âge, ils se soulevaient régulièrement dans le Quartier Latin, à Paris.

 Il y eut par exemple la Grève de 1229, suite à une sanglante répression autour du prix du vin, et beaucoup d’autres suivirent jusqu’à la sauterie bourgeoise de Mai 68. 

Au XVe siècle, le poète François Villon aurait d’ailleurs participé à des révoltes étudiantes qui mirent fin à ses études.

Oui, la jeunesse a toujours voulu renverser la vieille table, mais il fut un temps où elle le faisait de manière intelligente, tel Victor Hugo déclenchant en 1830 une véritable bataille romantique avec sa pièce Hernani qui défiait les codes du théâtre classique, entrée dans la postérité littéraire sous le nom de « Bataille d’Hernani ».

 

Ainsi, dans ce magma de jeunesse bouillonnante, la vieillesse n’était pas vraiment à la noce, et l’on pouvait lire distinctement l’expression de cette rébellion contre tout ce qui représentait le passé dans les slogans de Mai 68 : « Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi » ; « Les jeunes font l’amour, les vieux font des gestes obscènes » ; « Professeurs, vous êtes vieux, votre culture aussi », sans oublier le très célèbre « Sois jeune et tais-toi ». 

Ces jeunes ont à leur tour vieilli et sont devenus de vieux bourgeois vilipendés en ce moment par des lycéens qui… reprennent leurs slogans !

Toutefois, il n’était jamais question de faire purement et simplement disparaître la vieillesse pour créer une société exclusivement jeune avec ses règles tyranniques, telle qu’on peut en découvrir dans le film de science-fiction dystopique L’Âge de cristal, de Michael Anderson, sorti en 1976 et mettant en scène une société limitant la durée de vie à trente ans.

 

Bien sûr, il y avait bien des jeunes pour vouloir faire la peau aux vieux mais ce n’était pas généralisé à ce point comme aujourd’hui, où les vieux il faudrait presque les tuer, parce qu’ils seraient des « profiteurs », des « oisifs », des « assassins de la planète » et autres bouffées délirantes d’ultragauche. 

Même une petite pimbêche du JDD les accablait récemment sur CNews.

 Le site Atlantico posait d’ailleurs ironiquement la question en 2022 : « Et si pour sauver la planète on tuait les vieux ? ».

https://atlantico.fr/article/decryptage/et-si-pour-sauver-la-planete-on-tuait-les-vieux-benoit-rayski

 

On en est arrivé là à force d’accabler le passé. Le syllogisme devient alors évident : le passé est mauvais, les vieux appartiennent au passé donc ils sont mauvais.

 Désormais, on ne parle même plus de conflits intergénérationnels mais de « guerre générationnelle », c’est dire ! 

Ceux qui ne sont pas jeunes subissent par conséquent une haine même plus dissimulée de la part d’individus fanatisés et, osons le mot, écervelés et qui n’en sont que plus dangereux.

 D’où la montée en puissance de leur violence.

 

Ces jeunes-là ne vivent que dans l’immédiateté et n’ont pour ainsi dire aucune mémoire saine, puisqu’ils n’ajoutent foi qu’à leurs fantasmes du passé, un passé noir, raciste, écocide, égoïste, etc.

 Inutile de leur démontrer que c’est faux, ils ne vous écouteront non seulement pas mais seront incapables de le faire, conditionnés qu’ils sont depuis des années au rejet dudit passé. Ajoutons qu’ils ont un fonctionnement « intellectuel » sectaire et le portrait sera complet.

 

Pire, comme ils refusent de faire des enfants, c’est le serpent qui se mord la queue puisque, par voie de conséquence, les vieux deviennent plus nombreux et les jeunes, moins nombreux. 

Parce que ces jeunes considèrent que faire des enfants, c’est criminel envers la planète ! 

Donc, ils sont pour l’abolition du genre humain, mais pas n’importe quel genre, ce serait trop facile : le genre blanc, car les autres, qui copulent pourtant allègrement et se multiplient à foison, ceux-là sont sacrés pour cette jeunesse quelque peu dégénérée, au sens de « celui qui a perdu ses qualités », suivant une définition du dictionnaire Antidote.

Et tandis qu’ils sont choyés par un pouvoir qui, s’ils avaient été des Gilets jaunes, les aurait littéralement massacrés, ces petits jeunes urbains égocentriques – tous privilégiés par rapport à la jeunesse rurale qui, elle, respecte encore ses aînés – hurlent à la répression patriarcale qui les empêcherait de vivre comme ils l’entendent, c’est-à-dire sous une dictature wokiste digne de Mao et Staline réunis.

 

Mais si vivre, pour eux, c’est exterminer une partie de la population jugée trop vieille, alors oui, on va avoir un sacré problème car nous n’avons pas envie de crever, nous les « vieux », pour une horde détraquée, au cerveau lavé par une idéologie nihiliste rejetant tout le passé. 

Or, sans passé il n’est pas d’avenir, c’est là aussi un poncif mais qu’il est cependant bon de rappeler.  

« La mémoire est l’avenir du passé », disait encore Paul Valéry. Hélas, de mémoire ils ne veulent point, ces jeunes bouffis d’une haine de soi rejaillissant immanquablement sur leurs aînés, responsables au moins de leur naissance…