REVUE DE PRESSE
Projet d’attentat déjoué contre le Louvre :
la France, ce « pays de mécréants »

Un travail de terrain mené par les forces de l’ordre qui permet d’éviter le pire.
Ce 11 mai, Dhafer M., un ressortissant tunisien de 27 ans, a été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placé en détention provisoire.
En situation irrégulière, l’individu est soupçonné d’avoir fomenté un projet d’attentat contre le musée du Louvre ainsi que contre la communauté juive du XVIe arrondissement de Paris, nous apprend Le Monde.
Il aurait également envisagé de rejoindre les rangs de l’État islamique en Syrie ou au Mozambique.
Dans l’une de ses conversations avec des contacts liés à la mouvance djihadistes, il aurait confié « regretter d’avoir émigré en France, un pays de "kouffars" [« mécréants », NDLR] ».
Arrivé via Lampedusa
Arrivé en France en 2022 via Lampedusa (Italie), Dhafer M. séjourne clandestinement en France sans être inquiété par les autorités jusqu’au 28 avril dernier.
Ce jour-là, au détour d’un contrôle de police, il est interpellé au volant d’une voiture avec un faux permis.
Placé en garde à vue, il est ensuite envoyé dans un centre de rétention administrative (CRA).
Mais après neuf jours de rétention, la Justice ordonne sa remise en liberté.
C’est l’exploitation de son téléphone portable qui permettra aux policiers de la DGSI de l’interpeller à nouveau à sa sortie du CRA.
Dans ses photos, les fonctionnaires de police ont notamment trouvé de nombreuses vidéos de propagande djihadiste ainsi que des images d’armes à feu et de couteaux.
Sur ses réseaux sociaux, il se présente avec une photo de combattant de l’État islamique.
Une vidéo est également découverte dans laquelle il semble prêter allégeance à Daech.
Et dans son historique, on trouve des recherches sur la fabrication d’explosifs ainsi que des conversations dans lesquelles il évoque ses projets mortifères.
Mis en examen par un juge antiterroriste, Dhafer M. conteste les faits de projet terroriste.
Un profil récurrent
Ce n'est pas la première fois que les autorités se retrouvent face à ce type de profil avant ou parfois malheureusement après le passage à l'acte.
Le profil de Dhafer M. et certains de ses propos ne sont pas sans rappeler les déclarations d’un certain Brahim Aouissaoui, ressortissant tunisien, aussi né en 1999 et arrivé en France en 2020, également via Lampedusa.
L'homme reconnu coupable de l'attentat de la basilique de Nice en 2020 en première instance - il a fait appel de cette décision de justice - avait, lui aussi, affirmé vouloir frappé la France, un « pays de mécréants et de chiens ».
En 2021, c’est un clandestin marocain qui avait été expulsé manu militari par les autorités après avoir déclaré, dans un supermarché des Alpes-Maritimes : « Je vais décapiter la tête d’un gendarme et la déposer devant le magasin ou devant une gendarmerie. »
Un an et demi plus tôt, l’individu, arrivé illégalement en France, avait été contrôlé dans le Var avec un couteau à cran d’arrêt et une boîte de lames dans les poches.
Devant les policiers, il avait alors expliqué : « La France est un pays de mécréants qui ne méritent pas le respect dans le monde. »
On peut également citer le profil du terroriste de l’attentat de Romans-sur-Isère (Drôme), en 2020, arrivé en France avec le statut de réfugié politique.
Soudanais d’origine, accueilli par la France avec un titre de séjour de dix ans, il se plaignait, dans des documents retrouvés à son domicile, de « vivre dans un pays de mécréants ».
Combien d'autres individus encore, installés en France, haïssent à ce point notre pays ?
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