samedi 2 mai 2026

HOMICIDES : LA FRANCE DE MACRON DANS LE PELOTON DE TÊTE DE L' EUROPE OCCIDENTALE !

 

 


REVUE DE PRESSE !

Eurostat publie les chiffres 2024 de la criminalité

 en Europe : la France ne peut plus se cacher

L’office statistique européen Eurostat a publié, le 29 avril 2026, sa mise à jour annuelle des données de criminalité enregistrée par les polices nationales pour l’année 2024. 

Une publication harmonisée selon la Classification internationale des crimes (ICCS), couvrant les 27 États membres et plusieurs pays associés. Le document est austère, technique, dépouillé de tout commentaire éditorial. Sa lecture, en revanche, est tout sauf neutre. 

Et pour la France, elle est cinglante. 

Tandis que la moyenne européenne témoigne d’une lente amélioration sur la décennie écoulée, l’Hexagone fait, sur la quasi-totalité des indicateurs de violence grave, le chemin inverse de ses voisins.

 Les chiffres ont commencé à circuler grâce à des analystes de données qui les ont mis en perspective ; ils mériteraient désormais que la classe politique française daigne les regarder en face.

 

 

Homicides : la France dans le peloton de tête en Europe occidentale

Selon le décompte global publié par Eurostat, l’Union européenne a enregistré 3 953 homicides volontaires en 2024, en hausse de 1,4 % par rapport à 2023. Le mouvement est ascendant dans seize des vingt-sept États membres.

 Mais c’est lorsqu’on examine les taux pour cent mille habitants — calcul indispensable pour comparer des pays aux populations très différentes — que la situation française devient inconfortable. 

 

D’après la compilation effectuée par le compte spécialisé Marc Vanguard à partir des données Eurostat, la France se situe à environ 1,28 homicide pour cent mille habitants en 2024, l’un des taux les plus élevés d’Europe occidentale. 

Seules la Belgique (1,40) et la Finlande (1,78) la devancent parmi les grands pays de l’Ouest du continent. 

Le contraste avec les voisins immédiats est saisissant : le taux français serait 2,2 fois plus élevé qu’en Italie (0,57), 1,5 fois plus élevé qu’en Allemagne (0,83), 1,8 fois plus élevé qu’en Espagne (0,72) et 2,5 fois plus élevé qu’en Suisse (0,50).

 

Ces taux relatifs viennent confirmer ce qu’Eurostat avait déjà indiqué noir sur blanc l’an dernier au sujet de l’année 2023 : la France était alors le pays de l’Union ayant enregistré le plus grand nombre absolu d’homicides volontaires (887), loin devant l’Allemagne (661) et l’Italie (338), avec également la plus forte hausse en valeur absolue (+66 meurtres en un an).

 On peut toujours, comme certains commentateurs n’y manqueront pas, invoquer les différences méthodologiques entre polices nationales pour relativiser les classements absolus. L’argument est légitime — Eurostat le rappelle elle-même — mais il a ses limites. 

Quand un pays affiche, année après année, des taux deux à trois fois supérieurs à ceux de pays comparables et frontaliers, le biais de méthode n’explique plus rien.

 

Le décrochage français : +21 % en sept ans, quand le reste de l’Europe baisse

Le constat le plus alarmant dressé par le thread n’est pourtant pas le niveau actuel : c’est la trajectoire. 

Sur la période 2017-2024, le taux d’homicides français aurait progressé de 21 % selon les calculs publiés. 

Dans le même temps, la moyenne de l’Union européenne hors France aurait reculé d’environ 11 %. 

Autrement dit, pendant que nos voisins faisaient massivement reculer leurs courbes — l’Italie a quasiment divisé par deux son sentiment d’insécurité de quartier sur la décennie, comme l’a confirmé une autre publication Eurostat la semaine précédente —, la France remontait à contre-courant la pente européenne.

Cette divergence se traduit par un déclassement sec dans la hiérarchie continentale. Il y a une dizaine d’années, la France figurait à la quinzième place sur trente-trois pays européens pour le taux d’homicides, soit légèrement au-dessus de la moyenne. 

Aujourd’hui, elle se classerait au huitième rang, avec un taux supérieur d’environ 60 % à la moyenne du reste du continent. 

Ce mouvement n’est pas anecdotique : il signe le décrochage d’un pays qui était hier dans la moyenne occidentale et qui se rapproche désormais des configurations propres à l’Europe orientale ou aux Balkans en matière de violences extrêmes.

 

Tentatives d’homicide, violences physiques, viols : la même tendance partout

L’examen des autres indicateurs ne fait que confirmer la singularité française. 

Sur les tentatives d’homicide enregistrées par les polices entre 2017 et 2024, aucune autre grande nation d’Europe occidentale n’enregistre une progression comparable à celle de la France. Idem pour les violences physiques : la hausse française figure parmi les plus marquées du continent.

 Quant aux viols, le thread retient un chiffre vertigineux pour la France — environ +171 % depuis la période de référence —, en assortissant honnêtement cette donnée d’un avertissement méthodologique : les définitions juridiques du viol et la propension à porter plainte varient considérablement selon les pays.

 Eurostat, pour la moyenne UE, mesure une hausse de 150,4 % du nombre de viols enregistrés sur dix ans (2014-2024), avec 98 190 viols comptabilisés pour la seule année 2024, et 256 302 violences sexuelles tous types confondus.

L’objection rituelle voulant que cette envolée ne reflète qu’une amélioration de la dénonciation et du recueil ne tient pas, dans le cas français, à l’examen comparatif. 

Si l’augmentation du nombre de plaintes était le seul facteur, on observerait des progressions parallèles en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Italie, où les politiques publiques en faveur des victimes ont pourtant été tout aussi volontaristes.

 Or, ce n’est pas le cas. 

La France se distingue, et elle se distingue mal.

 

Le seul indicateur où la France n’est pas la pire : les vols et cambriolages

Pour les atteintes aux biens, le constat est plus nuancé, et il est juste de le souligner. 

Les vols enregistrés sont en baisse générale en Europe en 2024 — moins 2 % au niveau de l’Union par rapport à 2023 — et la France se situe dans la moyenne continentale.

 Les cambriolages reculent également (-2,6 % à l’échelle de l’UE), mais leur baisse est moins marquée en France qu’ailleurs. 

Les vols à main armée diminuent eux aussi de 4 % à l’échelle européenne.

 La France n’est donc pas, sur ces indicateurs-là, la mauvaise élève absolue. 

Mais une analyse fine montre qu’elle décroche relativement, là encore, sur la dynamique : les pays qui amélioraient déjà leur situation continuent à l’améliorer, plus vite. Pendant que la France stagne ou recule plus lentement.

 

Au-delà d’Eurostat : ressenti, terrorisme, attractivité touristique

Les données policières harmonisées ne sont qu’une facette du problème

. Le thread rappelle plusieurs autres indicateurs convergents qui méritent d’être mentionnés.

 La France et la Belgique figurent en tête des pays européens pour le nombre de victimes d’attentats islamistes sur la dernière décennie.

 L’enquête Numbeo, qui mesure le ressenti d’insécurité auprès des populations, place régulièrement la France au premier rang des grands pays européens pour ce critère.

 La Fundamental Rights Survey de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne situe la prévalence des victimes de violences en France parmi les plus élevées d’Europe occidentale. 

Enfin, le célèbre classement Safe-Xplore, repris par les services consulaires américains, fait désormais de Paris la deuxième capitale européenne la plus dangereuse, derrière Londres. 

Plus parlant encore : les autorités australiennes ont aligné, dans leurs conseils aux voyageurs, le niveau de vigilance recommandé pour la France sur celui du Kosovo — risque terroriste, manifestations violentes, criminalité opportuniste.

Aucun de ces indicateurs n’a, isolément, valeur de preuve. 

Mais leur convergence pose une question politique de premier ordre : une grande nation occidentale, riche, dotée d’une administration centralisée puissante, peut-elle plus longtemps se satisfaire d’être perçue, par les statistiques objectives comme par les regards extérieurs, comme l’un des pays les moins sûrs d’Europe de l’Ouest ?

 

À vingt mois d’une élection présidentielle, ces données devraient faire l’objet d’un débat public sérieux. 

Elles ne sont pas idéologiques : elles sont fournies par les autorités françaises elles-mêmes, retraitées par les statisticiens européens, et publiées en accès libre. 

Elles ne renvoient à aucun « ressenti » nourri par les chaînes d’information, mais à des faits constatés par les services de police et de gendarmerie sur le territoire national. 

Elles ne disent rien d’idéologique non plus sur la cause des phénomènes — il appartient aux responsables politiques, aux chercheurs et aux journalistes d’éclairer les liens éventuels avec les politiques migratoires, urbaines, judiciaires ou éducatives menées depuis trente ans.

 

Mais elles disent une chose, fermement : la France s’éloigne de ses voisins.

 Sur les indicateurs qui concernent le plus directement la vie et l’intégrité physique des populations — homicides, tentatives d’homicide, violences, viols —, l’écart se creuse au lieu de se résorber.

 Une politique publique digne de ce nom devrait s’organiser autour d’un objectif chiffré, vérifiable, daté : ramener, sur cinq ans, le taux français d’homicides au niveau italien.

 Cela suppose un plan structuré combinant protection des populations, dissuasion par la sanction certaine, détection précoce des trajectoires criminelles et exécution effective des peines.

 Le reste — communication, plans, comités d’experts, observatoires — n’aura, comme depuis trois décennies, aucune efficacité mesurable.

Derrière les pourcentages, ce sont des familles brisées, des vies abrégées, des quartiers asphyxiés et des trajets quotidiens transformés en parcours d’évitement. Eurostat vient de poser un thermomètre sous l’aisselle française. 

La fièvre est là. 

Il reste à savoir si la classe politique acceptera enfin de la traiter.

 

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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