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Certains mots à la mode en disent long sur l’état de vacuité du personnel politique. Ainsi, les socialistes avaient promu l’expression « boîte à outils », ressortie à toutes les sauces durant le règne de François Hollande.
C’est désormais l’expression « loi intégrale » qui peine à cacher la misère du législateur.
Après la loi intégrale contre les violences faites aux femmes, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet s’est prononcée pour une « loi intégrale pour la jeunesse ».
L’élue macroniste a fustigé une éducation « très anxiogène, qui base la réussite sur le niveau en mathématiques ou en français ». En effet, jusqu’à preuve du contraire, le niveau de jeu vidéo ne compte pas à l’école et ce sont plutôt les résultats et l’attitude qui priment…
Cette régression soixante-huitarde d’une des figures de proue du macronisme illustre à elle seule l’état de déliquescence d’une « élite » bas du front.
La même présidente estime qu’il faut passer moins de temps à l’école pour que les enfants aient accès à la culture… Oubliant probablement que le premier lieu pour se cultiver est bel et bien l’école.
Mais revenons à la loi intégrale. Qu’est-ce qu’une loi intégrale ? Cela n’existe pas.
En France, il existe les lois ordinaires et les lois organiques.
Le terme « loi intégrale » est un artifice pour dire à l’électeur que l’on va traiter le problème dans sa totalité. C’est évidemment faux, mais c’est surtout très audacieux venant d’un pouvoir qui n’arrive à peu près à rien depuis bientôt dix ans.
Autre expression qui prend de l’importance : la « règle d’or », notamment en matière budgétaire. Il s’agirait d’une règle à respecter à tout prix…
Témoignant de facto du caractère inférieur, voire futile, des autres règles.
L’incontinence de la communication politique et le recours systématique à ces artifices linguistiques témoignent plus généralement d’une incapacité à affirmer et imposer une règle et à répondre aux besoins réels des Français.

PAR Olivier Frèrejacques
Président de Liberté politique |
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