samedi 2 mai 2026

LA GAUCHE ET LFI , CE MAL FRANÇAIS QUI MENACENT LA LIBERTÉ DE TOUS !

 CONSTAT !

La gauche et l’interdit comme seconde nature : 

ce mal français qui menace la liberté de tous

 Il est devenu impossible, en France, de passer une semaine sans qu’un élu de gauche ou d’extrême gauche n’exige l’interdiction de quelque chose. 

 

Un concert dans une ferme bretonne, une fête de quartier rurale, un banquet patriotique dans un parc d’expositions, une conférence universitaire, un festival, un spectacle, un livre, un colloque, une chaîne d’information, un compte sur les réseaux sociaux, un café associatif, un drapeau, une croix dans une crèche municipale, une statue, un nom de rue, un canon historique sur une place, le port d’un signe d’appartenance, l’utilisation d’un mot devenu suspect, une publicité jugée déplaisante. 

 

La liste s’allonge à mesure que la liste des choses encore permises se réduit, jusqu’à donner le sentiment, fondé, que la France glisse insensiblement vers une société de l’autorisation préalable où l’individu n’est plus libre de rien tant qu’il n’a pas obtenu le visa de quelque conseil de la pureté idéologique.

Ce mouvement n’est pas neuf. Il s’est accéléré ces dernières années à un rythme qui aurait paru proprement délirant à un Français des années 1980, voire des années 2000. 

Il puise sa source dans une logique mentale ancienne : la conviction qu’il existe, quelque part, un Bien commun objectif, identifiable par une élite éclairée, et que toute déviance par rapport à ce Bien doit être empêchée par la loi, par la pression sociale ou, à défaut, par le tabassage de rue.

 

Querrien, le canon de Quimper, le Cochon de Treffendel : le même schéma à l’œuvre

 

Les exemples bretons et hexagonaux récents sont d’une affligeante régularité. 

À Querrien, en pays de Quimperlé, quatre députés bretons de La France insoumise écrivent au préfet du Finistère pour exiger l’annulation d’un concert privé de black metal regroupant moins de quatre-vingts personnes dans une ferme.

 Les motifs avancés sont fondés sur des erreurs factuelles documentées et sur l’invocation d’un risque potentiel pour l’ordre public — l’ordre public de quoi, exactement, dans une grange perdue entre deux haies bocagères ?

 

L’objectif réel saute aux yeux : éliminer un événement dont l’orientation idéologique déplaît, en faisant peser sur l’organisateur la menace administrative et médiatique.

 

À Quimper, le Banquet breton du Canon français a été annulé par la mairie de gauche après l’alerte d’une élue La France insoumise.

 Le motif officiel — des « débordements » imaginaires à l’autre bout du pays — était dérisoire. 

Le motif réel, là encore, transparent : la municipalité ne souhaitait pas voir son agglomération accueillir un événement marqué à droite.

 La rupture de contrat a été assumée et organisée, sans la moindre infraction de l’organisateur.

 

 Rappel !


 À Treffendel, en Ille-et-Vilaine, c’est la fête du Cochon — manifestation festive séculaire — qui a fait l’objet de signalements répétés, sous prétexte que la consommation ostentatoire de porc constituerait une provocation envers une partie de la population. 

À Caen, à Rennes, dans toute la Normandie, dans tout l’Ouest, la mécanique fonctionne à l’identique : un élu signale, la presse régionale relaie sans recul, le préfet ou le bailleur cède, l’événement saute.

À chacun de ces épisodes, un même point commun : aucune infraction n’a été commise.

 Aucune justice n’a été saisie sur des faits avérés

Aucune procédure pénale n’a été ouverte sur des éléments concrets. La machine administrative et médiatique fonctionne en circuit fermé, à la seule lecture d’un courrier d’opinion d’un élu.

 

 Et tout cela, au nom de quoi ? 

Au nom du « vivre-ensemble », des « valeurs républicaines », du « risque de débordement », du « contexte sensible ». 

Autant de formules creuses qui dissimulent la réalité crue de la chose : l’élimination administrative d’opinions adverses.

 

L’égalité absolue est l’antichambre de l’oppression universelle

Cette pulsion d’interdiction n’est pas un accident de parcours. 

Elle découle d’une vision philosophique précise, qui irrigue toute la gauche française depuis deux siècles et qui domine désormais sans partage à l’extrême gauche : la conviction que l’égalité prime sur la liberté, et qu’il est légitime de restreindre indéfiniment la seconde au nom de la première

Cette inversion de la hiérarchie des valeurs est probablement la plus grande catastrophe intellectuelle de la modernité européenne. 

 

Là où la tradition libérale classique — qu’elle soit anglo-saxonne ou continentale — postulait que la liberté est première et que l’égalité ne peut s’envisager qu’en aval, dans le seul cadre d’une égale protection des libertés individuelles, la pensée égalitariste contemporaine renverse radicalement la formule : l’égalité doit être atteinte coûte que coûte, et la liberté n’est plus qu’une variable d’ajustement, sacrifiable dès lors qu’elle produit des situations jugées inégales ou choquantes.

 

Or l’expérience historique est sans appel. 

Toutes les sociétés qui ont tenté de mettre en œuvre cet idéal jusqu’au bout ont produit, sans exception, des massacres de masse. 

 L’Union soviétique a tué entre vingt et soixante millions des siens, selon les comptages, dans les goulags, les famines organisées, les exécutions sommaires.

 La Chine maoïste a enseveli quarante à soixante-dix millions de paysans dans le Grand Bond en avant et la Révolution culturelle. 

Le Cambodge des Khmers rouges a liquidé un quart de sa population en moins de quatre ans.

 La Corée du Nord persiste à parquer sa population dans un cauchemar concentrationnaire dynastique. 

Cuba, le Venezuela chaviste, le Nicaragua sandiniste, l’Éthiopie du Derg, l’Angola de Neto, le Vietnam unifié : partout où l’idéologie égalitariste est passée du discours à l’acte, elle a produit des charniers.

 

Pourquoi ? Précisément parce que l’égalité absolue n’est pas un état naturel des sociétés humaines.

 Elle n’existe nulle part dans la nature, ni dans l’histoire. 

Elle ne peut donc être obtenue qu’en cassant violemment les structures, les hiérarchies organiques, les communautés, les libertés individuelles, les patrimoines hérités, les croyances religieuses, les structures familiales — bref, tout ce qui fait qu’une société tient debout. 

Une fois ces structures brisées, et comme elles repoussent inexorablement, il faut maintenir la pression révolutionnaire, donc l’oppression.

 La police politique, le Parti unique, les camps, le contrôle des consciences ne sont pas des dérives accidentelles du communisme : ils en sont la conséquence logique et nécessaire

. Aucun communisme n’a jamais été démocratique, aucun ne le pouvait par construction, et tous ceux qui prétendent encore qu’« on n’a jamais vraiment essayé » mentent ou se mentent.

 

La version contemporaine, douce en apparence, oppressive en substance

Bien sûr, la gauche française contemporaine n’envoie pas — encore — ses contradicteurs au goulag.

 Elle préfère, conformément aux mœurs occidentales, recourir à la dissolution administrative de groupements, à la pression sur les bailleurs privés, au signalement préfectoral, à la déprogrammation, à la déplateformisation, à la cabale médiatique, à l’isolement professionnel, à la procédure-bâillon, au licenciement pour incompatibilité de propos, à la fermeture de comptes bancaires.

 Le résultat objectif est cependant identique en intention sinon en gravité : interdire à des concitoyens d’exister publiquement, de s’organiser, de s’exprimer, de se rassembler, de transmettre leurs convictions à leurs enfants, de pratiquer leur culte, d’organiser leur fête, d’élever leur drapeau.

Le mot communisme, prononcé aujourd’hui, fait sourire ou froncer le sourcil.

 Il appartiendrait au passé. 

 Or l’esprit communiste n’a jamais cessé d’irriguer la gauche française, et particulièrement sa fraction insoumise. 

 La conviction que la majorité doit imposer à la minorité ses normes morales, que l’État doit organiser la confiscation systématique des fruits du travail, que les enfants appartiennent d’abord à la collectivité avant d’appartenir à leur famille, que les associations doivent être surveillées, que les opinions doivent être triées entre acceptables et condamnables, que la propriété privée est un crime relatif et non un droit fondamental — toute cette mythologie, qui a produit les massacres du XXe siècle, est à l’œuvre aujourd’hui dans le discours quotidien de figures comme Marie Mesmeur, Pierre-Yves Cadalen, Mathilde Hignet, Murielle Lepvraud, Emma Fourreau ou tant d’autres qui occupent désormais des sièges à l’Assemblée nationale, au Parlement européen ou dans les conseils municipaux des grandes métropoles.

 

La complicité silencieuse de la droite

Mais ce serait trop facile, et profondément malhonnête, de désigner la seule gauche comme responsable de cette dérive.

 La droite française porte une part écrasante dans l’effondrement actuel. 

Pas par adhésion explicite, mais par lâcheté chronique.

 À chaque épisode de la mécanique liberticide décrite plus haut, la droite gouvernementale — celle qui occupe encore parfois Bercy, Beauvau, Matignon, et siège régulièrement au Conseil constitutionnel — cède au chantage moral. 

 Elle valide les dissolutions administratives. 

Elle laisse passer les fermetures arbitraires. 

Elle ne défend pas les organisateurs lâchés par les communes socialistes.

 Elle ne prend pas la parole quand un préfet annule un concert privé sur la base d’une lettre d’opinion. 

Elle ne dénonce pas les municipalités qui rompent leurs contrats.

 Elle ne légifère pas pour protéger la liberté de réunion contre les pressions municipales. Elle ne s’oppose pas aux signalements abusifs au procureur.

 Elle laisse faire, en espérant que le verbe « modéré » la protègera, elle, le moment venu — alors même que la gauche radicale, l’expérience historique le prouve, ne fait jamais de cadeau aux modérés une fois en position de force.

Pire encore, une certaine droite collabore activement à l’entreprise. 

 

 Elle appuie les dissolutions, croyant que celles-ci ne frapperont que ses adversaires politiques, sans voir que l’outil ainsi forgé pourra demain frapper ses amis. 

 Elle participe à la cancel culture quand elle s’applique aux autres, sans comprendre qu’elle prépare son propre étouffement. 

Elle adopte le vocabulaire de l’adversaire — « extrémistes », « risque de débordement », « ordre public », « valeurs républicaines » — au lieu de défendre frontalement le concept simple de liberté de réunion, de liberté d’expression, de liberté d’association, de liberté d’entreprendre, de liberté d’éduquer ses enfants. 

Elle a abandonné la défense de la liberté à des marges intellectuelles isolées, à quelques journalistes courageux et à une presse alternative que la gauche entend désormais elle aussi étouffer.

 

Que reste-t-il à défendre ?

Il reste pourtant, dans la tradition européenne, un patrimoine intellectuel solide pour résister à cette dérive.

 Frédéric Bastiat, dans son immortelle Loi, expliquait dès 1850 que la liberté est première et qu’aucune fin sociale, fût-elle parée des plus beaux atours moraux, ne peut justifier sa restriction massive.

 Tocqueville, observant la démocratie américaine, avait pressenti les dangers du « despotisme doux » qu’engendre la passion égalitaire poussée à l’extrême.

 Bertrand de Jouvenel, dans Du Pouvoir, a analysé minutieusement comment la quête de l’égalité produit mécaniquement la croissance illimitée de l’État et la disparition des libertés concrètes au profit d’une liberté abstraite et inutilisable.

 Raymond Aron, à propos du totalitarisme, a démontré que les régimes égalitaristes intégraux sont toujours, par construction, des régimes oppressifs. 

Aucun de ces penseurs n’est lu aujourd’hui dans les écoles de la République. 

C’est sans doute, hélas, une partie de l’explication.

 

Et au-delà des grands auteurs, il reste le simple bon sens.

 Que l’on demande à n’importe quel Français, hors champ médiatique, s’il pense normal qu’un préfet annule un concert privé de quatre-vingts personnes dans une ferme.

 Qu’on lui demande s’il trouve normal qu’une mairie rompe un contrat de location signé pour des motifs d’opinion.

 Qu’on lui demande s’il trouve normal qu’un militant soit tabassé à mort pour ses idées. 

Qu’on lui demande s’il accepte que l’on dissolve administrativement un mouvement plutôt que de poursuivre individuellement les auteurs de violences. 

La réponse, on la connaît. 

Mais cette réponse silencieuse de la majorité ne pèse rien tant que les pouvoirs politiques, médiatiques et administratifs continuent de céder à la pression d’une infime minorité activiste qui sait, elle, ce qu’elle veut, et qui le veut farouchement.

 

La liberté ou la mort civile

Une société libre se reconnaît à un signe simple : tout ce qui n’est pas explicitement interdit est permis, et le périmètre des interdictions est étroit, précis et minutieusement justifié. 

Une société totalitaire se reconnaît au signe inverse : tout ce qui n’est pas explicitement autorisé devient suspect, et le périmètre des autorisations rétrécit chaque jour. 

La France, par dérive cumulative, glisse insensiblement de la première vers la seconde.

Sans tank dans les rues, sans putsch militaire, sans révolution sanglante : par une accumulation patiente de règlements, de signalements, de dissolutions, d’auto-censures, de procès en sorcellerie médiatique, de lâchetés institutionnelles.

Il est encore temps de rebrousser chemin. 

Mais il faudra pour cela que la droite cesse de céder, que la presse cesse de relayer aveuglément, que les bailleurs privés cessent de plier, que les préfets cessent de signer ce qu’on leur demande, que les juges administratifs cessent de valider mécaniquement, et que les citoyens redécouvrent la formule lapidaire de Benjamin Franklin : ceux qui sont prêts à sacrifier une liberté essentielle pour acquérir un peu de sécurité temporaire ne méritent ni l’une ni l’autre, et finiront par perdre les deux. 

La France en est, hélas, exactement à ce point.

 

Par Yann V

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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